ISLANDE AUTOMNE 2018
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PUBLIÉ LE 23 SEPTEMBRE 2018
En route pour l’Islande
Nous voilà reparti pour une nouvelle expédition islandaise, cette fois ci en CCar.
Traversée de l’Allemagne encore plus ennuyeuse à cause des innombrables travaux, mais l’arrêt nocturne fut très agréable avant Hanovre. En sortant de l’autoroute le paysage allemand devient bucolique. Nous trouvons un endroit sympa au milieu d’arbres fruitiers avec comme seul voisin un couple allemand prenant la direction du sud de la France. Il fait très chaud et beau.
Nous arrivons au Danemark avec une tempête et de la pluie.
Nous prenons le ferry à Hirtshals et une traversée bien mouvementée, voir tempétueuse nous attend.
C’est bien la première fois que nous ressentons les désagréments du mal de mer.
Passage des shetlands
Nous pensions vu que le temps s’est calmé que nous pourrions passer une nuit tranquille avant d’arriver aux iles Féroé, et bien non les vagues furent plus fortes et sournoises, venant latéralement un peu comme d’énormes boudins sans écume, qui faisait monter et descendre le bateau comme une attraction digne d’Europa Park.
Je craignais même qu’une vague scélérate arriverait tellement ces rouleaux étaient sournois.
Mais bon nous voilà enfin arrivés dans un port tranquille et un peu de répit avant la dernière étape pour l’Islande. Nous avons enfin pu prendre un copieux petit déjeuner.
Départ à 14 hres (heure locale) en passant par les fjords féroens.
Nuit dans le ferry depuis les Féroé jusqu’en Islande cauchemardesque. Nous pensions avoir échapper au pire, en fait il était à venir. On n’a pas fermé les yeux de la nuit, avec des coups de buttoir incessant des vagues déchaînées.
Enfin nous sommes arrivés, nous passons de col d’Egilstadir sous la neige.
Nous profitons du passage de cette petite agglomération pour changer notre bouteille de gaz et faire des achats de victuailles. L’essence est très chère en Islande plus de 2 euros le litre.
Sous la pluie maintenant nous décidons de prendre la rte 910 en direction du SNAEFELL ancien volcan. En cours de route, première émotion à la cascade d’Engifoss, il faut gravir un long chemin, mais comme c’est souvent le cas en Islande le temps change vite, maintenant le soleil brille.
Je rajouterais des photos plus tard suite à un plantage du site et des connexions faible dans les endroits perdus.
Le Snaefell lors de notre ascension
C’est sur le parking d’ Engifoss que nous avons rencontrés nos nouveaux amis espagnols, et c’était l’occasion de passer la nuit ensemble et faire quelques clichés d’aurores boréales. Nous pensions rester sur le parking du site pour la nuit, mais on est venu vite nous dire que c’est illégal. Nous avons trouver un peu plus loin un camping encore ouvert. Le stationnement en CC sauvage devient de plus en plus réglementé en Islande.
Engifoss
Le lendemain nous nous séparons et nous poursuivons notre route vers le barrage de Karahngjkar par la 910 qui était encore recouverte de neige par endroit. Sublime, le silence, la beauté, une nature à perte de vue et personne sauf le majestueux Snaefell qui domine la région.
Cette fois nous allons passer la nuit loin de tout avec un paysage incroyable à 360°. Personne sur des km à la ronde, une vue époustouflante, nous étions totalement coupé du monde. Nous avons enfin pu passer une bonne nuit de repos.
Le lendemain matin après un bon petit déjeuner nous étions frais et dispo pour une randonnée pédestre en direction du volcan.
Bien sûr impossible de gravir les 1850 m vue l’enneigement important mais nous lui avons chatouillé les pieds à travers les plaques de neige et terrain rocailleux. Air vif et pur avec le soleil, voilà qui fait du bien.
Comme la route n’était plus praticable après le barrage nous avons repris la direction d’Egilstadir pour aller explorer le nord-est de l’Islande.
Direction Bakkafjörour, quelle route la 94 décriée comme étant mauvaise dans certaine brochures. C’était absolument hallucinant de beauté.
Une fois arrivée dans ce petit hameau de Borgardfjördur, très mignon au bord de mer, nous trouvons un camping bien sympa avec toutes les commodités pour CCaristes et bien sûr de sympathiques rencontres vu le peu de monde à cette époque.
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Des jeunes venant du Canada, USA, Allemagne, Luxembourg c’était l’occasion de se raconter nos aventures.
Aujourd’hui vendredi le 28/09/18 nous nous réveillons sous la pluie. Tout de suite, nous avons sympathisé autour d’un café avec nos jeunes voisins. C’est le départ pour une nouvelle journée mémorable en longeant autant que possible la côte nord est de l’Islande. Nous avons pratiquement fait que de la piste et notre Ccar était méconnaissable en fin de journée, tout recouvert de boue.
