SCANDINAVIE AOUT SEPTEMBRE 2019 (des photos du voyage sont visibles sur la galerie)

LE 20 AOÛT

Pour éviter la monotonie des autoroutes allemandes nous avons décider de rejoindre le Danemark par l’ouest en direction de l’embouchure de l’Elbe;

Bonne idée car le nord ouest de l’Allemagne est magnifique avec ses nombreux villages bien propres et joliment entretenus. Des forêts bien préservés avec de nombreux vieux chênes, vraiment le nord vaut bien le détour.

Le 21 AOÛT

La traversée de l’Elbe, fleuve qui prend sa source en Tchéquie aux monts des Géants est une expérience particulièrement unique.

Nous avons passé la nuit au bord du fleuve à regarder passer les immenses cargos chargés de centaines de conteneurs, au milieu des montons qui entretenaient le rivage. Très bon moment.

Le 22 AOÛT

Nous continuons à sillonner le Schleswig Holstein qui ressemble à la Hollande avec des bocages bien vert, des vaches qui paissent, et arrêts dans les villages comme Friedrichstadt, très animé, avec des compétitions de bateaux à rame et de belles petites ruelles commerçantes.

Nous arrivons après un beau soleil et des températures estivales au Danemark, sous la pluie… avec un temps quasi automnale. Nous passons la nuit dans un magnifique endroit au vert, près d’un étang pour pêcheurs, imperturbables malgré la pluie, à taquiner la truite.

Le ciel est gris, et il fait frais.

LE 23 AOÛT

Au réveil toujours la grisaille et la pluie avec du vent en prime, nous partons pour Hirtshals pour prendre le ferry pour Kristiansand en Norvège.

Nous arrivons à ce port que nous connaissons bien maintenant, car c’est le départ pour l’Islande et la Norvège.

L’ambiance bon enfant dans le ferry tourna vite au silence angoissé alors que nous avons dû à nouveau faire face à une mer démontée. Heureusement que la traversée ne dura que 2 hres 1/4, mais toujours trop long dans ces conditions. Nous débarquons vers 14 hres ce qui nous laissa le temps de filer vers notre lieu d’hébergement près de Mandal.

Ambiance viking dans le camp avec une horde de vieux bus aménagés de façon très originale. Quand les Norvégiens s’amusent c’est le style après ski en Autriche….

Le 24 Août

C’est samedi et en Norvège les magasins ferment en début d’après midi sauf les grandes surfaces et le WE commence.

La grosse surprise c’est la fameuse route 44 qui part de FLEKKEFJORD et qui longe la côte sud de la Norvège.

Mais avant cela nous allons au point le plus au sud du pays le phare de Lindesnes qui est séparé de 2518 KM du Nordkapp.

La route 44 donc est de toute beauté, étroite et sinueuse entre ses lacs, ses fjords, ses petits villages, ses massifs imposant de granit qui rappellent les Météores de la Grèce.

Beaucoup de choses à voir et à faire à pied dans quelques sentiers fantastiques. Pour les photos c’est très difficile de s’arrêter sur cette route et malheureusement il y a toujours des fils, des pylônes qui nous empêchent de faire quelques belles images. mais çà nous avons l’habitude en Norvège. Le nombre de CC qui circulent est impressionnant, les norvégiens sont des adeptes du nomadisme, ainsi que les Allemands.

Le 25 AOÛT

C’est dimanche et la visite de Stavanger, ville pétrolière, est tout de même animée avec les nombreux touristes qui déambulent dans le vieux quartier plein de charme.

Nous poursuivons vers le lieu incontournable de Preikestolen, connu pour son promontoire qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord. Comme il fera beau se serait dommage de louper cette randonnée mythique. A ce propos le temps aujourd’hui est très estival avec 26 ° et la Norvège connait aussi ces bouffées chaudes climatiques exceptionnelles. Nous hébergeons dans un camp très sympa pas trop peuplé, tenu par des Allemands et fréquenté par des Allemands en nombre. Ballades en vélo sur des petites routes sans voitures qui nous amènent dans des endroits de rêve. Il est 21Hres22 exactement ou j’écris ces lignes dehors et il fait encore un peu jour.

LE 26 AOÛT

C’est la grande journée réservée à la montée du Preikestolen. Pour tout dire ce n’est pas une ballade mais une vrai randonnée de 8km aller retour avec un dénivelé de 600 m escarpé, et difficile parce qu’il ne s’agissait pas d’un sentier mais une marche sur des pierres ou le moindre faux pas pouvait faire chuter.

Comme c’est l’attraction incontournable, et vue que la météo était très favorable avec un soleil radieux, cette randonnée fut une procession continue jusqu’au sommet, et cela augmentait la difficulté surtout dans la descente.

