
En route pour le pays basque espagnol
Nous quittons la froidure pour tenter de trouver un peu de soleil dès le premier jour de cette année 2025.
Une région qui nous est inconnue et que nous avons hâte de découvrir. L’idée c’est de longer la côte basque espagnole jusqu’à….. on se sait pas encore.
Première halte à Chalon sur Saone et déjà le voyant moteur s’est allumé !
Le véhicule pourtant marche bien et nous avons fait toutes les révisions et vidanges avant de partir. On ne s’inquiète pas trop mais nous allons dès le lendemain faire un contrôle auprès de Mercedes.
Verdict: le capteur NOX est HS. C’est une panne courante semble-t-il mais l’addition elle, est bien sâlée : 900 euros.
Bon, on accuse le coup et voyons plutôt le positif. Le garage nous a immédiatement réparé la chose. Tous ces systèmes antipollutions, FAP, vanne EGR, Adblue sont une source de nombreuses pannes et finissent par devenir très agaçantes d’où la tentation de déprogrammer ces systèmes…
Surtout dans des contrées où les réparations ne sont pas toujours possibles.
Bon au moins nous repartons un peu plus serein en ne voyant plus ce voyant moteur allumé, enfin pour l’instant…
Deuxième étape sous la pluie Villefranche sur Saone, où nous stationnons dans la boue. Rien vraiment de transcendant comme paysage ou nous avons l’impression de rouler en grande partie de ronds points en ronds points, le long de zones commerciales interminables.
Enfin l’ Auvergne avec le magnifique parc narturel des volcans d’ Auvergne sous une petite couche de neige et des températures un peu en dessous de 0°.
Nous stationnons sur une aire dédiée au CC au milieu d’une forêt et près d’un lac, à USSEL pour être précis.
Au réveil une pluie verglaçante se met à tomber et rend la circulation impossible. Heureusement le dégel arriva rapidement et nous pûmes reprendre la route. Un ciel gris et la pluie nous accompagne jusqu’à notre prochaine halte dans un petit village de st Antoine de Breuilh. La pluie s’arrête et il fait beaucoup plus doux. Une ballade dans le village pour se dégourdir les jambes.
Nous avons hâte d’arriver au bord de l’océan, mais sans se presser nous traversons le vignoble bordelais et les Landes par de charmands villages et les immenses forêt de pins.
Les sculptures de ce portail romain sont une des plus belles de Gironbde et date depuis l’an 980.
Nous arrivons près des magnifiques plages immenses de Mimizan.
Nous quittons Mimizan pour descendre après Biarritz. Le temps est maussade. Nous circulons dans les forêts de pin des Landes, de villages en villages.
Il y a des quelques usines de pâte à papier que nous croisons avec un dégagement d’odeur tellement infecte qu’on se demande comment les riverains peuvent supporter de respirer cela. Les accès au bord de mer sont par endroit inabordables avec notre CC, car tout est verrouillé par des portiques.
Nous arrivons sous une pluie battante à notre destination juste à côté de la belle plage de la Milady. Quelques brèves éclaircies nous permettent de nous promener sur le front de mer.
Après un bon petit déj et un bon café grâce à notre nouvelle machine Krups, destination Espagne. La frontière et notre étape ne sont pas loin.
Nous arrivons à GETARIA et son îlot, avec en prime un stationnement prévu pour CC gratuit. Nous profitons d’un beau rayon de soleil pour visiter à travers les ruelles pittoresques cette charmante citée. A cette période nous profitons également du charme des lieux sans le tourisme de masse.
Mais voilà que la pluie s’annonce et nous rentrons nous abriter dans notre CC face aux belles vagues de l’océan où nous admirons quelques courageux surfeurs.
Beaucoup de vent cette nuit, mais les températures sont douces. Nous longeons la côte petits bouts par petits bouts, par une belle route sinueuse au milieu de forêts d’eucalyptus.
Cette route nous rappelle par moment la route côtière de la mer Noire que nous avons prise en Turquie. Notre destination sera le port de LEKEITIO. Notre emplacement est un parking en partie dédié aux CC, avec les commodités de vidange. Merci à la commune.
Nous avons tout le loisir de visiter Lekeitio, grâce à une météo très agréable de 18 °, mais toujours venteuse donc le ressenti nous fait supporter la doudoune.
C’est croquignolet et très agréable de se promener dans ce port qui doit être très animé en été.
Nous quittons ce sympathique parking, au cri des paons du petit parc botanique juste à côté et….. sous la pluie.
Une pluie diluvienne qui nous accompagnera tout au long du trajet. On trouve facilement des points d’eau public qui sont en fait des sources. La région côtière est montagneuse et nous sillonnons par une route pittoresque et étroite. Dommage que la pluie gâche la vue sur les impressionnantes falaises.
Il a pas mal de choses à voir et à visiter comme la grotte préhistorique de SANTIMAMINE, qui malheureusement était fermée. Mais la ballade dans la forêt pour y accéder est superbe. Cela nous fait faire des exercices pour gravir ces nombreuses marches en pierre.
La pluie redouble d’intensité et nous arrivons à un haut lieu monastique exceptionnel de GAZTELUGATXE.
Ce monastère se situe sur une île qui est relié par un pont en pierre accessible qu’à pied. Quelle belle randonnée ! Mais quelle dommage que la météo nous ne est pas favorable. Mais même sous le vent la brume et la pluie, le lieu dégage un charme particulièrement magnifique.
Nuit fraîche et journée quasi estivale avec une pointe de 21°.
Nous longeons toujours la côte et traversons la grande agglomération de BILBAO. Une autoroute là contourne, bien pratique et gratuite. Et nous arrivons 50 km plus loin dans la charmante station balnéaire de CASTRO URDIALES. Notre emplacement c’est un petit parking près d’un cimetière. L’endroit est de toute beauté avec son sentier du littoral exceptionnel. Falaises, criques, points de vue, plages. On se régale.
Le sentier nous amène dans la localité bien proprette et qui doit être bondée en période estivale avec ces nombreux appartements souvent vides à cette époque.
Beaucoup de promeneurs avec leurs chiens et quelques courageux baigneurs intrépides n’hésitent pas à se jeter dans l’eau.
Le temps change très vite car déjà le ciel se couvrent et l’on annonce de la pluie pour cette nuit. Mais nous avons bien profiter de cette journée estivale.
Le cimetière est bien fleuri….
Rien de mieux qu’une bonne salade de fruit. C’est la saison des agrumes en Espagne.
Il y a beaucoup de parcs naturels préservés, bien aménagés. Nous nous arrêtons au parc de LAS Marisma de Santona Victoria.
Magnifique.
Nous trouvons un emplacement, un des plus beaux jusqu’à présent pour passer la nuit dans la tranquilité, sans bruit, au pied d’une église à ARNUERO.
Nous avions un allemand et un espagnol comme voisin. La vue est magnifique et nous prenons le soleil après une matinée pluvieuse.
Le temps se rafraîchit, pour nous rappeler que nous sommes en hiver. C’est la pleine lune et un changement de météo s’annonce avec des températures beaucoup plus froide, mais un beau soleil et un temps sec pour plusieurs jours.
Après une bonne nuit et une grasse matinée nous ferons 50 km aujourd’hui popur aller dans la ville de Santander. La ville met à disposition un parking pour CC pratiquement au centre ville. Ce qui nous donne l’occasion de visiter cette citée assez huppée et réputée pour son bien vivre.
Le long bord de mer avec ces plages est absolument magnifique et comme c’est dimanche il y a beaucoup de promeneurs et des familles qui profitent des doux rayons du soleil. On annonce 4° pour la nuit.
SANTANDER est une très belle ville, agréable et nous avons passé une nuit silencieuse. La nuit fut très fraîche et le gaz baisse dans les bouteilles.
Nous trouvons une station qui distribue du propane juste à quelques km de notre stationnement. C’est facile de circuler à Santander et après un peu de ménage nous reprenons la route en longeant la côte par l’autoroute qui sillonne entre mer et montagne.
C’est vraiment magnifique car très rapidement nous pouvons nous retrouver dans des endroits bucoliques et quasi paradisiaques.
La grande surprise fut la communauté autonome de l’ ASTURIES. Une région de toute beauté avec ses nombreux parc naturels comme le fantastique parc des Pics d’Europe. Des hautes montagnes qui culminent à 2650m qui plonge en partie dans l’océan.
Nous nous arrêtons au hasard et il n’est pas compliqué de se retrouver dans des endroits sauvages incroyables.
Le soleil est de la partie, mais les températures restent fraîches. Sans vent à l’abri il fait environ 11 ° se qui est appréciable pour la saison. Nous jetons l’ ancre sur un parking du port de CUDILLERO tout mignon avec ses habitations nichées dans les falaises. Nous sommes protégés par une grande digue, mais une pancarte nous avertit des risques d’être arrosé par avis de tempête.
Tout semble calme et voilà qu’un CC belge pareil au nôtre vient d’arriver pour y passer la nuit.
Un évènement cosmique exeptionnel visible depuis le Canada a lieu en ce moment où la planète Mars passe derrière la pleine lune. Depuis notre endroit on voit bien la planète rouge près de la Lune le phénomène appelé occultation de Mars ne se voit pas.
Cependant à notre réveil la lune se montre sous son meilleur éclat.
Nous approchons de la communauté autonome de GALICE. C’est à partir de là que nous commencerons de faire la route des phares. Cela débute avec le phare de ISLA TAPIA à Tapia de Casariego.
Nous poursuivons la route un peu plus pour bivouaquer à côté d’un autre phare bien agencé. Il s’agit du FARO ILLA PANCHA dans la commune de RIBADEO. Un très joli emplacement au bord d’une belle crique à l’eau turquoise et bleu nous attend pour nous ballader et passer la nuit. Il fait beau, bon au soleil et très frais à l’ombre. Il y a eu des gelée blanche ce matin.
Toujours sur la route des phares et arrêt sur une aire gracieusement mis à disposition par la commune de SAN CIBRAO. On en profite pour vidanger toute l’eau du CC pour renouveler avec de l’eau fraîche. Grâce à notre système de filtration en amont du remplissage et à la sortie de la cuve on peut boire l’eau au robinet.
Voici le phare de Punta ATALAIA
Nous ne sommes plus loin de l’extrémité septentrionale de la péninsule Ibérique, mais nous faisons un bivouac dans un cadre quasi digne des Caraïbes à O VICEDO, petit village de bord de mer tout à fait remarquable. Toute les maisons sont pratiquement inoccupées à cette époque et la plage est de toute beauté.
Dormir au son des vagues, se réveiller avec un ciel bleu, au bord d’une plage au sable blanc, avoir l’impression d’être seul au monde voilà des ressentis bien agréable.
Aujourd’hui nous allons atteindre le point le plus septentrional de la péninsule ibérique : le Faro Da Estaca. Nous étions seuls et quelle émerveillement !
Ce sentiment d’être au bout et que seul l’ocean nous sépare au plus près de New York est quelque chose. De plus l’environnement est de toute beauté avec ces falaises vertigineuses, ce sentier qui nous y amène. Tout simplement fabuleux à vivre.
Le bout du bout
Le sentier pour y parvenir
Nous n’étions pas au bout de nos surprises avec le fameux FARO DO CABO ORTEGAL ! Rien que la route pour y parvenir est spectaculaire.
Très étroite, avec le ravin d’un côté, un vent violent, il ne fallait pas croisé un autre véhicule. Nous avions d’abord envisagé rester à cette endroit pour y dormir, mais le vent, les chutes de pierres fréquentes nous ont dissuadé. C’est pour l’instant l’un des phares les plus spectaculaire que nous avons visité.
Le vent puissant, les vagues qui s’écrasent sur les rochers en contre bas, alors que la météo n’était pas du tout défavorable au contraire, on imagine l’endroit en cas de mauvais temps, çà doit être terrifiant. Mais il ne fallait pas louper cet endroit.
Après ces émotions nous allons à la recherche d’un bivouac et pas trop loin nous trouvons un superbe parking isolé dominant une superbe plage dédié aux surfeurs.
Décidement nous allons de surprise en surprise. La côte Galice réserve des perles avec des plages incroyables. Nous ne faisons pas beaucoup de km car le bivouac est possible tout au long de la côte, et cerise sur le gâteau nous avons une météo de plein soleil avec des températures de plus en plus agréables même si à l’ombre il fait très frais. Tout est bien organisé ici pour le voyage en CC. Nous pouvons faire le plein d’eau sans problème et assurer les vidanges qui doivent être faites si possible quotidiennement.
Une bonne et belle promenade matinale le long de la grande plage nous met en forme pour cette nouvelle journée.
Les passionnés de surf sont déjà en action de bonne heure.
A peine une dizaine de km plus loin de notre bivouac nous découvrons le phare de Punta Frouxeira bien différent des phares traditionnels avec sa forme carrée.
Les alentours sont spectaculaires avec des précipices qui plongent dans l’ocean qui écume au rythme des vagues qui s’écrasent sur les récifs.
Des locaux viennent faire leur promenade en scrutant l’horizon, et même un couple de futur marié vient avec un photographe pour faire des clichés dans cette nature sauvage.
Nous poursuivons la route côtière pour arriver à un spot très prisé des surfeurs et surfeuses, à proximité de la ville de FERROL. Là aussi la municipalité à mis à disposition un parking réservé exclusivement aux cc et gratuitement. A cette époque de l’année nous sommes le plus souvent seuls. Mais là sur la fameuse plage de Doninos il y a du monde près du Beach bar. On est vendredi déjà çà sent le WE et comme il fait super beau c’est un peu la ruée vers l’immense plage.
On stationne tout près des dunes et c’est l’occasion de faire bronzette et d’admirer les belles vagues et les surfeurs. Ce soir nous aurons notre premier coucher de soleil, car nous sommes sur la façade ouest de la péninsule.
Les gens commencent a affluer pour le spectacle toujours grandiose du soleil qui disparaît à l’horizon.
On ne se lasse pas de ce spectacle n’importe où l’on se trouve sur cette planète. C’est toujours grandiose.
Nous prenons notre temps. Il fait beau et une petite randonnée sur la plage et les sentiers côtiers s’impose.
Malheureusement on annonce pour dimanche un changement radical de la météo avec de la pluie. nous quittons la belle plage de Doninos pour se rendre à La Corogne. Nous trouvons une belle place dédié aux CC avec un beau stade de football à côté. La ville en elle même ne nous a pas vraiment plut. Nous avons voulu faire un restaurant côté 4.8 sur Google, mais nous avons vite déchanté lorsque nous avons vu l’endroit et le cuisinier…… De plus des effluves de mauvaises odeurs d’une raffinerie ne nous incita pas à rester plus longtemps dans la ville.
Comme prévu, la pluie commence à tomber dans la nuit et sans attendre nous prenons la direction d’un des plus beau spot pour surfeurs : la plage de RAZO.
La fameuse tour d’ Hercule.
Nous arrivons à la plage de Razo. L’endroit est magnifique. Les rouleaux des vagues sont impressionnants et font le bonhneur des surfeurs.
Nous avons juste eu le temps de sortir et faire quelques prises de vues sur la belle plage avant d’être complètement trempé par la pluie diluvienne.
La météo n’annonce pas de temps agréable pour la semaine et nous nous interrogeons rester ou partir rejpoindre des cieux plus cléments ?
La pluie, le vent empêche toute nouvelle sortie. Nous décidons de quitter la côte atlantique pour nous diriger tranquillement vers des rivages plus cléments du côté de la méditerranée….
Notre premier arrêt c’est St Jacques de Compostelle. C’est sur le trajet et vu le temps il n’y a pas la foule sur ce haut lieu de pélerinage catholique.
C’est donc toujours sous la pluie que nous faisons la visite. C’est bien sûr impressionnant et les ruelles autour de la cathédrale sont bien sympathiques pour y déambuler.
Il y a quelques pèlerins qui se prennent en photo devant la cathédrale. Comme tout les lieux hautement touristiques les échoppes, les restaurant sont légions
Le mauvais temps nous fait changer nos plans. Il faut dire que la pluie quand elle tombe c’est assez impressionnant. Elle empêche quasiment toutes activités extérieures. Même faire des photos devient compliqué. C’est décidé nous traverserons l’ Espagne en diagonale pour rejoindre la méditerranée dans une région que nous connaissons bien où le soleil semble garantie d’après les prévisions.
Au final nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir visiter toute la côte nord ouest de l’ Espagne avec des conditions météorologiques très favorables.
Nous roulons tranquillement jusqu’à notre bivouac dans une charmante cité qui nous offre un excellent endroit pour passer la nuit et faire notre linge.
Il s’agit de ALLARIZ dans une région termale. Un couple de jeune français stationne à côté de nous et malheureusement en effectuant une promenade la jeune femme se démit le genoux. Voyant le conjoint revenir précipitamment prendre son véhicule nous comprenons qu’il y a un problème. Manque de pot dans la précipitation il s’engagea sur une partie du terrain très humide et voilà comble de malchance il s’enlisa.
Heureusement que j’ai toujours mes plaques de désensablement, et ils furent très utiles pour le sortir de cette mauvaise situation.
C'e n’était pas chose facile car il était bien embourbé. A coup de pelle et aussi grâce à la présence de 3 promeneurs il pu, soulagé, se rendre à l’hôpital.
La pluie est tombée toute la nuit. Au petit matin direction SALAMANQUE.
La traversée en diagonale de l’ Espagne nous fait découvrir au travers d’un magnifique réseau routier gratuit de beau paysages avec des sommets à plus de 1300 m, des villes remarquables comme AVILA inscrite au patrimoine de l’humanité.
Encerclée par les remparts parmi les mieux préservés d'Europe, AVILA semble tout droit sortie du passé médiéval de la Castille et c’est vraiment agréable de se promener dans cette magnifique cité qui doit sa renommée à Ste Thérèse d’ Avila célèbre figure du mysticisme catholique.
Sa gigantesque muraille est absolument impresionnante par sa conservation et sa longueur.
Au détour d’un ruelle nous tombons sur une patisserie de renom locale et nous n’avons pas pu résister à quelques délicieuses pâtisseries.
Nous avons également pu visiter un musée militaire très intéressant.
La pluie ne nous lâche pas se qui gâche la vue des paysages. Dommage.
Il y a de petites communes qui offrent la possibilité aux Camping caristes de pouvoir stationner sur des aires très confortables et desservis en station de de vidanges et de remplissage d’eau et tout cela gratuitement. C’est le cas de la charmante commune de CAMUNAS qui a 1700 habitants et met à disposition 3 places de parking sécurisé.
Une étape plus longue nous attend aujourd’hui pour arriver à XERACO. 360 km d’une traite mais vu la circulation et la qualité de l’autoroute non payante nous sommes arrivés largement dans la journée pour profiter des paysages et même du soleil à notre destination.
La région qu’on a traversée est pittoresque avec ses nombreux moulins bien plus charmants que les parcs éoliens près de Valence.
Moment d’émotion lorsque nous traversons la zone impactée par les terribles inondations récentes. Les stigmates sont encore bien présent comme les nombreuses carcasses des voitures entassées, des champs encore jonchés de détritus, et les entreprises à pied d’oeuvre pour réparer les destructions des infrastructures urbaines.
Et voilà que nous sommes arrivés sans encombre à Xeraco où nous nous accorderons quelques jours de repos au soleil et la mer.
Il fait 22 °…….
Une autre conséquence encore bien visible des inondations catastrophiques de l’ automne 2024 ce sont les plages jonchés de toutes sortes de débris végétaux et autres objets. La mer, bien qu’on se trouve à plus de 60km du sinistre, a ramené tout cela sur les rivages.
Les centaines de véhicules entraînés par les inondations sont entassés en divers endroits.
Les gravats sont encore en cours de déblayage.
Après quelques jours de repos à Xeraco où nous avons pu profiter du soleil, enfin pas toujours, de la douceur nous voilà sur la route.
Direction vers le nord en douceur et arrêt dans la commune de ALMENARA où nous trouvons un emplacement juste devant la mer. Toutes les stations balnéaires sont quasi vides, mais les CC sont nombreux.
Il fait frais et couvert, fini les 27° de lundi dernier.
Une balade en vélo en direction de la réserve naturelle d’ ESTANYS où les marécages regorgent de faunes aquatiques et de nombreux oiseaux.
Vraiment très sauvage, même si de nombreux oiseaux sont encore absents.
Nous progressons doucement le long de la mer vers Barcelone et nous trouvons à chaque fois des endroits pour passer la nuit, se promener faire du vélo et lézarder un peu sur les plages. Mais nous n’avons plus des températures au dessus de 20° sauf au soleil et à l’abri des vents.
Mais c’est l’hiver même en Espagne. Le bord de la Méditerrannée est très balnéaire et inhabité à cette saison et ce n’est pas notre tasse de thé. Aussi nous rentrons dans les terres comme dans le petit village de VILANOVA d’ ALCOLEA qui a la bonne idée d’avoir prévu un emplacement pour CC, avec les services de base très utiles. Et le petit mercado en profite.
Au milieu des plantations d’amandiers, et ses nombreux sentiers pédestres, même avec la fraîcheur et un temps mitigé avec quelques averses éparses,
on se régale des paysages, des ruelles dominées par une vieille église. Nous avons même rencontré le maire du village qui nous salué et demandé si tout va bien.
Ce village est réputé pour une fête locale en janvier, ses nombreux circuits de randonnée et ses sculptures surdimensionnées.
Chaque maison alignée en colimaçon autour de l’église possède son garage.
Nous poursuivons la route avec plusieurs arrêts tantôt dans les terres et au bord de mer. Toutes les stations balnéaires sont calmes et on peut faire du vélo et des ballades en toute tranquilité. Encore une fois les communes, mêmes petites font des efforts pour accueillir les CC avec ce qu’il faut.
Nous jetons notre dévolu dans un camping près de Barcelone. Pas question de bivouac, avec tout ce monde. Nous consacrons une journée pour la visite de Barcelone. Nous prenons le train qui nous amène directement au centre près de l’ arc de Triomphe.
Alors prendre le train est toute une aventure en soi. Déjà prendre les tickets où nous avoàns du faire appel à une personne qui elle même avait du mal avec le distributeur. Le pire était a venir une fois dans le train archi bondé. Nous étions comme des sardines en boite et cela a duré une heure.
Idem pour le retour.
Beaucoup de monde dans les rues, Probablement une journée ne suffit pas pour tout visiter, mais après quelques heures de ballades, nous avons des choses intéressantes.
Se perdre dans les ruelles piétonnes avec les nombreuses boutiques et magasins nous ont fait découvrir des petits joyaux et la réputation extravagante de l’architecture de bâtiments est une réalité.
Le côté négatif pour nous, cela reste une grande ville où par moment on se croyait en Chine. Tout nous semblait assez cher.
Mais nous avons visité Barcelone.
A Barcelone nous ne sommes plus très loin de la France, et la météo n’est pas très engageante dans notre région. On annonce même un sérieux coup de froid. Donc que reste-t-il à faire ? Eh bien redescendre vers le sud….
Nous voilà reparti en direct de Valence. Le temps se remet au beau et nous nous arrêtons dans le delta de l’ EBRE. Bonne idée, nous trouvons une belle place avec à nos côtés un charmant couple d’allemand avec qui nous avons beaucoup palabrer.
Nous stationnons précisément sur les berges de l’ Ebre. Tout est plat dans le delta et donc propice pour faire du vélo. Dans la cité juste à côté il y a une grande exposition de tunning, où les passionnés exposent leurs véhicules en faisant pétérader le moteur. Sont aussi exposé des véhicules remplis d’enceintes….
1 hres de trajet comme des sardines. Aller comme le retour.
Nous arrivons sur le parking de Vinaros pour passer la nuit. Nous rencontrons un charmant couple allemand originaire de l’ ex allemagne de l’ Est qui se proposait même de voyager avec eux si nous retournons en Russie.
Le soleil revient et s’en est assez des stations balnéaires du littoral et nous reprenons la route pour découvrir l’intérieur de l’ Espagne. Nous arrivons à la citée fortifiée de Morella, avec son château impressionnant. Un espace bien aménagé pour stationner avec une vue magnifique sur la ville avec ses 2,5 km de murailles et 14 tours et ses 6 portes. Nous sommes à 8OO m d’altitude et à l’ombre il fait frais, mais au soleil il fait bon.
Nous poursuivons tranquillement notre voyage de l’intérieur de l’ Espagne. Aujourd’hui il fait mauvais temps. Un ciel uniformément gris avec du crachin, de brouillard et notre halte nocture se fera à HUESCA. Le lendemain le soleil est revenu et nous allons découvrir les Météors espagnoles à LAS PENAS DE RIGLOS absolument grandiose.
Riglos est un petit village tout mignon lové au pied d’énormes rocher propice à l’escalade et la randonnée. On ressent l’atmosphère des Météors en Grèce. Nous pouvons stationner juste sous les majestueux mallos.
Se réveiller au pied des Mallos est un moment agréable, surtout avec du soleil et le silence.
Nous prenons une très belle route avec des canyons, des points de vue époustouflants qui s’appelle la route géologique et grâce à une déviation nous sommes obligés de prendre une route de montagne absolument magnifique. L’objectif c’est d’arriver à SAN SEBASTIEN et retrouver l’ océan.
Nous arrivons à San Sébastien. Nous trouvons un parking pour CC bien chargé, mais avec l’avantage d’être près du centre.
La ville est bien agréable avec sa magnifique baie en arc de cercle. Beaucoup de monde sur la promenade, et une bonne atmosphère. Cette ville nous a agréablement surprise.
Vraiment cette halte à San Sébastien était des plus agréable. Nous avons encore profiter de la journée de Samedi pour nous balader en vélo dans cette charmante ville. Que de monde encore qui profite des doux rayons du soleil. Beaucoup d’activité sur la plage avec des tournois de football, des baigneurs, des amateur de padel et de voile et sans parler des nombreux joggeurs et cyclistes.
Après ce bon moment direction la France et plus précisément à Labenne où nous allons rester quelques jours pour profiter du soleil et des températures agréables qui approche des 18/ 20 °;
La plage avec ses impressionnants rouleaux est un spectacle captivant.
Nous poursuivons notre route en longeant la côte aquitaine et notre prochain spot c’est Messanges.
Il fait beau avec des températures agréables et la mer, les dunes, et la plage sont magnifiques et idéal pour la pratique du surf.
Attention aux crocodiles !
Nous longeons tranquillement l’océan avec des arrêts très agréables car il fait beau. En fait le sud ouest est le seul endroit où la météo est clémente avec des températures très douces, voir chaudes au soleil. Balades sur les grandes plages, nous faisons le plein d’iode, de soleil, et d’embruns.
Bon malgré la beauté des lieux la plage ici est un lieu de tous les dangers……….
Alors sans se presser nous arrivons à l’estuaire de la Garonne que nous traversons en ferry. Cela nous rappelle la Norvège, sauf qu’à l’arrivée nous nous trouvons à ROYAN.
Nous pouvons nous stationner sur une aire en pleine ville ce qui nous permet de bien visiter en vélo cette charmante ville balnéaire. Il fait très beau mais on sent tout de même une fraîcheur à l’ombre qui dit qu’on est en février.
Rév.eil dans le brouillard. La route continue toujours le long de l’océan. Prochaine étape PORT DES BARQUES.
C’est le coin des huitres. Beaucoup de cabanons de vente directe. C’est très joli. Et c’est une autre ambiance. On voit bien que chaque région a ses particularités, et le climat lui aussi change. Il fait beaucoup plus frais malgré le soleil. Belles balades en vélo. Ce côté relaxant loins de l’agitation des villes fait du bien et c’est ce que nous aimons. Bien sûr les nombreuses rencontres sont légions et impossible à raconter. C’est toujours enrichissants.
Nous quittons l’ Atlantique que nous avons pas mal longer au final et retour progressif à la maison.
Arrêt à AMBOISE avec son château et ses petites ruelles. Mais il pleut, le ciel est gris et la visite en parapluie n’est pas des plus agréable. Mais c’est comme cela, même si nous avons au bout de deux mois de vadrouille pu échapper aux gouttes. Va falloir à nouveau s’habituer à l’hiver qui n’est pas fini, mais cet intermède estival, par moment, fait du bien et nous rapproche tout de même du printemps.
C’est reparti…..
Le temps de nous mettre à jour avec les obligations liées à l’entretien de la maison etc… nous voilà à nouveau sur la route sans vraiment de projet de voyage. Mais voilà quand çà démange…..
Direction la Suisse par les chutes du Rhin pour commencer. Après 18 hres les parkings à côté des chutes sont gratuits jusqu’au matin 9hres. Si quelque chose est gratuit en Suisse autant en profiter…
Le spectacle est vraiment superbe et avec les précipitations de cet été il y a beaucoup d’eau dans le Rhin.
C’était très agréable de prendre son temps et la visite nocturne des chutes est moment très particulier et calme avec presque personne.
..
La nuit l'atmosphère est féerique.
Un anniversaire spécial s’approche et donc pourquoi pas Venise ?
Nous arrivons en Italie et un arrêt près de Bergame juste à côté d’un sanctuaire s’offre à nous pour un bivouac tranquille et dans un écrin de verdure et de montagnes. Comme souvent dans ces endroits une source “miraculeuse” nous permet de faire le plein d’eau.
Un ciel rose au coucher
Nous avons échappé le bouchon du Gottard en passant par le St Bernard et nous voilà sur la route en direction de Venise. Pas trop de circulation juste des vacanciers qui sont sur le retour. Nous avons repéré un endroit pour nous poser tout près de Venise. Un camping pour CC avec un prix de 18 euros la nuit ce qui est plus que raisonnable pour l’endroit avec des commodités appréciables.
Par exemple pour se rendre à Venise un vaporetto partait toutes les heures à 100 m de notre stationnement pour un aller retour de 10 euros par personne. Donc à peine installer hop direction Venise. L’endroit de l’embarcadère était carrément au centre côté nord, nous étions donc au coeur de Venise. De ce côté ci il n’y a pas trop de monde qui se promène et nous laisse donc tout le temps et le calme nécessaire pour apprécier le lieu.
à
On a beau connaître Venise, mais cette ville est vraiment unique. Certes dans les points les plus touristiques comme le Rialto, la place St Marc il y a du monde, beaucoup de monde. Mais en se perdant dans les ruelles on arrive à trouver des endroits pittoresques et calmes.
Les gondoles......
Un bon petit restaurant sympa, correct au niveau prix et nous repartons prendre notre vaporetto pour retrouver notre maison sur roues.
Et dès le lendemain nous repartons pour Venise et vraiment profiter d’une journée complète sous un beau soleil.
Une vue depuis le fameux pont du Rialto.
Bien sûr la place St Marc est incontournable, mais beaucoup trop de monde à notre goût, surtout qu’une bonne partie de la place était sous l’eau.
Il fait bon et pourquoi pas une boisson sur cette place unique ?
Sauf qu’en regardant les prix…. 14 euros le schwepps nous avons vite déchanté.
Le service se fait en bottes......
On trouve pourtant des endroits où les prix pour se restaurer ou simplement prendre une boisson sont corrects. Venise est magnifique, mais après une journée à sillonner dans la foule et les ruelles, la fatigue se fait sentir et nous avons hâte de retrouver notre camp de base.
Ce fût un bon moment mais le lendemain où aller, la Croatie ? rester en Italie ?
La météo n’est pas vraiment favorable en Croatie. En discutant avec des gens qui en reviennent, il pleut depuis 15 jours. Et puis nous n’avons pas vraiment envie d’y aller. Les bivouacs sont quasi interdits, les campings très chers même à cette époque.
Direction le Nord en passant par les Dolomites. Quelle bonne surprise, en prenant de petites routes escarpées nous nous retrouvons à 1800 m d’altitude au milieu d’une nature exceptionnelle. Nous nous arrêtons au col de Cella di RAZZO ou il y a une ferme auberge qui vend de bons fromages.
Légèrement en contrebas un parking improvisé nous permet de passer la nuit. Quelle beauté ! Nous voilà au milieu de centaines de moutons dont les bergers viennent du Mali. Gardé aussi par des chiens bien entraînés et indispensables dans ces endroits très escarpés.
Il fait froid, mais un ciel dégagé fait apparaître les contours impressionnants des montagnes.
Nuit froide mais grâce à notre chauffage nous avons passé un bonne nuit.
Petite balade dans la fraîcheur matinale et nous prenons la route pittoresque vers TOLMEZZO en passant par le col de SAURIS.
Quelle merveille cette route aux lacets impressionnants qui nous fait passer par de petits villages alpestres de toute beauté, un lac turquoise.
Vraiment cette région est exceptionnelle et nous avons la chance d’avoir du beau temps.
Nous avions l’intention de bivouaquer à un col juste avant la frontière autrichienne, mais le temps qui change très vite nous fait changer d’avis. Nous nous arrêtons finalement sur le parking de la station de sport d’hiver de TARVISIO. Nous avons bien fait car il tomba une pluie soudaine qui dura une bonne partie de la nuit.
Nous ne prenons pas l’autoroute en Autriche pour vraiment bien profiter de sillonner les villages bien proprets. Tout est clean et très bien fleuri, mais il manque un peu de vie car on ne voit quasi personne, sauf dans les agglomérations plus importantes. Ce qui nous change des pays musulmans où c’est plein de vie et çà bouillonne.
La neige est tombée sur les sommets à partir de 1300 m environ et en passant l’impressionnante station de l’ OBERTAUERN c’est carrément dans l’hiver que nous tombons avec des hauteurs impressionnantes pour la saison, alors que les arbres sont encore verts et bien feuillus.
Heureusement que le beau temps s’installe. Toute l’ Europe centrale a essuyé la tempête Boris qui a provoqué des inondations catastrophiques, avec des morts.
La route de l’Obertauern est vraiment spéciale avec des pentes de 15%. Il vaut mieux avoir de bons freins ! Finalement nous nous arrêtons dans une ferme qui accueille des CC à ALTENMARKT in Pongau. Très agréable citée où nous en faisons la visite à vélo. Nous en profitons pour faire le plein d’eau de source, du linge, les propriétaires sont sympa et le prix de 18 euros est correct pour le cadre et les prestations.
Nous continuons a savourer l’ Autriche par des routes aux paysages à couper le souffle.
Nous nous dirigeons vers la Tchéquie en passant par LINZ et nous trouvons un adorable emplacement pour passer la nuit au milieu des champs de maïs dans un petit village. Un parking entre un cimetière et un parc de jeux pour enfants çà fera bien l’affaire. Il faut souligner que nous voyons souvent l’implication d’ un maire pour vraiment investir pour le bien de la collectivité avec des infrastructures dédiées aux familles et aux enfants ( et aux camping caristes…).
Nous passons une nuit vraiment tranquille. Sans se presser nous optons pour Prague.
Il fait très beau alors bronzette en cours de route dans un endroit bucolique.
C’est sur le trajet que nous avons prévu, alors pourquoi ne pas faire une halte même si nous avons déjà visité cette magnifique capitale. Un camping quasi dans la ville fera l’affaire. Il y a de la place et c’est en vélo que nous allons visiter demain le centre touristique.
Une vue sur une partie de Prague de notre emplacement.
Il fait beau. La journée sera consacrée à la visite de Prague. Nous la faisons à vélo. Pratique depuis notre camp de base mais une fois dans les rues du centre touristique c’est plus compliqué avec la foule et les pavés. C’est donc à pied que nous avons continués en laissant nos vélos cadenassés à côté de la charmante pizzeria Casanova juste sous le pont Charles.
Beaucoup d’animations et se perdre dans cette citée est un vrai plaisir.
Juste quelques photos…
Nous quittons Prague et allons direction Dresde en Allemagne.
L’Allemagne a remis des contrôles aux frontières et il est surprenant de voir des checks point, avec de grandes tentes, des dizaines de policiers armées effectuées le filtrage des véhicules.
Destination vers l’un des tops 10 des spots les plus beaux en Allemagne : BASTEIBRÜCKE dans la Suisse saxe tout près de Dresde.
Cette particularité géologique avec ces colonnes de grès, on en trouve aussi dans le nord de la Tchéquie, sont vraiment impressionnantes.
Il y a du monde, et çà vaut vraiment le détour en venant de Prague pour admirer ces énormes dolmens où un sentier bien balisé permet de sillonner entre des beautés naturelles.
Le pont est l’attraction très populaire
Ces monuments naturels plongent dans l’ Elbe qui se jette dans la mer du Nord.
Une bonne nuit de repos sur un parking en pleine nature avec une vue à 360°. Dès le soir venu on entend plus rien que le silence.
Aujourd’hui nous poursuivons notre exploration de cette magnifique région allemande la Saxe qui est aussi un parc national bien préservé. Tout est bien entretenu. Nous sommes tout près de la Pologne.
Nous allons visiter un autre spot réputé le RACKOTZBRÜCKE. La route sillonne entre les villages, on ne voit pas le temps passé. Seule ombre la pluie qui est annoncé et qui nous poursuit. Une fois arrivé sur place elle tombe drue. Mais juste quelques heures et le soleil revient.
Le parking où nous allons dormir jouxte à côté de la fameuse brücke. Un magnifique sentier forestier et soudain voilà le spectacle.
Un cercle quasi parfait avec le reflet dans l’eau avec des colonnes de basalte a été construit en de 1866 à 1875.
Les colonnes de basalte ont été acheminées à l’aide de char à boeufs depuis la suisse saxonne et la bohème
Il est aussi appelé le pont du diable à cause de sa conception elliptique qui empêche de le traverser sans risquer de tomber dans la damnation…. et a été restauré en 2O21. Pour y accéder un magnifique sentier bordé d’immenses bosquets de rhododendrons.
Ou poursuivre notre voyage le nord ? Redescendre vers le sud ? Encore dans l’indécision nous roulons jusqu’à Dresde.
Une aire pour CC jouxte juste à côté d’un grand concessionnaire de CC, et comme nous avons une petite réparation à faire sur notre filtre à eau çà tombe bien.
Cette aire est bien rempli et nous avons pu faire la réparation, un câble électrique détaché, voilà qui est vite fait et bien fait.
Nous prenons nos vélos pour visiter le centre de Dresde. La piste cyclable est très fréquentée et les cyclistes roulent très vite en slalomant entre les piétons. Nous prévoyons de rester une journée supplémentaire pour visiter.
En consultant la météo, nous prenons la décision de partir et de reprendre la direction vers le sud.
Il pleut toute la journée et nous trouvons refuge dans un parking tout équipé, gratuit, mis généreusement à la disposition des CC à MARKTREDWITZ tout près de la frontière tchèque. Merci à cette commune !
La pluie, la pluie qui tombe sans discontinuer.
Direction le sud avec un arrêt vers la frontière de l’ Autriche avec un arrêt à Wasserburg s inn qui là aussi la commune met gracieusement une grande place de parking à l’intention des CC de passage et gratuitement. Il a plu toute la nuit et tout est humide. Après un bon petit déjeuner nous repartons vers le col du Brenner pour rejoindre l’ Italie. Nous prenons les petites routes bien plus agréable que l’ autoroute.
Il y a toujours une source d’eau potable sur le trajet pour faire le plein d’eau.
Le col du Brenner est possible en parallèle de l’ autoroute, par une belle route et nous fait découvrir de charmantes citées.
Une fois le col passé, les températures remontent, et le soleil brille. Cà fait du bien.
Nous trouvons un parking au bord de la route pour 10 euros plus l’obligation de manger une pizza dans la pizzeria qui loue les emplacements. Beaucoup de CC occupent le lieu.
Le lendemain direction plein sud enfin presque car nous avons repéré un endroit en montagne qui nous donne l’occasion stationner pour 10 € et faire notre lessive. Le petit village se trouve à 900 m et s’appelle Baldo et offre une belle vue. Mais les températures ont baissé, mais ce petit parking est sympa. Sympa aussi de se promener dans les ruelles de ce village de montagne.
L’occasion aussi de partager avec nos voisins suisse, nous voilà sur le départ. Direction EST ou OUEST ?
La météo des 2 côtés n’est pas engageante pour les prochains jours. Alors direction les Cinque Terre…. où c’est guère mieux.
Nous nous arrêtons pas trop loin de notre campement dans un haut lieu marial tout à fait unique.
Il faut prendre un chemin ou des escaliers de 234 marches très pentus arrivent au sanctuaire de Madonna de la Corona. L’église est nichée à même la falaise. Ce lieu attire beaucoup de pèlerins. L’endroit est vraiment impressionnant.
Des marches qu’il faut gravir en douceur…..
Le sanctuaire offre une vue époustouflante dans la vallée
Finalement au dernier moment nous décidons d’aller au lac de Garde plus précisément à Peschiera del Garda, encore très touristique en cette fin de septembre.
Ce n’est pas vraiment notre truc, mais une aire de CC très occupée tout près du lac fera l’affaire. Beaucoup d’ Allemands. A peine arrivés nous enfourchons nos vélos pour aller au centre ville très animé. L’endroit est plaisant, mais il est très difficile de circuler en vélo. Une bonne gelati et un peu de bronzette sur une plage. Il faut profiter de ce soleil qui devrait normalement disparaître sous les nuages demain et la pluie après demain…
Cette citée est charmante avec ses ruelles, ses restaurants, ses boutiques. Il est très agréable de se promener et pourquoi ne pas se laisser tenter d’une bonne gelati et d’une pizza…
La pluie arrive, mais nous sommes sur le départ en direction du lac Majeur. Tout le long de la route chargée, de fortes averses sous un ciel bien gris, mais çà roule bien et c’est sous le soleil que nous arrivons à STRESA. Une place de parking dédiée aux CC tout près du centre fera l’affaire pour visiter cette ville réputée avec ses nombreux hôtels, son centre pittoresque et les îles Borromées, l’attraction incontournable du lieu.
Les îles Borromées
Le soleil fit une brève apparition car dès le lendemain la pluie prit le relais.
Sans nous attarder nous nous dirigeons vers la Suisse en passant par le col du Simplon. Route magnifique dommage que le temps n’est pas au plus beau, mais cela à son charme tout de même. Il fait pluvieux quasiment un peu partout mais nous avons droit à une accalmie dans le Valais.
C’est les vendanges dans le Valais. De belles grappes sont récoltés dans des collines très escarpées par endroit. Nous trouvons une belle place sur le grand parking des thermes de SAILLON. Merci à la commune d’être accueillantes et nous réserver des places dédiées et gratuite de surcroît !
En cherchant un peu la Suisse propose des places de stationnement contrairement aux idées reçues.
La météo est un peu plus clémente. Direction Gstaad, station très huppée, en prenant la route très impressionnante des Diablerets. La route est sinueuse, mais magnifique. Nous prenons un camping car ici ce n’est guère possible de bivouaquer. C’est très agréable de se promener dans la zone piétonne avec ces magasins de luxe. Mais un arrêt dans la pâtisserie Charlys s’impose pour une pause café.
L’ automne s’installe assez tôt cette année dans les Alpes.
la russie
Malgré un contexte défavorable nous tenterons de traverser une grande partie de la Russie pour rejoindre le parc naturel de l’ Altaï côté russe et peut être mongol selon les circonstances.
L’ idée initiale était de passer par la frontière géorgienne, mais il aurait fallu jongler avec les durées touristiques de chaque pays.
La Turquie permet de rester 90 jours à partir du jour d’entrée et même si nous quittons la Turquie les jours passés en dehors du pays sont comptés dans la limite des 90 jours ce qui pose problème pour le retour où l’on aura épuisé le quota.
Notre visa russe et les documents nécessaires sont valables à partir du 1 mai pour 90jours avec 2 entrées possible. C’est un peu compliqué ces passages de frontières….
Donc nous allons passer, normalement, par la Lettonie car la Bielorussie est totalement fermée au trafic, en espérant qu’une fermeture inopinée ne contrariera pas notre entrée en Russie.
Quoiqu’il en soit nous sommes partis et notre premier arrêt c’est Donaueschingen en Allemagne juste à la source du Danube.
Charmante citée que Donaueschingen avec sa source, son magnifique parc et son château. Une balade en vélo le matin fait du bien. Nous prenons notre temps pour flâner. Notre bivouac avec des départs de randonnées et des pistes cyclades était fort agréable et calme.
La source du Danube, fleuve long de 2870 km
Nous prenons la route vers le lac de Constance (Bodensee) endroit très prisé par les allemands. Nous trouvons un endroit bien tranquille pour nous installer le long de la rivière Argen au milieu des pommiers, des fraisiers et du houblon bien sûr.
Tranquillement nous traversons l’ Allemagne en direction de Salzbourg en Autriche. Un arrêt dans une station thermale de Bad Airbling où un joli parking pour CC bon marché pour passer la nuit et faire des rencontres avec d’autres campers.
Le temps se met presque à l’ été et nous prenons la décision d’aller en Tchéquie plutôt que l’ Autriche. Toutefois nous nous arrêtons dans la magnifique citée de Passau.
Cette ville frontière avec l’ Autriche est vraiment une bonne surprise. Traversée par le Danube, c’est le départ de nombreux croisiéristes qui navigueront sur ce fleuve en direction de Budapest et vers la Roumanie.
La ville offre gracieusement une belle place de parking pour CC ce qui est très appréciable, surtout qu’il s’agit d’un point de départ de piste cyclable pour aller au centre.
Quelques km de pédalage le long du Danube et nous voilà dans la vieille ville tout a fait remarquable. Un air estival avec du monde et des files d’attente chez les marchands de glace.
Nous ne pouvons pas résister bien sûr. Un très bon moment très agréable.
De retour dans notre maison ambulante et un bon moment de partage avec nos voisins allemands.
Le lendemain il fait encore plus chaud. Direction la Tchéquie par une route bucolique. Pas l’éoliennes dans le paysage, des champs de la verdure, des arbres fruitiers en fleurs et un arrêt pique nique au bord d’un lac.
Que c’est beau cette nature qui se réveille avec tous ces oiseaux.
En cours de route nous découvrons une petite ville avec son centre très particulier.
PRACHATICE
Nous trouvons de quoi être hébergé dans un petit village du nom de SLAPY et nous profitons des commodités du lieu pour faire du linge et prendre le soleil chaud dans ce lieu tranquille.
Pratchatice
Pratchatice
Poursuite de notre route en Tchéquie par les petites routes bordées d’arbres fruitiers en fleurs.
Il fait chaud jusqu’à 28° et en traversant les petites villes ou villages des découvertes s’offrent à nous comme le magnifique castel ZRUC NAD SAZAVOU avec son grand parc et ses nombreuses randonnées pédestres possibles.
Nous avons trouvé un endroit très agréable près d’un lac où un propriétaire d’un terrain au bord de l’eau qu’il loue pour une modique somme de 4 € aux campers. Grand moment de détende au soleil. Autour du lac beaucoup de monde pour cette première journée estivale. Vers le soir tout devient calme.
Le château de ZRUC NAD SAZAVOU
Nous arrivons en Pologne par la route en direction de Wroclaw, très fréquentée par de nombreux semi-remorques. Ce qui choque par rapport à la Tchéquie, très proprette, c’est les innombrables panneaux publicitaires le long des routes.
Nous avons repéré une source d’eau potable.
L’accès est un peu chaotique par un chemin de terre, mais un petit sentier de randonnée nous amène à cette source très spéciale. De nombreux locaux viennent avec des bidons plastiques les remplir de ce précieux liquide sous l’oeil bienveillant d’une madone.