Nous avons déjà vu de beaux paysages dans ces contrées nordiques, mais là, on atteint des sommets, c’est le cas de le dire, car nous avons passé un col en terre battue d’un dénivelé digne des routes de l’impossible. Le soleil est réapparu en milieu de journée.
Il est 18hres 30 au moment ou j’écris ces lignes et 20h30 en France, il fait encore bien jour.
Rando dans un canyon, les nombreux arrêts photos sportifs nous voilà arrivés à Vopnafjördur, petite agglomération vivant principalement de la pêche. Nous nous posons dans un petit camping bien sympa, mais un vent fort fait tanguer la voiture sous les bourrasques.
Samedi le 29 septembre
Nous nous dirigeons par la route 85 vers le nord sous le soleil d’abord et une pluie avec du vent très fort ce qui semble être assez banal dans ces contrées inhospitalières. Paysages aux couleurs de l’automne des étendues de tourbières qui alternent avec des pâturages pour les moutons fort nombreux bien plus que les chevaux islandais.
Nous arrivons dans un charmant village de ,pêcheurs Porshöfn. Les maisons sont cossues et bien proprettes. Nous en profitons pour faire des courses dans l’épicerie bien achalandée. Cette région est bien loin de tout et parsemé de rares fermes agricoles. La vie doit être bien rude et on se demande ce qui attirent ces familles dans des endroits aussi perdus. Les distractions doivent être rares pour les jeunes, cependant toute cette contrée est connectée.
Nous passerons la nuit à Asbyrgi dans un camping totalement désert, d’ailleurs Asbyrgi n’est même pas un hameau, mais se trouve à un carrefour pour se rendre aux chutes de Dettifoss.
Le bord de mer est jonché de bois provenant de Sibérie, mais pas seulement aussi beaucoup de déchets de plastiques malheureusement…..
On trouve à cette époque des campings ouverts mais sans personne. Le propriétaire vient soit en fin de journée ou le matin pour encaisser.
La météo locale lance une alerte jaune pour chutes de neige. Très souvent la route vers ces chutes est fermée. Nous verrons demain ….
Le rassemblement des moutons est en cours.
Dimanche 30 septembre
Le programme c’est la fameuse cascade de Dettifoss. Il y a 2 accès possible à l’est ou à l’ouest. Nous venons du nord et préférons descendre côté est. La route est bien enneigée et très chaotique. Le spectacle en vaut vraiment la peine. la force des chutes d’eau est impressionnante.
Nous décidons de faire le côté ouest en remontant vers le nord, en fait on peut faire le tour complet et chaque point de vue à son attrait. Cependant même si la distance est relativement courte, vu l’état de la route surtout côté est nous passons des heures sur cette route.
C’est le prix à payer pour voir des phénomènes uniques en Europe.
Vers la fin de la journée nous prenons l’option d’aller à Mytvatn respirer la bonne odeur des oeufs pourris suite à l’activité volcanique intense dans ce secteur. Nous l’avons déjà visité il y 2 ans mais des endroits en hiver étaient fermés, notamment le volcan Krafla .
Mytvatn est une des grandes attractions touristiques en Islande.
Nous trouvons un camping qui est pas mal fréquenté de CC.
Demain nous reprendrons des destinations moins touristiques.
Lundi le 1 Octobre 2018
Nous nous réveillons a Mytvatn sous un ciel uniformément gris et neigeux.
L’hiver en Islande s’installe…Nous voulons faire 2 choses avant de quitter ce site
Un, nous baigner dans le Lagon et deux, monter sur le Volcan Krafla, choses que nous n’avions pas pu faire il y a deux ans. Les conditions étaient tellement hivernales que nous avons dû interrompre son ascension à cause des violentes bourrasques de vent et de neige. D’autant que de nombreux touristes entreprirent de monter en voiture de location sur une route glacée et très enneigée. Conclusion glissades incontrôlables, voitures dans le bas côté collisions enfin la totale pour ces inconscients. Au moins la dépanneuse du coin a fait son beurre.
On était tout de même surpris de voir que beaucoup de voitures de location n’avaient pas du tout des pneus adaptés et même lisse ce qui paraît étonnant pour des entreprises islandaises.
L’expérience passée dans ces contrées nordiques a fait que nous avions des crampons anti -glisse pour nos chaussures qui ont été fort utiles. Là aussi des touristes en petites chaussures….
Nous avons pris notre bain dans un lagon tout bleu et chaud . C’était un vrai délice et tout cela entre d’autres baigneurs venu du monde entier, une vraie piscine de Babel…
En cours de route nous retrouvons Godafoss une belle chute cette fois sans la glace.
Bref nous avions hâte de retrouver des zones plus authentiques, et nous avons mis le cap sur Grenivik et là surprise, paysage grandiose identique aux fjord norvégiens, et le petit village absolument croquignolet. Nous trouvons le camping local propre, très bien situé bref un vrai régal après Mytvatn. Nous sommes pas trop loin de Akureyri et comble de bonheur le soleil commençait à faire apparition. Le camping bien sûr désert, est situé juste à côté d’une salle de sport et de fitness et d’une piscine plein air, le tout très moderne. Etonnant pour un village de 300 habitants perdu au fond d’un fjord !