Une fois arrivés l’extase panoramique ! Impressionnant et gare au vertige !

Toutefois le comportement de beaucoup de personnes me laissa sans voix. Entre les selfies, les gens qui s’approchent au bord même de la falaise pour se prendre en photo ou défier le vide par des acrobaties comme faire le poirier ou des sauts arrières ou tenir son enfant la tête dans le vide couché sur le rocher, faire cette rando avec des bébés, s’asseoir les pieds dans le vide je me demande comment il n’y a pas plus d’accidents.

Statistiquement les accidents sont très rares hormis les quelques suicides.

Mais devant l’imprudence des gens fatalement cela va arriver un jour vu les comportements débiles de certaines personnes.

Après le retour nous sommes fourbus et contents d’avoir fait cette magnifique randonnée unique au monde.

LE 27 AOUT

Très belle journée chaude et ensoleillée où nous serpentons entre fjords, cascades, sur la superbe route rv 13. Nous arrivons à ODDA petite ville au bout d’un fjord. Nous préférons rejoindre Sunndall au pied du glacier FOLGEFONNA, le 3ème glacier d’importance de Norvège. Nous passons la nuit tout au bord du Hargangerfjorden. Assis au coucher du soleil sur un banc à contempler cette merveille de la nature, avec à côté de nous quelques pêcheurs, et surprise, de petites baleines qui viennent nous rendre visite, voilà des moments de pur bonheur.

LE 28 AOÛT

Aujourd’hui nous avons au programme une randonnée en direction de la langue glacière. Ce vallon encaissé avec de majestueuses montagnes abruptes, une rivière tumultueuse, un sentier bien mieux praticable que celui du Preisestoken, au bout un lac de montagne bleu turquoise, de puissantes cascades, et la langue glacière, qui là aussi s’est réduite de moitié en 20 ans, voilà le décors qui s’offre à nos yeux. Il faut dire que ces randos ne peuvent pas se faire en hiver, c’est donc pour nous un nouvel aspect d’exploration de ce fascinant pays. De plus le circuit est agrémenté par des rencontres sympathiques. Pour les photos, dommage, le soleil était constamment face à nous, donc très difficile de faire des clichés.

Nous continuons la route au milieu d’innombrables pommeraies qui plient sous le nombre impressionnant de beaux fruits charnus et colorés.

Nous terminons la journée à EIDFJORD charmante bourgade de bout de fjord, que nous avons connus pour notre premier voyage en Norvège.

Ce soir le temps change, la pluie arrive…..

LE 29 AOUT

Une nuit pluvieuse et un bruit particulier nous réveilla. Un énorme paquebot de croisière accosta dans le fjord.

Eidfjord est une destination de la plupart des croisières nordiques car une visite d’une belle chute d’eau le Voringfossen fait souvent partie des attractions touristiques incontournables.

Pas de chance aujourd’hui car un brouillard épais cachait cette cascade. Nous avons fait la route Eidfjord Geilo Sogndal, où une alternance de cascades impressionnantes, de lacs, de fjords, ainsi que des hauts plateaux de 1500m faisaient le spectacle. Grandiose, malgré quelques averses et la grisaille qui finissait par se dissiper en fin de journée.

Geilo est une station d’hiver très prisée.

Nous prenons de petites routes comme la rv50 où les paysages sont majestueux. Dommage que des lignes de hautes tensions les traversent, ce qui est gênant pour la photographie.

La curiosité du jour c’est les troupeaux de moutons couchés sur la route pour se réchauffer aux rayons du soleil. Ce qui est incroyable est que rien ne les fait déguerpir. Ils étaient étalés de tout leur long, comme morts, et rien ni même un camion ne les firent se déplacer. Le camion a pratiquement écrasé la queue d’un spécimen pour qu’il daigne se lever et nous dûmes littéralement slalomer entre eux.

Nous arrivons près de Sogndal à Kaupanger exactement ou nous trouvons un camping self service très bien aménagé et tout près du fjord Sognefjorden. En face de nous mouille un énorme yacht, avec hélicoptère et du personnel qui s’active à son bord.

le 30 AOÛT

Nouvelle journée pluvieuse, mais le moral est beau fixe pour attaquer cette nouvelle journée. Au programme la route 55 de Sognal à LOM, sans doute la plus belle route de Norvège.

Paysage époustouflant à 1500 m d’altitude, une route à lacets, des glaciers, de puissantes cascades. Dommage que le ciel était gris. Les glaciers pourtant sont moribonds.