Nous ne ferons pas beaucoup de km aujourd’hui et nous resterons pas mal de temps en Pologne, vu que nous ne pourrons rentrer en Russie qu’à partir du 1 mai. C’est l’occasion de retrouver des souvenirs de 50 années en arrière.
Nous avons trouvé un endroit original et rustique pour passer la nuit. C’est un restaurant “cabane” qui propose quelques places de stationnements très bon marché. De plus la spécialité c’est la truite. Un bon repas pas cher et copieux.
Notre voyage se poursuit en Pologne et nous prenons tout notre temps pour aller de découvertes en découvertes comme ce couvent cistercien à RUDY ou nous pouvions nous installer pour la nuit au milieu d’un grand parc, avec de lacs, des parcours de randonnées, des jeux pour enfants, et une superbe végétation préservée.
Après une bonne nuit de repos nous prenons la direction de la très réputée mine de sel de WIELICZKA. Il y a très longtemps j’ai eu l’occasion de visiter cette mine très impressionnante. C’était encore sous le régime communiste.
Tout a changé pour accueillir les nombreux touristes qui viennent du monde entier et nous prenons la file du guide français pour la visite. Cette mine est un incontournable du tourisme de la Pologne.
Notre guide était parfait pour les explications. La descente interminable de l’escalier en bois et la remontée en cage ascenseur sont restées comme à l’époque ou j’ai visité le site, mais d’autres espaces étaient ouvert.
La fameuse chapelle dont la construction dans le sel a durée 70 ans.
L’air dans la mine est particulièrement sain grâce au sel et contrairement au mines de charbon les accidents n’étaient pas si nombreux, malgré la difficulté de l’exploitation du site. Le grand danger résidait dans les explosions de méthane.
Une fresque, parmis d’autres, ci dessous dans la grande chapelle qui donne cette perspective en relief très impressionnante.
Nous sommes sortis de la circulation très dense de Cracovie pour trouver un petit parking dans un village polonais pour y passer la nuit.
Un changement important de notre plan de route a été décidé. Plutôt de passer la frontière aléatoire de Lettonie nous allons rejoindre le port de Burgos en Bulgarie pour un éventuel ferry jusqu’en Georgie.
C’est un voyage de 3 jours sur la mer Noire, mais pourrons passer la frontière russe par la Géorgie et compte tenu du contexte actuel, et faire notre projet initial en Asie centrale.
Quoiqu’il en soit nous voici en Slovaquie après traversé de beaux paysages de montagne moyenne. On dépense nos derniers zlotys et nous voilà de nouveau avec des euros.
La belle place historique de BARDEJOV en Slovaquie.
Nous trouvons un super endroit près d’un petit lac poissonneux, sauf que voilà nous nous retrouvons embourbé ….
C’est l’incident stupide mais qui fait parti de l’aventure.
Pour nous sortir de ce mauvais pas des branchages, des pelletés, et de l’huile de coude pour pousser. Après plusieurs tentatives le camion s‘enfonçait toujours plus.
Heureusement 3 jeunes filles slovaques qui campaient pas loin nous ont proposé leur aide. Et finalement grâce à leur aide nous sommes sortis de ce mauvais pas.
Voilà l’ équipe de choc qui nous a sorti d’affaire
La Slovaquie est très nature. Les paysages ont su garder un côté authentique, avec ces petits villages nichés dans les collines verdoyantes.
Nous avions l’intention de bivouaquer tout près de la frontière hongroise et sans le vouloir nous nous retrouvons en Hongrie avec un poste frontière quasi symbolique.
Nous voulions stationner près d’un cours d’eau “amazonien” mais le terrain était dangereux. De plus une neige de duvet émanant des peupliers trembles rendait le stationnement presque impossible.
Nous nous positionnons sur le parking d’un lieu très prisé par les visiteurs avec une remontée mécanique, un stade couvert pour la pratique du hockey.
On repasse en Slovaquie, puis la Hongrie, puis la Roumanie.
Nous avons trouvé un magnifique emplacement naturel pour l’observation des oiseaux à SATU MARE et passer la nuit.
L’ accueil dans la première ville était très agréable. Arrêté devant un distributeur, un homme est venu spontanément nous demander si nous avions besoin de l’aide, tout en nous souhaitant un bon voyage.
Sur l’endroit ou nous nous sommes posés, la police municipale est venue nous souhaiter une bonne nuit.
L’endroit est aussi apprécié par les riverains qui viennent se promener avec les enfants, mais aussi des jeunes jusque tard dans la nuit mais sans aucune nuisance.
Après le chant des grenouilles et des crapauds, place aux chants des oiseaux sous un beau soleil et une journée chaude qui s’annonce.
Direction TURDA et ses mines de sel. Pour faire notre lessive et quelques autres nécessités logistiques, nous optons pour un petit camping familial simple et bien agréable avec des propriétaires très sympathiques.
Il fait chaud et beau et au programme non loin de notre camping nous allons visiter l’attraction locale : les mines de sel de TURDA.
Contrairement à WIELICZKA cela semble moins “grandiose” à l’extérieur, mais quelle surprise !
Pas de guide, mais tout est bien indiqué, quelques groupes scolaires et visiteurs mais pas d’attente et pas de foule.
La descente commence avec un escalier et tout de suite nous sommes dans l’ impressionnante galerie horizontale taillée dans le sel.
Un long couloir taillé dans le sel de 895 m qui amène à des endroits extraordinaires.
Nous n’étions pas au bout de nos surprises quand nous arrivons dans une gigantesque salle à la hauteur vertigineuse.
Dans cette partie de la salle on peut voir les magnifiques stalactites de sel
Une salle immense dans laquelle sont aménagés des jeux comme des tables de ping pong, un amphithéâtre, un minigolf ou l’on peut passer la journée au fond de cette mine à l’air particulièrement pure.
On accède dans cette salle par un escalier ou un ascenseur
Le sel envahit tout le bois, les objets les escaliers.
En descendant encore plus bas un lac souterrain permet de faire une balade en barque.
Ce lac se trouve en fait dans un immense cône en sel d’une hauteur qu’on ne mesure pas vraiment sur les photos. Les dessins façonnés sur les murs sont une splendeur.
Le sommet du dôme se visite aussi et donne littéralement le vertige….
Le lac souterrain.
Ce fut vraiment une belle visite.
Nous reprenons la route vers Brasov dans les Carpates roumaines dont le plus haut sommet culmine à 2588 m.
Biensûr les sommets sont encore bien enneigés. Le temps estival que nous avons connu jusqu’à maintenant va changer radicalement, avec le retour de la froidure et même de neige mêlée à la pluie.
L’avantage de pouvoir se déplacer librement c’est de pouvoir “fuir le mauvais temps” et normalement la météo sera plus clémente au bord de la mer noire.
Sur les conseils d’une famille que nous avons rencontrés dans les mines et qui parlait le français nous nous rendons dans un petit village au pied des plus hauts sommets de Transylvanie dans les Carpates, PORUMBACU DE SUSE avec son tout petit parc d’attraction de fées et de jeux pour les enfants.
Bon c’est bien que c’était sur notre route car l’endroit était quasi désert et fait pour les enfants surtout. Nous avons tout de même dû nous acquitter une entrée de 40 lei (4 euros) pour pas grand chose et dont nous avons vite fait le tour.
Cependant les nombreux parking dans cette belle nature nous offre un bon spot pour passer la nuit.
Nous supposons que le week end et pendant les vacances l’endroit doit être envahit de visiteurs.
Comme nous sommes dans une région habitée par des ours (Il y a partout des avertissements pour les randonneurs), j’ai mis ma camera extérieure pour capturer en vidéo l’activité nocturne autour de notre CC.
RAS si ce n’est que dans la nuit une voiture de police faisait sa ronde.
Il fait toujours beau et chaud. Direction vers le plus beau château de Roumanie. Le Castelul Peles.
On arrive à l' un des parkings par une route très sinueuse à travers la ville de Sinaia avec ses belles demeures, ses nombreux hôtels et restaurants.
Malheureusement le château est fermé et en travaux de restauration. Pas de chance mais les environs et les abords sont magnifiques.
Une petite partie de la cour intérieure.
L’intérieur du château serait de toute beauté avec les aménagements et les mobiliers d’ époque.
Nous voulions poursuivre vers le château réputé de Dracula Mais le gps nous joua des tours. Nous décidons, pour éviter la pluie à venir de quitter les Carpates et nous diriger ver Bucarest, la capitale. Nous trouvons un beau parking à côté d’un monastère qui draine de nombreux visiteurs.
Il est vrai que le Manastirea Ghighiu est exceptionnel. Malgré en bordure d’une route très fréquentée dès qu’on pénètre dans l’enceinte du monastère c’est calme et plénitude.
Nous nous promenons dans ce magnifique parc avec une très longue pergola de glycine en fleurs et très odorante. C’est amusant de s’asseoir et regarder les gens déambuler sous ces fleurs.
Après une bonne nuit de repos, nous nous dirigeons vers la mer Noir. Après avoir étudié la possibilité de prendre le ferry de Bourgas en Bulgarie pour Batoumi en Géorgie, nous avons décidé de prendre l’option de continuer la route par la Turquie en longeant la mer Noir.
Le prix est trop cher, car il faut compter 1200 € minimum pour le trajet et 3 jours dans le bateau. Nous devrons donc composer avec le timing des visas de 90 jours en Turquie qui se décomptent aussi une fois sortie de Turquie.
Ce qui veut dire que l’option Ouzbékistan revient sur la table, car dans la durée nous devons aussi calculer le temps du retour.
Un dépassement de visa peut coûter très très cher jusqu’à, en plus, d’une interdiction de revenir dans le pays.
Malgré ces contraintes nous avons tout de même plusieurs solutions.
Rentrer par Moscou et la Lettonie, prendre le ferry de Batoumi Bourgas qui bizarrement coûte moins cher que l’ aller, ou raccourcir notre séjour en Asie pour avoir le temps de traverser la Turquie dans la limite des 90 jours.
Bon nous verrons bien comment les choses évolueront.
Pour l’instant nous nous posons à quelques km de la frontière Bulgare sur une place face à la mer et la plage directement à la sortie du véhicule. Au même endroit est stationné un voyageur solitaire suisse de Lucerne qui voyage depuis plus de 20 ans accompagné d’un gros ours en peluche comme passager…..
La station balnéaire est en pleine ébullition pour attaquer la nouvelle saison estivale. Pour l’instant c’est plutôt chaotique et pas très glamour.
La nuit fut bonne bien qu’une pluie diluvienne est tombée. Nous repartons sous la pluie et nous longeons la mer Noir jusqu’à Bourgas près de la frontière turque.
Sur le parcours le soleil est revenu et nous constatons que la mer est bleu comme le ciel. L’attribut de mer Noir n’a pas d’origine vraiment connu car comme toutes les mers elle bleu quand le ciel est bleu et gris foncé lorsqu’il fait pluvieux et sombre.
La route est bucolique, verte, et un peu chaotique surtout à l’approche de villes comme Varna. La pluie revient et nous stationnons sur le parking d’un monastère à POMORIE. L’affluence de ce monastère n’est pas comparable avec la ferveur roumaine.
Nous voyons beaucoup de grosses cylindrées ukrainiennes circuler, notamment dans la station chic de NESSEBAR, pour un pays en guerre cela semble bien étrange…..
Le long de la mer Noir
Cà y est, nous sommes en Turquie en traversant rapidement la petite frontière Bulgare Turque. Personnel correct sauf la guichetière PTT pour changer de l’ argent et prendre la vignette autoroute jusqu’à Istanbul. Pas un sourire et très désagréable….
Nous avons maintenant traverser tous les postes frontières de Turquie.
Les 2 postes par la Bulgarie, la Grèce 2 fois par Alexandrou et par la mer à Cesme.
L’autoroute très fréquentée qui va à Istanbul est assez chaotique dans le sens qu’il y a beaucoup de rafistolages, alors qu’en général les routes sont impeccables comme nous l’avons constaté il y a quelques mois.
Alors le stress maximal c’est notre arrivée à Istanbul pour chercher un emplacement dédié qu’il est très difficile à atteindre avec les applications GPS.
Une circulation incroyable et nous voilà empêtré dans les petites ruelles commerçantes de la ville avec notre CC. Deux heures de galère impossible à décrire tellement que cela relève du miracle d’en être sorti sans avoir rayé ou pire le CC.
Des ruelles tellement étroites avec des voitures qui se garent n’importe comment, des transporteurs à pied chargés comme des mulets qui slaloment, les piétons, les petites échoppes qui prennent le trottoir, les taxis, des marchands ambulants qui vous sollicitent, une anarchie totale mais normale où la passage de notre cc dans des endroits impossibles ne choque pas du tout.
Nous trouvons un grand parking, très calme malgré la proximité d’une grande artère qui ne désemplit pas jour et nuit.
Finalement par une dernière tentative nous arrivons à l’emplacement rechercher, tout près des sites touristiques réputés.
Il pleut et le temps est frais pas plus de 15° au meilleur moment de la journée, mais sur les conseils d’un couple de voyageurs, qui prennent la même direction que nous vers l’ Asie centrale, il ne faut pas louper la visite des vieilles citernes d’ Istanbul.
Bien équipé pour la pluie nous voilà a déambuler à pied cette fois dans la cohue de la foule d’ Istanbul. Magasins de vêtements à n’en plus finir, petites échoppes, restaurants bref une vie trépidante malgré les conditions météo.
Nous prenons la file d’attente pour la visite des citernes qui se trouve dans le quartier très prisé par les nombreux touristes qui viennent du monde entier. Le prix d’entrée du site est de 1200 livres soit environ 35 euros pour deux personnes.
C’est grandiose, une construction incroyable pour alimenter en eau cette grande ville.
Une timide éclaircie redonne du baume au coeur. Nous prenons un bon repas turque et c’est reparti pour parcourir les nombreux sites du lieu
Le soleil est revenu ainsi que des températures agréables et la dernière journée de ballade à Istanbul qui assez calme le dimanche. Le grand bazar est fermé mais dans les petites ruelles hors circuit touristique, les petits commerces sont tous ouverts et c’est bien plus agréable de déambuler tranquillement au milieu de la population locale.
Nous nous sommes soudain retrouvé dans une grande manifestation pro palestienne comme ce qu’on voir à la télévision, dans le cortège beaucoup de drapeaux, les femmes et les hommes le plus souvent séparés.
Après ces évènements en direct, nous sommes repartis dans les endroits surprenants d’ Istanbul et nous sommes rentrés dans un petit restaurant tout a fait au hasard pour vraiment nous régaler pour un prix très raisonnable contrairement aux endroits très touristiques où l’on se fait plumer.
Une dernière nuit avec des rencontres comme cette famille roumaine avec qui nous avons partager un alcool fort local (roumain) et un très bon moment convivial ou ce couple d’allemand de Stuttgart très sympathique, affublé d’un superbe Iveco.
C’est le départ, il nous faut traverser tout Istanbul d’ouest en est, prendre le pont fantastique qui traverse le Bosphore.
Le côté très moderne d’ Istanbul…
Enfin nous voilà sorti de cette ville trépidante ! Nous pique niquons au hasard au bord d’un lac au vert et au calme. Dommage que les beaux endroits sont jonchés de détritus, malgré les nombreuses poubelles présentes. Il y a encore des réflexes à adopter de ce côté….
Nous nous arrêtons devant des kiosques de bord de route et très spontanément on nous invite pour le fameux thé et des conversations difficiles mais çà va.
Le retour au calme dans la nature….
Nous trouvons notre bivouac à Yeniçaga une localité avec son lac et bien sûr son parc pique nique très prisé les WE et les jours fériés.
C’est près du lac, à plus de 1000m d’altitude, que nous trouvons une place. L’endroit draine la jeunesse qui arrive en voiture et musique, mais tout est raisonnable avec des signes d’amitié. Nous passons une bonne nuit en compagnie des chiens errants, mais tous tatoués et surtout très gentil même de trop parfois. Nous poursuivons notre route vers la Géorgie par une belle route surtout lorsque nous arrivons à OSMANCIK ville ancienne avec son énorme promontoire rochaux.
Aujour d’hui c’est férié en Turquie. C’est la grande fête de la souveraineté et des enfants. Il a partout des manifestations pour les enfants qui pour l’occasion gouverneront le pays.
Il fait très chaud plus de 28 ° et il annonce ici 34 ° demain avec un ciel sans nuage. Nous stationnons dans une grande place de ville et des garnements ont caillassé notre CC. Pas de dégât un simple petit impact. La ville est agréable et les gens sympas. Nous nous promenons sous la chaleur dans le parc très animé de la ville.
Le pont et le promontoire de Osmancik
Certains petits jeunes trouvaient un plaisir a perturbé notre sommeil en tapant sur le CC. Mais très vite tout rentra dans l’ ordre.
Nous poursuivons en direction de la Georgie en longeant la côte de la Mer Noire. Ce n’est le parcours le plus spectaculaire du pays mais nous avons tout de même des surprises comme ces innombrables cultures de noisetiers en montagne, en flanc de coteaux, comme le thé de Rize. Pour les lieux de bivouac il n’y a pas de gros problèmes pour en trouver face à la mer. La contre partie c’est que la route n’est pas loin. En Turquie le pique nique est une institution même en semaine en fin de journée.
Ici les jeunes ont leur lieu de rencontre, dans ce bus aménagé et décoré par leurs soins.
En fin d’après midi le rituel se met en place. Les voitures arrivent au bord de mer avec le déballage très organisé des chaises, couvertures, barbecue, repas, boissons, tables. Femmes et hommes, enfants, bébés, jeunes garçons et filles, personnes âgées et c’est parti pour de longues heures de palabre, de ventilation des braises et bien sûr les odeurs qui vont avec. C’est comme cela dans toute la Turquie
Notre CC intrigue et rencontre du succès. Aujourd’hui il a eu droit à une révision avec vidange et remplacement des filtres dans un garage comme on en rencontre dans toutes les villes cad un quartier dédié avec des dizaines d’ateliers où çà travaille comme une fourmilière.
Travail rapide et soigné et surtout très nettement moins cher qu’en France.
Visite d’un marché local, mais les fruits et légumes manquent un peu, c’est normal vu la saison
GEORGIE:
Nous voilà en Géorgie. Après quelques achats de fruits et légumes en Turquie pour liquider la monnaie qui nous restait et en longeant la Mer Noir en passant de la culture de noisetiers à la culture de fameux thé TCHAI dans la région de Rize, nous arrivons à la douane.
C’est toujours très spécial en fonction du moment. Côté turc je ne sais pas si c’était l’heure de la sieste, mais nous étions bloqués pendant un bon moment ne sachant pas ce qui se passait exactement. Finalement comme par enchantement tout se libère. Côté géorgien, fouille en règle du véhicule, et contrôle des papiers par un douanier qui n’inspirait pas vraiment la sympathie avec son air condescendant. A peine sorti de la douane, ambiance géorgienne avec une circulation chaotique devant les nombreux guichets de change.
Mais des personnes très serviables nous aidaient à faire le change et acheter une carte sim.
Mais nous voilà plongé dans la circulation de Batoumi qui se trouve à une quinzaine de km de la frontière. Assez facilement nous avons trouvé le parking près du port où nous resterons 2 jours pour visiter la ville.
Petite ballade nocturne dans la ville pour se mettre dans le bain.
La journée est consacrée à cette ville pittoresque de Batoumi.
Un mélange architectural détonant, où le passé récent se mélange avec une vision moderne et contemporaine. Il arrive beaucoup de visiteurs de la Turquie voisine, des bus entiers déversent les touristes d’un jour, l’endroit est aussi le point de passage des nombreux camping caristes russes qui vont en Turquie. Aujourd’hui samedi il y a semble-t-il beaucoup de mariages dans la ville. Klaxons, crissement des pneus, musique à fond.
Batoumi et la Géorgie en générale est un mélange de culture dite occidentale, russe, et évidemment autochtone qu’on ne peut comparer avec aucun autre pays.
Déjà rien que son écriture est unique. Le centre de la vieille vile côtoie les immenses hôtels modernes. Le port est très animé avec des départs en bateaux pour touristes, des vendeurs de salades de fruits, les échoppes de souvenirs des restaurants, des bars
etc…
La Pâque orthodoxe est normalement début mai (çà dépend des pays) et devant les églises se vendent les bouquets de buis, des encens, des bougies.
Après une bonne ratatouille maison nous profitons de l’animation du samedi soir et en nous promenant au hasard nous tombons sur une grande animation dans un parc avec des jets d’eaux, des milliers de badauds, des stands de produits locaux, de la musique, des jeux comme le ping pong, les tables de billard, et un concert plein air.
Une belle ambiance familiale et bon enfant.
Le parc est très beau avec une belle forêt de bambous géants.
Nous avons quitté Batoumi après une belle rencontre avec des voyageurs français du pays basque.
Et après fait un shampoing au CC qui en avait bien besoin. L’autoroute jusqu’à Tbilisi avance bien sous le contrôle des chinois. Il fait beau et très chaud jusqu’à des pointes de 30 32 degrés.
Nous avons trouvé une super place dans un prés, à côté d’un cours d’eau tumultueux pour bivouaquer. Nous ne sommes plus qu’à une centaine de km de Tbilisi.
Les abords de cette grande rivière aux eaux tumultueuses sont inlassablement grignotés par le courant. Par sécurité nous nous sommes mis un peu à l’écart du bord car durant toute la nuit nous avons entendu les éboulements.
Une très belle journée ensoleillée et chaude qui nous invitait à prendre tout notre temps dans cette endroit calme. Comme nous n’étions plus tellement loin de notre destination du jour et que nous connaissions pour y avoir été l’année dernière.
Nous avons aussi rendez vous avec notre ami Pierre et son épouse Russo.
Nous voici sur le parking de la cathédrale de SVETITSKHOVELI et grâce au connaisseur du lieu notre ami Pierre nous mangeons au restaurant Aurum un délicieux Catchapouri à se rouler parterre.
Nous avons découvert la maison de nos amis et leurs magnifiques compagnons à quatre pattes très affectueux. Un très bon moment de partage avec un vin maison et un délicieux gâteau local. Un grand merci à eux pour l’accueil.
Un bonne nuit de repos et l’aventure continue en direction de la fameuse route militaire qui arrive en Russie.
Cette route est unique car elle traverse le Caucase et tout au long il y a des surprises. Le col le plus élevé s’élève à 2400 m et heureusement la neige à quasi disparu car c’est spectaculaire avec le transit des camions venant et allant en Russie. Beaucoup de visiteurs russes en famille car demain c’est férié.
Sur la route militaire un monastère avec toujours des échoppes pour les touristes aux abords.
Les montagnes caucasiennes.
Des curiosités géologiques
Le monument de l’amitié des peuples érigé à plus de 2000 m
Le versant nord du Caucase en direction de la Russie
Nous avons passé la nuit dans un beau canyon à quelques km de la frontière russe.
Certaines parties de la route très impressionnantes
Pour arriver le plus tôt possible à la frontière, nous sommes partis de bon matin mais la route n’était pas surchargée. Frontière géorgienne et route neutre de 4 km nous arrivons à la frontière russe. Nous suscitons un peu de curiosité mais tout se passe bien jusqu’au moment où un problème de n° attribué par le consulat russe sur un des passeports ne colle pas. Et c’est là que commence la galère. Des heures d’attente, des vas et vient entre les bureaux bref tout finit par s’arranger malgré l’attente. La “sympathie” du personnel féminin ne déroge pas à ce que j’ai connu à l’ époque dans les pays de l’ Est…
Le début de l’entrée de la frontière
Le trafic dans les tunnels avant la frontière…..
Contrairement les douaniers masculins sont plus affables et prêt à nous aider. Bref nous connaissons maintenant la douane russe, le personnel et eux nous connaissent à nous voir errer de guérites en guérites pour remplir un x ème document jamais correctement remplit selon eux. Mais dans l’après midi tout finit pas se régler et nous voilà en Russie.
Globalement le passage de frontière en Russie était correct. Hormis ce problème de N° qui vient de la faute du consulat en France, que se soit la fouille du véhicule, l’accueil en général on a connu pire.
Nous quittons le Caucase et de belles routes nous amène à notre bivouac. La Russie ne manque de rien, les magasins sont hyper bien achalandés, on trouve de tout, le coca cola et autres produits typiquement occidentaux bien en vu, doivent probablement échappés aux sanctions…… Mystère….
Au bord de route on trouve tout au long des produits locaux bien présentés. Les gens sont respectueux sur la route hormis de vieilles Lada qui se prennent pour des Ferraris. Les piétons sont respectés bien plus que dans certains pays.
Les cultures de fruits comme les pommes, les poires et les céréales sont énormes dans cette petite partie du pays que nous traversons. C’est propre et les maisons bien tenues.
Nous arrivons fourbus dans cette petite station thermale de Istochniki, au milieu de nulle part, très bien accueilli. Un des employés très serviable nous offre une spécialité locale genre de crêpes avec un lait fermenté.
Voilà comme nous sommes reçus. Nous en profitons pour rester une journée pour nous baigner et une nuitée en plus tellement l’endroit est sympa et surtout pour nous reposer aussi de nos émotions de la veille.
Une couleur ferrugineuse, mais très chaude qui fait vraiment du bien.
Le propriétaire du lieu est très serviable et nous pose des questions sur notre appréciation des lieux. L’eau est paraît-il très bénéfique et c’est vrai ce bain nous a redonner du tonus. Et cet étrange sentiment de se retrouver à poil dans la douche collective avec des russes c’est quand même quelque chose d’unique…..
Après une très bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner, nous quittons la station thermale pour prendre la direction d’ASTRAKHAN dernière ville avant le KAZAKHSTAN.
Un contrôle routier avec des gendarmes très sympas, des villages typiques, des vergers immenses voilà le décor qui défile.
Le GPS nous indiqua le chemin en diagonale et la route fut agréable jusqu’à Velichaevskoe petit village. A ce moment commence une route sans revêtement et un panneau d’avertissement qu’on ne comprenait pas qui signalait quelque chose au km 40….
Comme des véhicules prenaient cette route nous ne pensions pas avoir 100 km à faire à travers une alternance de steppes, de désert, de sable, de routes complètement défoncées.
Pourtant le paysage est exceptionnel, mais les conditions de circulation absolument terrifiantes, car au km 40 nous avons compris que le chemin n’est plus praticable surtout par temps pluvieux.
Beaucoup d’étangs dans un cadre sauvage
Les choses se corsent…
Faut pas rester planté, grâce au 4X4 nous nous en sommes sortis.
De pire en pire…..
Bien secoué le camion…..
Par endroit comme des congères.
Nous arrivons à notre but la nuit tombée. Nous stationnons près d’un terrain de foot dans le petit village de KOMSOMOL’SKII où à peine arrivés des enfants se rapprochent du CC. Nous les faisons rentrer pour voir l’intérieur.
Encore un journée bien mouvementée mais un magnifique coucher du soleil sur la steppe sera notre belle récompense.
Nous prenons la direction de la ville frontière avec le KAZAKHSTAN. Belle route très peu fréquentée et nous voilà dans le delta du plus long fleuve d’ Europe la Volga
La chevelure des steppes….
De petits lacs salées, des troupeaux de montons, chèvres et vaches et des fermes isolées dans cette immensité.
Le delta de la Volga conjugue une richesse de belle nature avec ses marais, et ses lacs à perte de vue, mais aussi des constructions, des vestiges industriels et des déchets qui gâchent le paysage.
Nous ne trouvons pas de place pour bivouaquer et c’est finalement une place de parking devant la longue promenade de la Volga dans la ville surprise d ‘ASTRAKHAN.
Cette ville est très intéressante au premier abord, et c’est très agréable de se balader le long du fleuve. Beaucoup de monde, des rollers, des trottinettes électriques, des jeunes filles très “ à la mode”, de la musique bref une bonne ambiance.
Les restaurants ne sont pas chères et très bien tenus.
De petites maisons très originales près des plans d’eaux.
Le long de la Volga
Coucher de soleil sur la Volga
Nous consacrons la journée à la visite de la ville. C’est la Pâque orthodoxe aujourd’hui, il y a donc beaucoup de manifestations autour de l’ église qui se trouve dans l’enceinte du grand château (kremlin en russe). D’abord un défilé de voiture dans les rues de la ville, une scène pour un spectacle de chansons et danses typiquement russe. La ville est dotée de magnifiques parcs et il y a des préparations de la commémoration de la victoire russe sur le nazisme. Astrakhan est une belle ville à l’architecture très particulière.
Le temps est frais, avec un vent du nord qui renforce l’impression de froid, mais pas de pluie. Des navires accostent sur les quais pour le transport commun local. C’est agréable de découvrir cette ville avec beaucoup de jeunes gens qui soit pique niquent ou palabrent sur les bancs publics.
Alors à première vue, la mode, ici du moins, du tatouage n’existe pas. Par contre les filles parfois très jeunes sont généreusement maquillées, avec un look extravagant et narcissique (selfies obligent) et il n’est pas rare de voir garçons et filles flirter sur les bancs.
Nous avons assisté à un spectacle de chants et de danses de tradition russe très entraînant, avec des thèmes classiques de la culture du pays
Une bien belle journée en immersion dans la population avec quelques achats de produits artisanaux fait par des bénévoles.
Un long parc avec de nombreux jets d’eau.
De grand panneaux de photos de la guerre sont sur le parcours du défilé.
De nombreux magasins de caviar.
Le beau temps chaud revient et c’est le départ vers d’autres contrées.
Le parking que nous occupions depuis 2 jours juste à côté de la Volga, nous avions comme voisin de sympathiques suisses de Zurich partis pour 6 mois en Asie centrale. Comme il se doit de bons échanges et d’informations.
Ce moment dans Astrakhan fut un très bon moment ou nous étions vraiment en immersion avec la population locale.
Il y a de bons restaurants et de bonnes pâtisseries. A Astrakhan les magasins sont discrets, des rues entières avec des échoppes à peine visible de l’ extérieur. C’est mignon comme tout. Bien entendu, les grandes enseignes s’affichent, même que nous voyons des KFC dans toutes les villes….
Par exemple, il nous fallait changer de l’ argent en roubles puisque l’ Occident a bloqué le système Mastercard et Visa.
Nous sommes allés à la première banque venue et quel accueil clientèle ! Tout est moderne, bien organisé, avec un ticket de passage et une rapidité de traitement du change. Les russes possèdent un système de carte de paiement propre au pays et il y a des distributeurs partout.
Quand je pense que chez nous les banques n’accueillent plus que leurs clients sur RDV…..
Les premières impressions que nous avons depuis que nous sommes en Russie est que les choses sont assez simples. On trouve de tout, la police est courtoise, les gens sympas, la conduite automobile correcte avec un respect des piétons évident. Bien sûr les russes font durer leurs voitures et tant qu’elles roulent çà fait l’affaire. Pas de contrôle technique bien sûr.
Les feux tricolores sont presque tous dotés d’un compteur ce qui est très pratique pour évaluer le temps qu’il reste pour manoeuvrer.
Il y a des points négatifs comme les déchets qui s’accumulent dans les zones moins dense, et les chiens font le boulot d’éventrer les sacs….
Beaucoup de personnes nous prennent en photo….
La question se pose aller au Kazakhstan ou rester en Russie ?
Nous sommes juste à côté de la frontière et finalement nous optons pour rester en Russie. Nous allons longer la Volga et le Kazakhstan jusqu’à l’ancienne Stalingrad appelé Volgograd dans un premier temps. Le paysage dans une grande partie du Kazakhstan est assez monotone avec des centaines de km dans la steppe.
Sans aller trop loin nous circulons au milieu des marais, des affluents de la Volga et au hasard en prenant une petite route nous arrivons à un super spot en pleine nature entre des cours d’eau énormes, des prairies bien rasées par les vaches, les hordes de chevaux. De plus nous profitons au maximum du beau soleil. L’endroit est absolument superbe. Le silence sauf les grenouilles qui s’en donnent à plein poumon.
Un castor, un lièvre, des marmottes, des vaches, des chevaux, de l’eau partout c’est dans ce décors que nous nous réveillons avec un soleil éclatant.
Et c’est tout tranquillement que nous reprenons la route le long de la Volga en direction d’un lac salé qui s’appelle BASKUNCHAK.
La route est dominée par la steppe côté Kazakhstan et de la verdure, des prairies inondée du côté de la Volga. Una alternance de petits villages un peu délabrés et d’autres mieux entretenus un peu comme la route tantôt chaotique et parfaite. On trouve de l’ essence partout, des petits magasins pour l’essentiel
U.n échange particulièrement intéressant que j’ai eu avec cette personne très éclairée sur la politique du moment
Environ 40 km pour rejoindre le lac salé se fait sur une piste très chaotique…..
Mais cela valait la peine, vraiment.
Les wagons prêts à être chargé de sel.
Vers la fin de la journée arrive les locaux pour faire trempette dans l’eau salé. On ressort tout blanc. Mais sans chaussure au pied la marche dans l’eau est impossible. Nous avons testé mais le sel s’incruste dans tout.
La seule montagne de 150 m le Bogdo, est l’attraction de la région puisqu’en grande partie la steppe est sous le niveau de la mer. Mais les ballades y sont règlementées. La montagne augmenterait de 1 mm par an……
Le lac la nuit
La nuit fut calme. Nous découvrons qu’une autre route bien plus carrossable pouvait nous amener ici. Tant pis au moins nous pouvons rejoindre la route en direction de VOLGOGRAD notre prochain arrêt, dans de meilleur conditions de circulation.
De ce côté de la Volga en longeant le Kazakhstan la route est en réfection car elle est par moment avec plein de nids de poule.
Et c’est pas le pire….
Volgorad est notre destination d’ aujourd’hui. Sur la route nous avons eu un contrôle policier, mais c’est un civil qui faisait l’inspection sommaire du CC.
Question habituelle, de quelle frontière nous sommes arrivés, avez vous de la drogue….. mais tout ceci se passe très gentiment avec une poignée de main avant de reprendre la route.
Il y a moins de points de contrôle qu’en Turquie ou au Maroc avec la différence qu’ici on se fait arrêter. C’est normal vu que des camping cars de surcroît français on doit être sans doute les seuls dans le pays.
Nous arrivons à l’entrée de Volgograd, anciennement Stalingrad, ville d’un million d’habitants pour nous poser dans un Hôtel avec bungalows et quelques places pour stationner le CC tout au bord de la grande Volga aux bords sablonneux et des plages.
La dame qui tenait le site, rustique et en pleine nature, était très serviable, et pour la modique somme de 600 roubles soit 6 euros nous avons pu en plus faire le linge dans leur machine à laver. L’endroit offre une magnifique vue sur Volgograd que nous visiterons demain.
Coucher de soleil sur la ville séparée par la Volga.
Une partie de la ville la nuit vue de notre bivouac.
Encore une journée exceptionnelle, celle du 9 mai, où la Russie célèbre la victoire sur le nazisme.
Nous posons notre CC sur le parking d’un centre commercial. Le temps de prendre une carte sim et direction vers l’attraction principale de la ville, la célèbre énorme statut de Kourgane Mamaiev.
En ce jour ce lieu historique devient un pèlerinage et particulièrement aujourd’hui avec un défilé de milliers de personnes qui viennent gravir les marches vers la statut, en emportant drapeaux, photos des victimes de la guerre, habits, médailles etc…
C’est très impressionnant la ferveur qui se dégage et un spectacle permanent où il se passe toujours quelque chose de particulier pour évoquer cette triste époque.
Je demande une famille ce que signifie ce drapeaux que beaucoup portent. Il symbolise le drapeaux de la victoire.
Des nostalgiques de Staline exhibent son portrait.
Un flot continue de “pèlerins” gravissent la colline.
La flamme “éternelle” avec des milliers de noms de victimes de la guerre.
Difficile de tout décrire toutes les scènes qui se déroulent, mais nous suivons la foule.
Ce “pèlerinage” fait quelques km et l’on croise des gens qui témoignent vestimentairement ce passé.
Après ce moment particulier, nous continuons de longer sur 45 km la Volga sur le côté ouest du fleuve. Le temps de faire le plein d’eau dans une station d’essence nous voilà stationné au bord de ce fleuve absolument majestueux, où par moment on se croirait au bord de mer.
Le temps est beau mais un vent frais désagréable nous oblige à bien s’habiller.
Après une excellente nuit sans bruit et très calme nous continuons à longer la Volga. Les point de chute sur le trajet sont si nombreux que nous faisons à peine une soixantaine de km pour nous poser dans un site tout à fait remarquable.
ALEKSANDROVSKIY GRABEN et les alentours sont de toutes beautés, avec des falaises qui plongent dans la Volga, des plages de sable fins, des prairies immenses qu’on ne peut accéder que par des chemins. L’endroit est très prisé par les gens qui viennent de Volgograd pour se détendre et profiter des vues exceptionnelles. Nous avons en plus le beau temps, avec toutefois un vent persistant qui refroidit l’atmosphère. L’avantage du CC est qu’on peut l’orienter pour profiter des chauds rayons du soleil.
Il faut le bateau pour traverser la grande Volga
La magnifique côte de la Volga avec au loin notre petit CC….
De belles plages de sable blanc.
Le magnifique site de ALEKSANDRODROVSKIY
A part les beaux paysages se sont les rencontres fortuites que nous faisons en ce lieu. En randonnant nous croisons d’autres marcheurs et à certaines occasions la discussion s’établit. La surprise bien sûr de voir des français voyager en Russie et l’occasion de témoigner que nous apprécions leur pays.
Des échanges vraiment exceptionnels et fructueux. Nous voyons que nous sommes vraiment appréciés de venir visiter la Russie et de montrer aussi que nous apprécions les gens et la Russie.
Ainsi une personne vient nous poser une question en russe et nous lui expliquons que nous sommes français, du coup il court au devant d’un groupe pour leur dire que nous sommes français. Et le contact s’établit grâce à la traduction instantanée avec le portable. Il se trouve qu’une des personnes était il y quelques années fille au pair en France. Ils étaient si content d’ échanger avec nous et nous également. Voilà des moments uniques qu’on vit dans les voyages et qui resteront dans la mémoire.
Un beau chapeau en herbe…..
Un moment vraiment sympa
La soirée allait nous réserver une surprise de taille. En regardant le beau ciel étoilé et le croissant de lune, je me dis il ne manque plus qu’une aurore boréale. Et Bingo l’incroyable arriva !
Seul sous le ciel c’est “magique”
Avec une tempête solaire hors norme les aurores boréales sont visible en France, mais penser qu’au sud de la Russie le phénomène est possible je n’y croyait pas, et pourtant !
Grâce à un KP de 8 sur 9 l’incroyable se produit.
Le lendemain devant ce paysage et le soleil nous traînons un peu, pas pressé de prendre la route. Direction KACHYMINE, où une colonie allemande habite la ville. Nous nous posons au bord d’un bras de la Volga. Il y une plage, et beaucoup de pêcheurs. A côté de notre place se trouve un centre de loisirs haut de gamme avec piscine, chalets de luxe, restaurant.
Alors pourquoi ne pas se faire plaisir d’aller au restaurant. L’endroit est classe, le service parfait et l’addition salée. Mais bon il faut s’immerger dans toutes les situations possible pour connaître le pays et cers gens n’est pas ?
Le restaurant
De vrais avions servaient de décoration….
Les chalets de location
Les gens nous voyant nous font des signes de bienvenue, comme ce jeune couple très enthousiaste qui nous expliquait ce qu’on pouvait voir dans la région, tout en montrant les photos sur leur portable tout en nous posant des questions sur ce qu’on pense de la Russie, du conflit en cours etc…
De très bons moments de partage, les gens prennent des photos de notre plaque d’immatriculation et sont étonnés de voir des français en visite dans le pays en levant le pouce avec un large sourire et de bonnes poignées de main.
La pose du pêcheur scrutant le bouchon est universelle…..
La nuit fut bonne, toutefois nous nous sommes déplacés vers un petit parking bétonné vers 5 hres du matin car la pluie commençait à tomber et nous étions stationner sur de la terre battue en pente.
Après le petit déjeuner direction toujours vers le nord par la route très fréquenté des camions, des convois militaires, des voitures, qui longe la Volga. Nous avons remarquer un spot très intéressant d’un toute petite commune de BELOGORSKOE, à moitié abandonnée qui expose ses antiquité agricoles dans la rue de terre battue, et les magnifiques falaises blanches qui plonge dans la Volga.
C’est la surprise de la journée. C’est croquignolet, et fait voyager dans le temps. Au bout de la route du village de grandes falaises blanche ^plonge dans la Volga. Mais le temps se gâte et nous préférons après la visite et les photos prendre la direction de la ville de SARATOV.
La pluie devient de plus en plus intense et traverser la ville de Saratov sous la pluie était galère, donc pas question de stationner ici.
Le petit village de BELOGORSKOE (une partie)
Le charme des maisons du village, certaines sont habitées.
Mon coup de coeur….
L’ancienne église
La pluie nous accompagnera jusqu’à un spot superbe trouvé au hasard. Un promontoire herbeux sur la Volga avec une vue époustouflante, alors que la pluie cesse et le soleil couchant réapparaît.
La nuit fut fraîche mais le soleil brille. A quelques KM de là nous tombons par hasard sur un petit parking qui cache en contrebas un endroit spécial.
Il s’agit d’une source “miraculeuse” avec une petite église et une boutique d’objets religieux et des liqueurs de plantes. Tout cela est bien caché, mais connu des locaux qui viennent se ravitailler avec des bidons.
La particularité de ce site c’est qu’il y a 3 petits bassins dans des cabanes en bois prévus pour une baignade très rapide car l’eau est très froide. Je l’ai expérimenté….
On a fait le plein d’eau
Miraculeuse peut être, mais très froide et revigorante.
La petite chapelle tout en bois.
Le breuvage spécial….
Nous longeons toujours la Volga et nous prévoyons de dormir dans la ville de SYZRAN qui borde la Volga, et voilà que le GPS ne fonctionne plus, ni sur la voiture et ni sur google maps. En perdition dans cette ville où justement les gens sorte du travail comme des fourmis, ainsi que les écoliers. Finalement malgré ce stress le GPS se mit à refonctionner par intermittence et nous arrivons au parking.
L’endroit se trouve devant un parc avec des activités pour les enfants et les jeunes comme des terrains de basket, un terrain de skate, des balançoires etc…des petits kiosques de boissons. Le lieu est très prisé par la jeunesse malgré un vent glacial très désagréable.
La ville possède un kremlin (chateau) une église typique, et plein de magasins dont il faut deviner se qu’ils vendent car les devantures dans beaucoup de villes que nous avons visitées sont très discrètes avec parfois juste une petite lucarne pour servir.
Nous avons changé de l’argent dans une banque locale avec un service exemplaire et une rapidité d’exécution surprenante.
Petit marché local.
Notre lieu de bivouac à Sysran
L’ économie russe se porte bien car ce grand pays est en pleine ébullition, même s’il reste encore beaucoup à faire au niveau des déchets et des nids de poules dans certaines villes.
Par contre le réseau routier sur des axes comme la M5 qui traverse le pays en venant des contrées lointaines de l ‘Est comme la Chine est un chantier quasi permanent. Il faut dire que la circulation sur cette route est énorme au point que nous avons décidé de changer d’itinéraire en nous dirigeant vers Kasan dans la république du Tatarstan.
On ne lésine pas sur les moyens et malgré la circulation dense çà circule sans bouchon.
Une belle route dans la campagne immense avec de petits villages voilà ce qui nous convient. Nous avons repéré un endroit au bord d’un bras de la Volga pour stationner. Un havre de paix avec quelques datchas autour et une petite plage. Un des propriétaires vient spontanément nous saluer avec comme c’est la coutume une bonne poignée de main (uniquement entre les hommes), et nous proposer du bois pour faire un feu.
Pas de bruit durant la nuit, et hop en direction de KAZAN.
La route secondaire que nous avons prise pour arriver à notre bivouac au bord de la Volga que nous suivons maintenant depuis quelques centaines de km est très agréable. Peu de circulation une alternance de forêts de feuillus et des champs à perte de vue et de tant à autre un petit village perdu dans cette immensité. Au cours d’une halte nous faisons un gros bouquet de muguet tellement il y en avait.
Voilà que nous arrivons en République de Tatarstan
Le Tatarstan fait parti de la Fédération de Russie. Toutefois on note une différence de culture, de physique, de langue et de religion principalement musulmane. Un mélange historique de Mongols, Slaves, et Roms.
On sent aussi que le climat est plus rude, sauf qu’aujourd’hui il fait très beau avec des températures de 11° mais au soleil il fait bon. Et voilà que nous arrivons à notre lieu de bivouac tout près de la Volga et d’un village typique.
Mais il devenait urgent de faire une lessive. Nous avons trouver de l’eau “miraculeuse” dans cet endroit.
Avec une pompe manuelle, une eau cristalline jaillit de ce lieu
Juste à côté de la source il y avait encore des congères de neige….
Faire le linge est toute une organisation, mais on se débrouille comme des chefs….
Et ensuite le séchage. Avec le soleil et un peu de vent çà sèche vite…Il fallait juste trouver un endroit pour tirer le fil à linge….
Et maintenant le magnifique endroit où nous nous posons pour rester 2 jours tellement c’est beau. Un prés qui donne sur une toute petite plage et la majestueuse Volga qu’on prendrait pour une mer tellement c’est elle est large par endroit. A côté de nous, dans les marais les pêcheurs locaux s’activent et c’est incroyable mais il y a du poisson dans ces marécages.
La Volga est grandiose.
Une bonne prise et on ne lésine pas sur les moyens jusqu’à rentrer la remorque dans l’eau.
Vers le soir le spectacle est à son comble avec un magnifique coucher de soleil.
Et une belle rencontre avec des habitants de Kazan venus admirer le coucher du soleil ou nous avons pu mieux connaître l’histoire des gens de cette république
Finalement en consultant la météo on prévoit pour demain de la pluie et comme nous stationnons sur un terrain à risque nous sommes partis dans l’après midi pour aller sur un terrain plus solide en face de l’affluent KAMA qui se jette dans la Volga. Alors pour accéder à ce terrain la route sur un cours trajet, heureusement, fut un supplice pour la voiture et nous. Mais l’emplacement était à côté d’un nouveau lotissement très chouette qui donne sur l’affluent.
Le TATARSTAN est spécial et surtout il nous semble assez riche. Les routes sont impeccables, les maisons colorées et propres et moins de déchets sauvages. La spécialité gastronomique est beaucoup de viandes et de poissons fumés. Surtout du cheval, du moutons, de la volaille mais pas de porc.
L’orthodoxie et l’ islam ne pose pas de problème et cohabite parfaitement même qu’il a des couples mixtes.
Une mosquée et une église dans un tout petit village.
La suite du programme c’est aller en direction de l’ OURAL et plus précisément pour visiter le grotte glacière de KOUNGOUR. La route est longue jusque là bas surtout que nous évitons si possible les grands axes. Nous roulons dans la campagne profonde de la Russie parsemée de petits villages très authentiques.
En cours de route il y a toujours des surprises comme cette source qui nous permet de nous ravitailler en eau potable.
On pourrait faire des centaines de photos de ces petites maison en bois plein de charme et très colorés.
Nous avalons des km sans nous en rendre compte avec la pluie.
Un petite échoppe où l’on trouve de tout….
C’est dans cette toute petite échoppe qu’une femme nous apostropha nous disant :
Vous êtes venus en Russie pour fuir la France de Macron ? Et sa femme c’est un homme !