De plus, l’environnement est magnifique avec hauts sommets enneigés et propice aux aurores boréales que nous avons bien sûr photographiées malgré l’activité modérée de ce soir.
Mardi le 2 octobre, déjà une semaine en Islande.
L’attraction d’aujourd’hui c’est notre rencontre avec des baleines à bec communes. Après avoir fait des recherches il semblerait que cette espèce est relativement rare et protégée. Le groupe nageait juste en face de Akureyri.
Le phénomène a attiré beaucoup de curieux sur les rives.
Nous poursuivons notre route vers les fjords du nord ouest avant que l’hiver ne s’installe durablement, et nous décidons de passer la nuit à Grettislaug un petit bout du monde au-dessus de Saudarkrokur.
Il y a au bout de la piste un hot spot tout petit, juste à côté de la mer. Nous nous posons là par un vent très fort qui fait tanguer notre Cc. Dommage que la météo n’est de la partie car il s’annonçait un super soirée d’ aurores boréales de type 4.
L’endroit attire quelques touristes du monde pour faire plouf dans l’eau chaude.
Mercredi le 3 Octobre
La première chose que nous avons faite au réveil c’est de nous baigner dans le petit hot spot a 40°. C’était tout simplement magique.
Dans notre road trip vers les fjords du nord ouest nous devons par moment prendre la route 1 qui fait le tour de l’Islande et qui est vraiment magnifique, mais dès que l’occasion se présente nous sortons de cette route pour prendre des pistes le plus souvent utilisées par les agriculteurs locaux disséminés dans l’immense étendue. Des moutons par milliers au milieu de pâturages encore verts. Le thème de la journée c’est l’agriculture en Islande.
L’Islande ce n’est pas seulement la pêche mais surtout une ruralité basée sur l’élevage de moutons, vaches, chèvres, et bien sûr les chevaux islandais.Ces paysages bucoliques sont vraiment apaisants, peut être pas pour les agriculteurs qui doivent faire face aux éléments du temps.Les provisions hivernales sont toutes rentrées, et ce sont d’immenses tas de ballots de foin, maintenant dans des plastiques de couleur de rose, bleu, vert , blanc et noir qui s’agglutinent autour des fermes.
Nous nous sommes arrêtés a Hvammstangir que nous connaissons bien pour y avoir séjourné il y a 2 ans, pour faire quelques provisions.
Arrêt nocturne dans un petit camping de Reikir près de l’eau.
Nous sommes surpris des conditions assez spartiates de voyageurs plutôt jeunes et de toutes nationalités qui dorment dans des Duster ou autres combis. La palme revient à une famille avec enfants suisse de Bern qui faisait du camping sous tente alors que les éléments dehors se déchaînent. En lui demandant s’ils n’avaient pas trop froid, elle me répondit, c’est drôle tout le monde me pose cette question tout en nettoyant son pantalon de randonnée avec du Sopalin….
Jeudi 4 octobre
Durand toute la nuit un vent violent faisait tanguer notre cc, mais dès le matin nous avons pris un bain bien chaud dans un tout petit hot spot.
Aujourd’hui direction les fjords de l’ouest sous une banale tempête islandaise en direction de Hölmavik avec alternance de pistes et routes. Arrivée dans ce sympathique village, nous en profitons pour passer notre cc au jet . On trouve dans la plupart des stations d’essence des emplacements pour nettoyer gratuitement les véhicules. Ainsi que dans les points les plus reculés toujours un endroit aménagé pour campeurs, certainement pour limiter le camping sauvage.
Les choses se sont corsées lorsque nous avons pris la route qui rejoint Reykjanes. Tempête de neige avec vent violent, visibilité par moment quasi nulle. Une voiture en difficulté a fait demi tour en nous faisant des appels de phares. Impossible de faire demi tour avec le cc, il fallait avancer coûte que coûte pour passer de l’autre côté de la montagne et espérer qu’il ferait meilleure. Dans la montée il n’y avait qu’une trace dans la neige et tout d’un coup un semi remorque arrive sur nous dans le brouillard neigeux. Pas question de s’arrêter, nous avons pu heureusement nous croiser sans problème. C’était aussi un bon test pour notre cc en condition extrême.
Enfin, une fois le col passé les éléments deviennent moins violents et nous avons pu rejoindre notre point de chute REYKJANES, pas une ville, pas un village, juste un hotel bien marqué par le temps, une pompe d’essence et une petite station de geothermie, un camping vide bien sûr, mais une grande piscine d’eau chaude que nous allons utiliser demain matin.
Vraiment on est loin de tout ici et les éléments naturels s’en donnent à coeur joie. Au cours de notre promenade au bord du fjord, une groupe de phoques curieux nous accompagnent. La nature à l’état brute.
Vendredi le 5 octobre
Après un bain dans l’eau chaude de la plus grande piscine d’Islande, nous avoilà frais et dispo pour continuer notre visite du nord ouest.