Nous arrivons à LOM station sympatique, animée, avec des attractions locales variées. Rafting, canoé, musées, randonnées, ski etc…

Nous visitons une exposition de pierres et de fossiles très intéressante où l’on peut également acheter. Nous nous rendons à l’écart pour passer une bonne nuit près d’un cours d’eau émeraude.

le 31 AOÛT

Nous voilà déjà plus d’une semaine à sillonner le sud ouest de la Norvège. L’avantage de cette époque de l’année c’est l’ accès des sites dans les parcs naturels.

Nous empruntons une piste de plus de 40km pour rejoindre Dombas station de ski et départ pour les expéditions dans le Drove pour apercevoir les boeufs musquées.

Cette piste nous la prenons au hasard et comme c’est le cas en Norvège, les pistes sont payantes avec une barrière où il faut s’acquitter de quelques Krones. Cela présage aussi des paysages extraordinaires.

Nous circulons sur des hauteurs de 1000 à 1200 m, dans une nature authentique. Bien sûr les arrêts sont fréquents, photos, cueillette de myrtilles qui nous ont procuré un bon petit dessert ce soir. Quel spectacle !

Une fois arrivés à Dombas nous nous orientons vers la possibiltié de voir des boeufs musqués mais les pistes sont fermées et réservées aux expéditions organisées. Tant pis nous laisserons ces animaux tranquilles, c’est sans doute mieux comme cela.

Nous prenons la direction de ROROS, que nous connaissons bien, où nous trouvons un camp de pêcheurs très bien agencé pour passer la nuit.

Le 1 SEPTEMBRE

Départ sous la pluie et le vent. Nous montons vers Trondheim et poursuivons la route E6, qui traverse la Norvège du Sud au Nord Rien de particulier, c’est dimanche et les Norvégiens sont en WE. La route est belle, avec ses nombreux radars….

Arrêt dans un camp en bordure d’un beau lac et la fameuse E6….

Demain nous allons bifurquer vers la Suède et suivre la frontière vers le Nord.

Le 2 SEPTEMBRE

Aujourd’hui notre route 74 nous conduit en Suède. Pratiquement personne sur cette voie et pourtant que de beautés naturelles ! Très peu de maisons, d’ailleurs vu les espaces on se demande toujours comment les gens vivent tellement éloignés les uns des autres, surtout à l’époque sans téléphone, voiture, et internet, car même maintenant avec ces moyens modernes il ne faut pas être neurasthénique surtout en hiver.

En passant un col juste avant la Suède des magnifiques tourbières, des arbres sculptés par le vent, et les premiers rennes. Les premières couleurs automnales commencent à se voir. Marcher dans ces tourbières n’est pas facile pour faire des photos, et il faut être vigilant de ne pas se trouver embourbés dans ces pièges spongieux.

La Suède voilà encore un beau pays surtout le long de la Norvège et les points d’entrée sur les 1619 km qui séparent les 2 pays ne sont pas nombreux. En tout cas c’était un très bon choix car du coup le soleil réapparut et nous avons pu visiter une partie du parc national de BORGEFJELL, par la route de Gaddede à Saxnas. Des troupeaux de rennes, des couleurs, des cours d’eaux tumultueux, le silence, des belles montagnes partiellement enneigées. Les Suédois sont sympas et très natures. Chacun à sa petite maison perdue dans la forêt, près d’un lac souvent, ils randonnent et bivouaquent en famille. Chasse, pêche, et randonnées sont les activités favorites des suédois.

Nous passons la nuit près d’un lodge à Saxnas (tout petit “village”) qui mettait son terrain à disposition des Ccaristes.

La nuit fut froide mais le ciel était bleu au réveil.

le 3 SEPTEMBRE

Réveil avec le soleil et nous continuons notre route vers Dikanas entre des dizaines de lacs plus beaux les uns que les autres. Les sapins du nord nous annoncent que nous approchons du cercle polaire.

Les paysages sont grandioses et surprise une magnifique chute d’eau nous enthousiasma de bon matin.

La route jusqu’en Norvège à Hattfjelldal est pratiquement déserte sur plus de 100 km, avec seul des troupeaux de rennes qui occupaient la chaussée. Les suédois sont discrets comme leurs petits chalets bien cachés au fond des bois.

Nous retrouvons la Norvège, sous la pluie…. et la E6 belle route assez fréquentée. Les travaux d’agrandissement colossaux que nous avons vu en hiver ont vraiment bien avancé. Très fort les norvégiens pour faire des routes, des ponts, des tunnels pharaoniques.

Nous passons la nuit à Korgen charmant petit village à l’écart un peu de la grande route où nous avons fait des rencontres rigolotes avec des suisses. Bons moments de partage.