Il faut donc se trouver dans ce tout petit endroit perdu au fin fond de la Russie pour avoir une analyse politique très fine et juste de la politique française.
La traversée d’un village du Tatarstan
Le tuyau jaune c’est la canalisation de gaz…..
Il nàus fallait bien trouver un endroit pour passer la nuit. Les chemins avec la pluie sont impraticables et finalement nous voyons au loin un monastère ou église abîmé par le temps et les intempéries où il doit bien y avoir un endroit pour passer la nuit.
Effectivement il y a de la place. Nous suscitons la curiosité, et un groupe de jeunes s’approche du CC et cherche à nous parler.
Et c’est avec plaisir que la discussion, grâce au téléphone, s’entame.
Je leur donne une carte de visite avec mon blog, et c’est avec enthousiaste qu’ils vont montrer leur “trophée” aux filles restées en retrait.
Ils revinrent nous demander si je pouvais faire une photo d’eux et la faire figurer dans mon blog…..
Les jeunes du village avec qui nous avons sympathisés.
(les visages sont volontairement floutés pour le respect de la vie privée vu que les jeunes sont mineurs)
Nous avons bien dormi sur ce parking improvisé devant l’ église et nous voilà à nouveau sur la route pour rejoindre la grotte glacière. Il nous reste environs 350 km à parcourir dans la campagne, à traverser les pittoresques villages de la région. Nous avons quitter le Tatarstan.
La végétation commence à peine à mettre sa parure de printemps, et la difficulté c’est de s’adapter aux changements d’horaires qui passent tantôt d’une heure et de plus 2 heures. Nous suivons un affluent le KAMA, de la Volga qui pourrait être un grand fleuve tellement il est grand et large.
Parfois la route se transforme en chemin de terre battue.
En traversant les villages…..
On ne s’ennuie pas sur les routes russes. Voilà qu’en pleine nature qu’une compétition de motocross attirent le monde.
Les villages noyés dans la nature.
La longue route en direction de l’ Oural
Et toujours la surprise de trouver une source d’eau potable bien aménagée, perdue dans la forêt.
Nous retrouvons la KAMA et une superbe place pour piqueniquer et bivouaquer. Ce qui est formidable en Russie, entre autres, c’est qu’on peut s’installer partout dans cette grande nature et trouver des coins superbes.
Le soleil est revenu, avec du vent mais on n’annonce du plus chaud les prochains jours.
L’affluent KAMA bien agité avec le vent.
Notre bivouac attire du “monde”. Comme nous stationnons tout près du rivage, juste derrière nous il y a quelques habitants. C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de Sergueï et Maria venus à notre rencontre.
L’occasion de faire connaissance et partager un moment. Ils voyagent beaucoup à l’intérieur de la Russie et le rêve de Maria c’est de visiter la France.
Encore un moment fort de partage et de témoignage.
Le coucher du soleil sur la KAMA arrive, et 3 jeunes filles, curieuses, “rôdent” autour de nous. Nous brisons la glace et très vite les rires et échanges fusent.
Les 3 jeunes filles prennent la pose devant le magnifique coucher du soleil…
Nous arrivons à KUNGUR réputée pour sa grotte de glace. Nous pouvons nous garer sur un grand parking et l’endroit promet d’être très intéressant.
Le prix d’entrée varie selon l’heure. Nous avons payé 1300 roubles par personne ce qui équivaut à 13 euros par personne. La visite se fait par groupe avec un guide qui parle beaucoup, mais on ne comprend rien c’est normal. La grotte était intéressante, pas trop spectaculaire car on s’attendait à plus de glace.
Nous passerons la nuit sur ce parking. Spontanément des gens viennent faire la causette avec nous en nous posant des questions comme d’où venons nous, combien de temps resterons nous en Russie, très heureux qu’on apprécie le pays.
D’autres passent en voiture en faisant des signes comme des coeurs, une famille tellement heureuse de voir des français ne tarissait pas d’éloges qu’on soit là.
Nous avons encore un capital de sympathie auprès des russes et nous essayons d’en être digne à notre niveau.
Mais quel dommage d’avoir un président français aussi stupide, fou et pervers qui fait honte à notre réputation. Il détruit méthodiquement ce que l’histoire a mis tellement de temps à construire entre les peuples et notamment l’ amitié franco russe.
Beau soleil de plus en plus chaud, mais déjà on annonce dans le coin une chute des températures dans quelques jours avec des gelées matinales.
Aujourd’hui, nous allons franchir l’ Oural dans sa partie la moins haute, pour aller du côté asiatique de la Russie et à l’entrée de la Sibérie occidentale.
Notre ville étape sera la 4ème plus grande ville de Russie avec plus 1 million et demi d’habitants cad IEKATERINBOURG, chargé d’histoires.
La route pour y parvenir fut assez pénible à cause des travaux routiers colossaux sur ce tronçon. Sur près de 100 km les bouchons se succédaient. Mais il y avait tout de même des parties en 4 voies. Mais c’était aussi l’occasion pour certains de venir nous parler et de nous remercier de venir en Russie pour leur rendre visite. Igor et les autres viennent spontanément nous serrer fermement les mains pour se présenter et très content de pouvoir nous parler.
Nous arrivons enfin. Il y a 3 hres de décalage horaire avec Paris et il fait encore jour à 22 hres. Un ravitaillement dans un gigantesque centre commercial ou l’on trouve de tout. Le centre abritait aussi un IKEA, mais les sanctions ridicules et stupides de l’Occident on fait disparaître l’ enseigne, tout comme des constructeurs de voitures comme Renault.
Mais la Russie n’a pas besoin de ces entreprises car le marché est florissant pour les marques japonaises, chinoises, allemandes et locales avec LADA qui fabriquent des voitures très confortables.
Mais des marques françaises ont toujours pignon sur rue comme Yves ROCHER, Pierre Cardin et bien d’autres.
Ikéa est parti, mais vite remplacé.
Sur le parking, les SUV ne manquent pas.
Rien ne manque dans les rayons et le choix est énorme.
Nous avons noté un parking dans le centre même de cette grande ville où il est possible de trouver une place de stationnement, habituellement complet la journée mais plus libre en soirée. Les avenues sont grandes et la circulation facile même s’il faut être très vigilant et par chance un place vient de se libérer.
L’ambiance dans cette ville est dingue. Beaucoup de jeunes, de la musique, de la danse, du bruit, la foule qui se promène sur les quais de la rivière ISSET. Voilà qui change du calme et la nature que nous privilégions. Mais c’est pas désagréable de se plonger dans cette ambiance festive.
De belles choses à découvrir.
De la musique partout.
Les bickers ont aussi leur point de rassemblement.
Coucher de soleil sur la ville.
Comme nous sommes installés au centre et au point stratégique du passage de promeneurs sur les berges, je ne sais pas si la nuit va être bonne. A côté de nous un groupe fume de la chicha, les voitures passent et pétaradent, avec de la musique à fond, bref nous verrons bien.
Dans tous les cas çà vraiment plaisir de voir une jeunesse pleine de vie qui dansent dans la rue, chantent et s’amusent.
Journée citadine pour découvrir cette belle ville à la frontière de la Sibérie. Il fait beau et chaud. Profitons-en car demain un refroidissement significatif est prévue avec gelée matinale.
Ce qui frappe c’est les nombreuses galeries marchandes qui côtoient le luxe et l’accessible. Ici rien à envier aux galeries Lafayette ou aux Printemps.
C’est aussi dû aux hivers rigoureux ou l’on peut passer du temps dans ces galeries au réseau incroyable.
Les filles, les femmes en général sont vraiment comme on dit à la mode. Du classique bon chic aux excentricités, le paraître est essentiel. Il me semble qu’il souffle sur la ville un mélange de discipline ou l’on se respecte mutuellement, et un vent de liberté qui s’anime surtout vers le soir après l’ école et le boulot.
La Russie a bien changé. Lénine fait la promotion pour Rolex ?
On voit très peu de policiers, les automobilistes sont respectueux, bref on se sent bien à Iekaterinbourg. La ville est tellement grande qu’il est impossible de tout voir en une journée. Mais nous avons tout de même beaucoup marché et beaucoup vu aujourd’hui. Nous dormirons encore à notre place au centre cette nuit avant de continuer l’aventure.
En voulant changer de l’argent nous avons rencontrer un français en costume cravate. La discussion rapide n’a pas pu nous éclairer sur sa présence.
Un diplomate ?
Une équipe de choc chargée de l’entretien des espaces verts en pleine action.
L’ancien côtoie le moderne.
Nous allons quitter cette belle ville de Iekaterinbourg. Vraiment cette ville nous a donnée un très bon moment de détente et de plaisir. Nous nous sentions très bien, avec des rencontres très agréables et sympathiques et une qualité de vie exceptionnelle où tout est conçu pour le bien être des habitants qui doivent subir les rigueurs climatiques.
Cela se ressent chez les gens qui sont souriants et courtois pour la plupart. Nous n’avons vu aucune agressivité si ce n’est les trottinettistes qui comme partout je suppose, se prennent pour les rois du monde…. et slaloment dangereusement entre les piétons.
Très agréable de se promener le long de l’Isset où il y a tellement de choses à voir.
Nous allons longer l’Oural en descendant vers le sud à travers les forêts. Les hivers rigoureux les routes sont très malmenées.
Nous trouvons à proximité d’un lac, qui sont nombreux ici, une place pour profiter de l’environnement et de passer la nuit.
Les forêts de bouleaux ne manquent pas. Comme un air de Suède…..
Nous quittons cet endroit calme et beau pour allez dans la direction des lacs qui entourent la ville de TCHELIABINSK. Tout va bien sauf qu’à un moment nous nous retrouvons devant une grande porte grillagée qui s’ouvre à notre arrivée. Nous rentrons et c’est là que nous nous retrouvons enfermés face à des militaires qui nous parlent sans comprendre sauf qu’il ne faut pas faire de photos et il n’y a pas d’internet pour traduire.
Un gradé sort de d’un bureau et nous fait comprendre que nous sommes dans une zone interdite et que nous devons faire demi tour. On fait donc marche arrière et pas de possibilité de rejoindre les spots que nous avions prévus.
On n’avait pas d’autres solutions que de retourner sur Iekaterinbourg par la même route chaotique de l’aller.
Nous stationnons dans un autre endroit près d’un beau lac. Mais la bise qui souffle fort rend l’atmosphère désagréable. Une courte ballade autour du lac et on rentre dans notre maison ambulante bien au chaud.
Un chemin bien aménagé fait le tour du lac et est très prisé par les sportifs
Le changement d’horaire est toujours aussi perturbant, car il fait jour très tôt et le soir on n’a pas envie d’aller se coucher. De plus les jeunes russes viennent dans cet endroit pour écouter de la musique le matin de très bonheur…..
Nous sommes toujours dans l’expectative de la suite de notre voyage. Allez dans l’ Altaï qui fait frontière avec la Chine, la Mongolie et le Kasakhstan nous oblige à faire encore 2300 km au minimum. Nous avons pris un visa de 3 mois et pour faire ce périple nous aurions du faire un visa de 6 mois au moins, car il faut penser au retour qui ne laisse pas beaucoup de choix du trajet.
Ensuite le contexte incertain géopolitique, que nous ne ressentons absolument pas ici en Russie bien au contraire, mais avec la menace persistance d’envoyer des troupes de Macron, procure un sentiment d’insécurité venant de l’Occident, qui est dans une paranoïa mensongère médiatique et politique.
Comme un habitant russe, étonné de voir des français en vadrouille dans le pays, nous demanda sur un ton sarcastique si nous sommes sûr qu’on nous laissera à nouveau ressortir…..
Une plaisanterie certes mais à la vue de la folie contagieuse occidentale, les choses pourraient vite se détériorer. Et pourtant depuis maintenant presque un mois on ne s’est jamais senti aussi en sécurité et libre qu’en Russie.
On peut bivouaquer partout, les gens sont d’une infinie gentillesse et tellement content de voir des voyageurs dans leur pays dont ils sont fiers. Jamais nous n’avons vécu un si grand intérêt des gens à notre égard dans nos voyages.
Alors quid de la suite ? Comme nous l’avions envisagé cap sur la ville thermale de TYOUMEN en Sibérie.
Nous arrivons dans cette ville incroyable faite d’innombrables constructions modernes. Par chance nous trouvons une super place de parking en plein centre et juste en face d’un salon de coiffure. L’occasion de faire un rafraîchissement qui a été pratiqué avec beaucoup de zèle et de gentillesse par la coiffeuse.
Nous visitons la vieille ville qui possède un charme certain avec la traversée de la rivière Toura et surtout ses maisons anciennes.
Malheureusement les thermes, pourtant réputées, sont pratiquement réquisitionnées par les hôtels et les sources publiques manquent d’entretien ou sont presque à l’ abandon. Donc pas de baignades chaudes. C’est dommage.
Nous reprenons la route vers le sud de Tioumen, le lendemain en espérant avoir des températures plus clémentes. Nous nous posons devant un magnifique petit lac, en pleine forêt de pins, à Kurgan. Les aménagements publiques autour du lac sont vraiment bien fait et attirent de nombreux habitants après la rudesse de l’hiver, pour prendre le soleil. Des courageux n’hésitent pas plonger dans l’eau encore froide.
Toutefois nous faisons la redoutable expérience de l’ennemi n° 1 des lacs et autres plans d’eau : les moustiques ! C’est horrible ! Impossible de rester dehors à moins d’être habillé comme des cosmonautes. Des gens très gentils qui piqueniquaient nous demandait de faire un selfi avec eux. Mais l’attaque virulente de ces bestioles ne nous permis pas de faire de grandes conversations. Nous avons compris que nous installer près des lacs pourtant si nombreux n’était pas la meilleure solution. Nous aurions voulu rester plus longtemps dans ce bel endroit, mais pour rester enfermé dans le CC, où ouvrir la porte était déjà tout un stratagème.
Le matin de bonne heure, arrivèrent déjà de courageux baigneurs et marcheurs. Un groupe de personnes un peu âgés ne se laissèrent pas impressionner par les moustiques. Ils sortirent le casse croute et entonnèrent des chants. On se demandait s’il ne s’agissait pas d’un rituel pour les faire fuir. Eh bien non. Lorsque nous sommes partis on ne savait pas s’ils nous saluaient ou chassaient les moustiques, je blague, ils nous saluaient vraiment.
Nous avions prévu pour aujourd’hui un autre spot sympa, mais la pluie nous obligea a changer nos plans. Direction la ville qui se revendique être la porte de la Sibérie TCHELIABINSK; une ville de plus d’ 1 million d’habitants. Pour y arriver il faut prendre la fameuse route M5, chargée de centaines et de centaines de camions qui roulent à vive allure. Ici pas de pause le WE çà roule tous les jours.
De beaux lacs et l’immensité de la campagne sibérienne et en sortant de la route de petits villages isolés aux maisons abandonnées ou malmenées par les rigoureux hivers.
Nous arrivons à Tcheliabinsk et nous trouvons facilement notre parking en plein centre ville et par chance une place idéale vient de se libérer. Les places de ce parking sont très convoitées et bientôt nous sommes pris en tenaille. Impossible de sortir, mais heureusement que nous resterons 2 nuits sans bouger.
Nous commençons la visite. Beaucoup de circulation mais le système quasi généralisé de décompteurs sur les feux, même pour les piétons est vraiment intelligent et bien utile pour circuler.
Nous cherchons un restaurant géorgien que nous avons vu sur maps, mais le plus simple c’est de se faire montrer le chemin par 2 jeunes filles qui nous accompagnent jusqu’à l’endroit.
Nous nous sommes bien régalés avec un catchapouri authentique, dans un cadre et une ambiance géorgienne et pour terminer une tchatcha (liqueur typique de Géorgie) offert par la maison. Le serveur très poli nous souhaite une bonne soirée, content d’avoir pu servir des français.
Une promenade digestive sous un vent très frais et voilà encore une journée bien remplie.
Comme quasiment partout beaucoup de parcs avec des attractions pour enfants et adultes.
Ici une exposition de pierres polis magnifiques pesant jusqu’à 15 tonnes pour certaines.
Nous partons pour visiter la ville. Un beau parcours le long de la rivière Miass, bien aménagé, mais une bise glaciale rendait la balade pas très agréable.
Alors toute la ville a une prédilection pour les illuminations nocturnes. Tout est illuminé, les arbres, les maisons, les bâtiments, les parcs, enfin tout se qui peut être éclairé. Une rue piétonne très large est illuminée par des centaines de boules éclairantes. Nous voulions prendre des photos ce soir mais nous étions stationnés à côté d’un très grand générateur électrique qui alimente un kiosque dont le propriétaire l’a mis en marche. Il était impossible de rester avec le bruit et surtout les émanations de la combustion qui nous auraient asphyxiées.
çà doit être joli la nuit….
Très rapidement, nous trouvons à quelques km de la ville un endroit magnifique qui est très prisé les WE, avec une petite plage, et un grand plan d’eau. Nous étions seuls et grâce à un point d’eau nous avons pu faire les travaux d’intendances comme le linge par exemple. Il fait tellement froid malgré le soleil que même les moustique ont disparu…..
Les vieux tramways roulent toujours et donnent un côté rétro à la ville.
Dans la plaine Sibérienne au loin, un village perdu dans l’immensité.
Des prés, des champs, des forêts surtout de bouleaux, à perte de vue.
Nous profitons d’un magnifique coucher de soleil à notre nouvel emplacement.
Le lendemain matin une personne chargée de l’entretien du site vient nous saluer en nous précisant qu’il ne faut s’approcher pas avec le véhicule à moins de 50 m du rivage, car c’est une zone de captage d’eau du lac, donc protégé. Il nous a ouvert les sanitaires pour se ravitailler en eau.
Nous profitons du radoucissement des températures et après le petit déjeuner direction l’ Oural du sud qui devraient être un peu plus montagneux.
Nous prenons au hasard un spot près d’un lac, mais voilà que nous nous retrouvons en pleine forêt sur un chemin chaotique. L’endroit était introuvable et après quelques km interminables nous décidons de faire demi tour.
Mais qu’est ce qu’on est venu se perdre dans ce labyrinthe…..
Pas trop loin se trouve un parking près du lac de TURGOIAK près de la ville de MIASS et à l’entrée d’un parc national. Très bel endroit prisé par la population locale jeunes et adultes viennent se ressourcer après le travail car tout est prévu pour la détente.
Il faut dire que les aménagements publics sont un atout de la Russie. Les communes investissent beaucoup pour le bien être des habitants qui peuvent utiliser les structures pour soit faire du sport ou se reposer et profiter du soleil.
Le soleil est là, mais le vent….. il est si fort qu’on ne reste pas dehors longtemps même que les rayons du soleil sont chauds.
Qu’importe, de la petite ville à côté le rituel quotidien de venir au lac jusque tard le soir est presque sacré.
Les galets posés absorbent la chaleur du soleil et çà fait du bien une fois assis….
La belle plage aménagée qui fait le bonheur de tous.
Et comme partout nous suscitons la curiosité. Certains se prennent en selfie devant le CC, d’autres ralentissent pour voir la plaque d’immatriculation et d’autres engagent spontanément la conversation avec plein de mots de bienvenue.
Nous avons traversé l’ Oural par un couloir vallonné pour arriver en Sibérie occidentale, maintenant en prenant la direction de Oufa nous traversons l’Oural du sud qui bien plus montagneuse. Nous allons en direction du parc national TAGANAÏ à Zlatooust.
Un grand parking avec des gardes est le départ de nombreuses randonnées bien balisées. L’inscription obligatoire pour occuper un emplacement est payante. 1,50 d’euros pour rester la nuit, avec des conseils d’itinéraires pédestres et profiter de cet endroit magnifique.
Une fois installé nous nous préparons pour la randonnée d’environ 10 km. C’est très beau et le clou de l’escapade c’est les grandes moraines qui sont comme des rivières de pierres en majorité de quartz imposant
La randonnée n’est pas difficile, nous sommes arrivés juste avant la pluie. Les gardiens veillent à la préservation du site et contrôlent, si on les rencontre, le ticket.
Sous les pierres on entend de l’eau qui s’écoule.
vue du parc naturel
On n’a pas rencontré d’ours mais c’est surtout des petites bêtes qu’il faut se méfier comme les tiques car les cas d’encéphalites à tiques qui sont très courant et majoritairement en Russie. Douche et inspection sont de rigueur, surtout qu’une de ces bêtes cherchait déjà à nous vampiriser….Mais elle a été détectée à temps.
Ce matin il fait 6 ° et il y a du brouillard. Nous allons vers Oufa et cherchons un emplacement pour bivouaquer. La route est fatigante avec un trafic intense où il faut être très vigilant avec tout ces camions qui roulent à vive allure et les tronçons remplit de nid de poule.
Un immense chantier est là aussi en cours pour transformer cette route en autoroute
Un emplacement sur l’application nous conduit dans un endroit très humide donc infesté de moustiques et finalement nous arrivons sur un grand parking pour semi remorque. Nous nous installons à un endroit un peu en dehors mais près de la route très bruyante. Un responsable du parking vient nous dire qu’on ne peut pas rester ici et qu’il faut se garer dans le parc prévu. Pour 200 roubles seulement soit 2 euros on ne se fait pas prier surtout qu’il semblerait que le petit déjeuner est compris ce qui est incroyable. Tout est très bien organisé, le restaurant, les douches, la blanchisserie, l’emplacement qui est surveillé 24 hres sur 24.
Nous avons retrouvé une fois l’ Oural traversé, le soleil et des températures de 20°….
Une nouvelle et intéressante expérience avec la vie des routiers qui sont si nombreux à prendre la M5 qui traverse l’immense Russie
La rue d’une ville ou se mêle des charmantes maisons colorées et immeubles de l’ère soviétique.
Nous quittons la cohabitations avec les routiers où tout est si bien organiser pour leur faciliter le confort.
La blanchisserie par exemple fonctionne 24/24 h et 7/7 jours. Pour 3.50 vous amenez votre baluchon de linge qui est vite pris en charge par les préposée au lavage et séchage. Nous avons profité pour laver toute la literie.
L’ Oural est une frontière météorologique car nous avons des températures de plus de 20 ° et nous n’allons pas trop loin pour nous poser au bord d’un lac qui curieusement il n’y avait pas de moustiques. On se prélasse au soleil et des jeunes viennent nous voir pour nous apprendre les rudiments de la langue russe. Des pêcheurs, l’endroit est superbe, même si l’orage est venu nous perturber un peu, mais par chance il est passé à côté et nous juste effleuré.
çà bourgeonne….
Aujourd’hui pour éviter la M5 nous prenons des routes de campagnes en direction de SAMARA. Il fait très chaud 34 °. Quel contraste avec ce qu nous avons connu encore il y quelques jours. Les moustiques sont en été le problème en Russie, au point où l’on se demande si des températures plus fraîches ne sont pas plus supportables. Presque impossible de se mettre à côté d’un plan d’eau. Aussi nous avons pris l’option d’un parking près d’un monastère. Et pour l’instant c’est bon.
Tous les villages sont bien colorés, du moins surtout les toits
La Russie est immense
Le long de la fameuse route M5 on ne s’ennuie pas vraiment. Par exemple de nombreux vendeurs de miel avec des pots immenses attendent les clients.
La recherche d’un point d’eau est une préoccupation quasi quotidienne. Et avec de la chance parfois on tombe sur une source providentielle….
Le projet c’est de retrouver la Volga mais en faisant la rive contraire qu’en remontant. L’objectif c’est le lac salé d’ ELTON qui se trouve sur la frontière ouest du Kazakhstan. Mais la route est encore longue.
La nuit près du monastère était très calme. Il fait chaud dès le matin et nous nous mettons tranquillement en route vers la Volga. La route est une alternance de portions chaotiques et de bonnes routes. Ce n’est pas le trajet le plus usité ce qui est normal car il n’y plus de grandes agglomérations de ce côté de la Volga, mais une succession de villages. Nous cherchons un spot au hasard et en prenant de petits chemins le long de la Volga et l’ on trouve des endroits avec une nature luxuriante, une biodiversité exceptionnelle mais, le revers de la médaille à cette époque c’est encore et toujours les moustiques.
Au point où l’on se demande comment les gens qui habitent près de l’eau peuvent supporter cela. A peine dehors c’est l’attaque… et c’est dommage car rien n’arrête ces bestioles.
Donc cela relève de l’exploit de prendre des photos dehors.
Nous stationnons au milieu de cette belle nature.
Un orage, une pluie et tout redevient calme avec un castor qui s’affaire et des grenouilles qui s’en donnent à coeur joie
Volontairement nous ne sommes pas allés au Kasakhstan pour plusieurs raisons.
La première c’est qu’une fois en Russie on a envie d’en connaître d’avantage sur ce pays de contraste, on se sent bien, et il faut bien avouer que les choses sont simples ici. On trouve de tout partout, l’essence qui représente la plus grosse part du budget est très bon marché (63 cts le litre) et surtout il y a de bonnes stations qui proposent un diesel de qualité qui n’encrasse pas le moteur, le gaz propane, pour la cuisine, le frigo, le chauffage et l’eau chaude coûte en moyenne 16 cts le litre !
Ensuite on se sent en sécurité, le change d’argent est rapide dans n’importe quelle banque, le calcul de la conversion rouble euro est très simple
comme 100 roubles 1 euro arrondis.
Si l’on recherche l’aventure exotique comme rouler dans la steppe, côté russe nous avons fait l’expérience….
Et surtout pour visiter l’Asie centrale un visa russe de 3 mois comme nous l’avions est insuffisant. Il faut souscrire une assurance santé qui n’est valable qu’en Russie. Dès qu’on visite un autre pays il faut souscrire un autre contrat. Bon de petits détails qui ne sont pas le plus important.
Nous avons pour l’instant eu que des contacts très sympathiques et gentils avec la population. La police qui surveille la route est présente mais comme le pays est tellement grand, on ne voit leur présence que sur certain point du réseau routier.
On est libre de circuler partout.
Bref quitter en transit rapide la Russie c’est dommage car il y a tant à faire et à voir. C’est un pays en plein chamboulement et franchement on est très loin des clichés erronés et il faut le dire mensonger venant de l’ Occident.
En tant que français nous avons encore un capital de sympathie auprès des russes. On entend des chansons françaises sur les ondes de la radio quasi quotidiennement. Comment pouvons nous laisser se flétrir l’histoire franco russe entre les mains d’ un paranoïaque hystérique qui ment aux français sur les intentions de la Russie ? Ici le bolchévisme communiste c’est bien fini.
Il est peut être un peu tôt pour faire un bilan complet, mais depuis plus d’un mois ici, la Russie nous a mis l’eau à la bouche pour aller encore plus loin.
Voilà un bilan très très succinct.
Pour la suite nous comptons visiter le Daguestan qui fait parti de la fédération de la Russie avant de reprendre la route vers la Géorgie….
Une nuit presque tranquille mais importunée par quelques moustiques qui se sont dissimulés, car nous avions pris toutes les mesures pour les éliminer.
L’endroit est vraiment magnifique, avec un soleil radieux, ce plan d’eau avec ses nénuphars, ses lys. La nature après un long hiver explose littéralement.
Tout a fait par hasard nous tombons sur le mémorial dédié à Youri GAGARINE qui a atterri exactement à cet endroit non loin de la Vola. Un grand parking et un chemin bien entretenu nous permet d’accéder en vélo à cet endroit historique.
Le premier homme qui est allé dans l’espace…..
La capsule originale à l’emplacement précis de son atterrissage
Le parking n’est normalement pas prévu pour passer la nuit. Un agent de la sécurité est venu en vélo nous prévenir car il ferme le site. Mais en lui demandant gentiment vu l’heure il en réfère à son chef qui nous donne l’accord pour passer la nuit.
Tout cela avec le sourire.
La belle vue sur la Volga que Gagarine avait en sortant de sa capsule.
En longeant la belle Volga de ce côté nous sommes émerveillés de la belle nature qu’offre ces paysages.
Les activités qu’offre la Volga comme la pêche, les ballades, le canoé, sont nombreuses et font partie de la vie locale. Ici chacun bichonne son habitat, même si les rues dans les villages sont soit sablonneuses où en terre battue, le charme est total.
L’objectif est le lac salé d’Elton perdu dans les steppes directement sur la frontière du Kasakhstan et comme on pouvait s’y attendre la route est chaotique au point que nous rebroussons chemin, car faire plus de 200 km dans ces conditions sont éprouvantes tant pour le véhicule que pour nous même. Nous longeons donc la côte de la Volga pratiquement déserte. Il fallait traverse un fjord de la Volga et nous ne savions pas s’il y avait un bac qui assurait la traversée.
Au bout de la longue route droite nous arrivons à un embarcadère rustique où quelques voitures attendaient le bac.
Dernière tentative pour se rendre au lac salé d’ Elton que nous avons abandonné au final car 220 km sur une route chaotique sous une température de 35 ° c’est trop éprouvant tant pour nous que le véhicule.
De plus un panneau interdisait la circulation au poids lourds dès que la température dépassait 32°. Pour vraiment nous décourager la météo annonçait des orages sur le site. Alors tant pis, la Volga est tellement superbe…..
ll fait très chaud plus de 35° enregistrés. Plusieurs sorties dans les villages qui bordent la Volga pour admirer ces paysages grandioses.
Des cafés originaux le long de la route…..
Un vieux bac pour traverser un bras de la Volga
Il y a tellement de choses à voir le long de la route vers Volgograd.
Une nuit très difficile sur le parking d’un supermarché ouvert 24/24 à défaut d’un autre spot près de Volgograd. Une chaleur insupportable, pas moyen d’aérer à cause des insectes et cette manie qu’on les jeunes de faire de dérapages toute la nuit…..
Nous avions des voisins en camionnettes très sympas qui sont venus nous saluer avec un pot de conserve de cerise fait maison. Des passants qui viennent là aussi nous serrer la main et nous souhaiter la bienvenue. Sans trop nous attarder le lendemain nous partons pour passer de l’autre côté de la Volga. Seule possibilité traverser le pont qui mène au centre de Volgograd.
Cette ville est extraordinaire car tout est fait pour le bienêtre de la population comme nous l’avons vu dans beaucoup de villes. Les aménagement du bord du fleuve sont tou simplement fantastique.
Sur des km on peut déambuler avec des musées, des endroits pour des spectacles plein air, des jeux pour enfants, pour du jogging où tout simplement se promener.
Un amphithéâtre sur la Volga
Un exposition d’artistes dont le thème est consacrée à l’opération spéciale en Ukraine.
Cela peut paraître choquant, mais l’exposition est réservée au plus de douze ans et c’est dans l ADN russe cad la famille, la défense de la patrie, le sacrifice et les artistes illustrent bien qu’il n’y a pas d’impérialisme russe comme à la triste époque du bolchévisme, mais la défense de la Russie contre le nazisme qui est encore tellement présent quand on sait que 20 millions de soldats sont morts pour le combattre.
Nous poursuivons un orage qui nous oblige à quelques arrêts pour éviter des grêlons, et la pluie.
Mais les conditions météorologiques orageuses se généralisent et nous trouvons un spot parfait, près d’une église dans un tout petit village. Voilà que nous prenons l’orage en plein sur nous. Le CC tangue le vent la pluie battante, les éclairs, bref un bel orage impressionnant.
C’est en sortant du CC une fois que l’ orage est passé que nous avons vue qu’une branche d’un arbre est tombé juste à côté du CC.
Et bien sûr la combinaison chaleur orage pluie et retour du soleil c’est la joie pour les insectes….
Les autochtones sont parés contre ce fléau avec des combinaisons intégrales pour s’en protéger. Pas vraiment des moustiques, mais des nuées de moucherons agressifs qui vous rentre dans la bouche, les oreilles etc…
Nous avons fait la connaissance de OLANA et OCHA deux enfants du villages qui s’amusaient avec un vélo et une trottinette pas déranger par ces bestioles.
Bref c’est bien dommage pour les ballades, mais les photos ci dessous ne sont peut être pas extraordinaires mais relève de l’exploit….
Un aparté, suite à un commentaire délirant de BHL qui affirmait récemment que les russes faisaient la queue pour acheter des oeufs….
Le rayon des oeufs dans un supermarché….. no comment
Une bonne nuit de repos au calme après la tempête. Nous reprenons la route tranquillement, pour nous arrêter aux nombreux points d’intérêt. Ce côté ci de la Volga la route est très bonne avec de la steppe à perte de vue, des troupeaux de vaches, moutons, chèvres.
La steppe offre tout de même des paysages variés dans son jus.
Il suffit de quitter la route et l’on découvre des sites enchanteurs, notamment dans les villages.
Nous visons particulièrement les églises, souvent très majestueuses et restaurées pour un tout petit village. C’est souvent que nous trouvons un endroit pour passé la nuit. Pour l’histoire des moustiques, nous avons acheté la parade comme les locaux. Une tenue anti moustiques efficace que tout le monde porte pendant ce mois fatidique de prolifération.
Un calendrier de restauration
Nous poursuivons car l’endroit était parfait mais en plein soleil sans une parcelle d’ombre. Nous trouvons une place dans un autre village, mais une dame vient nous dire qu’on ne peut pas stationner devant l’ école, mais devant l’épicerie il y a des places.
Nous préférions continuer et finalement dans un tout petit village une église, et donc une place pour stationner. Et nous devenons l’attraction des jeunes qui viennent nous parlementer. Alors les garçons arrivent en mobylette et les filles tournoient autour du CC.
C’est donc le moment de faire connaissance. Beaucoup d’enthousiasme, de gentillesse, et les jeunes filles viennent même nous offrir un baume protecteur contre les moustiques. On ne voit plus cela chez nous, où le touriste est plutôt vu comme un emmerdeur surtout en CC.
Les questions fusent et nous apprenons que les vacances scolaires durent 3 mois et que l’invasion des moustiques le premier de l’ été. Les jeunes ne s’ennuient au contraire nous dit-on. Les garçons font leur rodéo en moto et les plus grands roulent comme des fous en voiture pour effectuer des dérapages pour épater les filles, que çà n’impressionne plus.
Sur les bords d’un bras de la Volga qui charrie beaucoup de bois.
Rencontre très intéressante avec un photographe animalier du Kaz.
Nous arrivons à Astrakahn, ville incontournable en venant du nord est de la Russie et que nous avons déjà visitée au début de notre voyage russe. L’emplacement est toujours aussi agréable. Un restaurant géorgien, très bon marché et bien servi par Sergueï bien attentionné à notre égard.
Ambiance géorgienne très sympa et très bon. A droite, sur la table la forme du fameux Katchapouri
Beaucoup de monde sur les berges de la Volga. Il fait beau et chaud. Nous faisons quelques achats au bazard d’ Astrakhan comme une bonne pastèque. Le lendemain dimanche nous décidons de poursuivre notre route vers le Daguestan. Nous avons comme repère les églises des villages, car il y a souvent un parking qui peut nous accueillir. Nous repérons la petite ville de Lyman avec son magnifique parc et un grand parking au centre. Très vite nous attirons l’attention des riverains et surtout des jeunes de la cité. Et très vite le contact s’établit, les questions fusent, les selfies, et comme par hasard beaucoup font la collection des pièces de monnaies comme les euros. Après les garçons c’est au tour des filles qui posent des questions et nous demande des photos. Comme une traînée de poudre nous devenons connu dans la cité ou on nous salue de la main et on entend des bonjours quand on se ballade dans la ville.
L’intérêt de la population est formidable, car on nous dit des choses vraiment gentilles, comme vous êtes les bienvenus, jamais on n’a vu de français ici, des mains tendus, des pouces levés bref cela fait chaud au coeur.
Lyman est une ville cosmopolite avec plusieurs confessions religieuses, qui s’entendent bien. Le lendemain nous sommes passés à la banque pour changer des euros, et là aussi toujours le même accueil sympa et surtout rapide où nous sommes pris en charge immédiatement malgré le monde qui attendait leur tour. Les guichets, nombreux tournent à plein régime et il faut remarquer le professionnalisme et la qualité de l’accueil qu’on a remarqué partout.
3 religions cohabitent.
Les paysages changent
Nous continuons vers MAKHATCHKALA.
Le Daghestan fait partie de la fédération de Russie, mais est l’Oblast de plus au sud et est composé d’un multitude d’ ethnies. La religion musulmane est dominante mais on trouve des communautés, juives, chrétiennes, et jusque dans un passé récent la région était connue pour un islamisme radical. Pour cette raison il y a beaucoup de check point équivalent à des postes frontières.
Lors de ces contrôles nous devons reconnaître l’extrême gentillesse des militaires à notre égard, au point que nous avions même un traitement de faveur en passant dans un bureau avec l’officier avant tout le monde pour un vérification sommaire des passeports. Et de se voir entendre par un autre officier nous vous souhaitons un bon voyage çà fait chaud au coeur. Idem pour le deuxième contrôle ou l’officier n’ même pas regarder nos papiers et nous souhaitant bon voyage avec un large sourire.
Cerise sur le gâteau, nous nous arrêtons à une station d’essence qui pullulent dans la région avec un prix encore plus bas qu’ailleurs dans la Russie (55 cts le litre de diesel), pour faire notre lessive car il y avait un point d’eau. Tout en nous occupant de notre linge un peu à l’écart, une voiture de police nous lance un grand bonjour en français..
Il faut se pincer pour voir qu’on ne rêve pas.
Pour le séchage rien de mieux qu’en pleine nature, en prenant soin de chasser les éventuels serpents qui sont nombreux au Daguestan….
Lorsque nous arrivons au Daghestan, il y a du changement, on est un peu ailleurs et nous retrouvons l’ambiance du monde musulman. Des vaches qui broutent au bord des routes et les traversent avec nonchalance, le commerce prolifique, les tenues vestimentaires etc….
Elle se baladent où elles veulent mais rentrent toujours au bercail quand c’est l’heure de la traite.
Nous arrivons enfin au bord de la mer Caspienne. Le bord de mer est quasi impossible à approcher sur des centaines de km de longueur et le premier spot directement sur l’immense plage sera notre bivouac près de la commune de SULAK
La mer Caspienne au loin.
Une bonne nuit sur le sable durcit par le vent et le sel nous voilà prêt à découvrir le Daghestan. En roulant sur la piste nous croisons un troupeau de chameaux.
Et une rencontre avec des gens très sympathiques qui prospectent pour la conception de circuits touristiques au Daghestan.
Déjà de belles surprises et direction les dunes de Zapovednik, un incontournable. Pour y arriver un chemin chaotique et au bout de 4 km la récompense.
Une dune, genre dune de Pila, qui est vraiment magnifique et l’on se demande comment elle est arrivée aux pieds des montagnes du Caucase….
L’endroit est un site protégé et donc pas question de sortir des sentiers battus. Un itinéraire très bien balisé permet d’accéder à un des sommets sans difficulté. Beau panorama.
Il y a beaucoup de monde, surtout en famille ou en groupe, car les vacances scolaires ont déjà démarré depuis le 1 juin. Quelques kiosques de souvenirs et des stands qui vendaient la boisson nationale le KVAS bien frais qui a fait du bien après la randonnée sous le soleil de plomb.
Cette dune est habitée par des scorpions, vipères, lézards, lièvres et toutes sortes d’insectes et de plantes typiques.
Cette république s’ouvre au tourisme en douceur, malgré son histoire difficile après l’effondrement de l’ URSS.
On voit par exemple beaucoup de maisons ou bâtiments inachevés. Mais les magasins sont très bien achalandés et l’on trouve de tout, particulièrement des produits traditionnelles orientaux.
Nous avons la permission de rester sur le parking pour passer la nuit.
Une bonne nuit au calme total et le défilé des touristes qui arrive assez tôt le matin. Et comme toujours des gens nous accostent amicalement.
Bon, nous devons au moins toucher la mer Caspienne, c’est au programme aujourd’hui. Nous traversons correctement Makhatchkala malgré un circulation dense et il nous faut trouver un endroit pour bivouaquer au bord de la mer.
Nous trouvons notre bonheur. Alors les plages sont en grand chamboulement pour le meilleur ou pour le pire ? On voit bien que le Daguestan cherche à sortir de l’isolement et mise sur le tourisme.
Il n’y a pas d’eau potable et cela devient problématique pour remplir le réservoir du CC. Malgré notre système de filtration UV nous ne consommons pas l’eau et nous attendons le moment pour procéder à un nettoyage total de la cuve dès que nous aurons accès à des sources dans le Caucase.
Comme dans beaucoup de pays que nous traversons, la gestion des déchets est assez catastrophique. Même si tout le long de la route E 119 un ramassage systématique est organisé et des panneaux indiquant qu’il ne faut pas jeter les déchets, il reste un long chemin à parcourir pour ,changer les mentalités.
Mais c’est sur la bonne voie.
Le nombre de troupeaux de vaches et de moutons est incroyable au Daguestan
De l’herbe bien verte au pied de la dune.
Rien de mieux que de plonger de bon matin dans la mer Caspienne. Ce n’est pas de l’eau cristalline, mais elle est bonne, une douche et un bon petit déjeuner et direction le Canyon de SULAK.
Nous avons repérer un robinet d’eau sur le chemin poussiéreux de notre bivouac, avec une pancarte qui indique que l’eau est osmosé et buvable. D’ailleurs une personne s’est arrêtée pour remplir ses bouteilles et nous a rassurer sur la potabilité de cette eau.
Comme notre réservoir avait une eau plutôt pollué et impropre, nous en avons profité pour vidanger toute l’eau et refaire un plein complet.
La plage….
De l’eau potable enfin
Fallait bien que la mécanique, après ces milliers de km commence à nous poser des soucis. Voilà que le voyant moteur reste allumé…..
Le filtre à particule tout d’abord suspecté, fonctionne, la voiture roule bien. Un autre doute c’est que nous avons mis la veille un produit pour nettoyer les injecteurs et depuis ce voyant ne s’éteint plus. Rien de plus énervant que d’avoir un avertissement d’un problème mécanique qui finit par vous obséder.
Comme rien de particulier n’est constaté nous poursuivons vers la destination du jour.
Des paysages à couper le souffle
Alors le Canyon de Sulak est un point incontournable au Daghestan. Beaucoup d’activités nautiques autour de ce grand lac retenu par un barrage et chaque point de vue du monde et des kiosques souvenirs, avec des peaux de moutons, des bonnets en fourrure, et des babioles.
Le fameux Canyon.
Nous cherchons une place pour passer la nuit et on en trouve très facilement. Bien installer, voici qu’un orage violent s’abat sur la zone avec du vent qui fait tanguer le CC, une pluie battante qui n’arrête plus et par précaution je surveillais la montagne à côté de nous pour mesurer le risque d’éboulement. Très vite des cascades se forment et il fallait orienter le CC pour ne pas avoir le vent latéral qui donne l’impression d’être sur un bateau….
Après un long moment l’orage passe, mais la pluie continue…..
Encore une journée riche en émotions.
La suite du voyage nous amène en Tchétchénie et en Ingouchie qui font partie de la Fédération de Russie. Beaucoup de checks points, mais toujours un accueil des plus cordiaux par les militaires. En Tchétchénie beaucoup d’effigie du dirigeant Kadirov et un constat c’est très propre. Les routes sont en très bon état.
L’eau du canyon débouche à cet endroit après avoir traversé le Caucase.
Pour notre bivouac nous allons sur un parking d’une ville nouvelle, MAGAS, totalement dominée par la religion musulmane. Les jeunes femmes sont vraiment élégantes, et les jeunes hommes ont tous la barbe Kadirov. Sur place ou nous sommes stationnée une personne est venu se présenter comme le chef de sécurité de la télévision locale et nous a proposer son aide en cas de besoin. La nuit fut presque calme….
Ce changement de culture dans un même pays est quelque chose d’ étrange, alors qu’à quelques km de la dans la ville de Vladikavkaz c’est totalement différend.
Ici les vaches sont maîtres des lieux et se baladent partout, sur route même à grande circulation, dans les villes et l’on s’accommode sans problème à cette cohabitation, qui serait chez nous un déploiement de police pour stopper cela.
Par exemple nous avons pris un rond point en travaux, où des centaines de voitures se frayaient un passage, en plus un check point toujours au même endroit, et dans ce tohu bohu incroyable un troupeau de moutons, sans que cela ne choque absolument personne.
Une situation de ce genre ferait la une des journaux alors qu’ici c’est tellement banal et on s’habitue.
Sur les bords de route les vendeurs au gobelet de la boisson nationale LE KVAC une fermentation de céréales, délicieuse et rafraîchissante
La ville de Magas où nous avons stationné pour la nuit.
Magas avec le Caucase en arrière plan ou culmine des glaciers de plus de 4000 m et même 5033 m.
Sa tour qu’on peut grimper pour une vue sur la ville
C’est notre dernière journée en Russie. Un bon repas dans un magnifique parc et nous voilà parti en direction de la frontière. Un dernier check point, un accueil toujours aussi sympa à la douane et le passage en Géorgie.
La route est totalement différente que lors de notre arrivée, car il fait beau, et tout est vert.
Nous nous arrêtons à Kazbegi ou se trouve la fameuse église de la Trinité de Guertguétie sur un éperon rocheux entouré d’immenses montagnes enneigées. Nous voulions passer la nuit ici mais la petite citée montagnarde est en plein travaux routiers. Nous voyons quelques allemands en 4X4, discutons avec des polonais. Pas de doute la Russie est derrière nous, snif.
L’ Eglise de la Trinité.
Finalement à quelques km de là, nous trouvons un magnifique spot pour nous poser au milieu de la verdure des des belles montagne du Caucase versant Géorgien.
LE BILAN sur la Russie.
Nous avons quitté cet immense pays avec la gorge serrée… Jamais nous n’aurions pensés ressentir autant d’émotions authentiques, de paysages variés, de cultures multiples, de rencontres aussi sincères, de poignées de mains aussi franches, autant de bienvenus, de curiosité, de pouces levés.
Jamais nous nous sentions en insécurité, nous étions totalement libre de circuler où nous voulions, de voir les autorités aussi cordiales lors de contrôle sur la route.
Evidemment la population n’est pas latine avec beaucoup d’effusions, d’éclats de rire, mais il y a beaucoup de sincérité et de discrétion.
Par exemple les magasins dans les villes n’ont pas de grandes vitrines alléchantes, mais il faut deviner qu’il y a un magasin, un commerce derrière la petite lucarne, ou porte.
Dans un endroit perdu je vois une petite station qui vend du gaz. Rien autour, pas de voiture, je m’engage et nous nous disions que c’est une station abandonnée quand tout d’un coup la petite lucarne qui fait 30cm sur 30 s’ouvre …..
Les maisons ont la plupart d’immenses portails ou l’on ne voit pas à l’intérieur, comme pour garder son intimité. L’Histoire compliquée peut être.
Alors oui, on ne sort pas indemne d’un séjour de 1 mois et demi dans ce pays de contraste, de fierté, de traditions, et que dire sur les mensonges colportés par mon pays la France alors qu’une histoire riche franco russe est toujours présente et appréciée ici.
On entend pas de musiques ou chansons russes sur les radios française, se serait un sacrilège, alors que tous les jours on entend des tubes français sur les radios russes.
En nous présentant comme des voyageurs français, on voyait clairement une expression presque admirative chez les gens.