Nous allons longé la mer et tous les fjords jusquà Isafjördur la capitale du nord ouest. Chaque fjord est différent, mais c’est extraordinaire de beauté, un mélange de Norvège, de Féroé et spécifiquement islandais. On se régale car contrairement à hier le temps est plutôt clair et par moment ensoleillé.
Les trajets sont longs car la route va toujours au fond du fjord en longeant la côte, mais jamais ennuyeux, bien au contraire.
Nous arrivons à Isafjördur et entamons sa visite dont on vite fait le tour. Belles maisons colorées, et nous nous attablons dans une boulangerie pour déguster des spécialités locales. Cette ville est très dynamique, avec ses 2600 habitants. Nous remarquons toutefois les effets de la mal bouffe islandaise, pas mal d’obésité. Il faut comprendre aussi que cette petite ville est éloignée de tout. Pour se rendre à Reykjavik il faut des heures de route et en hiver c’est de loin pas évident.
Nous décidons de passer la nuit dans le village le plus à l’ouest de l’Islande BOLUNGARVIK, ou un camping très bien placé nous ravis.
Jusqu’à présent nous n’avons pas eu le moindre problème d’hébergement, car chaque petit hameau a prévu un aménagement pour campeurs avec des sanitaires et même des piscines juste à côté.
Le prix de l’hébergement varie peu environ 1500 kr par personne et 1000 kr pour l’électricité soit une moyenne de 35euro par nuit. A cette époque personne n’assure la réception il faut souvent régler la somme dans un centre sportif ou le propriétaire fait la tournée le soir ou le matin pour encaisser.
Le hasard fait que 2 jeunes luxembourgeois, Christian et Gui, ont choisi le même endroit que nous. C’est donc l’occasion de boire un verre ensemble et de se raconter nos aventures. Ils sont bien courageux de dormir à deux dans un Duster, mais cette nuit a eu raison de leur courage, trop froide, c’est fini ils termineront le séjour dans des hébergements plus ,confortables.
Ce soir nous avons eu la chance de pouvoir faire une sortie aurores boréales tout a fait exceptionnelle. Le ciel s’est complètement dégagé. et quel festival !
Samedi de 6 octobre
Après une nuit bien froide -6° nous avons eu une sueur froide avec le chauffage qui est tombé en panne, en fait il s’est mis en sécurité à cause du gel de la nuit.
Nous partons en direction de Pingeyr et très rapidement le temps devint tempétueux.
Cette journée fut terrible en matière de conduite. Il nous fallu passer plusieurs cols dans des conditions très périlleuses dignes de l’émission route de l’impossible.
Ravins non protégés d’un côté, bourrasques de neige, routes glissantes, et vent violent. On ne peut pas faire mieux ! La moindre erreur peut être fatale.
Et en plus, il fallait aider des touristes bloqués dans les montées avec leur voiture de location dans certain cas pas du tout adapter pour ces contrées.
Enfin nous arrivons à Reykholar petit village perdu ou nous passons la nuit et de nous remettre des émotions de la journée.
Dommage le temps était tellement bouché que nous n’avons pas pu apprécié totalement des beautés de la région.
Dimanche le 7 octobre
Après une bonne nuit dans ce village nous n’avons pas pu profiter de la petite piscine de source chaude, car le dimanche c’est fermé. Nous décidons de faire la péninsule du Hafratindur, dernière endroit qui fait encore partie de Westfjord, par une route assez défoncée fait le tour d’ailleurs comme la plupart des pistes les nids de poule sont légions et rendent la conduite parfois vraiment pénible.
A mi chemin de ce ring nous pensons faire une halte « sauvage » dans un endroit propice aux aurores boréales, mais le temps est couvert, nous préférons dormir près d’une ferme qui a un espace dédié pour campeur.
Très rustique les sanitaires à côté de l’étable, et c’est avec une douche dans un espace glacial que nous commençons cette nouvelle journée. Direction le SNAEFFELNES très visité a cause de sa zone volcanique impressionnante.
Route chaotique jusqu’à STYKKISHOLMUR beau petit port sympa, et là surprise tous les camping sont fermés.
La route des volcans en direction du SNAEFFELSJÖKUL est de toute beauté, et bien différente lorsque nous l’avons prise en hiver il y a 2 ans. Nous avons pu prendre des chemins et pénétrer au coeur des massifs volcaniques. Des couleurs, de la mousse, des cratères, des coulées de lave ancienne. Fantastique !
Tous les camping étant fermés c’est finalement devant l’entrée de l’un plus exactement à Hellisandur que nous décidons de passer la nuit. Emplacement très au bout de cette presqu’île et très pratique pour l’observation des aurores qui promettait une activité de 6 et finalement beaucoup moins spectaculaire que prévue.
Mardi le 9 octobre
Nous continuons le tour du Snaefellnes, très prisé par les touristes qui sillonnent avec des Duster cette route fabuleuse il faut bien le dire.