LE 4 SEPTEMBRE

Réveil sous la pluie, nous décidons de prendre la rv17, la route qui longe la côte ouest avec ses fjords, ses montagnes escarpées, ses passages obligées par voie maritime, ses maisons isolées mais quel spectacle ! Nous avons fait cette route il y a 2 ans sous le soleil et là la pluie c’est un peu dommage.

Nous avons embarqué à Kilboghamn jusqu’à Jektvik qui se trouve sur la face ouest des langues glacières du Svartisen, mais la pluie ne lui rendit pas son effet spectaculaire. Nous attendrons demain et passons la nuit non loin de là dans un camping qui offrait une vue fantastique sur le fjord et les belles montagnes. Une balade en fin de journée nous a permis d’assister un beau coucher de soleil car la pluie avait cessé. Les campings sont déjà désertés, ce qui fait que la saison touristique est relativement courte.

LE 5 SEPTEMBRE

Ciel gris, mais belle vue sur le glacier. Nous comparerons les photos d’il y a 2 ans à notre retour pour voir l’érosion de la glace. L’endroit est vraiment spectaculaire.

La pluie se met à tomber et nous accompagnera toute la journée. Que d’eau ! En France beaucoup souhaiteraient une pluie aussi diluvienne !

Elle a compromis notre projet d’aujourd’hui, faire une randonnée au parc naturel de RAGO, qui va jusqu’en Suède et rejoint le Padjelanta et le Sarek park inaccessible en voiture et totalement sauvage.

Un sentier traverse cette immensité, le sentier royal qui fait plus de 400 km côté suédois.

La pluie fut tellement forte qu’ il était totalement inutile de tenter une randonnée. Dommage. L’endroit est peuplé des fameux gloutons qu’il vaut mieux ne pas croiser. Au fond du vallon d’où partent les sentiers, pas grand monde juste un groupe de courageux qui s’apprêtait à partir apparemment sans grand enthousiasme.

Avec cette pluie dont on ne voyait pas la fin nous avons décider de poursuivre la route vers Narvik . La E6 à partir de Fauske, réputée pour son marbre rose, est absolument magnifique. Elle serpente entre de majestueuses montagnes encore un peu enneigées, et des fjords. Nous nous arrêtons à Ulvsvag pour passer la nuit, à quelques mètres d’un fjord.

LE 6 SEPTEMBRE

Un sursis de courte durée de la pluie, mais elle nous a accompagné toute la journée…

Nous allons vers le nord, passons Narvik avec un arrêt shopping et vu le temps maussade qui nous poursuit nous n’avions pas d’autres solutions que d’avaler des km. Mais il y a toujours des surprises, une occasion de mettre en boite un paysage, de prendre une route imprévue. La Norvège est belle même sous la pluie !

Nous nous sommes arrêtés à Skibotn et nous pensions être seuls à ces latitudes, mais non c’est le WE et les norvégiens du moins ceux qui possèdent un CC, et ils sont nombreux, se donnent rendez vous pour passer un WE ensemble. En face de nous un magnifique fjord le Lingenfjord et nous sommes juste devant pour l’admirer. La pluie s’est arrêtée espérons que demain nous pourrons profiter d’une journée plus clémente vers Alta.

LE 07 SEPTEMBRE

Le jour se lève encore avant 5 hres et surprise la météo est bonne.

Face à nous les montagnes enneigées et le Fjord dans sa splendeur.

Le but de notre parcours est de rejoindre le point le plus au Nord géographique, Gamvik et son phare, après avoir été au point le plus au sud de la Norvège. Nous continuons la route vers Alta qui est superbe et que nous connaissons déjà.

En cours de route cueillette de myrtilles, un bon dessert en perspective. Il y a énormément d’airelles et de camarine noire, la camarine étant spécifiquement une plante du nord qui se mélange avec les myrtilles. Ces baies sont comestibles et sont utilisées pour faire des gelées et des sirops.

C’est d’ailleurs à Alta que nous allons passer la nuit ce qui avec le retour du beau temps, nous laissera du temps libre avant d’affronter l’ultime étape dans des contrées beaucoup plus désertiques dont l’accès est impossible en hiver.

Nous sommes au bord d’une rivière qui donne lieu à la haute saison à des activités de canoë.

Le 08 SEPTEMBRE

L’ activité des aurores boréales était modérée hier au soir. Nous pensions profiter du ciel dégagé pour faire nos premières photos, mais il une couverture nuageuse c’est formée. Malgré ces aléas il ne faut désespérer et la patience fut récompensée. L’endroit certes n’était pas des plus photogéniques, mais bon c’est la première depuis notre périple et nous n’allons pas faire la fine bouche, d’autant que les prochains jours l’activité sera très faible avec un pronostic très élevé fin septembre…..