Non la Russie n’est pas un pays où l’on manque de tout, au contraire, il n’y a pas un petit village ou hameau qui n’a pas son épicerie locale où l’on trouve de tout et même le superflu. L’ère du bolchévisme est bien terminé, mais le pays tient à conserver ses valeurs, ses traditions, même qu’on voit bien l’influence occidentale sur la jeunesse ou chaque jeune à son portable même dans les coins les plus reculés, car la Russie est connectée quasiment partout et elle est très grande la Russie.
Nous avons, grâce à notre moyen de locomotion, comme nous a dit un jeune hier, votre maison sur roues, pu aller dans des endroits ou rarement l’on va et donc nous passions pas inaperçu, et c’était un grand avantage de s’immerger en quelque sorte dans la Russie profonde même s’il reste encore tellement de contrées à visiter.
Il y a partout des stations d’essences, de gaz, l’eau n’est pas potable par contre, mais nous avons pratiquement trouvé partout des sources d’eau pure.
Dans les endroits reculés, ou il n’y a pas de grandes villes il y a sur les axes routiers des points santés ou l’on peut venir consulter, avec certain une piste d’atterrissage pour hélico.
Il faut s’habituer à rouler en Russie, nous nous attendions au pire, mais pas du tout, il faut s’adapter et généralement les automobilistes sont courtois, laissent passer les piétons en priorité ou bien si vous leur céder la place pour le doublement, ils vous remercient par l’allumage du warning.
Bon il y a des fous du volant, mais nous n’avions pas eu de difficultés particulières même dans les grandes villes où le système de compteur aux feux est génial.
Alors pour conclure France diplomatie déconseille absolument de visiter ce pays tellement “dangereux” et nous nous disons, venez si vous le pouvez, venez sans crainte découvrir ce pays fabuleux en pleine mutation.
Jamais nous n’avions la moindre crainte alors qu’on bivouaquait dans des endroits improbables. La seule appréhension venait de notre propre pays où nous ne savions comment les russes réagiraient si les menaces guerrières totalement débiles et folles de Macron contre un pays qui ne nous fait pas la guerre, étaient effectives.
Quel dommage de transiter rapidement par la Russie pour filer au Kazakhstan, alors qu’il y a tant à découvrir, mais bon c’est à chacun de voir.
L’aventure continue, la Géorgie, la Turquie et la Grèce pour nous reposer un peu. Si tout va bien.
Juste derrière ces belles hautes montagnes du Caucase: La Géorgie.
Passage de la frontière sans encombre et nous voilà en Géorgie. Le temps de changer de l’argent, de prendre une assurance voiture et nous voilà à nouveau sur la route militaire. Quel changement depuis notre entrée. Tout est vert et les cimes enneigées tranchent avec les pâturages, tout semble différent. Nous nous arrêtons STEPHANTSMINDA à quelques km de la frontière, très connu pour la fameuse église de la Trinité sur son promontoire rocheux entourée des plus hauts sommets du Caucase comme le mont Kazbek de plus de 5000 m.
Nous trouvons un très bon spot dans la verdure dans le calme avec juste le berger qui passe de bon matin amener son troupeau au pâturage.
Que c’est beau ! Cascades, pics, falaises, canyons, vallées encaissées, bref un paysage magnifique et en plus il fait assez beau et chaud.
Dès le lendemain direction l’ église de la Trinité spot incontournable de Géorgie.
Pour visiter l’ église nous préférons prendre un des nombreux minibus qui monte jusque là. Conduite à la Géorgienne, des virages, et nous voilà arrivés.
Dommage le monastère est en restauration avec des échafaudages, c’est donc moins photogénique, mais le site est incroyable beau. Beaucoup de monde évidemment….
Il faut cadrer pour ne pas voir le parking qui gâche l’endroit
La route militaire qui part de la Russie jusqu’à pratiquement Tbilissi est une route spectaculaire et très fréquentée par les camions. Bientôt un tunnel en cours de construction par les chinois rendront la liaison Russie Géorgie beaucoup plus simple.
Nous trouvons un splendide spot pour profiter du beau temps au lac d’ ANANOURI qui quasiment une petite station balnéaire où le WE les géorgiens viennent nombreux se prélasser au soleil.
Le soir venu nous avons été perturbé par des gens alcoolisés qui se disputaient mais le calme revenu la nuit fut paisible surtout que la matin, au réveil plus personne, nous étions pratiquement seuls.
Direction Tbilissi pour une visite au garage. Il faut traverser toute la capitale dans une circulation dense, qui épuise car il faut être très vigilant.
Diagnostic mauvaise qualité de diesel…..
La visite de la Géorgie se poursuit dans des endroits vraiment magnifiques comme le parc national d’ AGETI.
Une immense statut d’un combattant sonnant de la corne.
Des paysages magnifiques à près de 2000 m d’ altitude.
Ce ne sont pas des croix mais des épées; Sans doute un champs de bataille ? A voir
Une nature exceptionnelle.
Le voyage se poursuit vers un spot très couru en Géorgie comme les fameuses caves troglodytes de VARDZIA.
Déjà rien que le trajet est d’une beauté fascinante avec ses canyons impressionnants. Nous trouvons une magnifique place de stationnement juste en face des caves. Nous faisons connaissance avec un voyageur solitaire de Belgique qui connait bien un ami de longue date. Comme quoi le monde est petit.
Nous ferons la visite des caves le lendemain, car c’est très agréable de voir ce spectacle et de nous reposer face à cette splendeur.
L’ entrée coute 15 gel par personne. Après une montée nous voilà devant ce labyrinthe de grottes autrefois totalement habitées. Maintenant quelques moines habitent cette endroit.
Tout dans cet endroit est spectaculaire avec une vue sur la vallée époustouflante.
Le canyon
Une vue plus rapprochée
A l’intérieur
La cave à vin….
Direction Batoumi en passant par une route pittoresque qui franchit des cols à plus de 2000 m d’altitude où se trouve la station de ski de GODERDZI.
Mais nous ne nous attendions pas que cette route serait une route infernale. En effet des travaux titanesques en collaboration avec les chinois étaient en cours et rendait les conditions de circulation presque impossible.
De la boue, des trous, des passages étroits avec des précipices, des camions, et autres engins sur des km interminables…..
Une fois les travaux finis, je pense que GODERDZI sera une station reconnue dans le monde entier qui possède tous les atouts pour faire le bonheur des amateurs de ski.
C’est avec soulagement que nous arrivons à Batoumi. 2 jours de “repos”. L’occasion de faire connaissance avec d’autres voyageurs de Suisse, d’ Allemagne, d’Italie et de France.
Nous allons quitter ce magnifique pays avec une nature encore préservée, son katchapouri, ses vins, aux paysages époustouflants. Passage à la douane “normal” et nous voilà en Turquie non sans avoir fait une dernière visite du chateau de GONIO avec ses ruines romaines.
Une dernière attraction sur la route, une belle cascade avec une statue imposante d’ Andrew the Apostle.
Autre ambiance, autre culture notre premier spot au hasard pas loin de la frontière pour passer la nuit à FINDIKLI qui nous offre un magnifique coucher du soleil sur la mer Noire.
plouf dans l’eau… jamais on se lassera de cette merveille cosmique
Dès la fin de journée les familles se retrouvent pour pique niquer dans les parcs magnifiques au bord de mer.
C’est un rituel incontournable et surtout très agréable qui réunit tout le monde petits, jeunes, adultes et personnes âgées.
On se réveille sous une pluie battante. Le programme c’est l’entretien du cc dqans un garage avec qui nous avions déjà eu affaire. Notre jeune mécano nous reconnaît immédiatement et prend sans attendre notre véhicule en charge avec un grand sourire.
Nous ne restons pas sous la pluie ! En avant toute direction SAMSUN sous le soleil une ville importante. Nous trouvons une place à quelques mètres de la mer avec ses pêcheurs, et se nombreux promeneurs sur le bord de mer si bien aménagé sur des km. Et bien sûr le rituel là aussi se met en place où les voitures arrivent et c’est le déballage, réchauds, feu de bois et repas. Les pêcheurs eux c’est jusque tard dans la nuit…..
Dans la nuit nous avons eu droit à des grosses vagues qui risquaient d’atteindre le CC. Mais le matin tout est calme et le ciel est bleu. Nous quittons l’endroit pour rentrer dans les terres et visiter un canyon mais au bout d’un moment la route devient vraiment mauvaise. Nous prenons la décision de continuer la route côtière de la mer Noire qui est d’un bleu magnifique. La route nous amène dans une ville très animée qui est une presqu’île SINOP.
Dans pratiquement toutes les villes de la Mer Noire la population est cosmopolite dans les tenues vestimentaires. Des jeunes filles sont soit avec un foulard et une tenue dite “traditionnelle” où très très occidentale qui représente la majorité.
Dans les 2 cas la séduction est présente et comme partout le paraître est primordial. Mais tout cela cohabite sans problème. Idem chez les adultes, on ne sent aucune pression quelconque. On dirait que chacun fait comme il veut.
Nous trouvons un parking payant mais pas cher du tout et c’est bien mieux car la situation géographique de Sinop est très spéciale et rend la circulation difficile. Les échoppes traditionnelles, les petits commerces très sympas et nous tentons un doner local qui était excellent et pas cher du tout.
Un grand marché impressionnant où les fruits et légumes de saison commencent à se retrouver sur les étales. Pastèques, tomates, raisins, cerises, pêches etc… on trouve de tout et en abondance.
Le soir venu un magnifique coucher de soleil sur les ruines du château fort de Sinop…..
Une bonne nuit sur ce parking entouré des ruines du château. Juste en face une prison qu’on peut visiter. Elle était encore en fonction dans les années 90.
Non ce n’est pas le mur des Lamentations à Jérusalem….
Toujours sur la route côtière bien plus déserte à partir de Sinop, avec des incursions dans les terres très rurales. La végétation est très dense avec des forêts touffus, des maisons clairsemées.
Nous arrivons à notre bivouac dans une crique portuaire toute mignonne. L’endroit semble parfait pour profiter d’une belle journée ensoleillé avec un vent qui rafraîchit l’atmosphère. Il y a des baraques de pêcheurs bien entretenues. Nous sommes presque les pieds dans l’eau et comme souvent des chiens viennent nous tenir compagnie en attendant leur pitance. Ils sont très gentils, sauf qu’il y en a un qui est parti avec une des mes chaussures…
Mais très vite il revient au galop pour me la rapporter.
Le soir venu nous avons encore eu droit à un magnifique coucher du soleil avec en prime une coquille de noix qui posait les filets de pêche. Moment de quiétude devant ce panorama de calme et de sérénité.
La route côtière est d’une beauté remarquable. Certes il ne faut pas être pressé, car elle sinueuse avec des hauts et des bas impressionnants. Jamais nous n’aurions pensé voir un tel joyaux de la Turquie. Une nature verdoyante, riche, avec des noyers, des noisetiers, des figues, des cerisiers, une alternance de tout petits ports, des criques, des plages, un paysage jamais ennuyeux et des nombreux possibilités de bivouac. Dommage toutefois que l’organisation du ramassage des déchets n’est vraiment pas opérationnel et qui font la joie des chiens errants qui déchirent les sachets et tout fini par traîner et se disperser avec le vent. C’est un problème national, même si certaines communes font des efforts louables.
Sur le parcours pas de manque de point d’eau, il y en a partout.
Au hasard nous trouvons un splendide spot pour terminer la journée et passer la nuit au calme sur une petite plage bien mignonne. Nous n’étions pas les seuls car un jeune couple d’ allemand bien sympathique y a aussi trouver refuge.
Et à cet endroit un autre coucher du soleil merveilleux.
Poursuite de la route côtière toujours aussi belle et spectaculaire et terminus dans une perle de la mer Noire : AMASRA
Beaucoup de monde dans cette petite citée fortifiée avec sa baie, ses rochers, ces magasins, ses restaurants et ses petites plages très fréquentées.
Après une ballade bien sympathique dans les rues et un menu poisson dans un restaurant à nouveau un merveilleux coucher du soleil….
Nous quittons la Mer Noire en direction de Bartin et rejoingons un bivouac que nous avons déjà fait à l’ aller près d’un lac et des aménagements qui font la joie des riverains qui viennent nombreux.
Alors un nouveau coucher de soleil……
Le lac de SAPANCA
Le projet d’aujourd’hui c’est la réparation de la portière de la cellule du CC qui ne s’ouvre plus par l’extérieur.
Nous avons repéré un concessionnaire de toutes marques et surtout de caravanes. Nous avons été pris en charge malgré leur planning serré. Ni une ni deux le problème a été solutionné pour la somme de 40 euros….
Nous continuons la route qui maintenant n’a plus grand chose à voir avec la belle côte de la mer du Noire.
Une succession interminable de villes sans fin avec ses innombrables magasins. Mais nous avons fini par nous poser du côté de la Méditerranée tout près de la mer. L’hospitalité turque avec des voisins nous apportant du gâteau et une jeune fille sympathique qui dessine des portraits.
Et un coucher de soleil de plus….
Les bords de mer avec plus de 36° sont pris d’assaut.
Un peu grisâtre du côté d’ Istanbul
Nous évitons Istanbul pour prendre la côte sud en direction Cannekkale pour rejoindre plus tard la Grèce.
Nous voilà arrivés à KURSUNLU en face d’Istanbul et du monde sur la longue plage mais nous trouvons une place directement face à la mer avec quelques campeurs turcs. Il fait chaud et la brise venant de la mer fait du bien. Nous sommes vraiment bien installés avec des douches extérieures, de l’eau.
Sur le trajet à Bursa 37 ° et des feux de broussailles…..
Coucher du soleil à Kursunlu dans son port de réparation des bateaux
Nous nous réveillons sous la pluie avec un orage. Dommage car l’endroit est super. Nous reprenons la route et cette pluie bienfaitrice nous accompagne pratiquement jusqu’à LAPSEKI où le soleil revient. Cette ville animée se trouve sur le bord de la mer de Marmara, passage stratégique pour passer de la mer Noire à la Méditerranée. En cours de route nous nous arrêtons à un point d’eau pour faire un peu de nettoyage car le sable c’est bien mais on le retrouve quasi partout. Et là nous faisons connaissance d’une famille turque très sympathique qui nous invite à partager un Tchai avec eux. Nous sortons nos chaises et faisons plus ample connaissance. L’hospitalité turc est une réalité et nous passons un vrai bon moment de partage.
Nous trouvons une place juste entre le pont du détroit des DARDANELLES à Canakkale et le port des ferrys qui font la traversée jusqu’à Gelibolu. Tout est si bien aménagé pour les habitants avec des jeux, des aires de pique niques comme la Turquie sait faire. Et ces lieux sont très fréquentés jusque tard dans la nuit. Nous nous restaurons dans un petit resto local et admirons encore une fois un beau coucher de soleil.
Copenhague n’est seule à avoir une sirène. Alors qui a copié l’autre ?
Malgré la concurrence du pont les navettes maritimes ne désemplissent pas.
Direction la Grèce. Nous prenons le ferry jusqu’à Gelibolu au lieu du pont.
Voilà la douane que nous connaissons bien avec un service impeccable du côté turc et un peu chaotique du côté grec. Nous trouvons un super spot dans un tout petit port de plaisance et de pêche. Un robinet d’eau pour faire du linge et j’ai eu la mauvaise idée de procéder au nettoyage du filtre de ma cuve d’eau et voilà une fuite d’eau au niveau du montage. Ai je perdu un joint en nettoyant en tout cas nous voilà sans eau aux robinets.
La situation n’est pas grave dans la mesure qu’il y a toujours des solutions alternatives tant qu’on trouve de l’eau et qu’il fait beau et chaud. Toilettes au seau et mieux encore beaucoup de douches publiques sur les plages.
La Grèce n’est pas la Turquie au niveau de l’hospitalité car malgré que ce petit port était quasi désert nous avons eu la visite de la police qui nous explique qu’il a eu un appel téléphonique signalant notre présence. Tout rentra rapidement dans l’ordre voyant qu’on était de passage sans intention de s’installer pour longtemps.
En Turquie on nous accueille avec du Tchai et en Grèce on est accueilli par la police……
Le lendemain nous suivons la côte de la Macédoine orientale, très agricole. Les blés sont rentrés, il fait beau et chaud et çà va durer. Nous nous posons dans une station balnéaire pour profiter du soleil. Changement radical dans les tenues de plages. Nous étions encerclés par des fesses en string, après les burkinis……
Dans la journée nous trouvons un emplacement dans une autre station très chouette FANARI. Nous sommes sur un parking et le sable et la mer à nos pieds. Il y a tout ce qu’il faut douches, eau au robinet, poubelles, le soleil, bref autant en profiter au moins deux jours. Beaucoup de touristes bulgares qui pour eux c’est la côte d’azur tout près. Pour le fun un restaurant de bord de mer qui heureusement pas cher nous laisse l’impression du touriste pigeon. Mais nous l’ assumons.
Beau coucher de soleil
Idéal pour immortaliser le plus beau jour de sa vie avec l’île de Thassos en arrière plan…..
Nous longeons la côte sous un soleil de plomb 37 °. Comme nous avions prévu de nous poser en Grèce pour nous remettre de notre voyage exceptionnel, nous trouvons un spot magnifique et très peu peuplé avec tout se qu’il faut. Une fontaine d’eau, des markets pour le ravitaillement, une plage de sable blanc, une mer translucide, à l’ombre d’un pin, une tabverna juste à côté et une vue sur mer incomparable.
C’est donc là que nous nous établissons, presque les pieds dans l’eau, pour quelques jours, avant de décider du trajet du retour.
Photo prise juste en sortant de notre CC. Le matin lors de notre baignade matinale, il n’y a personne….
L’emplacement que nous “squattons” a aussi de la place pour d’autres CC et c’est ainsi que nous avons fait la connaissance de voyageurs italiens des plus sympathiques. Quel bonheur de pouvoir échanger ses expériences.
Donc repos et farniente pendant quelques jours avant de reprendre la route……
Notre pause balnéaire se termine toujours sous la chaleur. Nous avons longer la côte Chalcidique avec un nouvel arrêt avant Thessalonique.
L’ emplacement directement sur la plage était magnifique, mais un chemin en terre juste derrière nous était très poussiéreux.
Nous passons Thessalonique sous des température de près de 40 ° et cette chaleur nous n’avons pas envie de faire des km. Nous trouvons un emplacement idéal au pied du château de Platamon. Une longue plage et bien sûr beaucoup de monde.
Mais notre emplacement est pas très chargé et près de tout.
Après de longues hésitations comme prendre la route en passant par la Macédoine du Nord, la Serbie, Croatie, etc, prendre le bateau à Igoumitsa, nous somme résolus à prendre le bateau jusqu’à Brindisi.
Nous avons un départ à 13 hres et arrivée à 20 hres ce qui est parfait comme horaire et un prix bien plus abordable qu’une traversée jusqu’à Ancône.
Donc la suite du voyage se fera par l’Italie…..
Il faut traverser la Macédoine pour arriver au port d’ Igouménitsa et passer par le Météores que nous avons déjà visités à plusieurs reprises. Il fait très chaud avec des pointes de 41 ° mais l’endroit est toujours aussi spectaculaires. Nous trouvons une bonne place pour passer la nuit aux pieds des roches immenses de granit.
Un repas un peu gâché dans une taverne à cause des guêpes qui appréciaient la cuisine grecque….
Avant d’arriver au port nous avons encore 2 jours devant nous que nous passons dans une sympathique station balnéaire à SIVOTA. Un dernier bain et nous voilà partis pour Brindisi en Italie. Traversée sans encombre et nous voilà en Italie.
Arrivée sans encombre à Brindisi. (sauf pendant la sacro sainte siste
Nous entreprenons la traversée de l’ Italie. Comme il n’y a pas un réseau toujours performant j’ai pris du retard.
Alors que dire… L’ Italie est un beau pays qui grouille, qui bouge (sauf pendant la sacro sainte sieste), mais il fait très chaud et cette météo est plutôt propice à la recherche de fraîcheur au bord de mer que des visites plus enrichissante.
Nous trouvons sur notre parcours tout au sud de magnifiques plages presque désertes. En remontant vers Bari la côte est plus escarpée. Mais le rituel de la baignade des autochtones est incontournable. Nous voyons pas beaucoup de touristes étrangers dans cette contrée, sauf un charmant couple de breton avec qui nous avons partagé nos aventures.
Direction Policoro et ses environs avec de belles plages de sable blanc et une mer bleu et peu de monde. Nous en profitons pleinement.
La suite c’est Pompei et ses ruines.
Le redoutable Vésuve en arrière plan
Il fait très chaud et nous restons 2 jours sur une aire sympa en pleine ville très près du site. Belles rencontres comme toujours avec un jeune couple de français en voyage avec leurs 3 enfants.
Nous continuons en longeant la merveilleuse côte méditerranéenne qui commencent à se remplir et il devient impossible de bivouaquer, les aires de camping étant la seule solution.
Encore un beau coucher de soleil
Nous arrivons en Suisse en passant par le tunnel du Gothard et une longue attente à cause d’une panne d’un véhicule dans le tunnel. Une nuit à Lugano et voilà que prend fin notre voyage qui aura duré 4 mois.
Après 18500 km à travers l’ Europe, il reste à digérer ce merveilleux voyage.
Bilan
En ce qui concerne la Russie, nous sommes restés sur notre faim car l’objectif final n’a pas été atteint à savoir arriver à la porte de la Mongolie. Certes le visa nous aurait permis de le faire. cela se jouait sur 2 x 2000 km (aller retour).
Mais le contexte particulier nous invitait à la prudence à cause des propos belliqueux venant de la France contre la Russie. Jamais nous n’avions un sentiment d’insécurité en Russie, bien au contraire.
Cependant, comme toujours dans les voyages, il faut, comme un bon repas, toujours resté un peu sur sa faim pour avoir envie de se remettre à table. Et nous n’avons qu’une hâte c’est de retourner en Russie.
Non la Russie n’est pas le paradis certes, mais la découverte de cet immense pays ne laisse pas indifférent tellement la culture, les rencontres sont fascinantes.
La Russie malgré la guerre, est en pleine métamorphose où les infrastructures et les services sont vraiment au service du peuple. Quel dommage que l’ Occident est sous la coupe de responsables politiques irresponsables et menteurs !
Alors, si Dieu le veut, un autre projet en 2025 nous emmènera cette fois de l’anneau d’or jusqu’en Altaï…..
ROAD TRIP A TRAVERS L'EUROPE JUSQU' AUX PORTES DE L' ASIE
Nous sommes le 4 Aout et nous voilà parti pour un long périple qui doit nous emmener jusqu’en Georgie, si tout va bien.
Nous traversons la Suisse et arrivons en Autriche. Le temps est pluvieux et très frais et nous prévoyons de passer la nuit sur un parking d’un téléphérique à LANDECK précisément.
Bien installé, voilà que nous avons la visite de vigiles chargés de “chasser les CCaristes” qui bivouaquent hors des campings.
On nous informe gentiment que dans tout le Tyrol il est interdit de bivouaquer.
Un camping pas trop loin au prix assez salé nous accueille pour passer la nuit. Les prix sont assez élevés un peu partout partout en Europe certes au mois d’ Aout mais aussi le reste de l’année. Les prix tournent aux environs de 30 à 50 € pour une nuit avec des prestations pas toujours à la hauteur.
Nous avons envisagé de passer par la Slovénie et visiter une grotte réputée POSTOJNA mais nous apprenons que la Slovénie est littéralement inondée par une tempête qui a commis des dégâts dans tous le pays. Même qu’on déplore des victimes. Des routes importantes sont même fermées.
Nous décidons de passer par la Hongrie et nous voilà arriver sous la pluie qui nous a accompagné jusqu’à GRAZ, la capitale de la STYRIE. Il pleut tellement que nous ne pourrons sans doute pas visiter cette citée réputée.
Le mauvais temps nous a pas incité a visiter Graz et sans se presser nous reprenons la route vers la Hongrie, sauf que le GPS nous joue des tours dans la mesure où nous nous retrouvons à la frontière slovène et obligé de prendre la vignette.
Donc changement d’itinéraire nous traversons la Slovénie en direction de Zagreb;
Peu à peu la pluie cesse et nous découvrons des zones inondées en Croatie et beaucoup d’arbres cassés par la tornade. La grêle aussi a fait des dégâts.
Nous cherchons un emplacement pour passer la nuit et nous trouvons un endroit très bucolique dans un parc naturel
LONJSKO POLJE avec ses belles demeures d’un autre âge.
Ce Parc naturel est de toute beauté, ignoré par le tourisme, est le lieu privilégié de la cigogne blanche, mais nous n’en avons pas vu….
Voilà qu’un 4X4 pick up suisse vient stationner à côté de nous et bien sûr la conversation se fait naturellement. Un jeune couple avec un petit garçon de 20 mois sont en voyage pour 5 mois jusqu’en OUZBEKISTAN. C’est toujours impressionnant de voir des personnes qui ont le virus du voyage que rien n’arrête. Après une bonne nuit et un petit déj partagé avec nos voisins nous partons faire une rando en vélo entre les belles demeures typiques et la grande rivière UNA.
La rivière UNA
Après la balade nous prenons congé de nos voisins et partons en direction de la Serbie. Contrôle à la frontière rapide en ce qui nous concerne malgré la traditionnelle longue file d’attente. La route longe la frontière de Bosnie Herzegovine et nous retrouvons un super camping à ZASAVICA très agréable dans la forêt. Toujours des rencontres avec des jeunes français partis explorer les Balkans en voiture et tente. Un couple d’allemand de Stuttgart c’est en 2 CV qu’il voyage.
La surprise c’est que la Serbie ne fait pas partie de l’Europe et nous venons de consommer nos forfaits téléphone. Alors que des pays comme la Turquie, le EU, le Canada etc étaient compris dans le forfait la Serbie au coeur de l’Europe non !
Durant le trajet nous constatons les dégâts sur les cultures et les arbres de la tempête qui a sévi sur une grande partie des Balkans en décimant les champs de tournesol, et de maïs.
Changement de programme nous allons passer par la Bulgarie en prenant une frontière tout au nord du pays vers VIDIN. Nous avons repéré un endroit sympa pour passer la nuit. Alors une fois la petite frontière passée sans problème c’est un autre monde que nous découvrons. Les routes sont un peu chaotiques et les petits villages que nous traversons sont assez délabrés. La population roms ou tzigane est le 3ème plus grand groupe ethnique de Bulgarie et habite dans cette région entre autres.
Pour nous rendre à ce camping se fut déjà une aventure. La nature à l’état brute est magnifique et après de routes improbables nous arrivons dans un oasis niché dans la forêt verdoyante et un accueil chaleureux d’un jeune couple qui exploite le site. Belle demeure qui fait gîte et un bar plein air. Un groupe assez important de randonneurs italiens avaient fait étape dans cet endroit magnifique. Ils firent la fête presque toute la nuit mais cela ne nous a pas déranger, même content de voir des jeunes adultes rire, chanter, s’amuser. Nous avions des voisins belges flamands et hongrois et c’est tout.
J’ai dû procéder une petite intervention “chirurgicale” auprès de notre voisine belge qui avait une tique bien ancrée dans sa jambe.
Une panne de la pompe à eau nous oblige à faire un arrêt à SOFIA. Un peu compliqué pour circuler mais finalement nous avons trouvé un garage spécialisé qui nous a réparé cela en quelques minutes. Comme dans toutes les capitales et surtout en banlieue la circulation est infernale. Finalement nous trouvons un endroit pas très glamour dans une aire de gardiennage de CC. Cela fit bien l’affaire pour une nuit.
Dans la nuit une pluie diluvienne vient s’abattre sur la région. Cette pluie nous accompagne jusqu’en Grèce.
La douane grecque est par contre anarchique. Le bouchon qu’elle occasionne ne semble pas perturber les douaniers grecs.
Direction le lac de KERKINI et ses pélicans que nous avons visité en mai 2019.Il y a bien moins d’eau à cette époque et la baisse du niveau permet aux vaches de brouter les nénuphars.
KERKINI est une région qui est encore authentique sur le plan de biodiversité. On y rencontre des espèces d’oiseaux uniques, mais aussi des chacals, des loups.
Après une bonne nuit au son des animaux nocturnes, nous rencontrons un photographe passionné du coin et ce fut bien sûr l’occasion de partager sur la beauté de la région et de nos aventures photographiques.
Tout en discutant avec lui, voilà qu’un éleveur de buffles emmène son troupeau au milieu des marécages. Le calme et la quiétude du lieu appelle à la méditation et à l’observation car il se passe toujours quelque chose sur le lac et ses abords.
Direction Thessalonique plus précisément la Chalcidie où nous allons passer un WE balnéaire pour nous reposer un peu avant la TURQUIE. La météo est nuageuse avec de belles percées du soleil mais les températures sont agréables. En toile de fond le mont Olympe toujours encapuchonné de nuages. Nous sympathisons avec une famille roumaine très sympa.
Après ce court repos nous partons en direction de KAVALA. Un arrêt nocture dans un camping de transit dans un petit village au bord de mer très agréable 30° mais grâce à la brise et un ciel variable c’est très supportable.
Nous décidons de rester encore une journée en Grèce tout près de la frontière turque, précisément un spot au delta EVROU. Le chemin est un peu chaotique mais nous arrivons devant une grande plage où s’adonnent des surfeurs comblés avec le vent fort. L’endroit est magnifique mais un vent très fort contrarie le projet de bivouaquer ici car le sable rentre de partout et nous retournons sur ALEXANDROUPOLI dernière grande ville avant la Turquie dans un grand camping balnéaire remplit de nombreux bulgares et roumains qui passent leurs vacances au soleil qui joue à cache cache avec les nuages qui font heureusement un peu baisser les températures bien au dessus de 30°.
Bon pour une nuit çà fera l’affaire….
Nous quittons la Grèce pour arriver en Turquie par une belle autoroute. La douane grecque est un peu bizarre. Un agent de la garde civile nous demande de patienter en attendant qu’une préposée de la douane termine son repas et au final une attente inutile car l’agent de la garde civil ne semblait pas être au courant des procédures, donc 30 mn d’attente pour rien.
Par contre le passage en Turquie s’est très bien déroulé malgré les nombreux points de contrôle. Nous voilà en Turquie pour en principe pas mal de temps.
Le temps lourd avec un ciel gris orageux nous incite à ne pas rouler de trop et nous faisons une halte dans la ville de GELIBOLU. Ambiance estivale et balnéaire et dès le soir tombé c’est la fête non stop…
Les familles s’installent au bord de la mer pour prendre l’air plus fraîche au bord de l’eau. Alcool, thé et balai incessant des voitures musique à fond. Le mélange de culture occidental et oriental est très visible autant sur la plage que dans les rues. Par chance il se tenait un très grand marché dans la ville avec un étalage de fruits et légumes incroyable.
Ce détroit est le passage obligé depuis la mer Noire pour atteindre le reste du monde par voie maritime. C’est pour cela qu’il y a beaucoup de porte conteneurs qui y circulent. Un spectacle permanent au milieu des baigneurs.
Une belle rencontre avec des français qui voyage en berlingo pour 5 mois. Ils viennent de traverser la Norvège, les pays baltes, la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie et les voilà en Turquie.
Nous hésitons soit allez vers l’ Est ou continuer le long de la côte égéenne. Nous optons pour le deuxième solution. Il commence à faire très chaud.
Nous visitons les ruines de TROIE et son cheval en cours de reconstruction. Vestiges du passé, avec sa mythologie faut être amateur.
Nous poursuivons vers le sud et le GPS nous emmène sur une petite route qui devient de plus en plus étroite et soudainement nous nous retrouvons dans un minuscule village ou les habitants n’ont sans doute jamais vu passer un CC dans les petites ruelles. Sueurs froides, nous nous en sortons miraculeusement sans accrochage. Une magnifique petite route de montagne nous amène à la mer. Ce bord de mer non construit est de toute beauté. Malheureusement aucune possibilité de camper c’est les vacances aussi en Turquie et les plus beaux spots sont pris d’assaut. La côte en direction de IZMIR est bondée et par chance nous trouvons au camping que nous partageons avec les autochtones.
Nous décidons de rester 2 nuitées et prévoyons de changer d’itinéraire pour la suite en rentrant dans les terres. Il faut chaud 34 ° et le soir est très agréable avec un petit vent qui rafraîchit l’ambiance suffocante.
Avec notre panne récurrente de la pompe à eau nous devons nous rendre à Izmir pour procéder à la réparation car l’eau est absolument indispensable. Nous sommes à 190 km de Izmir La route est très bonne parmi les innombrables oliviers.
En cours de route une voiture nous fait de signes signalant un problème au CC. Je m’arrête sur le côté pour vérifier s’il n’y a pas un problème. La voiture avec son occupant s’arrête aussi. L’occupant m’explique qu’il a vu un problème à la roue arrière droite. Ce monsieur d’un certain âge, mais très énergique fait une vérification rapide de la roue et à ma surprise il détecte une fuite de liquide de frein. Effectivement la fuite coule sur la face intérieure de la roue. Il me demande de le suivre sur un petit parking et m’ explique qu’il est garagiste et qu’il a vu ce problème sur ma roue en roulant derrière nous (!) Possible arnaque ? la fuite était réelle mais…..
Ni une ni deux il s’occupe de notre véhicule en démontant la roue, la pièce défaillante et part pour la réparer. Même pas une demie heure plus tard il revient avec une pièce neuve car la réparation est impossible. En quelques minutes à peine tout est remis en place. Pour s’assurer que tout fonctionne il nous suit sur quelques km et nous fait signe que tout va bien. Cout de l’intervention 200 € pièce et main d’oeuvre plus 400 livres (10 euros) !
La localisation du prochain intervenant sur la pompe à eau nous amène à Izmir dans un endroit impossible à BORNOVA où sont concentrés des dizaines de petits garagistes. Une fourmilière de mécanos et surtout des centaines de véhicules garés dans ces ruelles, alors circuler avec un camping car relève de l’exploit.
Finalement nous trouvons notre réparateur, un syrien qui construit des caravanes de A à Z donc qui connait toutes les ficelles lié à l’aménagement des véhicules de loisirs.
Le constat après inspection du système électrique est que la pompe immergée n’est pas assez puissante pour passer dans le système de purification de l’eau. Il me change tout le système avec une pompe extérieure 2 hres de boulot pièces et main d’oeuvre 50 euros……
Il fait chaud à cette époque bien sûr, nous recherchons un endroit pour passez le WE et nous trouvons un super emplacement près de KUSADASI dans un bien sympathique camping familial à l’écart de la vie trépidante des villes côtières. Les plages sont bien bondées et dans certaines communes des emplacements sont prévus pour le pique nique des familles. Tout un spectacle de voir ces familles faires des grillades.
L’eau en Turquie n’est pas potable et donc le ravitaillement est une activité quotidienne. Nous passons un bien agréable moment de détente au calme au milieu des familles turques qui passent le WE dans leurs caravanes où l’on nous a appris comment manger des figues de barbaries sans les épines…..
C’est le départ pour PAMUKKALE destination très connue et très visitée par de nombreux touristes. Il fait plus de 40° et une fois arrivée comme dans tous les spots touristiques, les arnaques ne sont pas loin. Difficile de trouver des emplacement pour bivouaquer avec cette chaleur et nous avons tout de suite été repéré par un chaland qui propose un emplacement, avec piscine pour 800 TL soit un peu plus de 25 euros la nuit tout compris, c’est a peu près acceptable.
Avant cela visite incontournable d’ EPHESE que nous n’avons pas regretter. C’est un site magnifiquement conservé.
Le long de la route malgré la chaleur nous résistons et profitons des très nombreux vendeurs de figues sur le bord de la route pour nous ravitailler.
Nous sommes donc installés devant une piscine et face à nous les cascades d’eaux thermales riches en minéraux. Nous allons voir cela demain. Nous avons testé le restaurant du site qui nous héberge et non c’est de l’arnaque. D’ailleurs le service est d’une nullité avec une oppression permanente du personnel ne cherchant qu’à nous faire consommer.
Nous nous contenterons de la belle piscine (et encore) mais l’objectif c’est la visite des eaux thermales et nous ne donnerons plus suite à leurs nombreuses sollicitations….
Une vue d’un côté de l’attraction de Pamukkale
Les aboiements des chiens font partis des bruits en Turquie surtout la nuit, la chaleur et les appels à la prière très tôt le matin et le départ des montgolfières juste à côté vous passer font des nuits très courtes…. mais on s’habitue.
Après le petit déjeuner départ à pied et cap sur la tufière de Pamukkale d’où s’écoulent 17 sources d’eau chaude.
Journée très très chaude 42 ° Nous allons quitter demain Pamukkale et nous diriger vers Antalia avec une halte dans les montagnes pour trouver de l’air plus respirable et surtout plus fraîche.
Moment de détente avec ce bain de pieds bien agréable.
Ce matin nous étions réveillés par le vacarme des départs de montgolfières de très bonne heure.
Départ pour la direction de la réputée station balnéaire d’ Antalya. Mais pas de précipitation nous ne prenons pas les autoroutes ce qui ralentit la roulade en traversant les villes, mais sur la route des dizaines de vendeurs de produits agricoles comme les pastèques, les melons, les tomates, les figues nous donne l’occasion de faire le plein de vitamines..
Notre destination du jour de 170 km c’est la ville de KORKUTELI avec un espace de parking réservé au campeur, caravanes, et CC. Bravo à cette commune d’avoir crée cette espace absolument magique. Tout en hauteur on domine la ville et un vent frais rafraîchit l’atmosphère. Nous sommes à environ 50 km d’Antalya.
Pour la modique somme de 4. 50 euros nous avons la place, tous les services, électricité, douche, cuisine, vidange des eaux et en prime une vue magnifique sur la ville. Le grand luxe, pas de chiens errants qui souvent aboient la nuit.
Nous arrivons à Antalya où la circulation est très dense, mais curieusement çà roule bien et nous arrivons à notre endroit de stationnement. Une réalisation toute neuve faite par la municipalité et très abordable. Beaucoup de résidents turcs en congé mais aussi semble-t-il des réfugiés du tremblement de terre qui n’ont plus de maison et vivent provisoirement dans des caravanes qui leur permettent de voir autre chose que leur maison en ruine. Nous ne rencontrons pas de français en CC, sauf quelques turcs français en voyage chez leur famille.
Alors Antalya, c’est grand , peuplé et la plage de Konyaalti est prise d’assaut jusqu’à très tard la nuit.
Une baignade dans la mer chaude au milieu d’une population très cosmopolite où se côtoient les tenues de bains les plus variés du string au burkini pour les filles et classiquement le short pour les hommes. On peut circuler à pied ou en vélo le long de la plage au milieu d’innombrables restaurants et les aires de jeux pour les enfants.
Le lendemain nous prenons le taxi jaune tellement nombreux et tellement pratique pour visiter la Ville.
Les points les plus importants sont la vieille ville, le bazar et les musées pour ceux qui aiment. Très agréable de déambuler dans le bazar avec ces nombreux stands de fruits et légumes si bien achalandés, une vrai spécialité turcs.
La vieille ville est très joli, avec ses ruelles, ses échoppes, et son port de plaisance.
Nous pensions rester 3 jours mais au final 2 nuits nous suffisent et nous partons en suivant la côte est après Antalya en direction de MERSIN. En cours de route arrêt à PERGE et sa cité antique dans la région du Taurus fondée en 1050 1000 av JC. Tantôt citée grec, romaine la citée était dotée d’un théâtre, un stade qui pouvait accueillir 15000 personnes, des termes, une fontaine gigantesque, un agora, des voies à colonnes, des basiliques, une nécropole et de nombreux commerce. L’apôtre Paul y prononça son premier sermon.
Désolé pour les photos de mauvaise qualité prise avec un smartphone et mal réglé.
Vraiment impressionnant cette visite.
Une autre visite nous attend, un véritable joyaux le site d’Aspendos autre citée gréco romaine particulièrement célèbre pour son théâtre romain le mieux conservé d’ Asie mineure. Il s’y déroule régulièrement des concerts qui doivent être extraordinaire au niveau acoustique.
Nous avons longé la côte jusqu’à MERSIN. Une succession d’hôtels de luxe, d’innombrables appartements et quelques trouées de nature et de quelques belles plages. D ailleurs nous nous arrêtons sur un parking bien équipé pour plonger dans une belle eau turquoise. La Turquie a beaucoup de lieux aménagés pour le pique nique. Après s’être aventuré dans des endroits improbables pour trouver un camping tout aussi improbable pas prévu pour les camping cars. Mais nous trouvons un endroit à GAZIPASA, tout au bord de la mer, sur une aire de stationnement gratuite. Et nous avons eu la surprise d’assister à 2 mariages plein air et du coup nous familiariser un peu avec les coutumes du mariage en Turquie. Tout est sobre, bonne ambiance, danses et rires.
Coucher du soleil sur GAZIPASA
La route à partir de là est pittoresque avec des bananeraies, mais aussi des paysages qui n’ont à envier à l’ Andalousie et ses serres plastiques à perte de vue……
La petite route côtière nous réserve quelques surprises avec des vues plongeantes dans la mer bleu. Et bien sûr des vendeurs au bord de la route qui vendaient leur production, des bananes, des fraises, des citrons verts etc.
Le “pire” allait venir en approchant de Mersin. Sur des dizaines et des dizaines de km une succession de feux rouges, d’appartements immenses, de magasins bref une ville sans fin ou la vigilance est à toute épreuve car cela fuse de tous les côtés. Cette route est interminable et nous trouvons une petite aire de stationnement gardé à Cesmeli, au milieu des blocs et près de la mer qui est prise d’assaut.
Un gentil monsieur nous trouve une place et on se dit c’est mieux que rien. Un petit îlot au milieu d’une jungle d’appartements…
Nous passons tout de même une nuit tranquille et dès le réveil plouf dans la mer…. grise….
Déjà beaucoup de baigneurs matinaux, mais nous ne sommes pas resté longtemps dans cette eau pas très engageante.
Après une bonne douche et un petit déjeuner hop direction la Cappadoce mais encore fallait-il sortir du guêpier de Mersin qui compte tout de même plus d’un million d’habitants.
A peine quitter Mersin nous voyons de sombres nuages noirs sur notre trajet accrochés dans les belles montagnes escarpées de l’arrière pays. Il pleut fort et comme nous circulons à plus de 1000 m d’altitude la température chute. Après avoir connu des 43 ° et en moyenne des 36° le thermomètre affiche 14 °.
GÖREME est le haut lieu de la Cappadoce qui est un haut lieu touristique de la Turquie. C’est tout simplement spectaculaire. Avant d’arriver au camping que nous avions prévu, un arrêt repas délicieux et pas cher s’impose devant une gigantesque formation rocheuse rupestre.
L’endroit où nous stationnons est absolument formidable, avec une vue panoramique époustouflante et de supers voisins. Juste une petite place qui domine GÖREME, de jour comme de nuit donne un spectacle extraordinaire.
Des voyageurs italiens qui reviennent de Géorgie, une autre personne très gentille de nationalité arménienne, habitant en Géorgie, puis en Russie et maintenant aux Canaries avec son épouse, une famille russe, et bien sûr quelques familles turques. Tout cela réuni sur une petit plateau balayé par un vent. Il fait frais, même très frais.
La nuit fut courte car le matin de bonne heure un spectacle exceptionnel nous attendait. Le départ de dizaines de montgolfières.
Il fait encore nuit….
Le départ…..
Nos voisins sont revenus sain et sauf de leur expédition en ballon…
Nous recevons quelques tuyaux sur la Géorgie, notamment le meilleur passage de frontière où l’attente est normalement très courte et des spots incontournables à visiter.
Nous partons à pied visiter les environs de GÖREME et la petite ville animée. Beaucoup de touristes asiatiques et russes. Le soleil revient…
GÖREME est le centre du parc national et des sites rupestres de Cappadoce. Et tout tourne autour du tourisme. Il y a de nombreux hôtels bien intégrés dans le site, des tavernes, des échoppes de tout et n’importe quoi, ainsi que des kiosques pour s’inscrire pour les activités comme les sorties en quad, des safaris, des circuits en 4X4 ou à chevaux et bien sûr en montgolfière.
Nous restons une journée de plus pour prendre des force pour “attaquer” la partie plus à l’ est de la Turquie. Objectif le lac de VAN, le mont ARARAT avec quand même ses 5136 m etc…
Il fait à nouveau très beau et chaud mais comme nous sommes en altitude une bonne brise fait du bien. Ce matin le spectacle du départ des montgolfières était encore plus extraordinaire. Un nombre plus important et un ciel tout dégagé, avec un ler de soleil en arrière plan rend le spectacle encore plus impressionnant.
Le jour se lève à peine.
Dernière journée à GÖREME avec baignade dans une petite piscine pour nous tout seul, et une belle rencontre avec un charmant couple turc qui nous invite pour le thé.
Grâce à mon traducteur de poche nous pouvons converser et nous apprendrons avec tristesse que ce couple a subit le terrible tremblement de cette année. Il habite à KAHRAMANMARAS qui fut l’épicentre du tremblement de terre, et la ville fut presque entièrement détruite. Par chance leur maison a été épargnée tandis que leurs voisins autour ont tous péri. Le fiancé de leur fille mourut également dans ce désastre. Ce moment de partage était vraiment émouvant.
Le lendemain une autre surprise au petit déjeuner. On nous apporte des croque monsieur sur un plateau confectionner par nos nouveaux amis.
Mais aujourd’hui malgré un temps ensoleillé pas de départ de montgolfières. Déception pour les spectateurs qui attendaient de bonne heure ce spectacle exceptionnel.
La météo est en cause, car malgré le beau temps un vent fort soufflait en altitude qui empêchait tout décollage. Pas de risque on m’a dit.
Un autre campeur nous apporte le reste de ces copeaux de bois pour faire un barbecue…
C’est le départ et sur le trajet nous profitons encore du merveilleux site de la Cappadoce.
Direction l’Est de la Turquie et direction GÜRUN où nous avons repéré un bivouac qui semble intéressant.
La route est grandiose avec des montagnes arides mais ou chaque parcelle qui est cultivable est exploité avec du blé.
Dans cette nature désertique il y a des oasis, pas comme au Maroc avec de palmier mais dès qu’il y a de l’eau les arbres pousse, la végétation est luxuriante et les fruits et légumes abondent.
Nous arrivons à notre bivouac et quelle surprise ! Au début d’un canyon avec une belle rivière d’eau fraîche se trouve un parking bien aménagé. Une minuscule mosquée, des toilettes, des poubelles et une nature magnifique.
Un exploitant d’élevage de truite, la bonne aubaine, ce soir truite au aux amandes au menu.
Le canyon est bien aménagé pour randonner le long du cours d’eau. Des familles viennent se rafraîchir et nous faisons la connaissance d’un allemand turc qui nous donne un endroit pas trop loin d’ici qu’il faut absolument visité. Nous en prenons bonne note.
La nuit fut calme et la police vient nous rendre visite pour s’assurer que tout va bien.
Au réveil une personne s’arrête pour discuter avec nous. Il vient lui aussi de la ville de Kahramanmaras où à lieu l’épicentre du terrible tremblement de terre.
Nous prenons la route en direction de l’info donnée hier à GÖKPINAR. Une route sinueuse à travers les montagnes arides et là une autre belle surprise. Un petit lac à la couleur exceptionnellement bleutée, dans un cadre aménagé pour le pique nique comme c’est souvent le cas en Turquie. Et là nous rencontrons un couple dont le monsieur parle très bien le français. Carte à l’appui il nous donne des tuyaux à ne pas manquer en Turquie.