Arrêts obligés aux points stratégiques, que nous connaissons et vers le soir nous sommes à la recherche d’un endroit pour passer la nuit. Tous les camping ou aires de CC sont fermés. Mais par chance nous tombons sur une Guesthouse, le Tradir, qui accueille touristes et Ccaristes. Nous avons une fabuleuse place face à la mer, tout seul, sur un magnifique terrain en herbe, quel spectacle !
Comme le temps change très vite un vent violent soufflait durant toute la nuit, le bruit des vagues était notre berceuse.
Mercredi le 10 octobre.
Encore 14 jours en Islande…
Aujourd’hui la journée fut très riche en émotions de paysages. Pour cela il faut sortir des sentiers battus et grâce à la mobilité de notre CC passe- partout nous avons pris des sentiers totalement ignorés des circuits touristiques habituels dans cette région. Grâce au redoux nocturne la neige a disparu et nous permis d’emprunter des chemins hasardeux qui nous conduisent dans des endroits de toute beauté sauvage. Volcans, canyons spectaculaires…
Nous avons pris des nouvelles de nos jeunes amis d’Andorre. Tout va bien pour eux, ils sont à Godafoss et ils ont quittés les fjords juste avant la tempête que nous avons essuyer de plein fouet.
Nous arrivons à Borganes ou nous faisons une halte provision et essence. Nous prévoyons de passer la nuit en direction de Reykjavic en évitant la N1 et surprise nous trouvons une aire de camping pour CC près d’un musée militaire War and Peace fermé depuis le mois d’aout mais laissant le minimum essentiel disponible électricité, eau et fosse de vidange des eaux usées, avec en plus une superbe vue sur un fjord et un coucher de soleil aux couleurs incroyables.
Jeudi le 11 octobre
Après une douche au tuyau en plein air et un bon petit déjeuner aujourd’hui direction REYKJAVIC la capitale, pause urbaine.
Beaucoup de magasins à touristes, le centre historique est doté de nombreuses maisons colorées et bien sûr au bout de la grande rue commerciale la cathédrale à l’architecture unique et reconnaissable entre toutes. Beaucoup de touristes encore à cette époque, beaucoup de magasins, cafés, restaurants et des prix bien corsés. Une pizza env 2500 kr soit 20 euros. Il faut donc avoir le porte monnaie bien rempli pour s’adonner au shopping en Islande.
Nous quittons la capitale pour Grindavik tout au sud de la péninsule volcanique de Reykjanes. Un vent violent fait tanguer la voiture soit en roulant ou à l’arrêt comme dans un bateau et c’est donc dans ces conditions que nous allons passer la nuit…..
Vendredi 12 octobre
Toute la nuit nous avons subi un vent violent.
Le programme consiste à nous diriger vers Geysir en longeant la côte de la péninsule du sud ouest. En passant par Porlakshöfen nous nous nous sommes arrêtés à plusieurs reprises pour admirer les rouleaux de la mer démontée.
Quelle puissance !
Arrêt à Hveragerdi station géothermique qui fume de partout.
Donc direction d’un spot archi couru et que nous avons déjà visité Geysir et en cours de route nous nous arrêtons à Laugarvatn très petite agglomération mais qui est très prisé par les Islandais pour son lac, son calme, et sa gastronomie. Nous avons pris un café dessert maison absolument délicieux dans un cadre très agréable, avec un personnel des plus sympa. Il y a aussi une piscine comme dans beaucoup de village. Nous recherchons le camping qui se trouve à l’entrée de Geysir et c’est toujours une bonne occasion de faire des rencontres des plus intéressantes. Un jeune couple de canadien qui s’inquiétait de l’absence d’un gardien et petit à petit d’autres voyageurs commencèrent à affluer. C’est ainsi que nous avons échangés avec un couple de Français limousin, Marie et Tao, sur nos aventures islandaises respectives. Toujours un très bon moment fort conviviale.
Une sortie nocturne termina cette journée avec l’espoir d’une aurore boréale sur le Geyser, mais peine perdue nous rentrons bredouille.
Samedi 13 octobre
Départ matinal pour la grande chute de Gullfoss mais rapide, car la bruine empêchait la photographie et comme elle est archi connu nous ne nous sommes pas attardés et nous nous sommes plutôt aventurés plus loin, là ou les très gros bus tout terrain emmènent les touristes pour des circuits hors pistes. Comme il faisait beau nous avons pris la route normalement non franchissable pour les véhicules de tourisme, et nous nous sommes retrouvés au milieu d’une nature absolument grandiose. Personne, le silence et l’horizon entrecoupé par des montagnes volcaniques enneigées. Un pur plaisir visuel .
Toutefois cette quiétude allait être troublée par le passage des Bus tout terrain qui commençait leurs tournées. Nous avons rebroussé chemin afin de ne pas être une gêne pour le passage de ces énormes engins.
C’est ainsi que nous prenons la direction FLUDIR par une belle route ponctuée par quelques spots très intéressants.
