PORTUGAL 2021 et ESPAGNE Andalousie
Devant la situation délirante du covid notre fuite pour éviter un éventuel reconfinement c’est le Portugal un des rares pays ouvert sans quarantaine, et test obligatoires.
Nous partons le 27 décembre pour traverser la France en biais. Nous prenons de plein fouet la tempête Bella dans la zone orange du massif central. Neige, pluie, grêle, mais nous en avons vu d’autres dans les pays nordiques et notre halte avant de traverser l’Espagne est un camping agréable tout près de la frontière.
La question du passage de l’Espagne se pose si nous pouvons traverser en transit le pays basque qui a ses propres conditions d’entrée. Nous préférons partir de bonne heure afin de rejoindre le Portugal d’une traite et surprise pas de douaniers et la traversée s’est faite sans encombre.
Nous arrivons au Portugal alors que la météo n’est pas des plus agréable, bonne fraîcheur, pluie neige mêlée, et a quelques km de la frontière nous trouvons un charmant camping municipal ouvert, pas cher et bien propre. Accueil agréable et un couple de Martigues vient nous rejoindre qui eux aussi sont partis sur les chapeaux de roue pour éviter un reconfinement. Comme toujours bon moment de partage et le lendemain après une bonne nuit de sommeil nous prenons une petite route pittoresque déserte et quel dommage le temps est bien maussade.
Coup de chance à l’endroit le plus typique le long du Douro avec ses nombreux barrages, la météo devient plus favorable et là un magnifique spectacle s’offre à nous avec ces orangers chargés en fruits, le vignoble en terrasse, les innombrables champs d’oliviers et ses amandiers.
Il fait froid, il pleut souvent avec une moyenne de 6° et ce n’est guère propice a faire des visites. Il y a beaucoup de maisons inoccupées dans les petits villages et nous ne voyons pas âme qui vive. Pour un hébergement nous trouvons un emplacement des plus sympathiques chez un jeune couple de français installé depuis 2 ans au Portugal.
Le premier jour de la nouvelle année en discutant avec le propriétaire du lieu nous apprenons que la circulation est limitée jusqu’à 13 hres dans le district jusqu’à dimanche soir, un mini confinement en somme….voilà qui contrarie notre déplacement. Finalement nous risquons tout de même la route jusqu’à Nazaré environ 240 km à rouler. Nous sommes arrivés sans encombre et comme le Portugal interdit le bivouac partout il nous reste que les camping ouverts. Nous arrivons dans un camping près de Nazaré tenu par un couple d’Allemand et nous resterons 3 jours pour nous reposer. La mer n’est loin et nous profitons d’une ballade sur l’immense plage sauf qu’une vague surprise me mis de l’eau jusqu’au genoux. Nous retournons au CC pour me changer et sans faire attention je laissais les clefs du véhicule dans le CC et fermais machinalement le verrou de sécurité et là cata on ne peux plus ouvrir les portières.
Moment de panique et fort heureusement notre voisin du parking vient à notre secours avec du matériel approprié. Un coup de perceuse dans la serrure et le loquet de sécurité s’est ouvert. Ouf ! C’est un piège toutes ces serrures et ces verrouillages automatiques !
Nous prenons le soleil bien à l’abri du vent car la bise est très froide. La nuit le thermomètre descend jusqu’à -2°….
Après ce WE de repos, dans ce camping bien sympathique, nous voilà frais et dispo pour poursuivre la route. Destination NAZARE haut lieu du surf avec ses vagues mythiques. La ville est agréable avec son féniculaire, ses vues plongeantes, ses aloes en fleurs, ses boutiques et ses ruelles tortueuses en dénivelées. Rencontre avec un jeune couple de la région de Pau bien sympathique et passionné de bas jumping.
Dommage la mer est bien calme, donc pas de vagues mais l’atmosphère surf est bien ressenti et des inconditionnels sont toujours prêts a affronter les vagues. Là pour le coup c’est bien plat.
L’endroit ou il faut être pour voir le spectacle hallucinant des grosses vagues
Le temps maussade et pluvieux nous incite à poursuivre la route côtière absolument magnifique et pas encore trop défigurée par les constructions et le béton. Des hectares de forêts de pin détruis par de gigantesques incendies sont visibles sur des km.
Nous trouvons un bon emplacement à FOZ DO ARELHO avec ses belles demeures somptueuses en bord de mer.
Nous poursuivons doucement le long de l’Atlantique avec ses belle plages et falaises grandioses.
Nous stationnons à Péniche au lieu du surf et rencontrons quelques voyageurs, suedois, italiens, allemands, anglais, hollandais en nombre restreint soit à cause de la conjoncture ou de la saison pas tellement propice surtout qu’il fait bien froid depuis notre arrivée au Portugal malgré le soleil.
Le bivouac devient impossible et interdit il faut se replier sur les aires de stationnement autorisées qui ne sont pas légions ou les campings encore ouvert.
Toutefois nous avons trouvé près de Lisbonne une aire gratuite au bord de mer bien agréable avec tous les services basiques.
Nous poursuivons toujours vers le sud vers l’Algarve et le temps froid nous suit, mais normalement la météo devrait s’améliorer la semaine prochaine.
Nous voici dans l’extrémité la plus au sud ouest de l’Europe sans compter les îles, près de Sagrest plus précisément.