Avec toutes ces informations il faudra quelques mois pour visiter l’essentiel tellement il y à voir. Nous hésitons la direction à prendre. La nuit va porter conseil.
Ce soir après avoir roulé à travers des montagnes et des paysages majestueux nous bivouaquons au bord d’un beau lac avec un coucher de soleil exceptionnel et beaucoup de moucherons et moustiques et un chemin chaotique pour y arriver.
En passant par MALATYA nous avons pu voir les ravages du tremblement de terre. Cette ville a tout de même vu des quartiers entiers détruits. Les stigmates sont encore bien visibles et les travaux de déblaiement sont encore en cours.
Et pour le comble Malatya vient à nouveau de subir quatre séisme en 3 jours il y a quelques jours sans faire de dégâts supplémentaires.
Autour de la ville des centaines d habitations provisoires type Algeco ont été installée.
Les déchets c’est une plaie en Turquie. Du plastic on en trouve partout, au bord des routes , sur les parkings, dans les champs, dans des lieux magnifiques. Quel dommage. Par contre on trouve des point d’eau un peu partout malgré l’aridité des paysages. Sur les conseils d’une rencontre nous allons faire un crochet par TENCELI dans un parc national.
Les paysages sont très beaux et une belle rivière traverse le parc. Nous nous arrêtons dans un endroit qui organise du rafting, de la tyrolienne et draine donc beaucoup de monde et donc nous étions sollicité par beaucoup de curieux.
Le bord de la rivière est très prisé par les locaux qui viennent faire leur pique nique en famille. Nous reprenons la D300 en direction du lac de VAN. Pour passer la nuit nous nous posons dans un cratère absolument spectaculaire, le NEMRUT DAGI. Une petite route pavé nous amène à plus de 2500 m d’altitude une vue extraordinaire sur le lac et nous trouvons une place près d’une cabane occupée par un homme très gentil qui vit dans cet endroit depuis plus de 15 ans.
Nous explorons les lieux par un belle balade et tout a coup nous nous retrouvons nez à nez face à 4 ours !
L’endroit est réputée pour voir encore des ours à l’état sauvage. Sans doute habitué par les visiteurs, ils ne sont pas agressifs à priori, mais c’est impressionnant de rencontrer des ours au cours d’une ballade…..
Nous avons eu beaucoup de chance de voir des ours d’aussi près, mais pas trop rassuré quand même.
Le soir venu nous nous disions çà va être une bonne nuit dans un endroit sauvage loin de tout. Tout commença bien avec un magnifique ciel étoilé.
La voie lactée au dessus de nos têtes.
Mais voilà qu’un groupe de jeune arrive. Musique, cris, bonne humeur, feux de camp tout juste à côté de nous..
J’ai essayé de parlementer mais la barrière de la langue est un problème. L’homme de la cabane vient à mon secours. Après quelques pourparlers, il m’assure que çà ne durera pas longtemps.
Effectivement après les rires et l’amusement bon enfant et bruyant le silence revient. On va enfin pouvoir dormir.
En plein sommeil voilà que le CC se met à tanguer et un bruit assez effrayant provient de l’arrière du CC. Réveillé en sursaut on se demande d’abord ce qu’il se passe j’en déduit que les ours tente de grimper sur notre CC !
Armé d’une lampe de poche j’ouvre la porte et voilà que j’aperçois 3 ours et un quatrième entrain de s’acharner après ma roue de secours. J’arrive à faire fuir les bêtes. L’homme de la cabane arrive à la rescousse et nous voyons ces 4 ours disparaître dans le noir.
Voilà ce qui reste de ma protection de la roue de secours….
Après ces évènements nous nous remettons de nos émotions et faisons la connaissance d’un couple de voyageur qui a bivouaqué un peu plus loin. Et bien sûr se fût l’occasion de partager nos impressions de voyages et les tuyaux. C’est dans ce type de rencontre qui fait parti des voyages et qui sont vraiment agréables.
Voilà qu’un fourgon suisse arrive. Et là aussi un bon moment de partage et les récits réciproques de nos aventures.
C’est le départ et remontons le cratère, un dernier regard sur cet endroit majestueux.
Cette région de la Turquie est volcanique avec des volcans majestueux et qui fertilise les sols. Nous avons pris le côté nord du lac et la route est vraiment magnifique. La couleur bleu intense du lac de VAN avec le contraste des terres sèches est de toute beauté.
Le majestueux SÜFAN DAGI avec ses 4434 m.
Sur les bords des routes ce sont les tomates, le poivrons, les piments, les melons et les pastèques qu’on trouve dans des kiosques rustiques mais bien achalandés.
Beaucoup de troupeaux de vaches, de moutons et de chèvres.
Nous ne sommes pas très loin de l’IRAN.
Un bon bain matinal dans le lac de Van, voilà qui met en forme pour poursuivre jusqu’au pied d’une montagne connue où se trouverait l’ arche de Noé, le mont ARARAT qui culmine avec ses 5136 m le plus haut sommet de Turquie.
Changement de paysage la route n’est pas très longue jusqu’à DOGUBAYAZIT ville grouillante avec ses nombreuses échoppes où l’on trouve de tout. Un vrai plaisir de se balader au milieu de cette vie trépidante.
La ville se situe dans le triangle ARMENIE IRAN TURQUIE. Nous avons longé la frontière iranienne, une belle route d’ailleurs parsemée de miradors et quelques checkpoints. Encore un volcan, le TENDUREK DAGI avec ses 3660 m et ses impressionnantes coulées de lave.
Un bout du beau lac de VAN
LE VOLCAN TENDUREK DAGI
L’arrivée à DOGUBAYAZIT est absolument exceptionnelle. Une rare beauté. De 2600 m la route plonge avec une pente de 8% sur plusieurs km avec l’ ARARAT qui domine un paysage majestueux, en arrière plan.
Nous passerons 2 jours dans une aire de stationnement d’un restaurant qui domine la ville et tout tout près du palais ISHAK PASA SARAYI que nous visiterons demain.
L’endroit est de toute beauté et nous faisons connaissance d’un couple de hollandais qui attend le laisser passer pour se rendre en Iran, ainsi que 2 jeunes filles hollandaises bien courageuses qui voyagent depuis plus de 5 mois jusqu’en Asie centrale. Leur devise quand çà passe tant mieux sinon tant pis….
Arrive un couple de jurassien et bien sûr tout se passe autour d’un verre et beaucoup d’échange. L’endroit ou nous nous sommes posés était vraiment pas cher 400 livres soit un peu plus de 10 € pour 2 nuits, la lessive, l’eau et l’électricité.
Grâce à Joseph, un iranien qui s’est occupé de la réception.
Visite du palais.
Derniers échanges avec nos compagnons de voyage et nous partons vers la Géorgie en longeant l’ Arménie.
Cette route est absolument superbe et grandiose, avec déjà le volcan ARARAT qu’on a pris sous toutes les coutures.
Le mont ARARAT
Nous circulons à des altitudes élevées et la plus haute juste avant la frontière était 2600 m et le spectacle est fabuleux.
Des volcans, des coulées de laves, les paysages bucoliques, avec d’innombrables troupeaux de vaches, de moutons et de chèvres toujours gardés par des bergers.
La route, comme dans toute la Turquie en général, est vraiment bonne des 4 voies dans des régions à faible circulation. Laissons parler les images :
La Georgie…..
Nous arrivons à la frontière Géorgienne après avoir passé des cols de plus de 2600 m avec des approvisionnements en eau de source pure. Le travail agricole à ces hauteurs est très rustique et dur avec un terrain accidenté. C’est une autre facette de la vie rurale en Turquie.
Le passage de la frontière recommandé par une personne que nous avions rencontré en Capadocce était un bon conseil car il n’y avait pas beaucoup de monde, sauf que les lenteurs administratives cette fois du côté de la Turquie sont incompréhensibles.
Fouille du véhicule des 2 côtés de la frontière, présentation des passeports x fois, mais bon çà passe. En Géorgie une fois souscrit une assurance pour le véhicule, les routes ne sont pas du gabarit turc…. Et la circulation est dense. La vigilance est de rigueur car les accidents sont fort nombreux. Il faut s’adapter là aussi aux règles de conduites locales, enfin règles est un grand mot.
Nous nous arrêtons à BORJOMI pour faire des achats au marché local et chercher une carte sim qui relève de l’exploit. Heureusement que le responsable d’une banque locale et une charmante dame nommée Juliana nous indique enfin une agence de mobile internet.
Ce qui frappe se sont les vestiges de l’ère soviétique des blocs d’habitations en décrépitudes, et la foule de commerces et des petits restaurants pour la plupart très bien agencés et qui donnent envie de s’ arrêter.
La route sillonne entre les montagnes ou apparait soudainement de beaux châteaux, un monastère. Tout se vend au abords de la route, des fruits et légumes, du poisson, étrangement des bidons d’huile moteur, des poteries, des objets en bois et localement des pains vraiment particulier aux raisins secs et épices dont nous n’avons pas encore trouver le nom.
Pas encore de photos alors que nous avons trouvé un emplacement très bien agencé par une famille des plus sympathique. Un jeune couple d’allemands avec leurs enfants héberge là depuis quelques semaines à la recherche d’une possibilité de résider en Géorgie. La propriétaire parlant l’allemand est d’une gentillesse extraordinaire.
Un bon moment et nous traînons un peu ne sachant pas la direction à prendre. Il pleut comme des averses tropicales.
Sur la route il y a de nombreux chiens, des vaches qui broutent les bas côtés jusque dans les villes, des cochons, des chèvres des chevaux. On ne s’ennuie pas sur les routes de Géorgie.
Pour bien sillonner le pays à la dernière minute nous partons pour la côte de la mer Noire. Un charmant camping spartiate mais qui ne manque de rien nous accueille avec principalement des voisins russes et allemands et un couple de voyageur au long cour suisse.
Ballade le long de la mer très agitée et un bon repas, l’incontournable KHATCHAPOURI, galette en forme de bateau avec du fromage, du beurre et un oeuf au milieu, pour un total de 13 euros soit 37 lira….. L’essence c’est à peu près 1 euros le litre d‘euro diesel….
Le soleil se couche sur la mer Noire et ses belles vagues puissantes.
Aujourd’hui nous avons rendez vous avec notre ami Pierre qui a élu domicile en Géorgie. Quel plaisir de pourvoir partager son amour de ce pays plein de surprises. Les connaissances de Pierre sont particulièrement intéressantes, et carte à l’appui il nous organise un voyage sur mesure pour ne rien louper.
La première découverte fut culinaire. Pierre en connaisseur nous invite à partager un repas gargantuesque absolument délicieux. C’est vrai la cuisine géorgienne est un must et tout cela accompagné de vins à tomber parterre.
Une vraie belle journée où nous avons pu vraiment nous immerger dans ce pays grâce à notre guide.
Dès le lendemain nous nous préparons activement pour nous rendre à un incontournable, le Caucase, plus précisément la petite ville montagnarde de Mestia à 1500 m d’altitude. Alors déjà pour s’y rendre c’est toute une aventure.
60 km de route de montagne digne des routes de l’impossible par moment. Magnifique mais pourrait être très dangereuse à cause des chutes de pierres et des éboulis. Il faut avoir un oeil sur la route étroite et les chutes de pierres éventuelles.
Evidemment c’est très long à parcourir, mais une fois arrivée nous avons l’impression d’être dans un village de Suisse.
Un paysage alpestre, des maisons en bois, des hôtels, des boutiques, des petits restaurants croquignolets.
L’authenticité géorgienne est préservée, des petits magasins ou l’on trouve de tout, des kiosques pour un encas, un café et tout cela dans un désordre très organisé. La circulation ferait s’arracher les cheveux à la maréchaussée française, avec en prime les vaches qui se promènent comme en Inde dans les villes….. mais çà marche ! Et on s’y habitue.
Eboulis très fréquents surtout après la pluie.
Journée ensoleillée à Mestia, beaucoup d’échanges avec nos voisins et belles ballades au coeur du Caucase dans les sentiers qui serpentent entre les tours de guet.
Blottie au cœur des sommets de la Haute Svanétie, Mestia est une ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. D’ailleurs, cette agglomération est un important pôle culturel de la communauté svane, un peuple ethnique ancestral vivant dans les montagnes du nord de la Géorgie.
Les tours de guet réparties dans toute la ville sont le premier élément historique notable de Mestia. Anciennes tours défensives, elles font aujourd’hui partie intégrante de l’environnement urbain, au même titre que les chalets et les hôtels.
En Géorgie le pain est toute une histoire de savoir faire. Le boulanger doit être acrobate.
La boulangère aussi fait preuve de dextérité pour sortir au bon moment le pain collé contre les parois chaude du four.
Le pain s’appelle PURI et le boulanger ( mtskhobeli) qui risque carrément sa vie à chaque fournée.
Sur la route de Mestia dans le Causase
Nous quittons Mestia sous un ciel mitigé, et nos voisins de “camping” dans l’intention de passer par le Canyon de MATVILI. Malheureusement des trombes d’eaux orageuses nous fit renoncé ce parcours. Dommage.
Nous poursuivons la route vers KOUTAISSI en pensant nous arrêter en cours de route mais la pluie nous suit sans répit.
Finalement nous arrivons à Koutaissi dans un jardin d’un petit Hôtel qui offrait quelques places. Nous firent connaissance avec un couple d’Allemand avec de petits enfants. L’épouse était ukrainienne, d’origine israélienne et parlant couramment russe avec les enfants. Ce couple charmant est à la recherche d’une terre d’accueil propice à leur conception de la vie. Ce fut un échange extrêmement passionnant. Le soir venu nous nous rendons dans un restaurant très original. Une très grande salle à manger, un extérieur avec des gloriettes, des genres de cellules individuelles pour familles ou groupes, un bar vraiment un très bon concept qui pourrait donner des idées tellement c’est bien fait.
C’est impressionnant ce que les géorgiens peuvent ingurgiter comme nourriture et boisson. Un groupe de jeunes filles à côté de nous picolait pas mal sur un fond de musique à casser les tympans.
C’est bon et pas cher il faut dire.
Le lendemain nous prenons la direction de Gori pour faire une visite du château et un étrange musée de Staline. Nous sommes bien à Gori et vu le château, tant pis pour le musée car le GPS ne trouva pas le camping où nous pensions bivouaquer et nous fit tourner en bourrique. On se retrouva finalement dans une vallée de toute beauté, des vignobles et des monastères. En se perdant finalement on a découvert un joyaux géorgien de toute beauté.
Comme il allait se faire tard, il nous fallu trouver un endroit pour passer la nuit. Donc pas loin de la capitale sur la route militaire qui va en Russie nous trouvons refuge et un accueil très sympa du proprio sur le parking dans l’un des nombreux hôtels de cette route très très fréquentée par des colonnes de camions qui approvisionnent la Russie pour contourner l’embargo….
Direction la capitale mais pas directement . Nous préférons stationner en périphérie plus précisément sur la parking de la cathédrale de Svetiskhoveli à MTSKHETA.
Dans ce centre historique des ruelles bien agréables avec toutes sortes d’échoppes de produits pour touristes mais aussi des ,produits locaux. Une bien charmante citée que Mtskheta avec beaucoup de pèlerins.
C’est en Taxi que nous nous rendons dans la capitale. Avec la circulation mieux vaut ne pas risquer de s’aventurer en CC. Alors rien que le parcours en taxi est une aventure où il faut avoir le coeur bien accroché ! Ils foncent, slaloment ouf nous arrivons dans le centre a proximité d’un magnifique parc où de nombreux stand vendent des antiquités qui ferait le bonheur de nos antiquaires.
Il est très agréable de se promener dans la vieille ville, boutiques, restaurants typiques Tbilissi est une capitale qui bouge. Après une journée de ballade nous négocions notre retour en taxi et ce n’est pas trop fâché de retrouver le calme de Mtskheta. Un bon jus de grenade et orange pressée et nous retrouvons notre maison ambulante.
La poursuite à la découverte de la Géorgie nous conduit dans la région viticole de la KAKHETI. La Géorgie est le berceau du bon vin depuis des siècles. Et c’est pas faux !
Une belle vallée entourée de montagnes de plus de 2000 mètres lui confère une situation exceptionnelle pour la viticulture. Il y gèle rarement et la température est en moyenne de 10° en hiver. C’est l’occasion de faire des achats mais pas trop car nous avons beaucoup de frontières à passer….
Nous visitons la belle ville de TELAVI avec son château et nous nous installons chez un vigneron pour passer la nuit.
Nous sommes en pleine vendange et les vieux camions de l’ex urss sont encore très utiles pour transporter le raisin.
Le vigneron qui nous héberge est une famille où tout le monde met les mains à la pâte. Le raisin une fois pressé fermente dans d’énormes jattes enterrés. Cette année n’est pas une bonne année pour cette famille car la grêle a détruit une grande partie de la récolte.
Quel bonheur de déguster un bon verre de vin sur la terrasse qui donne sur cette belle vallée et les belles montagnes russes en partie.
Nous sommes en fait à proximité de la Russie, de l’ Azerbaijan, et l’ Arménie. Après une bonne nuit avec un orage et de la pluie, le soleil nous réveille.
Nous poursuivons la route pas le plus au de sud possible en passant par la dernière ville de DEDOPLIS TSKARO.
Pour le bivouac nous avons repéré un endroit merveilleux, au bord d’un petit lac salé.
Le calme, le silence et la beauté du lieu nous remplit de plénitude.
Le beau coucher de soleil est trompeur, car dans la nuit de l’orage et des pluies diluviennes. mais la nuit fut bonne.
C’est sans doute le meilleur bivouac dans la nature de notre voyage. Nous allons pas beaucoup roulé et nous rendre carrément en Azerbaijan sans passer de frontière. En effet la route est sur la frontière pendant quelques km. Mais nous nous arrêtons un peu avant car le paysage est d’une beauté inouïe. On se croirait dans les steppes mongoliennes avec des pâturages à perte de vue, d’immense troupeaux de vaches qui peuvent brouter à loisir. C’est tellement grand que les gardiens des troupeaux sont à cheval. Les voitures sont rares dans cette partie de la Géorgie.
E un petit village qui semble abandonné avec des maisons délabrés, UDABNO, possède 2 auberges et nous pouvons nous installer dans le jardin de l’ auberge OASIS, réputée pour avoir le meilleur catchapuri d’après certains visiteurs.
Nous avons pris le repas dans cette auberge trop original, avec un aubergiste qui parle beaucoup de langues dont le français. Un groupe de polonais a élu domicile avec leur 4X4 et c’est surprenant de voir autant de monde se restaurer dans cet endroit de bout du monde. Bonne ambiance, la Géorgie nous surprend chaque jour avec une variété topographique, climatique exceptionnelle.
Cette photo est un leurre, devinez….
Région bucolique dans la partie la plus au Sud Est entre l’ Azerbaijan, l’Arménie, et la Russie;
Le restaurant au bout du monde…. après l’arrivée d’un bus de passage.
La météo est vraiment authentique cad que c’est bien tranché la pluie, le vent , le soleil, les orages, les températures changent très vite. Les nuages qui restent accrochés dans le Caucase donne des formes impressionnantes.
Petit déjeuner collectif au restaurant de l’ Oasis parmi le groupe de polonais qui font des excursions en 4X4. Sympathique moment de partage.
Nous allons prendre la direction le monastère de Cave Town David Gareja qui se trouve sur la frontière Azerbaijanaise.
Ce n’est pas encore le monastère, mais tout près.
Nous sommes rentrés en AZERBAIJAN sans passer la frontière qui normalement fermé entre la Géorgie. En effet la route du monastère pénètre dans ce pays sur 200 m environ et sur la route d’un côté vous êtes en Azerbaijan et de l’autre en Géorgie
Le trait noir est la frontière….
La Géorgie est un pays qui surprend par bien des aspects. Les monastères sont nombreux, le temps change aussi vite que les paysages quand on circule dans le pays, les habitants rustres au premier abord cache une grande générosité et sont attachés à leur pays et leurs traditions.
le monastère de Cave Town David Gareja
La cour intérieure du le monastère de Cave Town David Gareja
Sur les grands axes qui relient la capitale voilà comment roule les géorgiens.
Nous poursuivons par la région de KVEMO KARTLI en dessous de la capitale qui elle aussi est magnifique avec une variété de paysage à couper le souffle. Montagnes arborées, Pâturages immenses qui culminent à plus de 2000 m.
Nous bivouaquons près d’une grande réserve d’eau à 1500 m, et le temps est plutôt maussade et surtout très frais.
La doudoune reprend du service, et nous avons un compagnon canin qui décident de dormir à côté de notre CC;
Les nombreux chiens qui errent sont très gentils et attendrissant. Pas agressif du tout ils attendent patiemment quelque chose à manger. Dans les voyages le hasard fait parfois bien les choses car nous retrouvons une rencontre d’un jeune couple avec bébé (!) originaire de Slovaquie qui ont eu la même idée de passer la nuit à cet endroit.
Il fait froid et un brouillard très dense rend la conduite très difficile. Mais une fois le col de plus de 2100 m en direction du lac de PARAVANI passé un soleil et un ciel bleu nous illumine. Quelle beauté un immense plateau de pâturage parsemé de petits villages d’un autre temps. Il y a quelque chose des pays nordiques dans cet endroit.
On voit très bien l’autre versant avec son brouillard dense.
Nous sommes tout près de l’ ARMENIE qui connaît des tensions très vives avec leur voisin l’Azerbaijan en ce moment.
Et voilà que nous arrivons au terme de notre magnifique voyage en Géorgie. Pays fascinant tellement varié avec une nature encore bien préservé. On ne pourra regretté que comme en Turquie le problème des déchets dénature un peu la beauté des paysages. Mais les choses avancent, on voit bien que les autorités du pays prennent ce problème au sérieux.
Il y tant de choses à dire et à voir encore. Nous regretterons la gastronomie typique des géorgiens, ce voyage dans le temps où la circulation se mélange avec les animaux des fermes qu’on trouve partout même sur les autoroutes, ce qui serait totalement impensable en France. Il reste à espérer que ce pays reste souverain et garde son esprit et ne vende son âme ni à l’occident ni à la Russie Sur le plan touristique il y a un potentiel énorme, mais un peu égoïstement j’espère que la Géorgie reste une terre d’aventure qui fasse encore rêver longtemps les voyageurs.
La deuxième partie de notre périple européen va commencer. Retour en Turquie ou là aussi il reste tellement à découvrir.
Nous optons pour le passage de la frontière la plus au sud. En fait il y a 3 entrées possible par la Turquie. La plus fréquentée c’est par Batoumi sur la mer Noir. C à l’arrêtelle que nous avons prise est en montagne et devait être la plus petite douane.
Et là surprise une file de camions interminable occupe la partie droite de la chaussée sur des km.
On s’engage sur la file de gauche pour doubler ce convoi. Heureusement qu’en face la circulation était sporadique.
Nous arrivons au poste frontière. Douane géorgienne présentations des papiers, contrôle du CC et comme souvent le regard pas trop sympa des douaniers. Arrive la Turquie et là c’est le bordel. Présentations des papiers, faire 100 m à pied pour se faire tamponner le passeport, retour au premier check point où le douanier qui a contrôler le véhicule nous dit de nous rendre au détecteur rayon X du véhicule. Et là çà se complique car tout est bouché par les camions. Je me renseigne dans un bureau pour voir comment je vais pouvoir faire passé le CC aux rayons et vu le cafouillage un agent me dit gentillement d’aller au dernier contrôle de passeport pour quitter le douane. Nous arrivons à ce poste et le gars me demande la fiche du contrôle aux rayons X. Je lui explique qu’un de ces collègues m’a dit que je pouvais partir. Et là bien sûr il ne l’entend pas de cette oreille. Appels téléphoniques, attente, rien ne bouge. Les camionneurs commencent sérieusement à s’énerver et voilà qu’il nous demande de retourner faire le contrôle. Avec tous les camions dernière nous, obligé de manoeuvrer pour me laisser passer, nous nous retrouvons cerner de dizaines de camion qui rende impossible d’aller faire ce contrôle. là nous sentons que çà tourne à la catastrophe et que nous ne sortirons pas de cette douane avant longtemps.
Il fallait que je retrouve la personne qui m’a dit que je pouvais partir. Heureusement que j’aperçois 3 douaniers que j’avais vu tout au début. Je leur explique la situation et voyant bien que je ne pouvais plus manoeuvrer il appelle le gars de la guérite pour lui expliquer qu’il y a un problème d’accès au rayons X. Voilà qu’ils me disent de me rendre à nouveau au dernier contrôle. Un douanier inspecte à nouveau le véhicule et enfin nous pouvons passer le dernier poste. Ouf ! Au final cela c’est bien passé.
Nous revoilà en TURQUIE.
On peut voir un point blanc au bord du lac au loin, à gauche. C’est la douane…….
Décision de dernière minute nous allons vers la mer Noir pour voir les cultures de thé, cette boisson nationale consommée massivement en Turquie.
Nous nous arrêtons à Ardahan pour passer la nuit. Le seul bivouac est à côté d’une fête foraine statique mais qui n’a pas eu beaucoup de client car il y avait des orages et il a plut toute la nuit ce qui nous a permis de passer une bonne nuit.
A Ardahan il y a beaucoup d’élevage d’oies
Direction la mer Noir et nous passerons 2 nuits à ARDESEN. La route jusqu’à la destination était là aussi d’une beauté époustouflante avec des canyons, des barrages pharaoniques, des risques importants d’éboulements. Nous passon par des cols à plus de 2000 m et c’est le temps pour les moutons de descendre des alpages. Entres stations de sport d’hiver et paysages bucoliques on ne s’ennuie pas un instant.
Petit village d’été dans les hauteurs
Sur la route qui rejoint la mer Noir un immense barrage.
Nous arrivons au petit camping d’ Adersen. La côte est belle mais il y a de nombreux immeubles mais de belles architectures toutefois.
Nous sommes dans la région du thé avec les usines de fermentations et bien sûr les coteaux bien raides remplis de culture de thé.
La récolte bat son plein en ce moment.
Après ce détour très intéressant ou nous avons rencontré un couple de français qui nous ont raconté leur grand voyage en Russie, Ouzbékistan etc en 4X4 monté d’une tente de toit.
Nous avons passé là aussi un agréable moment autour d’un verre pour partager nos aventures. Ce sont des moments qu’on ne rencontre que dans les voyages.
La suite du programme c’est la descente dans le sud vers la frontière syrienne pour nous rendre à un haut lieu archéologique majeur NEMRUT DAGI.
Retour dons dans les terres pour délaisser la mer Noir en nous dirigeant tranquillement vers BAYBURT par une petite route absolument magnifique.
Des cols à près de 2500 m avec un nouveau tunnel de plus de 14 km qui nous a éviter une toute petite route. Il faut reconnaître que la Turquie possède des infrastructures routières incroyables.
Un road trip c’est aussi de l’improvisation de dernière minute. Finalement ce pèlerinage à Nemrut dagui, haut lieu du paganisme, ne devient plus une priorité, nous verrons sur le trajet.
Direction MARDIN près de la Syrie une ville incroyable avec une histoire passionnante.
Mais avant cela notre circuit continue en passant par ERZICAN pour arriver à Tunceli par là encore par une route pittoresque de toute beauté.
En nous arrêtant à une fontaine d’eau comme on en trouve partout en Turquie, une voiture s’arrête et une jeune homme en descend et nous demande si nous allons à BAYBURT. C’est sur notre trajet, et il nous demande si nous pouvons l’emmener. Voilà un nouveau compagnon de voyage qui nous a permis d’en savoir plus sur la Turquie. L’hospitalité Turque est incroyable. Pour nous remercier il voulu nous inviter pour partager un repas dans sa famille. Nous avons du décliner car nous avions encore du chemin à faire. Moment très intéressant où nous avions discuter sur la situation en Turquie et les traditions.
Les petites routes sont d’une beauté inouïe.
Avant chaque ville il y a comme au Maroc des check point de la gendarmerie. Nous passons avec en retour de larges sourires et des salutations.
C’est dimanche et les Turcs passent la journée sur les nombreuses aires de pique nique si bien conçus pour les familles.
En cours de chemin au beau milieu d’un canyon un charmant restaurant nous incite à nous arrêter. Excellent accueil, bonne nourriture et très abordable.
Nous cherchions un bivouac près de Tunceli, au fond d’un ravin par un chemin de terre. Une fois arrivé nous discutions avec une personne à cet endroit qui parlait allemand. Il nous déconseilla de passer la nuit ici. Sans donner d’explications nous avons écouté son conseil et sommes allés sur un emplacement que nous avions déjà utilisé il y a 1 mois.
Après une bonne nuit direction DIYARBAKIR où nous avions repéré un garage pour faire la vidange.
Alors l’accueil presque fraternel dans ce garage tenu par des Kurdes et surtout un service technique hors pair nous a bluffé. Quant au prix de l’intervention qui est allé au delà de la vidange avec une réparation électrique de nos ceintures de sécurité est sans comparaison avec les prix pratiqués chez nous.
114 euros pour une vidange avec une huile de qualité supérieure, avec changement de filtres, contrôle de l’ensemble du véhicule avec la valise et réparation d’un problème électrique, c’est à peine croyable.
Pour arrivé à Diyarkabir nous avions pris une petite route de montagne au paysage désertique, mais jusqu’à Mardin une 4 voies superbe nous amène à Mardin. Nous resterons 2 jours ici pour souffler et découvrir cette ville historique.
Aux confins orientaux de la Turquie, Mardin est un joyau national inexploité ! Aux antipodes des stations bétonnées du sud du pays, Mardin est une adorable petite ville mésopotamienne. Pour se protéger des nombreuses attaques kurdes, les habitants ont déplacé leurs logis sur la montagne dans une fabuleuse mosaïque fortifiée. On découvrire ainsi cette merveilleuse cité en prenant un interminable labyrinthe d’escaliers offrant des vues panoramiques sur les plaines environnantes.
Sur la recommandation d’un couple de voyageur allemand, nous sommes allés à DARA, petit village tout près de la Syrie et l’ Irak qui possède les ruines d’une très ancienne citée troglodyte.
Très isolé et inconnu du tourisme cet endroit historique est très intéressant à visiter. En arrivant n ous voyons l’étendue de cet ancien village et la particularité c’est sa nécropole et son immense réservoir d’eau qui ressemble à une cathédrale.
le réservoir d’eau
Idéalement située aux portes de la Mésopotamie, Dara est très disputée entre Romains et Sassanides puis Arabes, Seldjukides et Artukides. Elle est finalement détruite au milieu du 13ème siècle. La cité tombe alors dans un total oubli et ce n’est qu’au 18ème qu’elle est redécouverte.
Les premières excavations n’ont commencé qu’en 1986.
Une petite partie du village
Après ce petit détour direction vers une autre ville mythique SANLIURFA, où beaucoup de légendes circulent comme Abraham qui aurait été catapulté par le roi Nemrod dans les flammes qui se serait transformé en bassin où nage de grosses carpes
le bassin salvateur….
Il fait très chaud et nous sommes loin des températures tempérées de Géorgie. Promenade dans le bazar avec beaucoup d’épices, bien plus qu’au Maroc, ainsi que les nombreuses bijouteries rutilantes de bijoux d’or et de diamants….
L’ambiance est très différentes dans cette partie de la Turquie décriée comme dangereuse, qui est au contraire très accueillante et cosmopolite avec la présence de syriens et bien sûr kurdes.
L’après midi nous mettons à profit de changer les freins, car les compétences et les prix n’ont aucune comparaison avec la France.
Il y a toujours un ami qui peut faire les choses et tout se passe autour du fameux thé. Et grâce à l’application de traduction simultanée nous pouvons communiquer et surtout discuter sur la situation des kurdes en Turquie.
Une volonté de quitter le pays est tenace.
Il me décrive exactement la même situation délirante de la gestion sanitaire avec une lucidité qui les feraient passer de complotistes….
Les pièces arrivent et tout le système des freins est refait à neuf, pour un prix dérisoire de 100 euros….
Ce sont des liens très sincères qui s’ établissent, sans hypocrisie, au point qu’on se sent tout de suite faire parti des leurs. Avant de se quitter ils insistent qu’il faut pas hésiter à les appeler en cas de problème. Bien plus qu’une relation éphémère, c’est une amitié avec des mots très forts qui sont dit.
Partout où nous allons les questions fusent. Comment tu t’appelles, de quel pays tu viens, les enfants curieux viennent nous saluer, une humanité qui fait tellement défaut en occident.
Nous dormons pour la deuxième nuit sur le parking d’un centre commercial, pas glamour mais très pratique pour faire des achats. Les habits sont très bon marché, et la jeunesse, garçons et filles adorent se prendre en selfie.
Direction NEMRUT DAGI par une route plate avec des champs de pistachier, de la chaleur et après 160 km nous arrivons dans une tout petit village à 20km de Tumulus. Ce village comme beaucoup d’autres dans la région ont également subit l’affreux tremblement de terre du printemps. Dans cette région on dénombrait 26000 morts.
Et pourtant loin des grandes agglomérations une quiétude habitait ce village où l’on circule avec des mulets, les enfants jouent, où l’on se nourrit des produit qui poussent dans les jardins. Malgré le paysage aride il y a de l’eau à profusion.
Noix, pistache, grenades, figues, raisins, maïs doux, moutons qui paissent, vaches, céréales, et quelques touristes de passage pour aller en direction du Tumulus.
Notre hébergeur possède un restaurant local, avec une cuisine familiale excellente. Nous retrouvons nos amis suisse rencontré en Géorgie qui campent depuis 3 jours. L’endroit possède une piscine… avec de l’eau de source à 13°….
En allant sur le mont Nemrut, un pan de cette montagne s’est effondré pendant le séisme.
Pensant passer une bonne nuit de sommeil dans ce calme, se sont les moustiques qui ont semé le trouble…..
Le lendemain nous partons avec le propriétaire visiter le mont Nemrut. La route est magnifique et grimpe très haut à plus de 2000 m. Nous arrivons, et il reste plus qu’à grimper le dernier tronçon à pied. La vue à 360° est époustouflante. Nous voilà devant les statuts décapitées, haut lieu touristique incontournable de la Turquie.
Il n’y a pas beaucoup de touristes, mais des gens qui viennent du monde entier et c’est l’occasion de discuter avec des francophones portugais et turques.
Un chemin bien balisé.
Le roi ANTIOCHOS 1ER est enseveli sous ce tumulus inviolé pour reposer plus près du ciel à 2150 m exactement….
ANTIOCHOS C’EST LE 2éme en partant de la gauche
Après cette visite retour au village par cette magnifique route. Nous apprécions vraiment la quiétude du lieu, où le temps semble s’être arrêté.
Vers le soir un bon repas maison nous attend. Il fait bon, la vue est splendide. Demain on annonce de la pluie et de l’orage. De toutes façons nous avions prévue de reprendre la route. Le lendemain, le propriétaire nous apporte des crêpes maison. Nous prenons congé de nos voisins suisses qui partent également. Pour l’instant il fait encore beau. Nous profitons de magnifiques paysages avec ici et là des vestiges du passé, un pont romain colossal, un autre tumulus etc….
Notre route nous amène au coeur du terrible tremblement de terre qui a eu lieu en février.
En traversant la ville de ADIYAMAN qui comptait en 2000 plus de 178000 habitants, nous sommes sous le choc. Des dizaines voir des centaines d’immeubles soit détruits où totalement inhabitables. Nous avons l’impression de traverser une ville fantôme où pourtant la vie reprend malgré les milliers de morts.
Les pelleteuses sont encore à l’oeuvre pour déblayer des montagnes de gravats. Nous sommes sans voix devant ce cataclysme. Les gens sont relogés dans des conteneurs ou des tentes.
Les immeubles qui semblent intacts sont tous inhabitables
Une fois parvenu hors de la ville ce sont les villages et les autres petites villes qui ont subit le même sort. Les montagnes aussi ont été ébranlées causant des éboulements, les routes fissurées ou en partie effondrées. Nous pouvons toutefois constater l’avancement des travaux, les gravats sont transportés et déverser dans la nature ce qui donne un spectacle de désolation.
Les pelleteuses qui trient les gravats
C’est un moment très fort émotionnellement de notre voyage, car au milieu de cette désolation nous avons eu de nombreuses salutations, des sourires et des coups de klaxon amicaux. Le plus fort moment était aussi au moment où nous étions arrêter à un feu, un boulanger nous vit, il courut nous donner de son pain frais juste sorti du four !!
Nous nous arrêtons pour lui payer ce pain mais tous les gens dans la boulangerie refusèrent, même qu’il nous offrit un deuxième pain !!
On en profite bien sûr pour faire quelques achats auprès des marchands installés sur le bord de la route.
En cours de route nous voyons aussi que l’infrastructure routière a également beaucoup souffert.
Nous quittons cette partie sinistrée pour nous diriger vers la Cappadoce. Dans les montagnes nous faisons connaissance avec des voyageurs autrichiens qui voyagent depuis 18 mois à travers la Jordanie, l’ Arabie, la Russie comme quoi rien n’est impossible c’est juste le vouloir.
La pluie devient de plus en plus forte et nous contraint de poursuivre la route vers KAYSERIE. Il fait juste 11°.. Nous sommes stationnés sur un petit parking, et juste à côté de nous avons droit à des envolées vocales du muezzin tout a fait exceptionnelles…..
Un ancien pont romain qui sait résister au temps
Après une bonne nuit de repos juste à côté de l’école et réveillé par le muezzin nous continuons notre route vers la Cappadoce. Nouvel arrêt à Göreme. Nous n’irons pas plus loin car la météo n’est pas favorable avec quelques éclaircies et beaucoup d’averses. Un emplacement au dessus de la ville pour bivouaquer fera l’affaire et nous ne sommes pas les seuls. Un français, un anglais, un polonais, deux allemands, et un suisse ont également choisi ce lieu. Nous arrivons dans les zones touristiques, et nous voyons un peu plus de CC, alors qu’ils étaient invisibles dans l’ est de la Turquie. Belle discussion avec ce couple de français qui ont tout vendu et parti vivre en CC. Chauffeur de ministre, il a arrêté son travail pour la vie de nomade.
Beau panorama de notre emplacement, sur Göreme
Dès le matin, alors que normalement vu les conditions météo de la veille les sorties en montgolfières était annulées, un beau soleil et un merveilleux spectacle nous fit sortir du lit.
Nous grapillons auprès de nos voisins français quelques spots intéressants à visiter comme un petit bassin naturel d’eau à 40° près d’un lac salée.
Après réflexion aux dires de certaines personnes qui y ont été caillassés par des jeunes locaux ainsi, que d’autres nuisances alors que les abords ne seraient pas exceptionnels, nous renonçons ce bivouac.
Il faut dire que depuis la Cappadoce nous ne retrouvons pas la même ambiance que le sud est et l’est de la Turquie. Göreme est envahi par les touristes, surtout asiatiques. Donc beaucoup de monde que nous n’avons pas vu en Aout.
L’attitude des gens ne sont plus pareil pas un pas dans un magasin sans être suivi pour nous poussez à la consommation.
Nous prenons la route vers Antalya en passant par SULTANHANI qui possède le plus beau cavavansérail de Turquie. Nous y faisons une visite et quelques achats. Mais très vite nous voilà considéré comme des touristes à plumer par les vendeurs des échoppes.
Nous poursuivons notre route en traversant Konya très grande ville, mais où l’on circule bien.
Plus loin nous avons repéré un endroit pour passer la nuit tout près du lac de Beysehir le 3ème plus grand lac naturel de Turquie qui serait menacé de dessèchement. Nous bivouaquons dans une magnifique aire avec une belle plage et des emplacements qui possèdent individuellement un point d’eau, un barbecue, de l’électricité. La Turquie sait bien aménager les espaces de loisirs pour sa population comme nous l’avons constaté dans tout le pays. Tout ce confort pour 4 euros…..
PAUSE BALNEAIRE A ANTALYA DE QUELQUES JOURS…..
C’est reparti en longeant la belle côte méditerranéenne qui renferme de beaux joyaux. Cependant les campings corrects pour CC ne sont pas légions et au final nous nous retrouvons à KALKAN très belle station balnéaire occupée majoritairement par les anglais qui y viennent en masse.
Par chance nous trouvons un endroit tranquille près du cimetière et plat ! car tout est en pente. Nous en profitons pour visiter les belles ruelles touristiques avec ses nombreux restaurants, ses boutiques de luxe. Il y a un côté agréable de déambuler dans la douceur du soir dans ces ruelles et de boire une bonne bière à l’une de ses nombreuses terrasses.
La nuit fut bruyante et nous reprenons la route en évitant de nous retrouver comme hier dans le tour de Turquie en vélo qui provoqué quelques bouchons.
Nous poursuivons la route en direction d’un endroit qui semble-t-il est reculé et en pleine nature. Les avis semblent bons.
Une visite à XANTHOS site archéologique remarquablement conservé, fait partie des nombreux sites qui font le pourtour de la côte.
Xanthos est réputé pour ses habitants courageux qui n’ont jamais capitulé devant l’ennemi quitte à se faire exterminer jusqu’au dernier combattant.
Nous continuons par une petite route qui serpente dans d’immenses forêts de pins est absolument magnifique et qui longe le beau lac de KOYCEGIZ GÖLÜ.
Nous arrivons à notre destination au milieu d’une belle petite crique loin de tout à EKINCIK.
Nous passons quelques jours dans cette crique. La saison se termine et nous avons la surprise de revoir des amis suisses que nous avons rencontré dans le cratère près du lac de Van.
Direction Marmaris station mondialement connu, surtout par les anglais. Nous stationnons tout près de la promenade de bord de mer qui s’étire sur des km avec une multitudes de bars, restaurants, transats et parasols. Il faut dire que la baie est magnifique.
L’endroit est propice pour se faire un resto, mais un violent orage sec nous fait rentrer très rapidement au CC.
Nous allons à Izmir pour procéder une réparation d’un problème d’étanchéité chez notre réparateur Syrien. Quelle aventure que de se perdre dans cette ville tentaculaire. Nous cherchions un parking pour passer la nuit pour être au plus près du réparateur. Finalement après avoir sillonné tout Izmir nous trouvons une place au milieu de caravanes garées sur une petite place devant une grand route de circulation. Cela fit l’affaire et nous allons faire notre réparation.
Nos divers problèmes techniques provenaient en fait de la batterie du véhicule qu’il fallu changer. Ce qui fut fait dans une autre garage pour la somme de 3400 livres soit 114 €…..
Nous repartons en longeant la côte vers FOçA autre petite station balnéaire qui a la particularité d’avoir fondé la ville de Marseille. Le port est mignon avec ses petits bateaux, sa forteresse et surtout le camping très original où nous avons séjourné 2 nuits.
Tenu par un artiste sur bois et son fils qui fait des peintures très original. Il nous fait visiter les lieux. On se sent bien malgré le manque de confort sanitaire. Le vent est frais mais au soleil il fait agréable.
Ce fut un endroit très agréable, avec des touristes turcs en grande majorité.
Nous reprenons la route vers GÜSZELYAI petit bourgade de bord de mer près de CANAKKALE. Nous dormons sur un front de mer et au même endroit arrive un camion français qui partait pour l’ IRAN. Bonnes conversations comme d’habitude.
Dès le lendemain direction la Grèce en passant par le magnifique pont de Cannakale.
Voilà, nous avons quitté la Turquie, la Géorgie avec tellement de souvenirs qu’il va falloir faire l’inventaire de ces moments inoubliables.
Nous retrouvons le grand camping municipal d’ ALEXANDROUPOLIS cette fois désert. Nous profitons de rester quelques jours et de profiter du soleil malgré un vent désagréable, mais à l’abri il fait très bon.
Après la frontière nous constatons l’immense brasier qui a détruit des milliers de ha de forêts. Une vraie catastrophe !
C’est une toute petite partie de l’incendie qui s’étale sur des dizaines de km
Après ce bon moment de repos, nous entamons une nouvel étape à travers l’Europe. Direction la Bulgarie.
Nous traversons une petite douane et nous nous rendons à PLOVDIV. Quelle surprise !
La vieille ville est absolument magnifique avec ses vestiges romains, il semble d’après une rencontre que ce serait la plus vieille ville d’ Europe…
La balade est très agréable, et il y a des touristes français ce qui nous fait tout drôle.
Le théâtre antique bien conservé.
Le poète LAMARTINE aurait séjourné dans cette maison pendant son voyage en Orient.
Nous avons dormi sur un parking tout près de la vieille ville, bien au calme entouré d’immeuble style soviétique. Pas très glamour mais au calme.
Le lendemain, après avoir beaucoup marché dans Plovdiv la veille, nous reprenons la route cette fois vers la Roumanie en nous arrêtant dans une ville charmante VELICO TARNAVO.
La ville est toute en étage et très jolie. Nous pouvons nous garer près d’un château, dans un parc, en compagnie de 2 autres CC. Nous avons le temps de visiter cette citée, avec beaucoup d’étudiants, et une belle animation.
C’est là qu’un distributeur m’a mangé ma carte de crédit, et impossible de pouvoir la récupérer. Heureusement que nous avons plusieurs cartes au cas où. Les distributeurs n’aiment pas les cartes “métal”.
Velico Tarnavo est une charmante ville bien agréable. Nous faisons l’appoint en eau potable à une fontaine et nous reprenons la route à travers la Bulgarie en direction du Danube qui fait frontière avec la Roumanie. Nous arrivons à un point de frontière tellement chargé, avec une file interminable de camions que nous finissons par renoncer à prendre la bac. Nous longeons ce beau fleuve avec de beau paysage agricole. Mais il fait sec et les champs dégagent de la poussière avec les tracteurs.
Nous passons la nuit près du fleuve dans un endroit très calme et bien amménagé. Il n’y a pas beaucoup d’habitations dans cette région, juste quelques villages dont certains semblent abandonnés.
Après une bonne nuit nous profitons d’une belle ballade le long du fleuve où curieusement il y a un bel espace aménagé pour pique niquer, dans cette minuscule bourgade.
Nous comptions traverser le Danube à un autre poste frontière mais le douane en faction était juste là pour nous dire que la traversée n’est pas possible à cause du niveau très bas à cet endroit.
Nous décidons d’aller tout au nord de la Bulgarie paour passer en Roumanie par un pont en dur.
La route était chaotique et étroite, et tout cela en compagnie de semi remorques….
Après ce long parcours très éprouvant nous arrivons enfin à la frontière. Et là comme nous nous attendions une file interminable de camions attendait le passage à la douane. Dans ce cas il nous fallait rouler à contre sens sur une douzaine de km pour doubler cette file et espérer que personne ne vient en face.
Des camionneurs laissaient heureusement un espace pour nous faufiler si un autre véhicule venait en face.
Voilà à quoi cela ressemblait….
Enfin nous arrivons en Roumanie !
Changement complet d’atmosphère. Les maisons sont bien entretenues, les routes impeccables.
Nous allons dormir cette fois sur un parking de camionneurs qui sont légions sur cette route qui longe le Danube.
C’est une autre ambiance au milieu des semi remorques impressionnants…
Tout est prévu, un accueil du propriétaire avec une liqueur, possibilité de manger du poisson chat, spécialité locale.