La journée est agréable et nous prenons une route que nous connaissons bien, surtout en hiver où nous avons eu des frayeurs à cause d’une tempête.

Ce territoire en direction du Nordkapp est occupé par les Samis et leur élevage de rennes. Paysage grandiose, mais une catastrophe écologique nous saisit. En effet pratiquement tous les bouleaux sont atteint d’un parasite qui les détruisent très rapidement, il s’agit en fait de l’agrile du bouleau. Ce parasite est dévastateur.

C’est des centaines de hectares de forêts qui sont détruit ou sur le point de l’être. En parlant avec des autochtones ils me confirment bien cette invasion depuis 2 ans.

Ce qui est impressionnant c’est de voir la désolation qui s’installe et si le parasite continue de sévir c’est tout le nord voir au delà de la Norvège qui ne possédera plus de bouleau sous très peu de temps.

Nous visitons Hammerstadt la ville qui se revendique la plus au nord du continent européen. En cours de route des rennes, en nombre, pas farouches du tout se promenaient au centre d’une bourgade, sur la route et obligeaient les automobilistes à attendre patiemment qu’ils veuillent bien se déplacer. Un spectacle hors du commun et vraiment amusant.

La ville est sympa, avec une météo presque estivale, le détour en valait la peine.

Nous logeons à Russenes sur la route qui va au Nordkapp.

Juste à côté de nous un français, Kévin, installe sa petite tente et surprise son vélo. Notre ami en effet a fait toute la route en transitant par l’ Allemagne, la Belgique, la Hollande, le Danemark, en vélo. Nous profitons de la soirée pour partager nos aventures nordiques. Quel courage !

Il faut dire que nombreux voyageurs tentent l’aventure sous toutes les formes de déplacement, en vélo, en kayak, même en mini vélo !!!

Kévin nous raconta sa rencontre avec une dame de 62 ans qui circulait en vélo couché avec une petite remorque !

Bref une bonne soirée qui se termina sans aurores boréales car une pluie fine vient de tomber.

LE 09 SEPTEMBRE

Direction GAMVIK tout au Nord. Beau temps, route absolument magnifique, quasi déserte, et tout de même des rencontres, comme ce couple de Norvégiens que nous avons rencontrer où madame parlait l’Allemand à la perfection, ainsi que des phrases en français.

Nous avons visiter un site exceptionnel le canyon de Silfar. Impressionnant et de toute beauté ! Nous continuons avec un paysage à la fois bucolique et lunaire surtout vers la fin en direction d’une bourgade avant Gamvik du nom de Kjöllefjord, nichée au fond d’un petit fjord et entourée de falaises. Tout en couleur mignon comme tout.

Le spectacle avec l’arrivée de l’Hurtigruten est fantastique.

Nous campons juste à côté d’un jeune couple d’ Allemand du Bodensee qui sont sur la route depuis 4 mois et sont fascinés par le Nord. Ils continueront leur périple vers des contrée plus clémentes la Crète.

LE 10 SEPTEMBRE

Nous roulons vers le phare de Slettnes Nous avons donc traverser la Norvège du point le plus au Sud jusqu’au Nord. Le paysage semble austère, plat, mais pas du tout car il regorge de petites plages au sable blanc et la mer bleu turquoise, une mer puissante, au loin nous voyons un orque qui ondule dans les vagues, des rochers aux formes particulières battus par des vents violents, une réserve d’oiseaux, des sentiers qui sillonnent ce paysage rude, mais au combien inspirant.

Nous sommes installés sur un endroit ou seul 3 ou 4 CC peuvent s’installer, et au loin nous voyons nos nouveaux amis de la veille arriver. Voilà un bon moment de partage avec Bjorn et Justyna qui est polonaise. Nous prévoyons une sortie aurore boréale alors que l’indice Kp sera faible mais le ciel est complètement dégagé. Quel dommage, mais la nature réserve quelque fois des surprises et nous avons eu droit quand même à quelques aurores, timides certes mais suffisantes pour ajouter à l’excitation de nos amis à qui nous avons montré les réglages pour prendre des photos. Le résultat est très encourageant et ravi tout le monde.

Belle soirée avec une bonne ambiance inoubliable.

Le 11 SEPTEMBRE

Nous partons vers Tana bru vers l’est et en cours de route nous prenons une route qu’avait trouvée Justyna et pas répertoriée dans les guides et même sur les cartes. Quelle bonne idée, une merveilleuse petite route dans un fjord majestueux, au milieu de troupeaux de rennes qui occupaient placidement la route. Au bout après 20 KM une dernier petit port de pêche croquignolet et plein de charme, Skjanes. Il fait chaud et beau 18° voilà qui ajoute du bonheur.