Un volcan mythique le HEKLA, qui est un des plus actifs et des plus dangereux est notre prochaine destination en passant par la route qui mène au LANDMANNALAUGAR qui est normalement fermée mais par la route 32 nous tentons l’aventure. Paysages à couper le souffle, entrecoupés par des averses de pluie, et accès sur la 208 tout a fait praticable. Les arrêts multiples, la longueur de la route, photos de la chute de Sigeltufoss à la couleur bleu, nous retarda fortement. Lorsque nous entamons la piste à 25km du but, nous devions prendre la frustrante décision d’abandonner la suite. Il fallait penser au chemin de retour pour ne pas se trouver coincer dans une nature quasi désertique en pleine nuit et une météo capricieuse, car il y avait des giboulées de neige.
Pour cela nous prenons une route , que dis-je une piste chaotique pendant 14 km à 20 à l’heure en direction de Hella. C’est à la tombée de la nuit que nous arrivons à Hella où nous allons passé la nuit.
Dimanche le 14 octobre
Nous prenons la décision de remonter sur Husafell par une route nouvellement refaite .
L’Islande se métamorphose, des travaux routiers importants sont en cours nécessitant l’exploitation de nombreuses carrières et on hésitent pas racler des montagnes de roches volcaniques, avec le plus souvent une remise en état du site exploité. De nombreuses lignes haute tension traversent des paysages désertiques. Alors que dire, rien en tant qu’étranger, on a bien vu des pancartes d’opposition à la traversée d’une ligne dans une vallée et il faut le préciser une volonté de mise en souterrain autant que possible divers réseaux.
Le tourisme va-t-il défigurer petit à petit ce magnifique pays ? Il faut espérer que non.
Les grandes surfaces à l’image de ce que nous avons vu ce matin à SELLFOSS croulent sous les marchandises à l’américaine dans les conditionnements.
Nous croisons un flot incessant de véhicules, bus, gros 4×4 aux roues immenses fonçant à peine débarqué de l’avion, sur la 1 en direction des points touristiques les plus courus.
Du coup le nord du pays nous manque….
On a l’impression que l’Islande ne connait aucun répit sur le plan touristique.
Comme nous faisant des haltes dans les campings, nous constatons malheureusement des sanitaires à la limite de la salubrité, pas nettoyés, des déchets qui s’entassent, comme si l’on arrivait pas a absorber la masse touristique, certes ce n’est pas la généralité car la plupart sont fermés à cette époque mais tout de même accessible.
Nous passons par le parc naturel de Pingvellir lorsque nous voyons au loin beaucoup de voitures en stationnement et des gens au dessus d’un rocher. Intrigués nous nous arrêtons sur ce parking bondé. Il s’agit en fait du site de l’Almannagja une particularité géologique, une fissure avec une cascade Oxararfoss. C’est très joli mais pas non plus quelque chose d’exceptionnelle qu’on a 5 grands parkings, des aménagements pour le confort pédestre du touriste au milieu de la faille, une grande structure moderne qui explique avec 2 maquettes la formation de la faille et bien sûr un shopping center et les WC payants. Lorsqu’on est sur le point culminant on a une très belle vue sur Pingvellir et les parkings aux alentours….
Il y a un endroit réservé pour les plongeurs qui s’adonnent à leur sport favori.
Ce qui nous a le plus surpris c’est le monde et cette infrastructure pour une attraction somme toute assez banale pour un pays aussi beau. La question reste posée…..
Nous arrivons à Husafell avec les volcans enneigés au loin sous un soleil quasi printanier. Un bon bain dans le hot spot de l’hotel et un belle place sur le camping au milieu des bouleaux et des aurores boréales sous les nuages toutefois, que demander de plus.
Lundi le 15 octobre
De bonne heure nous partons vers le glacier de Langjökull, nous prenons la piste qui est habituellement utilisée par des « camions tout terrain » pour emmener les touristes vers le glacier.
Vu les conditions climatiques la piste est tout a fait convenable sur 12 km et un paysage époustouflant s’offre à nos yeux. On se croirait sur une autre planète.
Les choses se corsent avec l’arrivée de congères de neige à 6 km du glacier. Nous préférons nous arrêter là pour éviter de se retrouver embourbé et empêcher le passage du gros camion.
Direction vers le sud pour nous diriger petit à petit vers les fjords du sud est.
Un arrêt gastronomique à Laugardalur devant le lac, dans un restaurant très bien côté ou nous nous sommes régalés avec du poisson frais et un excellent dessert. Nous trouvons un emplacement pour la nuit à Hvolsvelli près d’un hôtel sur la route de Pörsmök .
Mardi le 16 octobre
Nous avons pris un peu d’aise dans un réfectoire prévu pour voyageurs pour prendre notre petit déjeuner avant de poursuivre la petite route vers Pörsmôk. Nous savons qu’au bout la route va être fermée, mais nous essayons d’aller au plus près de ce site magnifique.
Une cascade sans personne, évidement ce n’est pas sur les circuits habituels.
Nous avons délibérément boudé les foss (les cascades)les plus courues sur cette portion très fréquentée lorsque nous avons vu les parkings bondés.