Le prix de l’emplacement est compté pour 12 hres pour 5 euros et si l’on dépasse c’est 5 euros de plus. 5 euros pour l’electricité et 2 euros pour la douche. Les routiers arrivent en pleine nuit parfois.
Le but de notre passage en Roumanie est de rejoindre la Hongrie mais nous prenons le temps d’explorer cette contrée très agréable. Nous traversons la Transilvanie par une magnifique route qui sillonne au milieu de cette nature automnale.
Il faut penser où dormir et nous arrivons au monastère de LAINICI à Biserica veche dans la parc national de DEFILEUL JIULUI qui devrait faire l’affaire. Le temps de remplir le réservoir avec une bonne eau de source et nous demandons au gardien s’il était possible de dormir sur le parking. Affirmatif et nous visitons ce magnifique monastère. Passage obligé dans la boutique où nous achetons quelques confitures et liqueurs.
Ce bel ouvrage pour une petite source….
Une activité permanente dans ce monastère ou des gens viennent de partout avec beaucoup de ferveur.
Et les cloches…..heureusement qu’ils sonnaient pas toutes les heures, car nous dormions juste à côté…..
Bref un arrêt des plus agréables. Le soir jusqu’à très tard on entendait des chants orthodoxes.
Au petit matin des fidèles arrivent déjà et quelques mendiants aussi.
Nous reprenons la route et arrivons sous la pluie. Tiens çà fait un moment qu’on a pas vu la pluie, et l’automne est bien là avec ses couleurs flamboyantes. Nous traversons de charmants villages, une route agréable et pourquoi ne pas bivouaquer dans un autre monastère ?
C’est le monastère de CRISAN qui nous accueille nichée dans la montagne.
L’endroit est également propice à se promener même s’il goutte. Paysage bucolique, reposant au milieu d’une nature encore préservée.
Beaucoup d’îcones et de chapelles
Sur la route pas de pastèques mais des choux des montagnes de choux !
Nous optons pour une frontière plus au sud peut être moins fréquentée à VARSAND.
Passage en douane hongroise rapide malgré la douanière assez antipathique. Nous voilà en Hongrie, un des derniers pays européens que nous n’avons pas encore visité.
La première impression est très bonne. Tout est bien propre, bien rangé et un air de pays nordiques avec beaucoup de vélos qui circulent. Nous nous arrêtons dans une belle citée où il est possible de bivouaquer le long d’une petite rivière, juste à côté d’un parc et d’une aire de jeux pour enfants à BEKESCSABA.
La place est sympa avec quelques pêcheurs qui taquine le poisson.
Nous en ^profitons pour visité cette charmante citée à pied. C’est samedi après midi et tout semble bien calme. La plupart des magasins sont fermés juste quelques salons de thé où nous faisons une halte.
Le piéton est comme dans les pays nordiques très respecté. Toutes les voitures s’arrêtent bien avant que vous vous engagez sur le passage piéton. En fin de journée nous allons prendre un repas dans un petit restaurant. A côté de nous des jeunes filles fêtaient leur anniversaire. Et nous avons eu droit à une part de gâteau… Très gentil les hongrois.
Les parcs font partis du paysage urbain un peu partout en Hongrie
.Après une nuit de repos interrompu par une alarme d’une maison dans les parages et une pluie nocturne, on peut dire que nous avons bien dormi. De bon matin avec le changement horaire en plus rien ne vaut un bon petit déjeuner. Une boulangerie qui ouvre à 4 h 30 pas trop loin de notre emplacement nous fournira le nécessaire pour bien démarrer la journée. Une belle balade dans le parc et hop direction BUDAPEST, la capitale.
La Hongrie c’est plat et n’offre pas de paysages sublimes. La route est impeccable, mais une vignette est obligatoire comme d’ailleurs en Roumanie, Bulgarie, et les autres pays des Balkans. On l’achète par internet ce qui simplifie les choses et pas besoin de vignette à coller. Là aussi on trouve des vendeurs de fruits et légumes sur la route.
Nous passerons les nuits dans un camping c’est plus sûr pour visiter la capitale.
Nous voilà à BUDAPEST, la capitale de la Hongrie. Le camping est pas mal occupée par des autrichiens, des allemands, et beaucoup de slovaques.
Nous profitons du soleil pour nous mettre à jour avec le linge et quelques achats dans un Aldi juste à côté. Nous allons donc consacrer toute une journée pour la visite. Déjà tous les transports en commun sont gratuits pour les plus de 65 ans. Nous prenons un bus au hasard mais nous ne sommes pas familiarisés avec la circulation de cette grande ville.
Un taxi, pour ne pas perdre de temps, nous amène directement à l’endroit stratégique du centre de la ville. Des touristes bien sûr et notre première visite sera le Central Market Hall, un marché couvert surtout fait pour les touristes avec du paprika sous toutes les formes, des bibelots, des poupées russes, des fruits et légumes tout de même.
Forcément quand on visite une grande ville on fait des km à pied qui usent, usent tellement qu’on finit par prendre le métro.
Les ruelles “gastronomiques” attirent du monde et nous craquons pour un encas. les monuments, les bâtiments historiques sont légions et magnifiques. Et que dire des ponts qui traversent le Danube où accostent de nombreux croisiéristes.
Et l’incontournable parlement hongrois du côté de Pest, oui car Budapest se divise en deux “villes” BUDA et PEST de chaque côté du Danube.
Un beau soleil nous accompagne et il y a tellement de choses à faire à Budapest…. Mais après un longue journée de rando urbaine la fatigue se fait sentir.
Prendre un taxi mais pas n’importe lequel, car c’est un peu la jungle des prix. Heureusement que les informations donnés au camping nous donnaient une référence de prix.
Nous quittons BUDAPEST pour une autre capitale : VIENNE que nous avons déjà visités l’année dernière.
Après un pluie battante en cours de route nous arrivons devant un camping… fermé !
Heureusement nous trouvons un parking très bien situé et pas cher du tout pour passer une bonne nuit. Le lendemain un soleil radieux, et la station de métro juste à côté nous simplifie considérablement la visite. L’année passée c’est à vélo que nous avons faite la visite, en nous perdant sous la pluie… Là nous arrivons directement au centre de Vienne.
Beaucoup de monde en ce 1 novembre et les magasins de luxe et autres sont tous fermés, sauf bien sûr les restaurants et souvenirs shop.
Grandiose et très animés c’est encore des km de rando urbaines que nous faisons. Inévitable Wienerschnitzel au menu et c’est là que nous nous apercevons que nous ne sommes plus en Géorgie, ni en Turquie, ni même en Roumanie ou Bulgarie. Les prix flambent…..
L’incontournable SISI……
Un départ d’incendie dans un grand immeuble avec des produits de luxe tout près de la Stephenplatze mis de l’effervescence dans cette zone très animée. Mais la police et les pompiers ont vite réglé le problème.
Nous retrouvons notre maison mobile rassasié de vie urbaine. Je crois qu’on a eu notre dose après 2 capitales.
Il nous reste à traverser l’ Autriche sous…. la neige. Après avoir passé la nuit dans un sympathique village qui met un parking à disposition pour exclusivement les CC et gratuit en plus, nous reprenons la route sous des conditions hivernales.
Quel changement ! Nous aurons donc connu en l’espace de 3 mois toutes les conditions météos.
Inondations, sècheresses, canicules, pluies, soleil, vents, et neige….
Nous stationnons dans une station de sport d’hiver à FLACHAU, où un hôtel met à disposition un parking pour CC pour un prix de 15 € avec de l’électricité, ce qui est vraiment bon marché quand on voit les prix des campings dans ce pays.
Beaucoup sont fermés certes mais les prix avoisinent les 50€….
Il y a moyen de trouver de bons bivouacs en Autriche et c’est avant Innsbruck que nous trouvons un stationnement agréable pour 10 € électricité comprise.
Un arrêt en Suisse pour plonger dans la Tamina à Bad Ragaz et retour à la maison.
Un voyage extraordinaire, des rencontres, des paysages, des cultures, voilà qui restera gravé dans nos souvenirs.
Pourtant avec la conjoncture mondiale, les conditions de voyage deviennent plus compliquées, mais tout reste possible il faut juste le vouloir.
Retour à la maison……
Le MAROC
Nous voilà en route pour le Maroc. C’est une première.
Traversée de la France et de l’ Espagne en longeant la côte. Le temps n’est pas au beau fixe mais c’est l’hiver.
Sans nous attarder à Gibraltar où nous ne trouvions pas de place nous décidons de prendre le ferry à Algéciras.
Le chargement dure assez longtemps vu le nombre de camions mais la traversée jusqu’au Maroc est rapide. 1hres 30.
Nous accostons de nuit, avec un orage et une bonne pluie.
Ls contrôle douanier est très stricte.
Un enregistrement sur le bateau, un contrôle policier avant de sortir du ferry, un nouveau contrôle policier, enfin la douane qui enregistre le véhicule, un contrôle douanier et un dernier chek point avnat de pouvoir nous intaller pour la nuit sur le parking du port, avec une musique qui nous aura accompagnée toute la nuit.
Mais il est facile de changer de l’argent sur place.
Le lendemain enfin nous quittons le port.
Première impression tout est vert ! Il faut dire quer le Maroc connait un hiver exceptionnel aux dires des voyageurs rencontrés en cours de route. Pluie, tempêtes, tempête de sable, neige et très grande fraîcheur voir du froid dans certaines régions.
Nous commençons notre migration vers le sud en prenant l’autoroute quasi déserte ce dimanche. L’accueil est toujours très sympathique.
Premier arrêt KENITRA, ville qui grouille. Le camping est sommaire mais bien gardé et le souk est un dédalle de ruelles. L’ambiance est là, épices, fruits, légumes vêtements, chaussures etc. Quelle ambiance !
La pluie s’est arrêtée mais pas pour longtemps. Nous décidons le lendemain de continuer notre route vers le sud. Après avoir pris le centre ville c’est un véritable challenge pour circuler, çà fuse de partout !!
Autoroute payante mais pas chère et surtout de qualité.
Deuxième arrêt à Mohammadia près de Casablanca dans un camping agréable et des commerces à proximité. Nous achetons à un vendeur 2 belles daurades bien fraîche. Un véritable délice.
On pourra vraiment regretter les multitudes de déchets qui jonchent les forêts, les rues, et au milieu de tout cela les moutons et les vaches qui paissent….
Par contre RABAT est une ville propre, un contraste saisissant !
Nous voilà déjà bien engagé dans le sud ou nous arrivons dans une belle station “balnéaire” de OUALIDIA;
Nous stationnons sur un immense parking pas loin de la plage avec un accueil chaleureux du gardien.
A peine installé nous devons déclinons toutes les sollicitations des vendeurs, qui arpantent le parking.
Belle ballade dans la ville qui domine l’océan, c’est de toute beauté !
Les gens sont très gentils et toujours un sourire, un bonjour, un mot. Le dépaysement est total avec ces échoppes de tout, ces vendeurs qui déballent sur les trottoirs.
Nous nous rendons sur la plage et un spectacle vraiment magnifique nous attend, avec un océan puissant qui fracassent ses vagues sur les rochers.
Les connections internet ne sont pas toujours disponibles, donc voici principalement des images de notre voyage a travers le Maroc.
Des gens très gentils, des paysages à couper le souffle, un saut dans le passé etc…
Dans tout le Maroc il y toujours quelqu’un dans le paysage soit assis sous un arbre attendant un taxi, ou un berger avec son troupeau de chèvres, de moutons où de vaches.
mpLes marchés locaux sont vraiment un dépaysement, entre les produits des champs, des poulets tués sur place, ainsi que des moutons, des vendeurs de bric et de broc, des coiffeurs, des dentistes on trouve de tout même nos vêtements usagés que nous mettons dans les bennes de collecte….
Le déplacement se fait surtout à dos d’âne ou en carioles tirées par des mulets ou des chevaux.
Nous sommes en route vers Agadir en longeant la côte atlantique. Epoustouflant, et toujours des enfants tout sourire qui nous salut de la main.
La route des ARGANIERS….
Des chèvres agiles qui grimpent sur les arganiers.
Non ce n’est pas encore le désert, mais de gigantesques dunes.
Nous sommes le 6 mars et sommes à AGLOU sur le bord de mer près de TINZIT.
Un premier bilan de notre voyage, le Maroc est un beau pays ou se mélange le “modernisme”, la tradition, la religion et une volonté de développement.
Le pays est pillé par la France et le Canada où malheureusement les cerveaux qui seraient si utile à ce pays, le quitte pour des mirages alors que le potentiel est énorme.
De longues plages extraordinaires, des ressources agricoles locales, des richesses comme l’Argan, l’élevage, le Maroc pourrait être un exemple de synergie de l’homme, la nature, le commerce, le tourisme, l’agriculture et la pêche.
Pourtant il y a tant à faire déjà dans le domaine dans la collecte des déchets, une véritable plaie qui gâche les beaux paysages, mais le Maroc doit rester authentique sans vendre son âme.
Nous avons passé 2 nuits dans un camping, face aux rouleaux de mer près d’ AGADIR. Comme dans tous les campings, de nombreux français retraités qui passent l’hiver au soleil quoique cette année c’est exceptionnellement pas top aux dire des résidents temporaires.
Nous avons de la chance le beau temps commence à l’installer pour un moment avec des températures agréables de 20 à 26 degrés mais frais le soir.
A l’entrée de chaque ville ou village important la police ou la gendarmerie royale contrôle le flux. Et surtout contrôle les excès de vitesse impitoyablement, alors que les marocains sont assez sages dans la conduite, sans doute à cause de ces nombreux contrôles.
Parking pour les carioles se rendant au marché.
Après avoir traversé plusieurs petites agglomérations et tentant de nous arrêter tant qu’on peut se garer près des commerces locaux, nous arrivons dans la station balnéaire d’ AGLOU.
Dans le camping local nous faisons connaissance d’ Abdhella K. peintre connu pour ses merveilleux dessins qu’il dessine en tableaux mais aussi sur les véhicules.
Sans hésiter nous faisons taguer notre véhicule pour 600 DR soit 60 € avec une magnifique fresque marocaine.
Nous visitons la contrée et nous allons de surprises en surprises comme les “maisons” troglodytes de pêcheurs dont certaines sont en rénovation.
Et bien sûr en cours de route les nombreux troupeaux de chèvres ou de moutons patiemment gardé par le berger.
Nous quittons AGLOU en longeant l’océan par une route magnifique et arrivons à notre point de bifurcation à SIDI IFNI pour aller fin de semaine GUELMIM pour assister au marché des dromadaires.
La cité de Sidi Ifni est agréable avec ses commerces, son marché de poisson frais, ses boutiques, ses restaurants et est surtout propre.
Bien sûr en CC on fait toujours des rencontres sympathiques et d’échanger des tuyaux sur des points intéressants à visiter.
Voilà que nous croisons un troupeau de dromadaires ! Cela nous change des rennes….
Nous avons passé une nuit à SIDI IFNIT et le lendemain nous avons visité les fameuses arches de la plage de LAGZIRA.
Pour ceux qui sont fatigués sur la longue plage le dromadaire est une bonne alternative…
Après une pause dans un camping à 22 km au sud de SIDI IFNIT, nous avons pu faire notre linge.
Nous avons entendu parler de la fête des amandiers à TAFRAOUTE et changeons nos plans. Comme de toute façon nous allons quitter le bord de l’ Océan autant aller voir cet évènement annuel.
La côte Atlantique est très souvent brumeuse voir carrément avec du brouillard même en été et cela peut durer la journée. La grisaille reste accrochée à la barrière montagneuse juste après les plages.
Avantage fraîcheur au bord de l’eau et canicule dès qu’on rentre dans les terres.
Mais quelle merveilleuse route en direction de Tafraoute !
Une route, tantôt une piste nous roulons à des altitudes de 1200 mètres en moyenne.
Il fait 25°….
Au début des arganiers au milieu d’un sol pierreux et au fur et mesure des paysages désertiques, et rocheuses à couper le souffle.
Les villages que nous traversons sont magnifiques et bien tenus.
Après la longue route nous arrivons à TAFRAOUTE.
Nous allons dans un petit camping juste à côté des festivités qui vont durer 3 jours.
Le dépaysement est total !
Les cavaliers font de belles démonstrations de charges guerrières qui se terminent devant la table d’honneur avec des coups de feu tirés au sol !
Place aux chants et aux danses locales !
Cette petite localité qui fête les amandiers doit faire face à une sècheresse qui a décimé ces arbres en grand nombre.
Les dates de ces festivités ne sont connues que lorsque les amandiers sont en fleurs.
Malgré le froid qui peut être rigoureux il fait 30° aujourd’hui mais le soir les températures fraîchissent vite.
Nous avons hâte de découvrir les environs…..
Nous visitons un petit village berbère en phase de reconstruction. On se demande comment les rochers tiennent en équilibre….
Ce soir c’est la fête des amandiers qui se poursuit à Tafraoute. Beaucoup de monde qui circule sur la place public et dans le souk. Costumes locales, beaucoup de femmes voilées et même les jeunes. Mais derrière ce voile çà drague….
Nous mangeons au restaurant ce soir avec de bonnes tajines. Le cout est très bon marché, mais comme il n’y pas d’alcool de proposé çà réduit aussi la facture…
L’ambiance est bon enfant et des chapiteaux regroupe des exposants de dattes, d’huile d’argan, d’amandes, de soins cosmétiques, de l’artisanat. Tafraoute est la capitale des babouches, nous avons donc acheté des babouches pour la famille…
Il a fait chaud et la soirée est agréable.
Nous quittons le camping où nous sommes à cause du mauvais caractère du gérant qui contrôle fait et geste.
La douche est fermée à clé et il attend derrière la porte.
De plus ce jour il pique une crise de colère contre tout ce qui le dérange. Ni une ni deux nous plions bagages et nous ne serons pas les seuls. Et tant mieux nous nous installons sur une aire de stationnement idyllique en pleine nature. Certes nous devons subir le défilé des vendeurs à la sauvette, souvent des enfants mais aussi des vendeurs qui fournissent tout ce que nous pouvons avoir besoin.
Aussi nous cédons sur une proposition de tajine absolument excellente pour 150 DR très copieux pour deux.
Pains, stores, réparations en tout genre, coiffeurs, oeufs, pâtisseries, ramassage des poubelles, linge, bref tout y passe.
A la longue cela devient fatigant.
Soirée au centre du village bondé de monde et bonne ambiance tant que pour les adultes, la jeunesse et les enfants qui prennent plaisir devant des stands de jeux très rudimentaires mais qui ont un succès fou auprès des enfants tout excités.
Dernière journée à Tafraoute toujours sous un ciel bleu et la chaleur.
Nous faisons une randonnée au milieu d’une nature écrasée par le soleil mais tellement splendide.
Nous passons devant un campement de nomade avec leur troupeau de chèvres et moutons.
Pas de scorpions, ni de serpents venimeux comme le cobra égyptien en vu qui font de nombreuses victimes au Maroc surtout les femmes qui ramassent l’argan.
Nous sommes arrivés au sommet d’une crête qui sépare une vallée avec au loin de petits villages.
Nous quittons cette charmante localité de TAFRAOUTE. Direction vers la frontière algérienne vers ICHT.
Quelle route ! le désert marocain est surtout pierreux.
A la sortie de Tafraoute un artiste c’est mis à peindre d’immenses rochers.
C’est la journée la plus chaude que nous connaissons Près de 40 degrés…
Nous traversons les gorges de Manaour. Quel spectacle !
Sur le parcours nous traversons des oasis, dès qu’il y a de l’eau il y a de la vie.
La route est par endroit très sinueuse.
Impressionnants paysages. Les gorges sont normalement traversées par un cours d’eau à sec mais qui se remplit très vite en cas de pluies.
Nous arrivons à notre destination, un camping hôtel au milieu de nulle part.
Mais lorsque nous arrivons il y a une activité intense dans ce camping. Un rallye automobile fait étape dans cet endroit.
Gros camions hélicoptère, beaucoup de monde qui s’affaire en attendant les pilotes.
Le propriétaire d’emblée nous dit que tout est pris qu’il y pas de place et nous envoie un peu plus loin dans une ferme qui accueille les CC, tout en nous précisant que si on veut venir boire de l’alcool il n’y a pas de problème.
Mais l’endroit nous convient parfaitement au milieu des palmiers et des dattes.
Au moment où j’écris il est 21 hres et il fait encore chaud.
Le lendemain nous prenons la direction à travers le désert sur la seule route qui mène à TATA.
Quel paysage ! Entrecoupé d’oasis cette route est très très peu fréquenté.
Tantôt lunaire, un mélange de sable et de pierres et des espaces verdoyants avec les oasis.
Les arrêts sont fréquents pour photographier.
Le paysage très épuré avec quelques arganiers qui ont repris vigueur avec les pluies de février, c’est maintenant le soleil, la chaleur qui s’installe.
La population des oasis que nous traversons sont plutôt de peau noir et les costumes traditionnels ont traversé les millénaires.
L’irrigation des oasis permet la culture des palmier à dattes et de la luzerne pour le fourrage des animaux.
Des dromadaires qui déambulent tranquillement dans le désert.
Les déserts de sable au Maroc sont rares. Notre programme c’est d’en visiter si tout va bien.
Les rencontres avec d’autres voyageurs sont toujours de bons moments.
Nous arrivons à TATA et trouvons une bonne place au dessus de l’oueb qui est rempli d’eau. Il faut dire qu’une bonne pluie bienfaitrice qui aura durée 4 jours sans interruption au point d’embourbé les touristes en camping car a mis fin à la sècheresse.
La petite ville de TATA avec ses commerces sous les arcades
L’activité de la jeunesse, surtout les garçons, car la ligne de démarcation est encore très présente entre les garçons et les filles, c’est la baignade dans l’oued de TATA.
Aujourd’hui nous ne sommes plus sollicités pour des demandes de boisson et autres qui devenaient un peu embêtant à la longue, même qu’ils sont très gentils.
Nous quittons TATA pour poursuivre vers FOUM ZGUID sur la route vers MERGOUZA.
Nous allons de surprises en surprises avec des paysages désertiques magnifiques. Toujours des oasis qui ponctuent la route de ce sud est marocain sublime.
Les arrêts sont fréquents pour admirer et photographier des paysages lunaires et l’impression d’être sur une autre planète.
Tout à coup un nouveau paysage. Cette fois nous longeons un grand canyon avec au fond une rivière asséchée mais qui curieusement refait surface par endroit pour alimenter un oasis luxuriant.
Même sur cette route déserte loin de toute circulation on fait de belles rencontres, comme ce courageux canadien de Montréal qui affronte solitude, soleil écrasant en vélo.
Jean Philippe tout sourire après l’hiver canadien particulièrement froid, n’hésite pas devant le désert et la chaleur.
Un échange comme on en fait que dans les voyages insolites.
Le camping de FOUM ZGUID est décidemment un endroit formidable. Tout de suite nous nous sommes sentis à l’aise.
Bien entretenu sous les palmiers et surtout avec Rachid le patron qui est d’une gentillesse et une disponibilité pour rendre le séjour le plus agréable.
Pains frais gratuit pour les campeurs tous les matins et c’est avec plaisir qu’il vient prendre un expresso chez nous.
Les repas servis au restaurant sont excellents : couscous, tagines même de la bière ou du vin.
Il fait chaud mais le ciel est voilé et aujourd’hui nous partons dans le désert avec un guide plus précisément dans le parc national d’ IRIQUI.
Organisé par Rachid du camping nous partons sur les pistes en Toyota 4X4 ave Mohamed, Touareg qui sera notre guide pour la journée.
Journée inoubliable tellement cette expérience est unique.
Il y a 2 offres soit une journée avec repas pris dans le désert à l’endroit du départ du mythique DAKAR ou bivouac dans le désert sur 2 jours.
Nous avons prix la formule d’une journée qui pour une première expérience dans le désert nous a comblé.
Je laisse parler les images.
Camp de nomades
Beaucoup de pierres fossiles
Le désert de sable
Sur le sommet d’une haute dune avec notre authentique nomade et guide Mohammed.
C’est avec regret que nous quittons Rachid et FROM ZGUID en direction de AGORA.
C’est le jour du souk à Zagora quelques oranges et mandarines et nous décidons de monter vers Ouarzazate pour visiter le spot incontournable du Maroc, les gorges de Dadès et Todra.
Ici se sont les dromadaires les rois….
Une nuit dans un camping à Ouarzazate prisé par les touristes de passage avec à la clé une bonne tajine et un petit déjeuner dans un décor berbère.
Un peu d’eau et tout le monde à l’eau. Les tapis confectionnés sont lavés et sèchent au soleil
Nous arrivons tranquillement dans les gorges de Dadès et c’est dans le canyon plus précisément sur un parking de l’Hôtel Majorel, avec une superbe vue sur les gorges que nous passerons la nuit.
Les hauts sommets enneigés de l’ Atlas nous accompagnent vers les gorges de Dadès
Randonné au fond du canyon et partage rigolo avec nos voisins suisses….
Les amandiers sont en fleurs et les figuiers bourgeonnent. Nous sommes à plus de 1500 mètres
la montagne des pattes de singe, qu’on devine en regardant bien.
Après une nuit bien fraîche, tout comme la douche nous partons vers ERFOUD, la “capitale” des fossiles et des météorites.
Les enfants qui profitent dès notre passage n’hésitent pas dans certains cas de bloquer la route pour mendier, au point même qu’un enfant s’est accroché à la porte et a réussi à l’ouvrir.
Il faut être très ferme avec eux et cela devient très agaçant à la longue.
Au camping de Erfoud, là aussi l’insistance des propriétaires camping pour faire des sorties en 4x4 ou acheter dans leur échoppe finit par devenir très énervant.
Lorsqu’on se promène dans les rues les .salutations intéressés finissent aussi par agacer et les techniques des rabatteurs sont bien rôdées. Nous nous sommes laissés embarquer ainsi à TINGHIR très belle ville où nous avons finit dans une belle échoppe de tapissier. Nous avons acheté une petit tapis pour notre cc, mais au bout d’un moment notre fermeté a fini par décourager notre rabatteur. Grâce à lui toutefois nous avons parcouru les belles ruelles sinueuses de l’ancien quartier juif de Tinghir.
La route qui mène à DADES
Tout en roulant vers Erfoud, les dromadaires, les possibilité d’acheté des minéraux, et une curiosité les Khettaras qui sont des systèmes d’irrigation qui alimentent en eau des oasis de plus de 1500 ans, Malheureusement le pompage a remplacé ce système unique et il ne reste que des visites possibles au fond des Khettaras.
Au sommet de ces monticules un trou qui permet de faire remonter l’eau qui circule dans les galeries.
Des mini tornades très courantes dans le désert.
Notre destination c’est MERZOUGA réputée pour ses grandes dunes de sable très près de l’Algérie.
Merzouga est un lieu très touristique ou les bus arrivent avec des groupes qui partent bivouaquer en dromadaires et dormir dans le désert.
Quad, randonneurs, 4x4 arpentent ces magnifiques dunes.
Le Ramadan, fête religieuse pour le monde musulman commence aujourd’hui.
En nous baladant dans Erfoud, citée comme partout au Maroc grouillante, nous nous posions la question comment les nombreuses terrasses de café allait “survivre” à cette fête ou le jeûne est obligatoire à partir du levée du soleil.
Nous avons posé la question à un sympathique vendeur qui nous disait que durant ce mois le comportement des gens ne sont pas normaux.
Les cafés sont désertés et n’ouvre que le soir, et c’est donc un manque à gagner important.
Cette fête est avancée chaque année vers l’hiver pour pouvoir mieux supporter le jeûne surtout hydrique……
Ici dans le désert pour l’instant nous ne voyons pas encore le changement, car tout est calme et silencieux.
Les touristes de retour du bivouac….
Nous nous sommes bien plu à Merzouga, dans ce désert à nos pieds entre une matinée de quad inoubliable dans les dunes, les couchers de soleil, la toute petite ville qui vit au rythme du Ramadan qui rend les gens quelque peu bizarres, parfois agressifs ou totalement amorphes.
Après 4 nuits magiques dans cette nature exceptionnelle, sous la chaleur très supportable, nous levons le bivouac pour nous diriger vers le nord en direction de Fès.
Un dernier convoi de touriste devant notre CC.
La route vers Fès est absolument magnifique. Nous nous arrêtons pour une nuit dans les gorges de ZIZ.
Nous circulons à des altitudes allant à plus de 2000m et bien sûr les paysages changent à ces niveaux.
Les derniers oasis….
Nous sommes dans une nasse géographique plus nous allons vers le nord plus nous nous rapprochons de Tanger et de quitter le Maroc.
Nous optons pour la poursuite de la route vers AZROU. Les villes que nous traversons sont plus “riches” et grouillantes. La jeunesse à la sortie des écoles et lycées sont un signe d’une grande vitalité du Maroc.
Du “modernisme” on passe à la vie pastorale inchangée depuis des millénaires et tout cela se mélange.
La mendicité est une pratique très courante, chez les enfants, les adultes et on finit par devenir froid devant ces sollicitations.
Les régions que nous traversons on voit des palais, des résidences luxueuses pratiquement pas occupées et des gens qui vivent dans des conditions très précaires.
On est pas loin des 2000 m d’altitude ou les hivers sont froids et enneigés.
Les forêts de cèdres commencent à se faire voir, ainsi que des pâturages immense qui ressemble à la Mongolie.
Des chevaux, des milliers de moutons, et des meutes de chiens errants qui attendent sur les petites aires de stationnements des voitures qui s’arrêtent.
Les chiens aussi prennent cet air dépité pour mendier quelques choses….. Ces meutes sont un problème et peuvent être vecteurs de la rage.
Les paysages sont bucoliques et verdoyants. Quel contraste en si peu de temps.
La forêt de cèdres est habité par des singes qui se promènent sur la route.
Un beau spécimen de cèdre….
Nous arrivons à AZROU. Tout est vert et les cerisiers et les abricotiers, pommiers sont en fleurs.
Des rencontres avec d’autres voyageurs, les conversations sont toujours intéressantes sur les expériences vécues et les itinéraires qui vaillent la peine.
Nous profitons de visiter IFRANE, localité particulière d’altitude (nous sommes tout de même à 1700 m), dont les maisons sont typiquement de style européen, enfin on se croirait dans des lotissements français.
Cette ville possède des parcs très bien entretenus et végétalisés avec des plantes qu’on retrouve en France comme des fortisias en fleurs, vraiment on ne se croirait plus au Maroc.
Il faut dire que c’est les français qui sont à l’origine de la construction de la ville.
C’est le Ramadan et comme ailleurs c’est calme, les terrasses de café sont fermées.
Mais les jeunes s’adonnent au football, garçons et filles ensemble et je voyais bien qu’ils cherchaient à me faire jouer avec eux, ce que je fis avec plaisir.
Nous nous interrogeons sur la suite du voyage car il n’y a pas beaucoup d’alternatives, soit monter vers Fès et redescendre au sud était ridicule, soit aller voir les fameuses cascades de OUZOUD.
Ce choix s’imposait malgré qu’il fallu faire 300 km en direction de MARRAKECH.
La route traverse des localités comme KINEFRA et la capitale des oranges BENI MELLAL. Une erreur de parcours nous amène à un magasin très bien achalandé d’huile d’olive de production locale.
Des couleurs et de la verdure
La route d’AZROU et MARRAKECH est très agricole et fertile. Arbres fruitiers, blé, légumes, pâturages, cette grande région semble être le grenier alimentaire du Maroc.
Grâce à la présence de l’eau, si rare pourtant, la terre donne ses fruits.
Nous quittons la route principale pour nous rendre aux cascades d’OUZOUD et là le plus dur arrive en montant une petite route ou 2 véhicules peuvent à peine se croiser et sans garde fou bine sûr.
Mais des paysages à couper le souffle.
La petite route est en bas à gauche et le ravin à droite…
En arrière plan on aperçoit les cîmes enneigées de l’Atlas
Les sorties des écoles est un spectacle impressionnant. On dirait une fourmilière et les enfants marchent beaucoup même si un système de ramassage scolaire est très pointu.
La démographie au Maroc doit être galopante…..
Sortie d’un lycée beaucoup plus “sérieuse”…
Je crois qu’on a du souci à se faire avec notre système éducatif qui décline..
Nous arrivons dans la petite localité d’Ouzoud avec ses nombreuse échoppes pour touriste et un super endroit pour nous poser.
Malheureusement le soleil du matin était en face, pour les photos c’est pas top….
Il faut descendre des centaines de marches pour arriver au bas des cascades avec des échoppes de et restaurants tout le long.
Nous quittons OUZOUD, lieu paisible en pleine nature, et direction Marrakech.
L’auberge où nous avons pu nous installer était vraiment super. Calme, piscine, nature, silence et des coupures d’électricité chose qui arrive. Le propriétaire était bien embêté car la pompe qui alimente l’eau du site ne fonctionne pas sans électricité.
Le groupe électrogène que nous avions aura donc finalement servi pour dépanner, à la grande joie du patron, car la panne dura assez longtemps.
Il n’y a pas d’autres options que d’aller à Marrakech pour éviter de revenir sur nos pas.
Hésitation et finalement ok pour affronter cette ville tumultueuse. Mais avant cela nous nous prenons un peu de repos dans un hôtel, situé à 16 km de Marrakech qui a des places réservées pour camping cariste. Parti pour un jour, nous sommes finalement restés 3 jours.
C’est un hôtel tenu par 3 copains français quasi de luxe, avec une très grande piscine, restaurant, jacuzzi, qui reçoit des touristes tout au long de l’année.
Nous voilà transformé en touristes charter… Mais nous nous sentions tellement bien que cet entracte était plus qu’apprécié.
Paysage bucolique et arboricole entre Ouzoud et Marrakech avec des sommets enneigés de l’Atlas.
Jusqu’à la dernière minute nous hésitons pour aller au centre de Marrakech pour affronter la circulation.
Finalement en slalomant entre les milliers de mobylettes, taxis, piétons et voitures qui fusent de partout, nous arrivons sur un parking gardé tout près de la place de Jemaa el fna.
Le temps se couvre et la pluie tombe en soirée. Heureusement que dans la journée nous avons pu profiter sous le soleil de visiter la Médina. Incroyable toutes ces marchandises, ces ruelles à s’y perdre.
Bien sûr les sollicitations des commerçants, le marchandage, font partie du folklore local.
L’attraction de la Place Jemaa el Fna les charmeurs de serpents…
La bruine, puis la pluie se met à tomber et les températures rafraîchissement brutalement.
Un resto et nous filons sur la Place qu’il faut visiter le soir. Quel dommage que la pluie gâche l’ambiance. Tout ces vendeurs de brochettes, couscous, tagines, si bien achalandé font un peu grise mine. Déjà que c’est Ramadan et voilà la pluie !
Mais la pluie dure jamais longtemps, et cela fait un bon nettoyage de la ville, on annonce déjà plus de 30° fin de semaine
Le mulet ou l’âne reste encore un très important moyen de locomotion au Maroc.
Nous quittons Marrakech dans la grisaille et avec des températures de 11 °.
Nous prenons le petit déjeuner dans une pâtisserie très prisée avec d’excellentes viennoiseries.
Et sans tarder direction la côte atlantique vers Casablanca.
Au fur et à mesure de la roulade le ciel se dégage et le soleil refait son apparition. Nous allons à Mohammedia dans un camping que nous connaissons déjà.
Quelques emplettes et première pastèque. Mais pas assez mûre. La nourriture n’est vraiment pas chère, même si à la radio il parle d’inflation sur l’alimentaire.
Nous sommes devenus spécialistes de tajine fait maison absolument excellente. Un plat qui ne coûte pas grand chose et vite fait. Nous sommes encerclés d’allemands en voyage organisé et rencontrons une famille avec 5 enfants partie faire un tour du monde en bus aménagé. Grâce à ses talents d’homme à tout faire il a pu nous réparer une sécurité de porte qui a bloqué.
Le vent souffle en rafale et l’océan est démonté, mais dès le lendemain tout redevient calme et les temprératures remontent.
Direction RABAT pour la visite. Un parking bien situé juste à côté des remparts de la médina.
La capitale est une belle ville, propre, rien à voir avec Marrakech. La médina est un pure plaisir à visiter. Aucune sollicitation à acheter, et on trouve de tout la qualité comme le bric a brac.
Dans la ville les artères commerçantes sont bien achalandées et surtout on trouve des vêtments et des chaussures à des prix imbattables.
Par exemple des pantalons hommes de marque à 15 euros, des chaussures à 35 € et et des montres Rolex à 80 euros…..(mais là pour le coup des contrefaçons en vitrine, des bijoux magnifiques etc….)
On fait des km dans la médina sans s’ennuyer tellement il y a des choses à voir, sentir, déguster. Les gens sont d’un gentillesse et personne qui pousse à la consommation. Un très bon moment.
Visite aussi du bord de mer de Rabat.
Il y a beaucoup de bouquinistes à RABAT
De belles vagues sur le front de mer de Rabat
Nous voilà à nouveau à Kenitra avec son souk immense, agréable. Nous restons un peu avant de reprendre la route vers le nord à ASILAH.
Les camping n’ont pas de bons commentaires, mais nous trouvons une belle place pour visiter cette très belle petite vile aux allures grecques avec sa vieille ville colorée.
Beaucoup de touristes espagnol qui profitent du long WE de Pâques pour se rendre au Maroc et dans cette belle citée.
Nous serons là pour 3 jours car les ferrys pour rejoindre l’Espagne sont tous complet vu l’importante migration des espagnols.
Nous avons de suite fait un première visite très agréable de cette charmante citée et un spectacle amusant en sirotant un thé vert en terrasse, se sont les vendeurs à la sauvette qui essaient par tous les moyens de vendre leurs lunettes de soleil, pierres trafiquées, rouge à lèvres, colliers….
Les ruelles sont bien nettoyées.
Nous passons nos derniers jours au Maroc dans la charmante citée d’ ASILAH.
Les marocains adorent les lampadaires. A chaque entrée il y en a plein !
LE BILAN
Tellement d’images qui se bousculent dans nos souvenirs, de rencontres et de dépaysement.
Les marocains sont vraiment sympas. Toujours souriants, une parole en se croisant, serviables, commerçants, gentils et surtout débrouillards et roublards pour certains….
Nous n’avons que fait de bonnes rencontres. Les enfants sont souriants, plein de vie et le football est un fédérateur car il n’y a pas un village même reculé qui n’a pas son terrain de foot.
Vous avez un problème de voiture ? ni une ni deux quelqu’un saura vous dépanner de manière efficace, rapide et pas cher.
Je suis allé chez un barbier pour me faire un peu la barbe, tout un rituel à l’ancienne et au moment de payer il ne voulait rien.
Un couple de français avec des enfants en bas âge avait une fuite d’eau dans leur camping car. Je leur dit de ne pas s’inquiéter l’affaire va se régler. Je demande à un ouvrier de chantier qui travaillait côté s’il pouvait les aider. Spontanément il vient voir le problème, voyant qu’il n’arrivait pas à le résoudre il téléphone à un pote qui arrive de suite et en un quart d’heure le problème était résolu.
C’est comme cela au Maroc !
Bien sûr il y a des riches voir très riches et des pauvres voir très pauvres. Mais tout cela cohabite. On peut voir des moutons, des mulets dans la ville au milieu des voitures et des habitations de luxe.
Beaucoup de bergers qui nous saluent, des enfants qui courent vers nous certes intéressés mais rarement agressifs même si cela peut malheureusement arriver qu’un gamin lance un cailloux sur la voiture.
Et alors le Ramadan ! 1 mois ! En fait le Ramadan on vit et on mange la nuit, et on somnole et jeûne le jour.
C’est une période particulière qui peut rendre les gens agressifs mais l’après midi çà bouge dans les souks.
A Kenitra c’est au coup de canon qu’on annonce la rupture du jeûne et les repas nocturnes toujours au coup de canon. Et on a droit aux chants (parfois interminables) des appels à la prière en pleine nuit…….. .
Le Maroc est un pays merveilleux où se mélange tradition, modernité. On tombe très vite amoureux de ce pays et de ces gens.
Voilà, nous prenons le bateau à Tanger med, on passe les nombreux contrôles douaniers et policiers.
Même le CC passe au scanner !
Au revoir et inchallah !
EN ROUTE POUR LE NORD (encore....) DANEMARK, Norvège SUEDE FINLANDE...
Partir début Aout, en pleine saison touristique n’est pas habituel mais prenant le flux à contre sens nous pensions être épargné des traditionnels bouchons, ralentissements en Allemagne.
C’était oublier que beaucoup d’ Allemands vont vers la Baltique et le Danemark ! Nous avons donc traversé l’ Allemagne avec 2 arrêts l’un à Alsfeld, charmante bourgade où nous arrêtons toujours.
Alsfeld est une ville très jolie avec ses maisons anciennes au point que certaines risquent de s’écrouler…
L’anniversaire d’un traité local de 800 ans était l’occasion d’une fête bien arrosée avec de la musique dans plusieurs endroits. Bonne ambiance allemande….
Le lendemain nous nous arrêtons tout près de la frontière danoise, dans la campagne près d’un petit lac charmant où l’on peut se baigner, et des courageux n’ont pas hésité à se jeter dans l’eau. Tout est bien vert et les températures sont fraîches si l’on les compare avec la canicule avec laquelle nous sommes partis.
Après une bonne nuit et des contacts amicaux avec nos voisins allemands direction le Danemark côté ouest en direction de Ribe la ville la plus ancienne du Danemark.
Mais nous prenons notre temps et un arrêt sur l’île de ROMO est une bonne surprise. L’accès se fait par une splendide route sur la mer du Nord.
C’est petit mais jolie avec des plages immenses où l’on s’adonne aux activités venteuses comme le char à voile et les cerfs volants.
Nous passons la journée sur l’île de ROMO, par une belle journée et que faire ici si ce n’est du vélo.
Une magnifique piste cyclable nous emmène dans les beaux coins de l’île. Le Danemark est propre, rien ne traîne autour des maisons, même les cimetières sont nickels. Après un arrêt glace (qui n’a rien a voir avec les gelatis “artisanales” d’ Italie repos et nous repartons sur la magnifique plage prisée par les amateurs de vol à voile et sports venteux.
Des belles demeures sont nichées dans les forêts de pins et de bruyère.
On trouve partout devant les demeures des produits locaux en vente comme le miel, des pommes de terre, des légumes, des confitures.
Au Danemark la circulation automobile est autorisée sur les grandes plages.
Ah les bonnes surprises du Danemark ! Nous nous arrêtons dans une station balnéaire à BLAVAND très fréquentée à cette époque par principalement les Allemands et les Hollandais. Nous trouvons un emplacement chez un particulier dans un très beau cadre de verdure et de dunes.
Les plages au Danemark sont immenses et magnifiques face à la mer du Nord. C’est au coucher du soleil que la nature dévoile ses instants magiques et les lumières qui changent très vite sont un festival visuel absolument extraordinaire.
Bref on se régale.
Nous longeons la magnifique côte ouest avec ses maisons aux toits de chaumes nichés dans les dunes et nous jetons l’ancre au port de THORSMINDE, avec juste une très très longue plage de sable blanc à côté du port. Nous profitons bien sûr de ce soleil radieux mais point de baignade, trop froide à notre goût….
Il y a pas mal de stations balnéaires, mais petites, et beaucoup de maisons aux toits de chaume absolument magnifiques.
Nous poursuivons en longeant la côte vers le nord et nous abordons une région de fjords très agricole. La récolte des céréales bat son plein et s’annonce très bonne au vue des champs immenses avec de gros épis et un temps exceptionnel pour la moisson. Nous arrivons à NYKOBING MORS une très petite ville portuaire avec sa rue piétonne et ses nombreux magasins de décos. Nous pouvons nous garer juste devant le port de plaisance où nous pouvons admirer les nombreux estivants qui accostent avec leurs bateaux. Il fait beau, il fait chaud nous pouvons manger dehors, vraiment cette cité est agréable, sympathique. Nous prenons notre temps, faire du linge, et direction SKAGEN.
Alors Skagen était notre première escapade nordique il y a une dizaine d’années. Skagen c’est la dernière ville du Danemark l’endroit exceptionnel ou vous pouvez mettre un pied dans la mer du Nord et la Baltique. C’est l’appendice tout au Nord qu’on voit sur les cartes. Mais c’est aussi une ville huppée, le St TROP du Danemark.
Des ferrys accostent et des centaines de gens se déversent dans les rues piétonnes pour le bonheur des commerçants, enfin je pense…..
Beaucoup de magasins de produits d’art, de déco et bien sûr des restaurants qui eux sont pris d’assaut avec des températures exceptionnelles qui flirtent avec les 30°.
Nous resterons dans le coin jusqu’à lundi jour de départ pour la Norvège avec le ferry du port de HIRTSHALS;
Ce port bien connu est le point de départ pour la Norvège, l’Islande.
Nous dormons dans les dunes avec un coucher de soleil interminable (à cette période il y a un espèce de soleil de minuit ou l’horizon reste rouge très tardivement) absolument magnifique.
Aprè à la rencontre des 2 merss une nuit dans les dunes, une belle promenade matinale sur la plage et un bon petit déjeuner direction GRENEN le bout du bout du Danemark, attraction incontournable de Skagen.
Une fois garé une marche qui ressemble à un pèlerinage sur la longue plage qui mène à la rencontre des 2 mers. Il fait beau et chaud et certains n’hésitent pas à plonger à la fois dans la mer du Nord et la Baltique.
Voilà le bout du bout du Danemark….
Et au retour nous prenons un itinéraire plus sauvage avec une nature merveilleuse des dunes, des argousiers et des mouettes…..
Nous partons pour la Norvège.
Départ avec le ferry à Hirsthals 9 hres le lendemain lundi le 15 aout.
La mer est très calme et la traversée est agréable avec de la compagnie d’un jeune couple suisse de Neuchâtel.
Nous accostons 4 hres 30 plus tard et nous voilà à LANGESUND; Il fait chaud 27° et il semble que la région souffre de la sècheresse avec une végétation qui a besoin d’eau.
Nous prenons la route des écluses en direction de LUNDE dans le TELEMARK et un arrêt dans un petit camping au milieu de la nature. Première sortie de pêche, infructueuse…. et ballade en vélo.
Nous profitons des derniers rayons du soleil car on annonce des orages et de la pluie. Dans la nuit et surtout vers le matin des grondements et beaucoup de pluie et c’est tant mieux pour la nature assoiffée. Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas vu de la pluie, et les températures ne sont pas non plus trop fraîches.
Nous traversons la Norvège d’ Est en Ouest en direction de ODDA.
Nous nous arrêtons en cours de route pour vraiment prendre le temps d’admirer le paysage. Après la pluie bienfaitrice, le soleil revient et ce sont des paysages de toute beauté qui s’offrent à nos yeux.
Premier frimas avec une petite gelée blanche à ROLDAL, station de sports d’hiver réputée, et nous plongeons vers le fjord de HARDANGER avec en cours de route de belles vue sur le glacier de FOLGEFONNA.
Achats à ODDA ou nous trouvons de bonnes fraises juteuses et sucrées comme au printemps. Nous allons nous poser sur un tout petit camping à même le fjord que nous connaissons qui permet l’activité pêche et randonnée au pied du glacier.
Nous sommes arrivez au petit camping de SUNDAL et vu l’heure il y a de la place. Nous sommes installés juste devant le fjord. Quel panorama ! Activité pêche sans succès mais taquiner le poisson dans un fjord est vraiment une sensation extraordinaire.