Nous arrivons à Tana bru après avoir traversé des hectares de forêts de bouleaux décimés par l’agrile. Désolant !

Nous passons la nuit à Tana contrariés d’être à nouveau plongés dans le monde.

le 12 SEPTEMBRE

Nous quittons sans regret Tana et prenons la E75 vers Vardo que nous connaissons bien pour l’avoir prise en hiver. Nous prenons la mesure de la beauté hivernal qui rendait cette route beaucoup plus attrayante. Arrivé à Vardo où nous faisons une halte et sans attendre nous prenons la route vers Hamningberg qui est généralement fermée en hiver.

Quelle surprise ! on change totalement de décors avec une petite route de 3m de large qui serpente dans des rochers de bord de mer déchiquetés. Absolument exceptionnel et unique en Norvège. Tout à coup nous nous trouvons nez à nez avec un troupeau de moutons, rabattu par des chiens bien entraînés.

Nous arrivons au bout de la côte ouest de la Norvège, ce petit village qui se reconstruit, il faut préciser que tout au long de cette magnifique route il y a des résidences secondaires nichées dans les falaises, accessible en hiver qu’en motoneige par les occupants. Nous passons une nuit tranquille sur un parking aménagé avec comme compagnon un minibus et un van allemand. Je tente une sortie pour voir des aurores alors tout est plombé, Une lueur verte se profile entre quelques nuages…

LE 13 SEPTEMBRE

Réveil sous une pluie et un vent violent, et nous quittons ce bout du monde pour nous diriger vers Kirkenes, dernière ville norvégienne avant l’ Urss et la Finlande et dernière escale de l’Hurtigruten.

Nous dormons sur un parking en plein centre de la ville, un peu bruyant car c’est vendredi et la jeunesse se lâche…

Rien de transcendant dans cette ville frontalière que nous quittons de bon matin en nous dirigeant vers la Finlande.

Quelle magnifique route que voilà avec des couleurs flamboyantes d’automne, une alternance de magnifiques lacs petits et grands le tout sous un beau soleil. On ne se lasse pas de ces paysages vallonnées tantôt rocailleux, tantôt boisés et ces nombreux reflets dans l’eau. Très peu de voiture sur ce tronçon de plus de 170 klm jusqu’à Inari.

Et un silence qui fait du bien à nos oreilles !

Nous arrivons à Inari et retrouvons nos campeurs allemands que nous avons rencontrés tout là haut à Hamingsberg.

Des aurores boréales furtives, alors qu’une brume épaisse nous enveloppe. Le froid s’accentue, nous allons connaître notre première gelée.

Le 15 SEPTEMBRE

Aujourd’hui au programme randonnée au Lemmenjoen parc naturel prisé par de nombreux randonneurs. Une belle balade aux couleurs d’automne et dans une nature vierge.

Après cette rando, place à la recherche de pépites d’or. Lemmenjokl est une rivière aurifère et toute la Laponie du nord exploite encore des mines d’or. Malgré mon insistance pas une paillette dans ma baté…

Mais la récompense fut toute autre alors que dans cette zone nous avons trouvé un coin de paradis tellement la nature est belle, une ciel découvert, des élans qui pataugent dans le lac en face de nous, et enfin une belle soirée d’aurores boréales, certes d’intensité relativement faible, mais un beau spectacle tout de même.

LE 16 SEPTEMBRE

Nous sommes dans le doute pour continuer notre route: parcourir la Finlande jusqu’à Helsinky, puis les pays Baltes ?

Nous prenons la direction vers Rovaniemi en passant par des routes totalement désertes, puis elles se transforment en pistes avec du coup la voiture recouverte de boue…

Un lavage à l’eau d’une rivière s’opéra à l’aide d’un seau, la voilà à nouveau un peu plus présentable. Les couleurs automnales flamboyantes, les rennes (on en a jamais vu autant), puis arrivée à Rovaviemi un retour à la civilisation.

C’est la porte d’entrée de la Laponie touristique, et nous logeons en face de la ville, tout près tout de même, ce qui nous permis de nous y rendre à pied. Ce soir bon repas (anniversaire oblige) dans un super restaurant très lapons, avec du renne au menu.

Ce camping était l’un des plus cher soit 39.50 € ! C’est l’endroit qui veut cela sans doute.

Le froid s’installe petit à petit avec un vent qui vient du nord….