Par contre la grosse surprise de la journée c’est la super randonnée que nous avons faites pour admirer un impressionnant glacier le Solheimajökull. Nous avons laissé le véhicule au pied de ce glacier et gravit a travers un paysage magnifique composé de mousse, de ruisseaux, de petites cascades, de gros rochers, la montagne pour arriver à un point de vue époustouflant.
Nous « dominions » ce monstre de glace par un endroit pratiquement vierge.
Un détail amusant, l’endroit ou nous avons laisser la voiture, isolé du trajet normal suscita tout de suite la curiosité puisque quelques voitures ont pris place à côté de nous. Un couple d’Hollandais à notre retour nous demanda si cela valait le coup de faire cette randonnée, et bien sûr nous les avons encouragé, mais ils ont abandonné en cours de chemin.
Nous continuons vers Vik et prenons la décision de dormir dans le camping local. Vent, pluie, et brouillard et le camping devint un refuge car nous sommes cernés de tous les côtés alors que nous étions pratiquement toujours seul.
Mercredi le 17 octobre
Après une nuit très agitée avec un vent violent, nous prenons quelques photos sur la plage noir de Vik. C’est un spot archi connu mais le paysage ici est une palette infinie de couleurs et surtout que le beau temps semble s’installer pour la journée.
En poursuivant la route vers l’ est nous prenons au hasard un chemin qui là encore nous réserve des surprises, paysages sublimes façonnés par l’activité volcanique ainsi que les glaciers. Pas très loin le KATLA, le volcan de tous les dangers qui donne des signes inquiétants et qui en cas de réveil provoquerait un Jökulhlaups cad une fonte rapide de la glace et donc un véritable tsunami terrestre.
Nous longeant maintenant le Vatnajôkull l’immense calotte glacière et qui nous fait profiter de quelques « langues » qui sont facilement accessible.
Ce soir nous passerons la nuit près du Skaftafelljökull qui me semble avoir bien fondu depuis notre dernière visite il y plus de 2 ans.
Jeudi 18 octobre
Journée très maussade, pluvieuse, venteuse et complètement bouchée.
Nous faisons tout de même une langue glaciaire le Svinafellsjökull dans des conditions médiocres, surtout le chemin d’accès complètement défoncé. Dehors le vent et la pluie rendait la photo presque impossible.
Vu les conditions nous décidons de regagner le « camp de base » cad le camping de Skaftafells. Après midi repos ce n’est pas désagréable non plus, car nous sommes à l’abri et au chaud ainsi qu’un garde manger paré à toutes éventualités…..
Normalement la situation météo devrait s’arranger un peu demain, nous verrons bien.
Vendredi le 19 octobre
Le temps c’est un peu amélioré et donc nous poursuivons la visite des langues glaciaires. C’est vraiment du sport intense, car pour accéder au plus prêt il faut beaucoup marcher et lorsqu’un vent violent vous accompagne à chaque sortie en fin de journée on est claqué…
Ceci dit cela vaut vraiment la peine car le spectacle visuel est extraordinaire, car chaque glacier est différent. Et faire autant de glaciers en deux jours ce n’est qu’en Islande qu’on peut le faire. Surtout qu’en hiver l’accès est impossible sur la plupart d’entre eux.
De plus ce soir c’est une bonne soirée pour les aurores, malheureusement le ciel s’est rapidement couvert et nous n’avons photographié que les icebergs la nuit. Dommage une belle aurore sur les icebergs du Breiðamerkurjökull et son lac, Jökulsárlón ce ne sera pas pour ce soir.
Malgré ces photos les glaciers vont mal et régressent comme partout dans le monde. Certains experts affirment même que le Vatnajökull le plus grand glacier d’Europe pourraient disparaître d’ici 100 ans…
Samedi 20 octobre
Temps couvert et réveil au Hali country petite infidélité à notre CC car nous espérions photographier des aurores hier soir et il n’y a aucun camping dans le coin et partout c’est interdit, donc nous avons mis au repos notre cc.
Nous voilà repartis pour une nouvelle journée d’exploration des sites impossibles à faire en hiver. Un nouveau jökull et sur la piste la surprise du jour un troupeau de rennes sauvages. Il faut savoir qu’il n’existe pas d’élevage de rennes en Islande contrairement en Scandinavie. Un sacré troupeau avec de beaux mâles.
En nous dirigeant ver Höfn première « grande » ville 1600 habitants depuis un bon moment, le ciel commençait à se dégager timidement sous un vent terrible. Voilà que nous faisons maintenant face à des bourrasques de plus de 100 km/h. Nous allons vers un site de pure beauté le Vestrahorn accessible par une d’une piste avec un petit café rustique au bout où tout est payant. Si l’on veut poursuivre la route un peu plus loin, une barrière installée par le propriétaire ne s’ouvre que si l’on a le ticket. Il faut dire que l’endroit est magnifique, mais le vent violent gâche le spectacle et pour faire des photos c’est pratiquement mission impossible. Nous avons fait une tentative, mais le sable s’incrustait partout dans la voiture. La capote de ma roue de secours s’est envolé et je ne pouvais que la suivre du regard en roulant à une vitesse incroyable vers la mer….