Le lendemain ciel gris, pluie, brume c’est aussi çà la Norvège. Mais ce la ne décourage pas les nombreux pêcheurs mais toujours bredouille. Une femme a eu plus de chance en attrapant une belle prise !
Vu qu’il pleut toute la journée le programme randonnée tombe à l’eau.
Matinée dégagée sur le fjord et départ vers ESPELAND au milieu de nulle part à 60 km de notre point de départ mais en Norvège peu de km ne signifie pas rapide. Nous devons prendre un ferry pour traverser le fjord et par une route sinueuse nous arrivons à notre destination. L’endroit est magnifique, un lac, des cascades, des montagnes, des prés verdoyants. Nous profitons pour prendre le soleil dont les rayons chauds nous font du bien après la journée pluvieuse de hier.
Nuit très pluvieuse. C’est avec regret que nous quittons ce havre de paix. Nous avons commencé notre cure de myrtilles.
Sans se presser nous prenons la direction de VOSS. Nous avons réveillonné dans l’ Hotel FLEISCHER, il y a une dizaine d’année, un petit tour en ville et nous prenons la direction VIK petit port se trouvant au plus grand fjord de Norvège le SOGNEFORD.
La route qui mène à Vik ne laisse pas de répit devant les merveilles de la nature Norvégienne. Passage d’un col qui culmine à 1000 mètres pour plonger à 0. Laissons les photos parler :
Il pleut moins. Une bonne nuit et tranquillement nous prenons les routes entres les fjords.
Direction les glaciers du JOSTEDALSBREEN et un bivouac au lac de JOLSTRAVATNET; Les superlatifs manquent pour décrire les merveilleux paysages qui nous traversons.
D’abord la traversée du fjord de SOGNEFJORD avec un ferry a VANGSNES. Alors la nouveauté c’est que la paiement se fait automatiquement Une fois que votre plaque d’ immatriculation enregistrée par une première traversée, la plupart des traversées sont décomptées automatiquement sur votre compte en banque….
Une personne a écrit un commentaire sur un camping en précisant qu’une traversée était gratuite, ce qui nous a étonné car rien n’est gratuit en Norvège. Elle a du s’en rendre compte sur son extrait de compte par après…..
Le diesel varie de 2,10 à 2,45 Euro…. les aires de stationnement campings ou parkings aménagées de 25 à 40 euro la nuit avec de l’électricité et souvent 1 euro pour la douche.
Bref la Norvège est chère, mais pas tout, la nourriture çà va, même qu’on a fait des affaires dans un magasin de vêtements de sport qui d’ordinaire sont très chères, presque tout était soldé à 50%.
Alors laissons les images parler :
La météo s’est vraiment arrangé et nous slalomons entre les fjords, les glaciers, les montagnes, les lacs et les petites villes connues par le tourisme comme STRYN, HOLDEN visiter par d’énorme bateau croisières qui déversent leurs milliers de passagers qui prennent d’assaut les magasins souvenirs et de vêtements outdoor.
Mais la surprise vient de la fameuse route du GAMLE STRYNEFJELLSVEGEN qui d’une beauté époustouflante.
Certes l’accès est spectaculaire car c’est très étroit mais quelle beauté !
Un réveil dans un endroit aussi idyllique est expérience exceptionnelle.
Il suffit d’enfiler ses chaussures de randonnée et nous voilà dans un décor majestueux.
Nous avions le choix de prendre la route vers LOM et rentrer un centre de la Norvège ou encore profiter du beau temps pour rester dans les fjords et rouler vers ALESUND.
Nous optons pour les fjords donc passage obligé de la route des Trolls le spot incontournable de la Norvège, que nous avons déjà faite, mais dont on ne lasse pas tellement c’est spectaculaire.
Nous poursuivons vers un emplacement au bord de l’océan au dessus d’ALESUND, mais l’endroit ne nous convenait pas beaucoup d’industries, bref retour sur Alesund sans regret et visite de la citée en vélo. Il fait doux, nous passerons la nuit au port.
La Norvège est en chantier perpétuel dans les infrastructures routières. Tunnels, agrandissements routiers, Il y a quasiment partout des chantiers et on n’hésite pas à déplacer des montagnes si c’est nécessaire.
Mais la Norvège restera encore pour un moment un pays qui fait fantasmer à juste titre.
En route et ferry pour la route de l’ Atlantique. Très touristique mais reste toujours une attraction incontournable. Mais l’objectif une fois installé dans un endroit propice c’est de pêcher.
Bingo une belle prise d’un maquereau qui finira de suite dans nos assiettes.
De belles rencontres, et nous partons en direction de TRONDHEIM avec un passage éclair à CHRISTANSUND car pour trouver une place de stationnement il faut avoir de la chance, surtout qu’en Norvège qu’on rigole pas avec les stationnements gênants.
Nous bivouaquons dans un endroit en pleine nature avant Trondheim. La petite place bucolique était déjà occupé par des voyageurs allemands. Encore une occasion de partager.
Il pleut….
Oeuvre artistique équivoque de 39 éléments en marbre dispersés de YAN JANFREUCHEN qui représente une association de la mythologie grec et nordique…..
Au programme la visite de Trondheim, ville “frontière entre le sud et le nord de la Norvège.
Il fait agréable et c’est jour de marché ou plutôt animation. Un coin jeux ludiques pour les enfants, coin nourriture locale (petit), et beaucoup de stand pour initier à la fabrique de robots.
Les produits dans les magasins sont de qualité, mais très chers, comme le vêtements de sport, les produits artisanaux etc.
Nous quittons la ville pour prendre des routes inhabituelles dans les fjords au nord de Trondheim en évitant la E6;
Quelles bonnes surprises, car là ou nous avons projeter de passer la nuit c’est une toute petite ile reliée par une route au dessus de l’eau. L’endroit s’appelle TAUTRA où se trouve encore les ruines d’un monastère.
La particularité du l’endroit c’est la culture maraîchère avec des champs de carottes, poireaux, choux, brocolis, cèleris…
Il y a beaucoup de vent et nous voyons des familles norvégiennes qui n’hésitent pas à monter des tentes pour passer le WE avec les enfants.
Ils jouent, mangent, dorment dehors malgré les conditions pas très agréables, mais c’est comme cela ici et c’est bien.
Nous poursuivons notre route en sillonnant le long de la Côte ouest au dessus de Trondheim. Les paysages sont très variés tantôt des fjords, des lacs, des forêts, des montagnes et des zones agricoles. Mais au bord des fjord et de l’ocean c’est la pêche qui domine.
Nous nous arrêtons pour 2 nuits à RAKVÂG petit village de pêcheurs aux belle maisons fleuries, et pour pêcher.
Un beau maquereau finira dans nos assiettes. Dans les fish camps beaucoup d’allemands viennent pour pêcher et j’en profite pour m’initier avec les conseils de ces personnes avisées. Vers le soir ils reviennent avec d’énormes lieu noir, des cabillauds, et d’autres espèces.
Le temps très calme avec quelques bruines.
Cueillette de myrtilles, pêche, et migration en douceur le long des côtes vers le nord.
Nous bivouaquons près de l’océan et nous faisons la connaissance d’un jeune de Hambourg qui s’est fixé comme objectif de manger un poisson pour le dîner du soir.
Bingo sa persévérance fut récompenser avec au menu des filets de lieu noir.
Beau coucher de soleil, des paysages magnifiques.
Première aurore boréale.
Rien ne laissait présager à ce niveau une aurore, mais comme à d’habitude une fois passé Trondheim tout est possible.
Et ce soir malgré les nuages, le peu de probabilité vu l’activité faible et la latitude, nous avons eu droit à une aurore magnifique. C’est ce qu’on appelle une aurore surprise.
Je n’ai pas pu résister à prévenir malgré l’heure tardive notre jeune voisin allemand, mais il fut tellement heureux de voir ce spectacle inattendu, que cela faisait plaisir de partager ce moment.
Le voyage se poursuit sur la 17 rte de bord de l’Atlantique et quelques bruines intermittentes n’empêche pas les beaux paysages.
De charmants voyageurs hollandais sur la route depuis des mois nous ont donner des chanterelles toutes fraîche que nous avons immédiatement consommées. Un vrai délice.
Alternance de ferry, de routes bucoliques et voila que nous stationnement sur une aire, seul face à l’océan. Le paradis !
Pêche, et vue magnifique, et le soir cerise sur le gateau un couche de soleil extraordinaire et une faible activité boréales mais toujours aussi magiques.
Le temps est splendide. Ciel bleu azur, et on annonce une soirée exceptionnelle d’activité boréale.
Nous décidons d’aller sur l’île de Donna que nous ne connaissons pas. Donna est réputée pour sa montagne de DONNAMONNA apprécié par les randonneurs.
Nous nous posons à ses pieds, une énorme paroi rocheuse. L’ endroit est enchanteur avec une belle plage de sable gris blanc. Une vue extraordinaire sur la mer et nous nous préparons fébrilement pour cette soirée.
A cette époque les journées sont encore assez longues avec un coucher de soleil interminable et de toute beauté.
On annonce un kp de 6 ce qui est très actif. Nous avons déjà vécu des activités de cette importance et qui peuvent parfois décevoir car l’activité n’est pas toujours nocturne et là pour le coup le pic est pour le lendemain à 8 hres quand il fait jour. Mais nous avons eu droit à un festival dans un cadre extraordinaire.
Là c’est le début. Il fait encore jour.
Il est prévu plusieurs jours d’activité très forte et le beau temps devrait persister jusqu’à lundi inclus.
C’est vraiment une chance extraordinaire d’avoir tous les paramètres réunis pour des nuits exceptionnelles. Ce sont des moments très intense émotionnellement.
Nous restons sur DONNA et nous nous posons sur un camping très bien situé pour faire la lessive. Le ciel est bleu sans un nuage, et la soirée promet d’être intéressante et elle le fut.
Les montagnes en arrière plan sont les Sept Soeurs
Nous poursuivons tranquillement la RV17 route magnifique.
Le fameux glacier SVARTISEN dont je trouve qu’il a bonne mine et n’a pas tellement maigri depuis 3 ans.
Paysage pris en cour de route
Petite aurore ce soir.
Le ferry entre DONNA et SANDNESSJOEN est gratuit et direction Nesna
Toujours sur la RV 17 direction Nesna route magnifique, bivouac en pleine nature, pêche fructueuse, rencontre de voyageurs et arrivé sur une île absolument magnifique. Le beau temps est revenu et il fait chaud sous les rayons de soleil, mais frais à l’ombre.
Nous nous posons tout au bout de SANDHOMOYA, avec ses plages de sable presque blanc, ses dunes et l’océan à nos pieds. La pêche est exceptionnelle, en quelques minutes 4 poissons (cabillaud et autres) seront au menu ce soir.
En prime une soirée fantastique quasi seuls face à l’océan.
En voulant recharger en gaz à BODO nous passons devant le port avec un départ imminent pour les LOFOTEN.
Nous prenons la décision de prendre le ferry pour MOSKENES et pour 750 Kr soit environs 76 € pas d’hésitation vue qu’en faisant le tour par voie terrestre on économise 450 km.
Traversée tranquille de 3 hres et arrivée au sud des LOFOTEN.
Dès le lendemain nous faisons la mythique montée du REINEBRINGEN avec ces 1978 marches en pierres avec un dénivelé de 448 m. Autant dire que la peur du vide est garantie.
On est à peine à la moitié de l’itinéraire, le plus dure arrive….
La descente est très impressionnante, mais tout au long de la randonnée nous rencontrons des personnes de toute nationalité, américains, allemands, hollandais, espagnols, polonais, tchèques etc…..
Nous dormons près de REINE pour nous remettre de nos émotions de la randonnée.
Le lendemain le temps est très humide comme c’est souvent le cas au Lofoten. Heureusement que nous avions pu faire la randonnée, car aujourd’hui c’est bien plus compliqué avec la météo.
Nous reprenons la route en passant par de petites routes et des petits villages comme Sund où la pêche mais aussi l’artisanat, un musée de vieux moteur, un bar donne une atmosphère très sympathique.
Nous prenons au hasard un chemin qui nous emmène dans un endroit hors sentier battu où nous allons passer la nuit. Mais avant cela tentative de pêche infructueuse dans l’océan. malgré un ciel chaotique la photographie au milieu d’énorme rocher donne un rendu intéressant.
Nous essayons de bivouaquer dans les endroit les plus insolites des Lofoten, hors des sentiers battus. En chercant bien on trouve. Nous passons la nuit au bout d’un chemin chaotique et il fallu reboucher les ornières profonde laissées aprè les pluies sur l’emplacement que nous avons repéré, tentative de pêche, et balades.
Bien cacher au fond d’un fjord.
Nous cheminons sans se presser dans les Lofoten avec un arrêt ravitaillement à LESKENES.
Vidanges des eaux, remplissage, et course dans un X TRA bien achalandé. Le prix de l’essence fluctue dans la journée, passant de 2.10 à 2.50 €, donc très cher.
Ce soir nous bivouaquons près d’un plage digne des Caraïbes. Sable fin, presque blanc, mer bleu sombre, et des dauphins qui viennent ondulé pas loin. L’endroit est prisé par les photographes. Le bruit des rouleaux de la mer ne sont pas une berceuse….. mais c’est tellement beau d’avoir le sentiment d’être loin de tout.
Le lendemain nous voyons arriver un groupe étrange armé de grands sceaux orange et en combinaison de plongée.
Nous allons discuté avec eux pour voir ce qu’ils faisaient. Par chance l’animateur était français, un jeune saisonnier qui animait un groupe de jeunes de tous pays. L’objet était le ramassage d’algues comestibles.
L’activité se termina par une baignade collective pour certaines filles en maillot de bain.
Bon moment et poursuite de notre route vers d’autres lieux uniques.
Evidemment les Lofoten offrent des paysages extraordinaires, variés et époustouflants. C’est bien sûr l’attraction touristique incontournable. Aussi nous recherchons des endroits cachés, un peu secret mais nous ne sommes pas les seuls.
UTTAKLEIVSTRAND, HAUKLANDSTRANDA, des plages d’une beauté des Caraïbes, et des possibilités de randonnées fantastique. Nous gravissons le Mannen Haukland pour culminer vers 400 m et admirer le paysage d’en haut. C’est incroyable Les pentes sont abruptes, une glissade peut être fatale mais le spectacle vaut la peine.
Aujourd’hui il pleut et quand il pleut aux Lofoten c’est très mouillé. Nous passerons la journée à SVOLVAER faire du shopping (visuel) et une bonne pizza dans notre pizzeria favorite.
Magnifique nuage lenticulaire
Long coucher du soleil flamboyant
Départ pour les VESTERHALEN avec une courte traversée en ferry jusqu’à MELBU.
AH les Vesterhalen il n’y a pas assez de superlatifs pour décrire cette contrée souvent mieux apprécié par les voyageurs en recherche d’authenticité. C’est notre cas, et nous venons de découvrir une autre facette de ces paysages enchanteurs en prenant la direction EIDET, petite citée aux maisons clairsemées.
Nous passons cette fois la nuit sur un camping très rustique tenu par un couple de personnes d’un certain âge dont l’épouse française du sud de la France.
Nous sommes venus pour faire notre lessive principalement, tout en profitant d’un excellent échange avec les propriétaire.
Nous effectuons une superbe randonnée avec une vue à 360° époustouflante.
Plages au sable fin roches titanesques et échancrées, les possibilités de randonnées sont nombreuses et même une bronzette sur une plage digne des Caraïbes. Un véritable sentiment de bout du monde avec quelques maisons de pêcheurs à HOVDEN. Le calme, l’océan, juste quelques rencontres de randonneurs c’est un endroit presque irréel, loin de tout.
Nous avons quitter les Vesterhalen après un arrêt à HARSTAD et un ferry dans la foulée en direction des iles de ROLLA, ANDORJA. Ces îles sont magnifiques et très peu peuplées. Idéal pour la pêche. La pêche fut excellente dans un endroit qui regorge de truites de mer.
Quelques images des Vesterhalen….
Nous dormons dans un camping sympa ou réside un groupe d’ Allemands venu pêcher dans le Solbeyfjord la météo changea rapidement en donnant un ciel complètement dégager.
Mais l’activité est très faible ces derniers jours, mais ce fut l’occasion de faire un petit cours sur les aurores à ce gourpe d’ allemand intrigués de ce que je faisais dehors la nuit avec mon matériel photo.
C’était l’occasion pour eux de voir leur toute première petite mais très petite aurore boréale.
Direction avec le ferry à partir de SENJA vers SOMMAROY que nous connaissons très bien pour y avoir séjourner plusieurs fois et en hiver. C’est toujours aussi merveilleux avec ces îlots clairsemés dans une mer bleu Caraïbes et ses petit plage de sable blanc.
Nous bivouaquons tout près de la mer pour 2 nuits. Au menu pêche, ballades, photos.
Direction TROMSO pour quelques achats et sans nous attarder nous partons vers LYNGEN
Nous poursuivons notre route vers le nord en traversant le LINGENFJORD toujours aussi majestueux. On appelle les montagne avec ses nombreux glaciers (certains moribonds) les ALPES.
Plusieurs traversées en ferry, plusieurs bivouacs dans la nature automnale. Le mauvais temps gâche un peu le trajet mais heureusement cela ne dure pas longtemps.
En direct d’ ALTA nous faisons un halte rando en direction du splendide glacier du OKSFJORD.
Quelle rando, certes chaotique car le sentier est boueux et très rocailleux et chaque pas doit être assuré. Mais le spectacle en vaut vraiment la peine, surtout qu’aujourd’hui la météo est clémente.
La E6 en direction d’ ALTA est magnifique. Les norvégiens sont les champions de ponts et des tunnels. Fjords grandioses et il y a toujours des routes secondaires qui vous emmènent dans des endroits sauvages et de toute beauté.
Mais à cause du vent fort nous avons renoncé de bivouaquer en pleine nature et c’est en plein ALTA que nous trouvons un parking pour passer la nuit.
Le lendemain à la recherche d’une bonne boulangerie (on en trouve….) et nous voulons faire le plein de gaz, mais la seule station a son distributeur en panne. Tant pis, nous poursuivons par une route que nous connaissons bien pour l’avoir empruntée en hiver sous une mémorable tempête. Nous sommes en territoire SAMI et nous allons assister à quelque chose d’unique la transhumance de centaines de rennes qui quittent les haut plateaux.
Maisonnette sami
C’était un moment émotionnel intense de voir en direct cet exode. Les samis rassemblent cet immense troupeau en quad et talki walki ce qui facilite le transit.
Le temps est beau et sec et le restera cette semaine nous allons donc prendre des routes hors circuit touristique et que de surprises.
L’objectif est de visiter ce que nous n’avons pas vu encore de ce qui compose la couronne la plus au nord de la Norvège.
Les péninsules de HAMMERFEST, CAP NORD, GAMVIK (nord géographique) VARDO ET VATSO ont été visité les années passées. Il reste donc la péninsule de HAVOYSUND et VEIDNES.
Nous commençons par Havoysund et la route est tout simplement splendide avec des roches exceptionnelles, des plages, des lacs, des cascades.
Nous nous arrêtons à Lillefjord pas un village un simple lieu dit avec quelques maisons disséminées, mais une superbe cascade qui impose une belle randonnée. Magnifique.
Nous rencontrons un jeune couple allemand très sympathique, passionné de photos. Belle rencontre. Ils voyagent depuis 2 mois en voiture aménagée. Nous continuons la route plus au nord pour trouver un lieu pour dormir et c’est sur un parking avec une structure artistique bétonnée que nous allons passer la nuit. Le vent souffle très fort en rafale.
Ciel propice aux aurores malgré un coefficient faible, mais je ne fîs pas aux applications mais nous mettons le nez dehors.
Bingo !
Quelle journée riche en émotion !
Mais le vent redoubla de violence vers 5 hres du matin et nous étions en position quelque peu instable et nous avons pris la décision de prendre la route pour chercher un endroit à l’abri du vent.
La nuit fut donc courte, très courte.
Après la visite du port de pêche de Havoysund nous refaisons la route à l’envers et nous ne perdons pas une miette des paysage sous le soleil.
Donc prochaine étape la péninsule totalement quasi déserte de Veidnes. Nous prévoyons de faire le trajet par étape et nous trouvons un endroit des plus sympas au bord de la mer. Tentative de pêche infructueuse et soirée aurores boréales exceptionnelles malgré un coefficient pas très élevé. Et pourtant !
VEIDNES c’est le dernier hameau sami de la péninsule. Nous poursuivons la route vers TANABRU route magnifique, paysage à la fois austère sous un ciel gris comme aujourd’hui et le territoire des rennes et de leurs éleveurs samis.
C’est la période de regroupement et d’abattage et beaucoup de peaux sont sèchés sur les murs des maisons.
Une nuit dans l’extrémité d’un fjord et le soleil réapparait. Un choix difficile soit continuer vers TANABRU et donc obliger de suivre la frontière finlandaise, ou rebrousser chemin et remonter ver GAMVIK le dernier phare le plus au nord de la Norvège et le point geographique le plus au nord qui le revendique face au CAP NORD.
Au fur et à mesure de la route le ciel devient de plus en bleu et après un arrêt dans la sympathique commune de MEHAMN village de pêcheur, il reste 20 km jusqu’à GAMVIK.
Un temps splendide, et nous atteignons notre bivouac au bout du bout de la péninsule.
Avec un ciel pareil, malgré une faible intensité annoncée, le spectacle devrait quand même être au rdv.
Et ce fut le cas.
Il y a beaucoup de possibilité de randonnées, mais cette univers de pierres, mousses, lichen peut vite se transformer en cauchemar par mauvais temps, brouillard, ou la tombée de la nuit.
Les pierres sont acérés et dans cette étendue on peut très vite se perdre malgré le balisage. Le phare reste un bon repère mais le terrain est constitué de pièges, de trous et une mauvaise chute, là au bout du monde peut s’avérer dramatique.
En action au bout du monde….
Pour changer un peu, les paysages à cette latitude sont souvent très minéraux, parfois des îlots de verdure pour quelques rares pâturages pour des bovins, souvent austère, mais pourtant il y a des beautés uniques.
La ,maladie des bouleaux que nous avons constatés il y a 3 ans sévit toujours ou plutôt à fini par achever ce qui était moribond.
Un régénération végétale est-elle en cours ? Difficile de le dire. Quoiqu’il en soit ces milliers de hectares sont un peu fantomatiques.
Et comme cela arrive souvent cette dernière soirée à GAMVIK devaient être une soirée boréale très intense.
Nous nous préparons et dès que cela commence nous voilà prêt à photographier ces splendeurs naturelles.
Mais la nature nous joue des tours, une couverture nuageuse inattendue et rapide se met en place et cache le spectacle.
Heureusement que nous avons tout de même pu faire quelques clichés. Nous attendons une éclaircie qui se fait attendre.
GAMVIK et MEHAMN dans l’extrême nord de la Norvège est vraiment un endroit merveilleux. C’est là que se trouve le dernier Phare le plus au nord du pays.
Nous quittons MEHAMN et cette péninsule nordique et commençons très doucement notre descente vers le sud qui est encore bien loin. Et pourquoi pas HAMMERFEST la localité importante la plus nordique ?
Mais non nous avons pris trop goût au dépaysement et l’isolement et Hammerfest est vraiment trop industrialisée, alors nous rebroussons chemin et un parking fera bien l’affaire pour passer la nuit.
Nous traversons à nouveau le plateau des Samis avec leurs troupeaux de rennes et avant d’arriver à ALTA nous bifurquons vers KORSFJORDEN magnifique et boudée par le tourisme qui préfère filer vers le Nordkapp.
Sur cette belle petite route peu fréquenté un véritable enchantement. Un Fjord majestueux avec en face SEILAND grande île pratiquement déserte. Aucune Infrastructure routière c’est sauvage avec des glaciers et pas de possibilité de s’y rendre pour visiter. Activité pêche sans résultat et coupe de cheveux face au fjord avec un soleil pour nous réchauffer.
Les températures baissent avec en moyenne 5° en journée mais le temps reste sec et peu venteux.
Les rennes, l’activité principale des Samis, sont regroupé en ce moment des immenses pâturages pour un tri sélectif. C’est un spectacle unique.
Poursuite vers ALTA qui est une ville agréable avec sa petite cathédrale, son parking gratuit la nuit pour dormir quoique un peu trop bruyant, mais bon c’est la ville.
Le lendemain nous reprenons la E6 en direction du Sud et c’est vraiment une belle route avec des paysages époustouflants, une infrastructure routière comme les norvégiens savent faire avec des ponts, des tunnels et des parkings très bien équipés.
Il fait très beau aujourd’hui et nous décidons de prendre une petite route et nous installer au soleil en dominant le fjord.
Nous envisagions de passer la nuit comme point d’observation d’aurores car un soirée exceptionnellement intense est annoncée. Mais voilà que des nuages commencent à venir pour gâcher la soirée et nous entreprenons un course poursuite pour avoir un endroit propice.
La grosse difficulté pour la photographie c’est de trouver un endroit adéquat, car vous avez toujours des éclairages parasites qui pollue l’image, mais c’est une réalité.
Les éclairages publiques sont souvent oranges et donnent une couleur orange aux nuages et l’exposition longue augmente l’intensité des lumières comme les habitations et les véhicules.
Bref nous poursuivons la route accompagnée d’une belle aurore et nous allons sur un parking en direct du glacier Oks.
Mais l’endroit n’est pas génial et de plus la couverte nuage s’intensifie. C’est comme cela la chasse aux aurores, les caprices météos font parties de ce sport.
Sur le camping nous nous retrouvons en compagnie d’une belle famille allemande qui voyage en Van et qui projette de continuer vers le mont st Michel, l’Italie en compagnie de leur fiston et neveu et un grand chien et tout cela dans le minibus. Vraiment des gens sympathiques venant de Leipzig. Ces rencontres sont le parfum des voyages.
Il pleut, c’est gris et la première neige recouvre les sommets des montagnes. Pas grand chose à faire sous la pluie mais en cours de route le ciel commence à se dégager. Nous trouvons une station de GPL à BARDUFOSS.
Nous étions à sec, nous avons donc la possibilité de bivouaquer au bord d’un rivière et s’adonner à la pêche. Voilà un exemple type de la situation météo en Norvège, alors que le temps très pluvieux ne présageait rien d’agréable nous avons depuis notre endroit pu avoir une belle soirée d’aurores.
Certes, là aussi la pollution lumineuse était importante mais tant pis pour le coup c’est l’inverse qui s’est produit.
Un avertissement nous indiquait qu’il y a un risque d’effondrement de la rive dans la grande rivière donc nous nous sommes mis en retrait, on ne sait jamais…
Poursuite du voyage avec une petite tempête automnale qui blanchit les sommets des montagnes. Une séquence de pêche a Andoya où l’emplacement juste avant le pont et entre des montagnes majestueuses, où c’est très prolifique.
Mais cette fois le matériel pas adapté, une belle prise rompit le fil. Plusieurs tentatives sous un vent violent rendait la pêche dangereuse. Une glissade sur les rochers mouillés et s’en était fini dans cette eau froide, très profonde, et agitée.
Nous rebroussons chemin et reprenons la E6 et avant la nuit nous nous arrêtons près d’un musée viking pour passer la nuit.
Beaucoup de pluie de vent nous somme à un carrefour.
Lofoten ? Continuer la descente sous la pluie ? Ou bifurquer vers KIRUNA en SUEDE ?
Nous décidons d’aller en Suède et descendre par la FINLANDE, les pays Baltes, Pologne etc….
Le col franchit au dessus d’ ABISKO le soleil et un ciel bleu nous accueillit. Quelques achats de victuailles à Kiruna et direction un parking dans la forêt près de JUKKAJARVI ou nous avions stationné l’année dernière.
Tranquillement sous le soleil, nous prenons la direction de la Finlande.
La Finlande n’est pas notre pays scandinave favori, mais reprendre une route que nous connaissons si bien en Norvège sous la pluie, nous a fait changer d’avis.
Nous allons longer la côte Baltique et il y aura bien quelques beaux spots à visiter.
Nous sommes arrivés à KEMI dans le golfe de Botni et nous stationnons près d’une toute petite marina dans un cadre sauvage.
Après une bonne nuit nous descendons vers OULU ville de plus de 200000 habitants. Il fait très beau et hier nous avons encore pu voir des aurores boréales. Nous bivouaquons près de Oulu dans un cadre sauvage et près de la ville.
Poursuite de la descente vers le sud, route monotone et d’innombrables radars…
Nous nous posons entre Oulu et TAMPERE entre 2 lacs et un chemin chaotique pour y arriver. C’est la pleine lune qui contrecarre la dernière possibilité de voir des aurores. Par contre une belle météorite traversa le ciel avec sa traînée….
Direction TAMPERE ville agréable sans plus ou nous dormons sur un parking dans un square près de l’hôtel Scandic.
Nous nous ravitaillons en eau potable sur une source public.
Nous décidons de changer de plan de route pourquoi ne pas traverser la Baltique de TURKU à STOCKHOLM ?
Quelle bonne idée qui se transforme en une croisière de “luxe” sur un grand bateau de la cie VIKING LINE.
En attendant le bateau nous passons la nuit sur le quai de Turku avec ses bateaux anciens. On ressent vraiment l’influence russe en Finlande surtout dans les villes. Le finnois est une langue particulière d’origine de l’Oural qui est totalement différente du reste de la Scandinavie. Les nom des villes et villages surtout sont d’excellents mots de passe.
La traversée de la mer Baltique reste une expérience incroyable. Des centaines d’iles et d’îlots pendant le parcours sur une mer d’huile donne un sentiment extraordinaire de dépaysement. Nous faisons une halte à MARIEHAMN ile finlandaise autonome où l’on ne parle que le suédois et puis direction Stockholm. La traversée dure environ 11 hres et nous a coûté 156 € avec le véhicule ce qui est très très bon marché par rapport à d’autres traversée de la Baltique.
Bref un bon moment sur ce bateau croisière avec toutes sortes d’activités possibles, musiques, wellness, shopping, restaurant…..
Port de MARIEHAMN
Ambiance musicale sur le bateau.
Arrivée à STOCKHOLM vers 19hres et il faut se mettre à la recherche d’un endroit pour stationner. Mais c’est compliqué de trouver une place sûre et tranquille. Finalement nous trouvons une place près d’une université bruyante mais sûre.
Mais les grandes villes c’est pas notre truc et le lendemain nous préférons quitter la capitale que nous avions déjà visiter il y a quelques années. Alors sans regret nous arrivons dans une bourgade KUMLA très agréable et bien agencé et des pour la population avec une belle piscine et un parc, un plan d’eau et de nombreuses oies. Nous profitons pour faire du linge dans le camping, ballade en vélo, un sentiment très agréable du lieu.
Nous poursuivons notre route qui nous amène dans une localité surprenante TROLLHATHAMN avec son parc naturel et ses nombreuses écluses.
C’était vraiment agréable de randonnée dans cet endroit surtout qu’il faisait beau et une belle ambiance automnale.
Nous hésitons der nous arrêter à GOTEBORG pour prendre le ferry jusqu’au Danemark vu les commentaires négatif pour passer la nuit. Beaucoup de cambriolage dans les camping cars.
Nous nous arrêtons au bord du golf d’Oslo où passent les bateaux pour se rendre en Allemagne.
Les habitants qui habitent près de la mer s’adonnent à un rituel quelque soit l’âge : Plonger dans l’eau.
A 13 ° ils ne restent pas longtemps mais ces RDV entre amis et en famille est vraiment amusant.
Finalement nous nous rendons à MALMÖ ou nous n’avons pas pu résister à notre rituel quasi annuel de manger la meilleure pizza de Suède : La pizzeria MAESTO.
Beaucoup de vent et la ville devient tentaculaire, mais conserve son ambiance scandinave. Nous essayons le lendemain de nous débarrasser de notre cash, mais cela devient presque impossible. Le cash n’est plus accepté dans presque tous les commerces….
Nous quittons la Suède pour le Danemark en passant le fameux pont et le tunnel qui aboutit directement dans Copenhague : 800 DKK soit 100 € pour le passage…..
Nous prenons le temps de nous attarder dans ce pays agréable, avec des gens vraiment sympas qui sourient et saluent sans réserve.
Et pourquoi pas la TCHEQUIE ? la Pologne ? la Slovaquie ?
Dans cette période bizarre de “pandémie” de guerre, d’inflation sur les énergies, voyager surtout vers les pays de l’Est peut sembler étrange, mais le printemps est là et l’envie de découvrir des lieux moins touristiques est trop fort.
Nous traversons l’Allemagne, avec toujours la monotonie des autoroutes heureusement avec une circulation un peu moins dense car c’est dimanche.
Après Nüremberg la circulation devient plus fluide en direction de Prague et nous nous arrêtons avant la frontière pour passer la nuit sur une petite aire bien sympathique au prix de 5euros électricité compris ce qui est vraiment bon marché. De plus l’endroit en pleine nature est calme. Nous partageons un instant de discussion avec nos voisins allemands, toujours un bon moment.
Le lendemain beau temps et direction la Tchéquie direction Prague. La douane est déserte, la route agréable et direction vers la Bohême du nord appelée aussi la Suisse Tchèque.
Le paysage est bucolique, la nature semble préservée car les villes sont encore de taille humaine et chose impressionnante ce sont les milliers d’insectes que se fracassent sur le pare brise ce qui est un bon signe de santé naturelle du biotope. Il n’empêche que si l’on multiplie par le nombre de véhicule qui circulent cela fait des milliards d’insectes qui finissent ainsi et pas dans le bec des oiseaux.
De belles petites routes sillonnent les vallons avec les fameuses colonnes de pierres en grès que nous avons hâte de voir demain. Bonne nuit dans une aire réservée pour camping car tout automatisé. Le propriétaire vient tout de même s’assurer que tout va bien en nous remettant une carte touristique des lieux.
Très tôt le lendemain nous nous garons à Tisa près du départ de sentiers pédestres qui sillonnent entre ces colonnes impressionnantes. Photos, escalade, randonnées, sont les activités qu’offrent cet environnement.
Nous sommes le 11 mai journée magnifique, chaude, après un petit déjeuner le programme c’est une randonnée pour aller voir la fameuse arche naturelle de de la porte de PRAVCICKA BRANA;
De notre point de départ il faut 6 km aller et autant pour le retour sur un sentier d’une beauté inouïe. Forêts, d’immenses bloc de grès et le sentier qui serpente jusqu’à cette splendeur naturelle. En cours de rando c’est aussi le moment de faire quelques rencontres improvisées et de se familiariser avec la langue tchèque.
La photo de l’arche n’est pas le meilleur emplacement mais pour éviter les nombreux visiteurs les prises ne sont pas faciles.
On peut accéder à cet endroit par 2 autres sentiers plus courts et plus fréquenté directement de HRENSKO le point central du site avec ces nombreuses échoppes tenues par des chinois. C’est un peu drôle de voir cela dans un endroit aussi typique de la Tchéquie car on trouve de tout ce que fabrique la chine comme les tshirts, et une foule d’objets allant des moulins à vent, aux gadgets comme la Chine sait le faire.
Le Parc Naturel de la Suisse Tchèque fait frontière avec l’Allemagne et donc beaucoup d’allemands viennent randonnée dans le secteur. Ce qui frappe quand on circule c’est les milliers d’hectares de forêts qui dépérissent à cause des parasites comme le bostriche et c’est volontairement que les arbres morts restent sur place et il a été décidé de laisser la nature sauvage reprendre ses droits, car c’est bien l’homme à l’origine de cette catastrophe écologique.
Nous quittons la porte de Pravcice pour allez dans un autre lieu surprenant. La route bucolique traverse des petits villages mignons dans leur écrin de verdure. Beaucoup d’activités de randonnées.
Les orgues basaltiques de PANKA SKALA sont une curiosité géologique qui se trouve précisément dans la zone protégée du massif central bohémien dans la commune de Kamenicky senov réputée aussi pour la verrerie. Nous n’avons pas pu résister à acheter quelques pièces pour vraiment pas cher.
Direction vers un autre lieu exceptionnel le parc PRACHOSKE SKALY. Une merveille de la nature !
Nous arrivons sur le parking payant et en négociant avec la personne qui gère ce parking nous pouvons rester pour la nuit. L’endroit devient gratuit entre 18 hres et 8hres le lendemain.
Ce site est à couper le souffle, tellement c’est beau. Une fois dans le parc commence un itinéraire bien balisé, et le spectacle commence. Nous serpentons entre d’immenses rochers de plus de 60mètres de haut, et bien sûr beaucoup d’amateurs d’escalade s’en donnent à coeur joie.
Poursuite du voyage le long de la frontière polonaise pour arriver dans le tout petit village de BOZANOV poù nous avons trouver l’un des plus beau endroit pour camper.
Cette aire est tenu par une famille hollandaise très sympa qui ont su aménager l’endroit en petit paradis. Nous profitons donc de cet arrêt pour nous reposer et faire le ménage et le linge.
Quel endroit magnifique avec cette verdure, cette paix, ces paysages bucoliques, avec des voisins allemands charmants, et c’est presque à regret que nous avons quitter l’endroit.
Bozanov se prête à la rando, au vélo et au dodo. Mais se priver d’une belle ballade serait un véritable affront. A la sortie du village on se trouve vite dans de magnifique forêts de hêtres, de blocs rocheux, de pâturages, et en Pologne…
Ce que nous avons fait pour notre départ, en route vers la Pologne par une petite route champêtre.
Nous voilà en Pologne la région n’est pas transcendante, plate sauf près de la frontière tchèque, et l’on retrouve les enseignes commerciales bien connues sur d’énormes panneaux publicitaires tout au long de la route. Comme c’est dimanche les polonais s’adonnent aux repas de familles, aux ballades, à pied, en vélo et donc les endroits prisés sont pris d’assaut.
Ne trouvant pas d’endroits satisfaisants pour bivouaquer, nous arrivons à GORA SWIETEJ ANNY et là surprise c’est un lieu de pèlerinage sur une grande butte qui donne une vue époustouflante.
Bien sûr du monde qu’on est plus habitué, des restaurants, des marchands du temple, une basilique, et finalement nous trouvons où nous poser chez un particulier qui se fait son beurre en transformant son terrain en parking.
Pour 45 ZL soit 10 € nous avons une place tout équipée pour passer la nuit.
Direction Cracovie, la ville incontournable de Pologne avec ces nombreuses architectures, son château le WAWEL véritable joyaux au bord du fleuve la Vistule, la magnifique Halle aux Draps, ses nombreux parcs, ses maisons, son histoire tellement riche. Cracovie est une ville culturelle, ancienne capitale de la Pologne envahie tout au long de l’année par des touristes, mais aussi par les étudiants, les scolaires de tout le pays qui donne une vie bouillonnante à cette cité.
Nous partons pour Zakopane, station de sport d’ hiver réputée, que nous visiterons avant de rejoindre la Slovaquie.
Alors Zakopane est devenue vraiment un haut lieu touristique avec sa très longue allée centrale jalonnée de commerces, d’hôtels, restaurants, bazars, ou l’on trouve de tout, et de bonnes glaces géantes.
Il pleut, et vu qu’on avoisine les 1000 m donc il fait très frais.
Dès le lendemain un changement radical de la météo avec plus un nuage. Donc idéal pour la randonnée.
C’est parti pour 10 km de grimpette sévère jusqu’à DOLINA BIALEGO à 1330 m.
Après ce séjour agréable en Pologne, nous garderons cette rencontre en randonnée de Monika, femme parlant très bien le français avec l’accent suisse, où nous avons eu un très bon échange qu’on aurait aimé prolonger tellement c’était intéressant d ‘échanger sur la situation en Pologne et le reste du monde.
Mais c’est le départ pour un autre pays et forcément une autre ambiance la Slovaquie.
Ce qui frappe c’est l’espace naturel encore préservé de toute cette jungle de zone commerciale, de construction interminable, non car ici on peut admirer des paysages sublimes, sauf que comme en Pologne on peut regretter sur la route ces immenses panneaux publicitaires qui gâchent le paysage routier.
Mais les espaces naturels sont tout de même extraordinaires.
Poursuite en Slovaquie qui cache bien ces joyaux. Un petit village du nom de VLKOLINEC aux maisons colorées dans un écrin de verdure, où il est difficile d’accéder en CC vu l’étroitesse de la route.
Alors comme en Pologne tout se paie, bon pas grand chose mais le principe est là pour accéder à un endroit typique la petite baraque qui sert de caisse vous attend.
L’endroit est exceptionnel car toute ces vieilles maisons sont activement entretenues. L’environnement est montagneux avec des forêts à perte de vue où l’on peut encore rencontrer des ours.
C’est à BELA que nous nous posons pour nous reposer 2 nuits dans un camping typiquement slovaque, car le WE beaucoup se retrouvent autour d’un barbecue improvisé. Les slovaques comme beaucoup de slaves sont assez réservé et fougueux parfois en voiture, mais très très famille.
Une jeune slovaque vient nous trouver toute contente de parler le français, car elle avait fait un séjour de fille au paire en France.
En fait la Tchéquie parle tchèque et la Slovaquie parle slovaque pas facile de comprendre…
Au programme ce dimanche direction CICMANY petit village incontournable pour ses maisons dessinées avec des signe qui ont une signification que nous n’avons pas pu décoder sur un panneau explicatif.
Difficile à photographier car il y a beaucoup de câbles électriques, de voitures des résidents et visiteurs qui stationnent, mais c’est un endroit très couru par les slovaques. A voir absolument.
Deuxième activité de la journée pas loin de là c’est la fameux château de BOJNICE. Pas de possibilité de bivouaquer mais en négociant une place de parking nous pourrons dormir à côté du magnifique château.
Autour du château il y a plein de choses entre nombreux kiosques qui vendent de tout, mais aussi des produits locaux, on peut visiter un Zoo, une serre botanique, une grande cage de perroquet, des restaurants, de bonnes glaces. C’est vraiment très animé. Et la visite des environs, un magnifique parc, du château qui est fermé aux visiteurs est gratuite.
Nous dormirons donc sur ce grand parking arboré.
Après une nuit passée sur le grand parking du château, nous reprenons la route en direction de la Tchéquie et arrivons dans une région viticole.
Un vigneron a eu la bonne idée d’aménager à côté de sa cave une aire de stationnement avec un frigo achalandé de bouteilles de vin.
200 couronnes la bouteille, on va la déguster pour se faire une idée car nous sommes dans le plus grand village viticole de Tchéquie : VELKE BILOVICE.
Les viticulteurs exploitent à fond le potentiel de la vigne en transformant leur lieu de production en restaurant, pension et bien sûr dégustation.
Nous ne l’avions pas prévu mais si près de Vienne en Autriche se serait dommage de ne pas y aller. Aussitôt dit aussitôt fait et nous arrivons tranquillement dans la capital autrichienne.
Le changement est frappant entre la Tchéquie et l’ Autriche. Autant la conduite parfois nerveuse en Tchéquie par un réseau routier un peu étrange, autant la rigueur autrichienne a quelque chose qui peut agacer. Mais bon nous retrouvons une Autriche qui se libère des restrictions covid alors qu’en Pologne, Tchéquie et Slovaquie c’est totalement inexistant. Les masques sont encore obligatoires dans les transports en commun alors que dans les cafés, restaurants, et les rues bondées personne n’en porte sauf les serveurs. Et quand on voit l’état de certains masques on se demande ce qu’ils respirent. Mais bon nous voilà en vélo à parcourir la capitale et nous allons au gré de la roulade. Beaux parcs, belles demeures, carrosses pour visiter la ville, et trop absorbé par la visite, nous finissons par nous perdre et la pluie commence à tomber.
C’est donc trempé que nous arrivons enfin à notre lieu de stationnement du CC.
C’est sur les conseils d’une française résident en Autriche que nous prenons la direction du Parc de GESAUSE.
VIENNE est une belle ville du moins son centre historique, mais pas fâché du tout de quitter la frénésie, le bruit, de la capitale.
Le Parc National de GESAUSE est un endroit absolument magnifique. Des montagnes massives se dressent tout d’un coup au milieu des environs de Vienne, qui est une région assez plate. C’est une perle.
En suivant les conseils de cette dame nous arrivons au seul petit camping de la région. Idyllique ! Au pied d’un énorme massif de pierre brute, l’endroit est magique.
Ambiance camping où de nombreuses familles avec des enfants campent dans des tentes, avec feux pour grillades, vélo, randonnées vraiment une ambiance bon enfant sans chichi, où le lieu favorise les contacts. Et nos charmants voisins Manfred et Barbara nous invite à un barbecue très conviviale et surtout l’occasion de partager et de s’immerger dans l’ambiance du pays.
Randonnée sous un soleil chaud, mais le temps changea brusquement en soirée et la pluie tomba drue.
Départ le lendemain, beaux paysages en cours de route et arrêt ravitaillement. Nous nous arrêtons dans un SPAR et là c’est presque le choc. Tout le monde porte le masque FFP2. Après avoir été dans 4 pays où la vie était tout à fait normale çà choque.
Mais l’ Autriche sort de long mois d’obscurantisme covid. A titre d’exemple à ZELL am SEE nous rentrons dans un supermarché. Une dame à l’accueil nous interpelle en tendant un masque. Alors chose curieuse dans ce grand centre commercial il n’y a que dans l’alimentaire que les gens portent le masque et partout ailleurs dans les autres commerces du centre commercial personne ne porte le masque. A croire que le virus a des endroits de prédilection….
Journée pluvieuse et très fraîche à ZEEL AM SEE où nous séjournons. Nous restons bien à l’abri dans le camping car. Sortie dans l’après midi pour se dégourdir, les environs du lac sont magnifiques et la neige à refait son apparition à 1500 m. Dommage pas de barcecue, ni de bain de soleil.
Espagne et Gibraltar février 2022
Un résumé de notre escapade hispanique à la recherche de soleil.
Nous traversons la France par la vallée du Rhône et pour un problème sur l’évacuation des eaux grises de notre CC nous recherchons un garage spécialisé ce qui a été fait.
Rien de particulièrement transcendant même en prenant la route nationale. Une succession interminable de zones commerciales et de ronds points.
Avec l’habitude de traversées désertiques en Suède notamment, la densité de circulation et ces espaces immobilières et peut-être aussi notre lieu de résidence dans notre petit village de montagne, nousrendent pas euphorique.
Nous arrivons en Espagne par l’autoroute. Pas de douane et retour d’un soleil printanier.
Notre route nous conduit jusqu’à Gibraltar.
Mais avant cela nous avons fait de sympathique découverte dans des endroits vraiment magnifiques.
Baignades dans des sources “chaudes” visite de canyons, la sierra Nevada avec la neige.
Il faut quitter les axes routiers importants et se perdre dans l’arrière pays.
Une entorse à nos habitudes Un arrêt à Benidorm une ville côtière qui ressemble à Rio de Janeiro avec ses plus de 300 buildings. Cette ville est la prédilection des fêtards. Mais à cette époque c’est encore bien calme.
Le bord de mer est superbe longue plage, une belle mer bleu, et d’innombrables restaurants, bar, hôtels, magasins. A voir surtout que le temps n’est pas vraiment agréable.
Sur les plateaux en Andalousie on atteint vite sans s’en apercevoir des altitudes de plus de 1000 m avec des températures très fraîches et un vent désagréable. Nous avons dormi près des maisons troglodytes dans une aire pour CC tenu par un couple belge très sympa qui nous ont fait découvrir la magnifique région de Bara.