LE 17 SEPTEMBRE

A près réflexion nous pensons que filer vers le sud en quittant brutalement les paysages merveilleux du Nord ce n’est pas une bonne idée d’autant que traverser la partie sud de la Finlande c’est des radars tout les 5 km une route assez monotone et que nous l’avons déjà faite sans extase particulière.

De plus c’est du plat jusqu’à la maison, ce qui ne veut pas dire que la Finlande ne vaut pas la peine d’être visitée bien au contraire.

C’est donc la direction de la Suède que nous prenons vers le parc national du SAREK pour y randonner si la météo n’est pas trop mauvaise.

Ce parc est grandiose totalement inaccessible en voiture et traversé par le fameux sentier KUNGSLEDEN (sentier royal)

Pour l’instant nous sommes arrivés à Gällivare pour passer la nuit. En cours de route nous avons visité une réserve naturelle absolument fantastique avec des rennes par dizaines qui broutaient à côté de nous.

Le temps est assez maussade et froid mais n’altère pas notre moral surtout après avoir vu ces magnifiques paysages.

La Suède est sympa, conviviale et plus ouverte que les autres pays scandinaves à notre avis bien sûr.

Ce soir nous avons eu des nouvelles de nos jeunes baroudeurs allemand et polonaise. Tout va bien pour eux.

Soirée linge propre….

LE 18 SEPTEMBRE

L ’idée était d’aller au parc national du Sarek mais vu la météo nous avons pris la direction de Kiruna ville minière et pour être précis la plus grande mine de fer du monde. Nous avons déjà séjourné ici par des températures de -30° et voilà qu’il neige, de la neige fondue certes mais dans cette région glaciale c’est habituel. Nous avons changé notre projet de randonnée pour aller plutôt à Nikkaluokta au pied de la plus haute montagne de Suède le Kebnekaise qui culmine à 2111 m. Mais à cause de la météo nous avons remis notre projet à demain car il devrait faire meilleur.

Visite de Kiruna un peu tristounet le centre, où l’animation se porte plutôt en périphérie dans les grands supermarchés qui croulent sous les denrées de toutes sortes.

Nous avons aussi visité un centre sami à Jukkasjärvi ou se trouve le fameux Ice hôtel. Les préparatifs sont en cours pour la future construction de glace qui se tiendra de novembre à avril. Nous avons eu le privilège passer une nuit dans cet hôtel il y a quelques années.

Le soir le ciel se dégage, il fait froid la nature gèle… et au loin de timides aurores boréales furtives.

LE 19 SEPTEMBRE

Le soleil est là, il fait froid mais nous voilà paré pour randonner. Nous arrivons sur le site qui est un point de rassemblement de nombreux randonneurs qui partent plusieurs jours. Mais la neige a sérieusement blanchi les sommets de ces magnifiques montagnes. Tant mieux avec le paysage automnale et cette blancheur c’est parfait pour la photo.

Nous voilà parti bien équipé pour prendre le sentier du Kapé qui dominera la région composée de méandres de lacs. Personne sur le sentier si n’est quelques rennes sauvages et une ascension pas trop difficile. Au fur et à mesure de notre progression un panorama unique s’offre à nos yeux. Une nature intacte, des couleurs, et la chance d’avoir du beau temps malgré une bise sensible. En fin d’après midi repus, nous arrivons à l’auberge qui accueille de nombreux randonneurs du monde entier. Une occasion de voir que le service tenu par des jeunes filles souriantes est très agréable.

Nous passerons la nuit ici dans ces montagnes, le thermomètre descend, çà fait du bien d’être au chaud après une si belle journée.

LE 20 SEPTEMBRE

Réveil glacé, les montagnes sont bien dégagées et le temps est calme et ensoleillé.

Nous prenons la direction vers le Nord ouest et nous passerons du coup 3 pays Suède, Finlande, Norvège.

La E45 est pratiquement déserte et la surprise du jour c’est la présence de 3 élans sur le bord de la route entrain de brouter l’herbe verte qui commence à manquer. Depuis que nous circulons dans ces pays il faut dire que les élans on en voyait surtout sur les panneaux routiers mais rarement en pleine nature. Belles bêtes massives et je pus m’approcher assez près avant qu’elles ne disparaissent dans la forêt.

De grands espaces quasiment inhabitée c’est encore ce qu’on trouve dans ces contrées alors que l’urbanisation avale tout l’espace naturel sur notre pauvre planète.

Nous nous arrêtons tout près de la frontière norvégienne pour passer la nuit. Effectivement les finlandais assez réservés sont des adeptes inconditionnels du sauna. En réalité ils ne veulent pas déranger votre espace de liberté, c’est pourquoi ils peuvent paraître bougon.

Demain nous monterons sur Tromsö.