Même que les cascades coulaient vers le haut par la force du vent.
Ce soir nous dormons près de ce café calfeutrés dans notre cc, secoués par les rafales.
Dimanche le 21 octobre
Le vent fut tellement violent que nous avons pris, alors que nous étions déjà couchés, la décision de quitter l’endroit et rejoindre Höfn pour être plus à l’abri.
Nous avons bien fait car notre emplacement était au pied d’une montagne de roches et nous étions tellement secoués que nous n’aurions sans doute pas fermé les yeux de la nuit.
Retour du soleil et direction les fjords de l’est. Vraiment sublime, c’est complètement différent qu’en hiver, on voit vraiment les paysages grandioses et l’accès aux pistes sont possibles. Passages de gués, impression d’aller au bout du monde. La route côtière semble fragile par moment accrochée à la montagne avec la mer en contrebas.
Nous sommes arrivés à Djupivogur joli petit village de pêcheurs très croquignolet comme on les aime. très propre, le camping est vraiment agréable. Le petit port est mignon lové, dans une anse. Il y a tout ce qu’il faut dans ce village, magasins, pompe à essence, petite piscine, hotel, cafés, tout cela de taille humaine, vraiment on aime beaucoup.
Lundi le 22 octobre
Nous poursuivons notre périple dans les fjords de l’est en douceur. Le temps est calme et relativement doux. Il faut dire qu’hormis les premiers jours en Islande qui étaient vraiment un avant goût de l’hiver, nous avons bénéficié d’un temps doux, certes très changeant, mais pas de grands froids.
Les paysages sont différents, beaucoup plus découpés et grandioses, la route côtière magnifique. C’est lors d’une halte que nous faisons des rencontres avec notamment un couple d’ Allemand en cc très sympathique, avec qui bien sûr on se raconte nos aventures.
Cette partie de l’Islande n’est évidemment pas aussi fréquentée mais ne manque surtout pas de charme et de beauté naturelle. Une halte s’impose à Faskrudsfjôrdur où repose 49 marins français et belges. Un musée français ou l’on apprend que les pêcheurs français venaient jusqu’au 16eme siècle pêcher la morue dans les eaux islandaises. 400 naufrages 4000 morts, des échanges commerciaux avec l’Islande .
En passant par Stödvarfjördur nous voulions visiter une collectionneuse de minéraux qui ramasse et expose une fabuleuse collection de pierres islandaises.
Pas de chance c’était fermé mais on avait déjà un aperçu de l’extérieur.
De petits ports de pêche et une grande usine d’aluminium pas joli dans un fjord mais empêche une désertification dans ces contrées sauvages.
Nous dormons à Reydarfjodur petite ville qui se développe grâce à l’aluminium et la pêche.
Mardi le 23 octobre
Avant dernière journée en Islande…..
Dernier fjord de l’est le Mjoifjordur et non des moindres, car c’est par une piste qu’on l’atteint. Heureusement que le temps est favorable, pas de pluie ou de neige, sinon cette route serait impraticable. Mais quelle vue une fois franchi ce col où nous retrouvons des températures négatives. Il faut connaître l’accès et être bien équipé en véhicule pour profiter de cette endroit enchanteur avec des pentes de 15% verglacées par endroit.
Un moment de folie nous prenons la décision de faire un aller retour Egilstadir Myvatn pour prendre à nouveau un bon bain chaud soufré. Sans regret car la route était impeccable et magnifique avec un saupoudrage de neige fraîche.
Nous dormons dans le camping de passage à Egilstadir avant de prendre la direction de Seydisfjordur où nous attend le bateau demain.
L’ Islande terre d’aventure ? de ressourcement ? de nature grandiose ? d’authenticité ? de fuite ? d’anti-conformisme ? de liberté ? de pureté ? certainement un peu de tout cela et d’avantage de raisons que je ne connais pas ou qui m’échappe. Des réponses oui à l’occasion où j’ai pu poser la question. Pourquoi l’lslande ? En majorité pour les paysages.
Comme nous venons de lire sur internet, l’Islande est maintenant si facilement accessible par l’avion ou des compagnies proposent des vols à 65 €. Des séjours courts de 5 jours à 400 euros sont proposés. Ce qui permet au plus grand nombre de franchir les frontières et de s’ouvrir à l’autre, de découvrir d’autres cultures à des prix accessibles à tout à chacun presque.
L’Islande est accueillante, les infrastructures sont modernes et transforment le pays. Par contre ceux qui pensent encore se trouver ici l’âme d’un explorateur à l’image de ceux qui en leur temps nous ont fait rêver risque d’être déçu.
Comme partout dans le monde les voyages sont devenus un bien de consommation pour le meilleur et le pire.
Merci à tous ceux qui nous ont suivis dans ce périple et pardon pour les fautes d’orthographe que je tente de rectifier à la relecture…..