Villégiature favorite des retraités français et d’autres pays, l’Algarve jouit d’un bon climat mais en attendant une bise bien froide nous accompagne pendant notre séjour. Le pays est en semi confinement le WE cad que la circulation entre 13hres et 5hres le samedi et le dimanche est règlementée. Ceci nous a pas déranger car les accès aux plages et les balades sont autorisées. Les villages balnéaires sont assez déserts, de toute façon c’est la saison morte. Nous faisons des rencontres très sympathiques avec des voyageurs au long court qui sont soit installés provisoirement au Portugal en attendant des jours meilleurs, soit qui vivent dans leurs maisons mobiles avec leurs enfants. Toutes ces rencontres sont enrichissantes.
L’Algarve, à mon avis se défigure avec ses nombreuses constructions de bord de mer, et c’est dommage car il y a de belles plages.
Nous recevons une information qu’un confinement généralisé va se faire probablement. Bon en attendant nous avons trouvé un bon camping pas éloigné d’une belle plage a Praia da Marinha, mais la menace du confinement se précise et ceci voudrait dire plus de possibilité de circuler pendant 1 mois et sans promenade sur la plage etc…
Ni une ni deux nous décidons de filer en Andalousie. Les informations que m’ont données l’ambassade de France au Portugal ne laissaient plus de doute, il faut partir.
L”Andalousie est plus permissive dans ces temps de covid avec ses restaurants ouvert s et la libre circulation.
Le soleil est déjà plus agréable et nous hébergeons dans un park pour camping car très bien tenu. Et là beaucoup d’exilés du Portugal se retrouvent. Bonnes ambiances avec nos voisins et même un couple de la Vallée de Munster très sympa.
Problème : des rumeurs de confinement vont aussi être envisagé en Andalousie…..
Nous décidons d’aller nous poser à Malaga dans un autre autopark tout près de la mer.
Levé de soleil a Castell de Fero
Nous longeons tranquillement la costa de Sol qui je baptiserais plutôt la costa de plastique.
Des milliers de hectares de serres couvrent la côte andalouse avec des courgettes, concombres, tomates, fraises etc… Pas très jolie loin de là alors que l’arrière pays est magnifique.
Tout petit détail des serres de la côte andalouse.
Par contre le soleil est bien là avec des températures très agréable. Alors que la France grelotte nous profitons dans les aires de CC bien remplies a cause du confinement portugais, d’une météo qui nous permet de lézarder sous les rayons. Toutefois dès qu’il disparait la fraîcheur nous rappelle que nous sommes en janvier.
Nous jetons l’ancre dans un petit port bien sympa à Almerimare très agréable et confortable avec de charmants voisins, allemands, suédois, anglais, irlandais et bien sûr espagnol.
L’ Andalousie est un havre de liberté par rapport au reste de l’ Europe où les restaurants, bars sont ouverts et la circulation libre, même si des restrictions existent comme le port des masques, et fermeture des restos à 18hres.
Le port du masque est pratiqué par tous les habitants des plus petits aux plus grands à l’extrême. Nous ne voyons plus de visages, dès qu’on sort de la zone de campement nous mettons les masques, sauf en vélo, par respect d’être étrangers, mais on peut être vraiment choqué de l’application de cette règle de manière aussi stricte où à mon avis cela dépasse l’entendement.
Des enfants de 3ans, des solitaires sur les plages, des conducteurs seuls dans leurs voitures, des gens sur leur balcon, le matin de très bonheur, les soirs etc…
En discutant avec un français établit, il nous explique que c’est devenu une telle habitude que le port est systématique. Je m’interroge quand même sur le devenir de cette société sans visage, à la voix déformée, surtout que son efficacité est douteuse car tout le monde porte le même masque au moins dans la journée et sans doute plus et que malgré cela les cas de contaminations augmentent malgré tout dans la région.
Aujourd’hui le temps est venteux et frais et cela fait le bonheur des skysurfeurs.
Nous poursuivons notre route andalousienne, il fait beau et nous nous arrêtons à Carboneras petite citée très jolie loin des grandes stations balnéaires. L’autocamp est super sympa avec peu de monde et une bonne ambiance avec des compatriotes où nous avons partager de bons moments. La petite ville est confinée avec les restaurants fermés, mais c’est aussi la saison morte, et le confinement n’a rien à voir avec ce qui se passe en France.
Après une halte de quelques jours nous poursuivons vers LA MARINA où nous trouvons un hébergement tenu par un couple de français très sympa. Comme le beau temps perdure pas de stress au dessus des 20° largement dépassé.
Ce coin est intéressant avec ses marais salants où de nombreux flamands roses ont trouvé leur refuge hivernal.
La côte est bien sûr une ville sans fin avec des constructions innombrables, mais en poursuivant jusqu’à XERACO il faut avouer avec les montagnes spectaculaires que ce coin est majestueux, même si l’on peut regretter ces constructions anarchiques en grande majorité inoccupées. BENIDORM qui ressemble à RIO DE JANEIRO est assez impressionnante.
Nous arrivons à l’autocamp de XERACO bien situé sous les palmiers et pas surchargé du tout. Nous décidons de rester jusqu’à dimanche vu la météo estivale avec plus de 25°…..