Malaga et toute la côte est comme partout une suite d’appartements, de maisons de vacances et nous arrivons près de la frontière du Rocher de Gibraltar ou un petit camping nous accueille.
Nous pouvons visiter Gibraltar en vélo et c’est très rigolo de passer d’Espagne en Angleterre. Une piste de l’aéroport traverse la route qui amène au centre ville juste après la frontière.
Contrôle des papiers à la frontière très cordiale et nous voilà chez les anglais.
L’attraction principale est bien sûr de prendre le téléphérique qui monte au sommet du rocher et c’est absolument fabuleux de voir ce détroit avec l’ Afrique à bout de bras, les bateaux, la mer et les….singes qui vous surveille et prêt à sauter sur vous si vous donner l’impression de vouloir leur donner quelque chose à manger.
Le temps est mitigé depuis notre arrivé et la météo ne prévoit rien d’agréable. Pluie, vent bref une goutte froide sur l’ Espagne pourtant nécessaire et bienfaitrice car l’Espagne à soif.
Nous recherchons le soleil qui nous amène jusqu’à la frontière du Portugal , mais malgré quelques belles journées on annonce pas vraiment du beau.
Nous commençons très doucement le retour vers la France.
Le clou de ce voyage c’est la visite de la géode de Pulpi. Fabuleux ! Vous entrez dans une géode de cristaux unique en Europe.
Une tempête de sable de trois jours qui couvre même la France donne un aspect étrange avec des couleurs sépias et martiennes le soir au coucher du soleil.
VOYAGE EN SUEDE AOUT 2021........
He voilà en pleine hystérie covid, nous partons malgré les difficultés de voyager une nouvelle fois dans des contrées plus sereine et bien sûr la Suède que nous ne manquons de revoir presque chaque année.
Compte tenu de la situation nous partons le 10 aout après avoir fait un test salivaire, pour passer les frontières.
Une halte nocturne a Alsfeld en Allemagne que nous connaissons pour y avoir dormi l’année dernière et départ dès le lendemain pour le nord de l’Allemagne à Rostock.
Nous dormons dans un charmant village près de la Baltique et beaucoup de monde, partout, sur la Côte d’Azur allemande.
Nous rejoignons le port pour le départ vers la Suède et une belle rencontre sur le quai avec une charmante dame qui s’est expatriée en Suède dans une location près de Vuollerin connu pour ces illuminations hivernales. Après de très bons échanges nous nous donnons rdv chez elle si tout va bien.
Nous passons la douane suédoise absolument sans encombre, ou le douanier très souriant ne nous demande ni passeport ni test. Que cela fait du bien de retrouver un monde totalement différent de ce que nous connaissons dans le reste de l’Europe et la France en particulier.
A Trelleborg pas de masque, une petite ville normale avec des gens normaux et une jeunesse sans le visage dissimulé.
Nous passons la nuit sur un parking herbeux très fréquenté par de nombreux camping cars vu que nous sommes en plein mois d’aout. Il fait bon, et le lendemain des petits commerces spécifiques aux pays nordiques ouvrent leur échoppes. L’endroit est un petit port de plaisance qui nous permet de vidanger et remplir le réservoir d’eau potable.
Dans les échoppes, beaucoup d’objets artisanaux, des bougies et une galerie d’exposition de peintures et d’objets. Ambiance estivale, décontractée bref un sentiment de sérénité paisible que nous n’avons plus connu depuis un moment.
Nous allons visiter l’appendice le plus au sud ouest du pays, une région à la fois balnéaire, et prisée par les amoureux de la nature et les oiseaux en particulier. Beaucoup de sentiers pédestres, des pistes de vélo et une plage de sable blanc qui fait la joie des parents et enfants suédois et allemands car il y a beaucoup d’allemands en vacances ici.
Falsterbo station agréable ou des enfants aux anciens tout est prévu pour passer du bon temps.
Je préciserais à maintes reprises que personne ne porte le masque ni à l’accueil des campings, ni dans les magasins, ou ailleurs comme une exposition de photos que nous avons visité dans un grand centre d’exposition et bien sûr pas de pass dit abusivement sanitaire.
Les petits ports en dessous de Malmö sont croquignolets, avec ces belles cabanes colorées en bord de mer, ces restaurants, et ces plages de sable blanc. Adorables.
Aujourd’hui dimanche le 15 nous longeons la côte sud avec ses petits ports, ces belles maisons fleuries et bien sûr les pelouses bien tondues.
Nous passons une bonne nuit de repos après une grosse averse. Beaucoup d’ Allemands des jeunes, des Hollandais mais pas de français.
Halte sur une plage au sable blanc mais la mer un peu agitée est plutôt grise brunâtre. Nous lézardons au soleil à l’abri du vent fort.
Sans faire trop faire de route nous trouvons un espace chez un agriculteur face à la mer avec une vue dégagée, vraiment magnifique.
Un petit hameau de quelques maisons, au bord de la mer est une visite surprise, car l’endroit était “exploité” pour tailler à même la roche des meules pour les nombreux moulins.
Les quelques maisons sont mignonnes au milieu de ce paysage bucolique.
On annonce de la pluie pour cette nuit.
On voit bien la forme des meules découpées dans la roche.
Nous poursuivons tranquillement notre route en douceur, après une nuit orageuse, nous longeons la côte sud de la Suède.
Dans ce beau pays il ne faut hésiter à sortir de la route principale et se perdre dans les petits ports et très souvent se sont de belles surprises qui nous attendent; Des plages au sable blanc, des forêt de pins et de chênes massifs, des oiseaux.
Nous n’avons pas pu résister à manger une glace locale, très bonne, toujours avec le sourire suédois.
Après le 15 août, comme ailleurs nous voyons une baisse de la fréquentation touristique. Cependant beaucoup d’ Allemands et un sympathique couple suisse de la région de Bern avec qui nous avons eu un excellent partage.
Nous sommes restés dans un superbe camping a Järnavik au milieu de la forêt et des immenses roches arrondis, paysage typique du bord de mer Baltique. Les suédois sont des gens charmants et prévenants.
Nous suivons la route côtière et trouvons un endroit un peu isolé tout au b ord de la Baltique. Nous profitons d’un éphémère soleil, qui reviendra normalement pour les prochains jours avec des températures agréables. das
Avant de nous installer nous avons fait a Karlskrona des emplettes dans sa zone commerciale. Beaucoup de français seraient surpris de voir l’affluence dans ces zones sans masques. La vie normale.
Les plongeons de ces oiseaux sont un spectacles fascinant qu’on pourrait regarder des heures (je n’y connais rien en oiseaux….)
Ce qu’on découvre en sortant des sentiers battus.
Nous voilà bien installer au bord de l’eau, mais un vent violent nous oblige à chercher une place abritée. Nous sommes à Gisslevik petit hameau toujours sur la côte sud de la Suède mais très à l’est.
Anotre arrivée c’est l’automne avec un ciel uniformément gris, pluvieux, et très venteux. Mais d’après la météo nous devrions retrouvé rapidement le soleil et ce fut le cas dès le réveil. Journée lessive et farniente au soleil.
D’après les prévisions le beau temps variable devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois. Nous ne sommes pas nombreux sur cette aire, mais tout y est pour le confort.
Les suédois aiment vivre dans la discrétion et on trouve des maisons dispersées dans la forêt dense.
Bon celle là est abandonnée… mais ne manque pas de charme….
Nous sommes rejoint par nos sympathiques amis suisses. L’endroit est agréable et le temps est beau mais reste venteux.
Nous allons levé l’ancre terrestre pour aller juste un peu plus loin le long de la côte en dessous de Kalmar, ville qui rejoint par un long pont l’île d’Ölan, longue et étroite île que nous avons déjà visitée l’année dernière.
Juste en face nous avons repéré un endroit dans un petit port pour passer la nuit, une belle vue, mais le vent nous décida de rentrer un peu dans les terres près de Vissejärda dans un très beau camping sauvage , près d’un beau lac et tenu par des allemands.
Petite île habitée entre la côte suédoise et l’Ölan
Aujourd’hui il fait beau l’endroit est très joli.
Une découverte avec une application geocaching qui consiste à découvrir un objet caché par quelqu’un et grâce à une carte interactive on localise les endroits cachés.
Je me mets à la recherche, c’est sportif et excitant à la fois et l’on découvre l’environnement à pied.
En cours de chemin de nombreux champignons comestibles….
Nous restons dans ce camping nature tellement c’est agréable, magnifique paysage au bord de ce lac. Très peu de monde juste quelques allemands principalement de Berlin, des hollandais, et bien sûr des suédois. Idyllique et surtout un plan pour la pêche. Notre voisin nous a montré sa belle prise de 1 mètre !
Lundi nous partons vers Kalmar une petite folie avec l’achat de 2 trottinettes électriques, et malgré le beau temps il fait toujours plus venteux sur la côte baltique nous décidons de rentrer dans les terres et nous tombons sur un petit camping au bord d’un lac très joli. Nous avons testé nos trottinettes essai très concluant.
Nous ne loupons pas non plus la recherche des caches disséminés un peu partout, bref nos journées sont bien remplies.
Des myrtilles, des pêcheurs, un coucher de soleil que nous admirons assis dans nos chaises, que demander de plus ?
Nous quittons cet endroit idyllique car nous devons nous approvisionner. Hormis les grandes agglomérations il y a énormément de petit hameaux nichés dans la forêt et sur des km de petites routes tout d’un coup quelques maisons aux pelouses toujours bien tondues, les suédois sont des amoureux de la nature et ils sont gâtés et surtout maniaques de leur gazon.
Nous nous ravitaillons à VAXÖ connu pour son slottsruines de Kronoberg, les ruines d’un chateau c’est le monument incontournable du coin.
Nous poursuivons une route bucolique jusqu’à notre point d’arrêt pour la nuit, près d’un lac en pleine nature.
Nous zigzagons dans le sud à la suite du soleil et nous ne sommes plus loin de Götenborg qui n’est pas un but en soit mais nous allons explorer la multitude d’îles sur la côte de la mer du nord en direction de la Norvège.
Comme toujours il ne faut pas hésiter à sortir des routes pour découvrir des coins sublimes, avec la multitude des lacs, des forêts. Beaucoup de lieux de vie anciens complètement entretenus qui donne l’impression de voyager dans le temps. Ici une vieille demeure, un chateau, une ferme et comme toujours des pelouses de golf tellement ils sont maniaques sur l’entretien des espace vert. Mais ce mélange de nature sauvage et milieu entretenu donne une belle harmonie aux paysages. Nous sommes à HOFSNAS entre 2 lacs magnifiques.
La nuit fut un peu agitée avec le vent d’une part et des fêtards qui hurlaient dans la nuit. C’est vraiment l’endroit qu’on ne pensait qu’on y viendrait faire la fête.
Journée très automnale nous décidons d’aller sur des îles au dessus de Goteborg à Ockerö précisement.
Toutes ces îles sont reliées par des bacs. L’attente n’est pas longue et c’est gratuit. Le vent souffle fort et nous trouvons une belle place nouvellement aménagée à FÖTÖ. Dommage le temps n’était pas de la partie mais ces roches parsemées de maisons cossues sont vraiment typiques des paysages urbanisées de la Suède.
La météo ne s’annonce pas très bonne nous décidons de longer la frontière norvégienne.
Nous longeons toujours la frontière norvégienne et nous nous arrêtons pour faire des achats à Tocksfors très petite ville mais avec un grand centre commercial pour les norvégiens qui y viennent faire leurs achats.
Mais la situation covid à quelque peu changer la donne car on ne se presse pas dans les rayons surtout que les postes frontières autrefois inexistants sont en service pour le contrôle sanitaires.
Les rayons sont achalandés de montagne de tabac, boissons sucrés et autres choses pas bonnes pour la santé.
Photo discrète faite avec mon portable.
Une période estivale avec des températures très douces voir chaudes et un ciel tout a fait dégagé nous incite à du farniente et c’est donc près de Arvika charmante petite ville au bord du lac que nous allons rester 4 nuits.
Profitez du soleil c’est le mot d’ordre et nous avons été gâtés.
Activité trotinette, canoé et bronzette rien du plus au programme….
Le samedi soir en Suède et en Scandinavie est très animé….
Les ballades en canoé sur les lacs qui offrent tellement d’opportunités comme la baignade, sur activité nautiques sont vraiment super !
Après cette période de repos et ensoleillé la démangeaison de la poursuite du voyage arrive. Nous aons repérer un endroit décrié comme sympa à . Surprise ce camping est tenu par un français qui nous dit ne pas voir beaucoup de français et même pas du tout. L’endroit est très joli toujours près d’un lac. Cueillette de champignons en perspective, mais il fait sec en ce moment donc bredouille mais par contre une inspection corporel en règle car les tiques sont nombreuses et énormes et s’accrochent à même les vêtements.
Surprise en faisant cette photo, j’ai pris le même endroit en février 2O2O !
De magnifiques couchers de soleil grâce à une météo exceptionnelle
Nous repartons de ce charmant site pour aller à Mora capitale de la fameuse Vasalopett qui réunit chaque hiver des milliers de fondeurs.
Très agréable cité près d’un lac avec une rue piétonne commerçante. Nous attardons dans un magasin de couteaux local de la marque Moraknil très réputée en Suède.
Nous ne résistons pas à l’achat d’un des couteaux fait pour les aventuriers. Ne sait-on jamais une rencontre avec un ours…
Nous allons un peu plus loin car Mora possède un grand complexe d’hébergement avec hôtel, camping qui est trop grand pour nous et nous poursuivons notre route vers Älvdalens petite citée avec une grande bibliothèque sans effort2 super marchés, une grande piscine et 2 pizzerias, bref rien ne manque ici surtout que c’est un haut lieu de la pêche.
La réception du camping est un magasin qui fait le bonheur des accros à la pêche et nous trouvons l’endroit très agréable et calme. Grâce a nos trottinettes nous parcourons la citée sans effort.
Il y a une curieuse tradition qui veut que le samedi beaucoup de suédois sortent leurs belles voitures américaines, Buick, Cadillac etc… . Nous n’avons pas encore élucidé la circulation d’étranges véhicules complètement transformés et avec des enceintes hurlantes qui circulent doucement sans que cela n’offusque les gens.
Nous supposons qu’il est permis cette excentricité à condition de matérialisé le véhicule avec un triangle à l’arrière et de ne pas dépasser une certaine vitesse.
Les suédois viennent dès le vendredi soir profiter du WE pour s’adonner à leur sport favori, ici la pêche, barbecue. Bizarrement beaucoup de monde rentre chez eux le dimanche matin.
Il fait beau, chaud au soleil, et frais à l’ombre et surtout froid la nuit avec des gelées blanches le matin. Nous resterons 2 jours ici.
Poursuite de notre route en longeant à nouveau la frontière norvégienne par une petite route en altitude à 700 m.
Premiers rennes, paysages montagneux, mais pas encore automnale. Il me semble toutefois qu’il fait sec depuis un moment car les bouleaux se dessèchent. Nous nous arrêtons dans une station de ski de LOFSDALEN. beaucoup de chalets existants et en construction en attendant la saison ces sites semblent tristes et aussi dégradés.
Une belle route nous attend en allant vers le park national de SONFJALLETS, nous trouvons un petit camping très sympa à HEDEVIKEN avec de superbes ballades à faire. L’endroit est magnifique et malgré la pluie du matin le temps s’arrange et nous pouvons admirer un coucher de soleil.
Après un bon dessert de myrtilles ramassé du jour et une petite randonnée voilà qui nous met dans l’ambiance de la Suède sauvage. Des chasseurs ont tués un bel élan qiu’il fallait ramené dans une charrette attaché à un quad.
Les moustiques après la pluie se font plus agressives.
Journée rando pédestre dans le massif du SONFJALLET National Park avec le HÖGFJÄLLET qui culmine 1277 m.
La journée est douce et nuageuse, bref un temp idéal pour entreprendre la grimpette.
Le paysage est à couper le souffle avec ses couleurs, les amas rocheux, les forêts de bouleau. La montée est abrupte dès le départ, mais très bien balisée. Des rencontres en cours de chemin, un vent vers le premier sommet à 1060 m.
L’accès au sommet est interdite à cause du risque d’éboulement, nous changeons donc d’itinéraire pour nous aven turer hors des sentiers pour rejoindre notre véhicule. Bonne pioche, malgré des passages périlleux nous avons rencontré une nature sauvage et merveilleuse. Comble de bonheur, le parcours était parsemé de myrtilles à profusion.
Nous nous sommes rassasiés de ces baies qui nous ont fait regretter de n’avoir pas d’ustensile pour la cueillette.
Champignons, camarines noires qui sont boudés car un peu fade mais tellement bon pour la santé, airelles, myrtilles voilà le menu de randonnées. Une très belle journée.
Nous quittons ce site magnifique et décidons d’aller vers Ostersund qui représente la frontière Nord Sud de la Suède.
Dans les environs nous trouvons près d’un lac bien sûr une très belle aire de stationnement avec tous les services. Un musée, un café, un bateau à vapeur historique amarré l’ Ostersund.
Construit en 1874 pour circuler sur ce grand lac jusqu’en 1963 et à cause de l’évolution du trafic routier il a été vendu pour la ferraille. En 1982 il a été racheté et grâce à une vaste rénovation il a repris du service en 1989 pour des usages festifs comme mariages, anniversaires et balades touristique sur le lac.
Nous rencontrons des voyageurs allemands avec qui nous échangeons nos impressions sur le pays et les projets en cours. Vraiment une bonne impression agréable surtout qu’il y a des options de randonnées très intéressantes dont nous avons profités.
La pluie s’invite au voyage, qui dit pluie dit aussi grisaille et baisse des températures. Il fait 10° et en continuant vers le nord nous pensions échapper à la perturbation, ben non, c’est pour la journée.
Nous sommes dans un fisk camp très sympa, qui offrait un repas dans son petit restaurant. Donc au menu de l’ élan bien cuisiné par un jeune allemand expatrié dans cette contrée de bout du monde car la seule solution c’est de passer la frontière norvégienne qui est toujours très compliquée à franchir en ce moment, pour poursuivre la route sinon il faut faire demi tour. Mais c’est pas grave pour l’instant nous restons à l’abri de notre CC bien au chaud en guettant une éclaircie pour aller randonnée.
En cours de route nous allons randonnée vers un canyon accessible par une piste. Cela vaut le détour car c’est assez spectaculaire. Comme quoi il ne faut pas hésiter à se rendre aux endroits matérialisés comme intéressant.
Nous poursuivons vers la frontière norvégienne et retrouvons un emplacement très sympa ou nous étions l’année dernière. Comme nous étions seuls nous avons profité pour faire de l’intendance cad du linge. Il pleut des cordes et le ciel est gris. Le lendemain départ en direction Gärdede, petite bourgade frontalière avec la Norvège.
Nous passons la nuit au bord de l’eau avec un vent fort et le temps qui rafraîchit. Nous continuons sur cette route mythique Wildmarkswagen qui il faut le dire n’a rien a envier à sa voisine la Norvège.
Rando du jour la cascade impressionnante de 43 m de Hallingsafallet. Epoustouflant ce canyon !
De plus il fait beau, frais même si nous avions essuyés hier des giboulées de neige fondue en cours de route.
Ce spectacle automnale ces paysages à couper le souffle, avec ici une chute d’eau, un lac, des forêts avec ces sapins nordiques.
Poursuite de cette route qui par beau temps est vraiment extraordinaire. Des coins cachés comme des grottes, des chutes d’eau, des lagunes, et tout cela avec une densité de population très très faible. C’est donc des contrées rares encore sauvage en Europe. L’air est pur, l’eau translucide.
Nous traversons une zone montagneuse qui incite au bivouac. Nous trouvons un endroit à couper le souffle, mais nous ne sommes pas seuls. Un jeune couple allemand, un couple de suédois, et une petite famille allemande s’installent aussi dans cette endroit idyllique.
L’eau pure est directement puisée dans la rivière à côté pour nos besoins. les montagnes sont encore tâchée de plaques de neige. Nous sommes à 800 m d’altitude et le froid la nuit devient perçant. Mais vu le ciel dégagé une possibilité de voir les premières aurores boréales malgré notre latitude encore bien en dessous du cercle polaire.
J’ ai prévenu les allemands que s’il y a quelque chose je frappe à leur caravane….
Comme quoi il faut toujours surveiller le ciel, car les premiers signes d’une activité commence à se manifester.
Je n’imageais pas un spectacle comme cela, déjà que la voie lactée était fantastique, nous avons eu droit à une belle démonstration céleste. Finalement tout le monde s’est retrouvé dehors pour soit photographier, ou simplement admirer le spectacle.
La nuit fut courte pour tout le monde. Gelée nocturne mais le soleil au petit déjeuner ! Temps idéal pour randonnée.
Nous partons armés de nos sacs à dos pour longer la rivière tumultueuse, les arrêts sont forcément fréquents, car le paysage est très photogénique. La Norvège est juste de l’autre côté de la rivière qui fait une frontière naturelle mais pourrait être franchissable par endroit.
Le sentier improbable nous traversons des marécages et il vaut mieux être bien équipé. Comme dit l’adage il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que de mauvais habits. Nous arrivons repus mais tellement contents de respirer un air absolument pur, de voir une eau cristalline et des rencontres en cours de rando comme des personnes venant de Zurich que nous avons rencontrés une semaine plus tôt ailleurs. Ces choses n’arrivent que pendant les voyages….
Nous décidons de poursuivre notre route sans aller trop loin car il y tellement de choses à découvrir. Nous bivouaquons devant un site majestueux les chutes de Trappstegsforsen près du hameau de Saxnas.
Nous pensions être trop loin d’une possibilité de voir des aurores et pourtant malgré une masse nuagese couvrait le ciel on entrevoyait les lueurs magiques.
Les vastes forêts se parent de belles couleurs automnales. Le ciel est dans un période grise sur pratiquement toute la Suède, et cela n’augure pas de changement pour les prochains jours. Mais pas de pluie, le temps est calme et nous trouvons un bivouac, près d’une rivière. Nous avons juste une place pour le véhicule à côté d’un refuge et c’est l’occasion de jouer les trappeurs. L’endroit est isolé et voilà l’occasion de faire un bon feu de bois et faire cuire notre nourriture. C’est un moment magique avec comme seul bruit le grondement de la rivière et…. le groupe électrogène que j’ai testé pour voir son autonomie. Essai concluant, on éteint et on reste hypnotisé par les flammes et la chaleur qui se dégage bien assis sur un banc de fortune. Quelle belle soirée !
On annonce des chutes de neige en altitude, mais bon à cette époque çà blanchit un peu les sommets. Nous poursuivons vers Sorsele petite bourgade avec un camping tenu depuis Avril par un couple d’ Allemand qui nous raconte les difficultés administratives pour s’expatrier. C’est juste un peu bureaucratique et nous apprenons que les suédois ne travaillent pas au delà des horaires prévus c’est pourquoi par exemple beaucoup de campings sont tenus par des Allemands, des Hollandais ou des Suisses qui ne comptent pas leurs heures.
Nous allons en direction de d’AMMARNAS petite station au bout d’une route de 90 km. C’est de toute beauté cette route avec ses lacs, son cours d’eau, ses forêts de pins, de sapins et de bouleau tout jaune.
La pêche est une activité privilégiée, car les rivières sont poissonneuses.
Ammarnas est aussi réputé pour se nombreux départs de sentier pédestres et le fameux sentier du Roi de plus de 400 km. Autre particularité son champs de patate le POTATISBACKEN en pente qui est cultivé depuis 1910 par les habitants.
Nous stationnons sur la fin de la route au parking juste avant le lac. Impressionnant spectacle avec ces giboulées de neige et par chance il restait des braises sur un feu de camp qui nous avons ranimé pour faire la meilleure fondue que nous avons mangé. Aun moment vient su la plage de galet un puissant 4X4 et une remorque branlante et stationne juste devant un cabanon de pêcheur. Un homme en sort et m’interpelle pour l’aider à porter sa grande barque sur la remorque. Je me demande comment il aurait fait tout seul, mais un sami est très débrouillard et rude à la tâche.
En apprenant qu’on était français à spon départ nous avons eu droit à la marseillaise en langue sami….
Après cet intermède sympa nous nous préparons pour une randonnée, une bonne grimpette splendide, avec des vue panoramiques et des troupeaux de rennes.
Après cela nous préparons à bivouaquer sur place quand arrive une autre personne très cordiale qui m’explique qu’il va allez à la chasse avec ses chiens.
Nous abandonnons le bivouac car avec le bruit du groupe électrogène cela risque de déranger les chasseurs.
Il faut savoir que le remplissage des bouteilles de gaz propane est compliqué en Suède, il y a très peu de station.
La prochaine se trouve à Kiruna et c’est la seule station dans tout le Lapland et le Norbotten
Donc nous utilisons autant qu’on peut l’électricité
Finalement c’est dans un fish camp très sympa où nous allons passez la nuit froide et neigeuse. Il nous faut revenir sur Sorsele pour poursuivre vers une destination de bout du monde : Adolfströme.
Avant d’y arriver nous faisons une halte à ARJEPLOG pour visiter le Silvermuseet, un musée de très haute tenue sur la vie du peuple Sami. On plonge dans le passé ou des films étaient projetés de la rude vie de ce peuple persécuté.
La vie fut difficile mais une solidarité, et le travail essentiel, avait un sens car il fallait affronté les hivers rigoureux et s’adapter à ces conditions. On pouvait voir aussi des gens heureux, des enfants qui faisaient l’école dehors, garçons et filles, un artisanat, des vêtements de grande valeur esthétique.
Direction Adolfströme, déjà la route déserte sur 70 km, des paysages à couper le souffle, nous arrivons à un camp au bord d’un lac. Nous sommes les seuls occupants mais il y a un centre de scooter de neige qui prépare la saison d’hiver.
En parlant avec la propriétaire du lieu, elle m’indique les nombreuses possibilités de randonnée dont une est parait-il à ne pas louper. Nous verrons cela demain.
Le temps maussade et gris n’invite pas a se déplacer inutilement car c’est toute la Suède qui est pratiquement sous la grisaille avec de la pluie dans certaines régions. Comme l’endroit est superbe pour randonnée nous allons restés quelques jours dans ce camp très agréable et au paysage magnifique. Il ne pleut pas vraiment juste de la bruine donc cela n’empêche pas la rando et celle que nous avons faite est de toute beauté. Certes la montée était raide mais cela valait vraiment la peine. En cours de sentier nous rencontrons 2 chasseurs et leur chien et en discutant avec eux ils nous expliquent que c’est principalement la chasse aux oiseaux, perdrix, grand tétras qui se pratique.
Tout à coup nous entendons 3 coups de fusil. En fait nous sommes surpris de voir des italiens ici dans ce camp et nous nous interrogions sur leur présence. En discutant avec une personne de ce groupe il nous dit que c’est pour la chasse qu’il viennent ici et que le lendemain un nouveau groupe de 25 italiens viendront ici pour chasser le tétras, les perdrix.
Le grand tétras est vraiment impressionnant comme volatile j’espère qu’il n’est pas en voie de disparition…..
La randonnée dans ce lieu inconnu du tourisme nous nous sentons bien.
Ce lac se trouve en altitude vers 800 m.
Nous avons passé 3 jours dans ce lieu et malgré la grisaille, cela nous beaucoup plu.
Mais aujourd’hui il fait franchement pluvieux et nous partons en direction de JOKKMOKK première “ville” après le cercle arctique. Nous connaissons bien Jokkmokk citée des samis et nous passerons 2 nuits dans le camping local. Beaucoup d’Allemands sur le retour depuis Kiruna, des Suisses avec qui nous avons des échanges, du voyages, des photos.
Le lendemain la pluie s’est calmée et l’on annonce pour 17 hres un ciel complètement dégagé. On du mal à le croire vu la grisaille qui laisse encore échapper quelques gouttes, mais oui le ciel se dégage comme par magie. Une soirée exceptionnel pour les aurores s’annoncent et nous avons entrepris de trouver un emplacement idéal pour cela.
Nous avons quand même fait quelques dizaines de km pour le trouver, mais c’est sûr ce sera génial.
Vers le soir hop nous partons et pas de chance l’emplacement était squatté par un CC, donc il fallu trouver une autre place, chose très compliquée la nuit, et nous nous posons finalement sur un petit parking en bord de route à défaut de mieux.
Comble de malchance la soirée aurore très très minime pour ne pas dire nulle.
Nous rentrons bredouille, fatigués et tant pis on verra demain….
Même constat avec nos voisins suisses rentrés à 2hres du matin……
Nous quittons Jokkmokk et prenant la direct du Sarek magnifique parc national, mais nous bifurquons sur la route qui nous amène dans un lieu magique avec juste quelques maisons éparpillées et nous nous installons près de l’eau dans un endroit désert.
Nous en profitons pour découvrir les lieux en cheminant le long du lac, dans une nature intacte.
Un écureuil bien curieux nous accompagne…..
Nous restons 2 nuits dans cet endroit, feux de camps, soleil et peut-être des aurores.
Ben non le ciel se voile un peu le soir et malgré l’annonce d’intensité intéressante RAS pour les 2 nuits, mais l’endroit est tellement beau que cela compense….
Nous repartons pour Kvikjokk terminus de la route pour le Sarek et passons 2 nuits pratiquement seul dans un camping en pleine forêt. L’endroit est de toute beauté et propice aux randonnées sauvages.
Nous en profitons pleinement, le ciel est toutefois gris mais pour randonner c’est le temps idéal.
Je pressentais que la forêt de bouleaux était propice au Chaga. C’est un champignon comestible qu’on trouve que sur les bouleaux, rare, et très bon pour la santé.
Vraiment le lieu est formidable et de toute beauté.
Retour sur Jokkmokk quelques emplettes dans un magasin spécialisé Sami que nous apprécions, le plein d’essence et hop nous allons en direction de Gällivare pour passer la nuit.
Une station de ski à Gällivare nous sert d’endroit de bivouac au milieu de travailleurs qui transforme le site en domaine de ski mais malheureusement le temps est triste et très couvert et nous prive d’une soirée exceptionnelle d’aurores boréales….
Poursuite vers KIRUNA ville minière connu dans le monde entier et de nous bien entendu depuis que nous y avons plusieurs fois séjournés en hiver également.
Les possibilités de découverte de la région sont assez limité car les axes routiers sont restreints
Abisko à la frontière norvégienne, Karesuando à la frontière finlandaise, et Nikkaluokta au pied de la plus haute montagne suédoise le Knebekaise de 2046 m.
Nous bivaoucons près de Jukkasjarvi et son icehôtel et comme on peut le visiter toute l’année nous profitons de ses magnifiques sculptures de glace.
Excursion le lendemain en Finlande par une route très peu fréquenté. Nous visitons des vestiges de la vie d’avant ou les autochtones chassaient en dressant des pièges formés de trous recouvert de branchage.
Les rares petits villages sont disséminés dans la taîga locale. Les bouleaux sont assez petits et le terrain sablonneux.
Habiter dans ces contrées balayées par des vent glaciaux, la neige et le froid intense ne devait pas être chose facile, pourtant la région était toujours habitée.
La ville frontière de Karesuando était jadis occupée par environ 600 habitants dans les années 18OO une petite église est encore visitable et restauré comme à l’époque donne à cet endroit un sentiment de plénitude, où l’on pouvait imaginé ces rudes conditions de vie.
Pour le fun nous allons à pied en Finlande relié par un pont. Point de douaniers bien sûr.
Nous revenons sur Jukkasjarvi pour passée la nuit et décidons avec une météo qui s’annonce favorable d’aller jusqu’au parc national d’ Abisko point de départ ou d’arrivé du fameux KUNSLEDEN de plus de 400 km de sentiers de randonnée.
Départ pour Abisko sous la pluie et au fur au mesure du but le ciel se déchire pour laisser apparaître du bleu et les rayons du soleil. Que çà fait du bien, surtout que les températures montent en flèche 17 ° ! Alors que nous avions déjà connu des - 31° sur cette route…..
Nous allons sur un parking juste à côté du grand lac entouré de montagnes. Nous somme pas les seuls, surtout que dans ces endroit à cette époque nous rencontrons les mêmes voyageurs.
Une belle rencontre avec une jeune famille française et 2 enfants qui parcoure le continent depuis 7 mois en passant par la Turquie, L’Ouzbekistan pour arriver en Suède. L’échange fut très passionnant. Que d’aventures !!
Ce soir tout le monde mise sur une activité boréale vue le ciel dégagé. Un couple d’allemand très sympa de Dresden n’on jamais vu d’ aurores et compte bien sur cette soirée pour en voir.
Ce fut super enfin ! après des jours de grisaille les aurores sont au rendez vous.
Retour sur Kiruna après avoir longtemps hésiter pour passer en Norvège.
Curieusement notre attirance pour la Suède a dominé pour plusieurs raisons.
1 nous connaissons très bien les Lofoten, Vesterhalen, etc……
2 la Norvège est moins souple dans le bivouac, dans le covid, et un peu trop “civilisé”
Alors que la Suède a conservé ce côté authentique, sauvage et moins urbanisé dans la Laponie.
De plus nous avons eu droit à un festival d’aurores à notre bivouac près de Jukkajarvi.
Au réveil en faisant le tour du CC un plat ! Avec un gros clou. C’est le moment d’éprouver ce genre d’incident.
Téléphone à l’assistance de l’assurance et ni une ni deux voilà un gros Viking qui arrive pour le dépannage. Comme à la télé ! Tout avait été prévu pour le remorquage mais vu la bête et que juste la roue était concernée, le chauffeur décida d’emporter la roue. C’est là que nous découvrons que ce n’est pas facile de soulever le CC et qu’il fallu les grands moyens pour enlever la roue. Pour Viking c’est une broutille.
Dans l’attente de l’arrivée de la roue nous avons sympathisé avec un charmant jeune couple français de voyageur qui projette un tour du monde de 3 ans !
Un moment de partage toujours très agréable que nous n’oublierons pas.
La roue arrive les formalités sont au plus simple paiement cash moins de 50 euros….. vraiment pas cher !
Nous prenons congé de nos amis français et en route pour Gäviller ou nous passons la nuit
Il pleut toute la nuit et c’est dans la grisaille que nous rejoignons Jokkmokk.
Repas gastronomique avec une délicieuse viande de renne que nous avons acheté chez un vendeur de spécialisté sauvage.
Il faut savoir que la viande de renne est très bonne pour la santé avec un équilibre de cholestérol parfait, riche en sélénium et zinc. En plus un véritable régal….
Nous partons pour le parc du MUDDUS près de Porjus et là un moment inoubliable d’ambiance de trappeur.
Randonnée magique dans une forêt totalement préservée dans son éco système et surprise vers le soir au moment ou nous nous préparons pour bivouaquer arrive un charmant couple d’allemand que nous avons rencontré à Abisko.
Une très belle soirée près du feu dans la nature et bien sûr des conversations interminables. Ces choses sont les moments formidables des voyages, avec ces rencontres fortuites et enrichissantes.
Après une bonne nuit nous prenons congé avec nos nouveaux amis et retour sur Jokkmokk pour passer une dernière nuit dans le camping pour faire du linge avec notre machine à laver portable exceptionnelle.
Nous décidons notre migration vers le sud avec un arrêt nocturne à Gälliver et direction avec la E45 vers Sorcele.
Et finalement en consultant la météo on annonce du beau temps pour les 2 prochains jours et surtout 2 soirées exceptionnelles d’intensité magnétique suite à des éruption solaire intense. Nous nous arrêtons à SLAGNAS un super camping pour passer la nuit et dès le lendemain bivouac dans les alentours de Arjeplog pour une soirée aurore.
Nous avons, après recherche trouvé en endroit juste sur un plage de sable face à un lac un endroit parfait pour le bivouac. Nous avions hésité de nous installer sur un parking d’une station de ski qui culmine à 600m et une vue époustouflante à 360° de la région avec ses nombreux lacs. Ce qui gênait était une grande antenne relais au sommet et risquait de ne pas donner de belles photos. Il fait frais voir très frais avec beaucoup de vent en plus.
Le ciel jouait à cache cache avec les nuages, c’était stressant mais une fenêtre tir nous a permis à de les voir.
Dommage pour les lumières des quelques habitations, derrière cette photo nous avions un autre plan où nous étions installés mais trop de nuages.
Bon on fera mieux demain car il annonce un ciel complètement dégagé, normalement.
Dans la nuit notre bouteille de gaz s’est vidée donc plus de chauffage et notre réserve de gaz de la bouteille rechargeable a un mélange de butane certainement trop élevé et met le chauffage en échec.
Pour prendre notre petit déjeuner au chaud c’est finalement notre groupe électrogène qui nous assure le chauffage.
Donc pour ces prochains jours le bivouac va être un peu compliqué…..
Nous prospectons la région en direction de la Norvège, mais l’endroit ne nous convenait pas. Retour vers SLAGNAS et peut être nous aurons de la chance ce soir. En cours de route nous repérons un endroit qui se trouve à 17 km juste près d’un lac avec une possibilité de stationner.
Bingo la soirée festivale aurores était à la hauteur de nos attentes. Se trouver dans la nuit noire les pieds presque dans l’eau d’un lac avec un spectacle aussi féérique est unique à vivre. Quelle chance, malgré que nous en avons vu des aurores au cours de ces années, cela reste toujours un spectacle fascinant. Et ce soir c’est fort !
Belle rencontre dans ce camping avec un couple de Monaco, d’ailleurs tout au long du voyage nous avons rencontré des gens formidables.
Le lendemain matin l’hiver arrive avec des températures de - 3° à 0 ° et des chutes de neige avec un ciel gris uniforme.
Départ vers le sud, la route est blanche et nous arrivons à Wihelmina et passage obligé chez Bergmanns pour manger le fameux Laxkebab et autres spécialités de ce restaurant très connu pour ses poissons fumés. Après une nuit de repos le temps reste à l’hiver avec de la neige mêlée de pluie. Nous optons pour reprendre la belle route du Vildmarksvagen pour rejoindre le soleil 127 km de notre départ. Cette route passe dans la montagne, tout se passe bien la neige ne pose pas de problème et toc le col est fermé cadenassé. Un paysan local nous suivait et nous dit qu’en hiver la route est fermé. Zut il n’y a pas d’autre solution que de retourner sur Wihelmina !! 127 km à refaire….
Comme nous repassons de fait devant Bergmanns une pizza….
Nous pouvons poursuivre jusquà Dorothéa ou nous nous arrêtons dans un camping bien sympa avec un restaurant Thaî.
Là nous retrouvons nos amis allemands Uwe et Rita. La nuit venue surprise de taille le ciel est clair et je tente ma chance pour voir si les aurores sont visibles à cette latitude déjà bien bien en dessous du cercle arctique. Bingo les dernières aurores nous font un extra avant d’être hors d’atteinte plus au sud.
Notre charmant voisin, Uwe, le lendemain nous a réparé une anomalie sur notre chauffage gaz. Le temps est frais mais beau. Nous continuons vers Ostersund par des routes sympas et de magnifiques paysages.
Nous avons dormi près d’Ostersund à Lit plus exactement dans un camping un peu particulier où le propriétaire met les instructions en feutre sur tous les usages. Nous ne l’avons pas rencontré, la réception était fermée on a mis le paiement dans la boite aux lettres….
Nous décidons de nous rendre dans un endroit qui nous a bien plu, un petit camping bien sympa au pied du SONFJFALLS magnifique montagne que nous avons gravis. Maintenant l’ambiance malgré le soleil est bien fraîche avec du vent mais rien de mieux que de se balader au milieu de cette nature sauvage.
Le long de la berge nous pouvons voir les “dégâts” des castors qui ronge même des troncs de bouleaux énormes.
Il faut faire attention en cas de vent car ces bouleaux risquent de tomber à l’improviste.
Assez exceptionnel, c’était la soirée étoilée dans cette contrée et je me dis pourquoi ne pas voir ce qui se passe là-haut ? Eh bien bien que nous soyons bien en dessous du cercle polaire il y a des surprises et cela en fut une car une belle petite aurore se fît voir.
Le lendemain je ne puis résister de montrer cela au jeune couple qui dirige ce camping nature et ils furent bien étonnés.
Je leur ai envoyé quelques photos pour en mettre sur leur site web.
Direction Mora au lac Siljan par un beau soleil et petite halte gourmande avec une bonne glace plus gâteau chez Olivia charmant salon de thé original avec comme cela se fait beaucoup quelques tables et des objets artisanaux pour la vente. Très sympathique moment avec la patronne très agréable.
Nous allons nous poser dans un camping pas très loin de Mora où nous avons déjà fait une halte en hiver.
Nous pensions rester 2 jours, mais un problème de potabilité de l’eau et surtout une journée neigeuse nous fîmes lever le camp.
Toute la journée un ciel de neige des température très fraîches nous arrivons dans un magnifique endroit tenu par une famille allemande à STÖLLET.
Nous resterons 2 jours car le lendemain des températures très douce et surtout pas de pluie sont annoncées.
Belle ballade dans le coin près d’une grande rivière qui s’écoule tranquillement. Le bonheur surtout que la propriétaire arrivée depuis 8 ans entretien très bien cet endroit, avec l’aide de toute sa famille.
Il y a beaucoup de maisons abandonnées en Suède.
Voyage en FRANCE
Vu les conditions covid liées aux voyages, nous décidons de faire un tour de France en prenant la direction de la baie de Somme.
Sans nous presser nous prenons les routes départementales à travers champs.
Verdun avec une visite du charnier 14 18 impressionnant en voyant maintenant sur ce champ de bataille une nature luxuriante et une biodiversité naturelle qui s’est adaptée aux tranchées, aux trous d’obus. Toute une symbolique où le bien triomphera toujours du mal.
Lors des haltes pour passer la nuit nous rencontrons souvent des allemands qui ont profité d’un long we pour se rendre en France malgré les contraintes sanitaires. Certains ne se découragent pas.
Et c’est sous la pluie que nous arrivons à LE CROTOY petite ville tout près des lagunes de la baie de Somme. La météo pas très engageante donne un air tristounet au paysage, et nous décidons d’aller à Crayeux s mer pour voir les phoques qui squattent cette région.
Nous en avons vu une bonne vingtaine mais beaucoup trop loin du bord. L’endroit à marée basse est impressionnant.
Nous poursuivons vers un mignon village appelé Bois de CISE, avec ses belles demeures, ses falaises blanches grignotées par la mer. Vraiment un temps fort.
Nous stationnons au village de FLOQUES dans une ambiance automnale avec du grésil et du brouillard dense.
Des cervidés à fière allure au hasard de la route….
Nous suivons le soleil et c’est vers la Bretagne plus précisément le Morbihan qu’il nous guide. Avant cela nous nous arrêtons à Ste Suzanne une magnifique petite commune médiévale classée comme un des plus beaux village de France. L’endroit est très joli et agréable avec la douceur et le cadre bucolique. Le village se trouve en Mayenne et vu le contexte pas trop de monde, mais en soirée malgré le ridicule du couvre feu une ambiance bon enfant sur les quelques terrasses ouvertes nous donne le sentiment de joie de vivre.
Le lendemain direction vers Arzon station balnéaire, ou après quelques recherche nous trouvons un bien agréable camping au bord de la mer. Repos de 3 jours bain de soleil, canoë, et vélo.
Un agréable moment au milieu d’un bien beau paysage breton.
Après ce séjour direction Carnac et ses fameux alignements de dolmens. C’est grandiose et à la fois bizarre qu’une telle énergie a été déployée pour planter ces centaines de dolmens. Au moins c’est l’attraction touristique du coin qu’il faut voir.
Nous nous arrêtons pour passer la nuit à PORT LOUIS bourgade entourée de fortifications impressionnantes ou l’on peut se promener sur des kilomètres avec des criques prisées par les locaux qui profitent malgré le vent frais des joies de la plage et des baignades.
Aujourd’hui il y a une petite éclipse solaire, mais le ciel est capricieux, pas de chance, et notre chasse au ciel bleu nous emmène à Pénestin petite cité près de la fameuse plage de la Mine d’Or.
C’était la bonne heure avec un peu d’imagination elle était là.
Nous trouvons un emplacement dans une aire agréable tout près d’un vue splendide sur la plage et la mer bleue.
Comme le WE s’annonce chaud et beau il y aura du monde dans les campings et nous nous retrouvons entourés de CC avec des bretons bien sympathiques.
C’est une bien belle région :
Le coucher du soleil est de toute beauté sur cette plage.
Direction le Finistère pour éviter cette fois la chaleur et nous arrivons près de la Pointe du Raz à Plouhinec dans un camping bien situé au bord de la mer avec une vue plongeante sur l’océan.
La Bretagne recèle bien des trésors de paysage, des plages superbes digne des Caraïbes sauf que pour la baignade il faut pas craindre l’eau froide…
Nous restons là quelques jours pour bien profiter du beau temps exceptionnel et des alentours.
Les algues vertes sont bien présentent dans quelques endroits.
Nous quittons le Finistère et traversons la Bretagne vers Lannion et la côte de granit rose pour échapper aussi au mauvais temps. Nous longeons ce bord de mer et c’est une succession de magnifiques paysages côtiers et de charmantes bourgades aux belles demeures bien fleuries.
Dommage que le ciel gris ne nous pas quitté de la journée, mais cette route est pleine de surprise. Nous nous ravitaillons en poisson frais et de bonnes brioches et une visite d’une citée de caractère TREGUIER, avec ses ruelles pittoresques montantes et ces échoppes malheureusement encore fermées.
Nous décidons de repasser en biais cette Bretagne pour rejoindre Arradon près de Vannes. Bien situé près du golf nous allons explorer les environs qui promettent de belles surprises.
Vu les conditions météo du jour nous commençons la descente vers le sud en longeant la côte. Nous jetons l’ancre à la pointe de Saint Gildas à Préfailles petite station qui connu un épisode dramatique durant la dernière guerre avec un naufrage du Lancastria après une attaque aérienne allemande qui occasionna des milliers de morts et l’on retrouvera pendant des mois les cadavres qui s’échouèrent sur les plages ainsi que dans les filets des pêcheurs. On estima 7 voir 9000 personnes embarquées sur le navire. Environ 2700 personnes on pu être sauvées.
Dans la suite de notre voyage, au gré de la météo nous optons pour les petites stations balnéaires de la Vendée :
La Faute sur mer, St Palais sur Mer, très jolie en bord de mer, avec de belles rencontres dans le camping un charmant couple des Deux Sèvres ou nous avons dégusté un apéritif maison de la cuve du patron. Un régal !
Nous avons beaucoup de chance avec la météo alors que le reste de la France est sous les orages violents.
Nous remontons doucement le long de la côte et profitons encore de belles journées ensoleillées.
Dernier arrêt en bord de mer Longeville sur Mer, petite station très tranquille en bord de mer. Grandes plages, sable fin, et peu de monde à cette saison.
Le temps se gâte et nous retournons dans les terres direction les châteaux de la Loire avec un arrêt près d’un lac aménagé qui fait le bonheur des petits et grand. Dans la nuit arrivée de grosses pluies, nous levons le camp et bingo la pluie s’arrête et nous profitons de quelques rayons de soleil. La route le long de la Loire est très belle.
Demain c’est le retour à la maison avec de très beaux souvenirs de ce voyage.