LE 21 SEPTEMBRE

Nuit froide et gelée généralisée, mais il en plus pour décourager les nombreux randonneurs finlandais qui partent de bon matin, en famille petits et grands, très bien équipés en rando. La frontière norvégienne est juste à quelques klm et hop nous gagnons à nouveau 1 hres car en Finlande il avancer les montres d’une heure. La route est de toute beauté avec une alternance de giboulées et des périodes ensoleillées. Les sommets enneigés jusqu’à très basse altitude nous donne déjà un bon avant goût de l’hiver.

Plus nous approchons des fjords, plus le temps devient pluvieux neigeux et carrément exécrable en arrivant à Tromsö. Nous passons l’après midi dans cette belle ville du Nord où les nombreux badauds, malgré les conditions désagréables arpentent les rues commerçantes sans rechigner. Les cafés sont bondés, Tromsö est une ville qui bougent et est agréable.

Transis, nous partons en suivant le fjord pour nous installer pour la nuit dans un hameau où la vue sur les montagnes environnantes est de toute beauté avec ces éclaircies furtives et ces montagnes recouvertes de neiges et de nuages.

Nous allons tout de même guetter, face à ce fjord si nous pouvons faire des photos d’aurores, il va donc falloir s’habiller en conséquence.

Le clou de la journée c’est d’avoir été encerclé par un grand troupeau de rennes qui commencent à se rassembler pour hiverner. Alors qu’en été ils sont plutôt farouches, là, sentant l’hiver, on pouvait presque les caresser !

LE 22 SEPTEMBRE

Nous prenons la direction de Sommaroy très belle endroit avec vue sur la mer, ses nombreux îlots et son sable blanc.

Des criques aux eaux translucides pourraient appeler à la baignade, mais sous d’autres latitudes plutôt…

Le paysage globalement rappelle les Caraïbes si l’on limite la vue au sable blanc et la mer cristalline, mais le vent frais et les cimes enneigées nous fait bien rendre compte que non nous sommes dans le Nord.

Soirée furtive d’aurores boréales ce qui est une caractéristique du moment.

LE 23 SEPTEMBRE

Nous allons visiter une région oubliée des itinéraires touristiques, car nous n’avons pas trouver de référence de l’île de Ringvassoy et pourtant elle ne manque pas d’attrait bien au contraire. C’est un paysage différent, sauvage, avec des petites routes défoncées par moment, tourbières, lacs, cours d’eaux poissonneux, nature intacte, sauf des signes de la maladie des bouleaux. Au bout d’un fjord Mikkelvik qui n’est même pas un village, juste quelques maisons et son hôtel particulier réservé au pêcheurs.

Comme une pluie fine s’invitait nous retournons en fin de journée à Tromsö, pour finalement décider de retourner à Sommaroy qui a l’avantage d’un emplacement très bien et libre d’accès à n’importe quelle heure.

Nous attendons vainement pour faire une sortie d’aurores mais en vain..

LE 24 SEPTEMBRE

Soleil, ciel bleu toute la journée, des paysages époustouflants que demander de plus ?

Nous avons pris la direction du Lyngen du côté de Svensby, une alternance de montagnes enneigées sur fond bleu, même les fjords arborent un bleu azur, des prés verdoyants, des arbres flamboyants, des reflets dans les eaux de tout ces paysages nous avons vraiment une chance d’avoir eu cette neige et ce soleil aujourd’hui.

Les paysages n’en sont que sublimés.

Nous dormirons à Svensby petit camping ou il ya tout ce qu’il faut avec en prime une vue en hauteur sur le fjord.

Un voisin hollandais est venu stationné à côté de nous et nous a partager ces photos d’aurores boréales.

LE 25 SEPTEMBRE

Après une nuit infructueuse malgré nos efforts, la météo en a décidé autrement.

Toute la journée il faisait un soleil radieux et paf en fin de journée des nuages couvrent rapidement le ciel. C’est comme cela dans les pays nordiques, le temps change très vite. Il a plut dans la nuit.

Journée grise et humide nous commençons la descente en douceur. Nous retrouvons partiellement la E 6 (retour à civilisation avec sa circulation. Nous nous rendons au Vesteralen par des itinéraires beaucoup plus bucoliques et sauvages.

Cols enneigées, couleurs automnales flamboyantes, malgré la grisaille tout est beau.

Fini les campings isolés, nous hébergeons aux portes des Vesterhalen et Lofoten, donc la densité touristique se fait plus importante. , Nous avons pris la 895 petite route magnifique qui se faufile dans le fjord de Astafjorden et les montagnes.

Devant nous la mer calme, les bateaux et une plage de sable blanc…..

LE 26 SEPTEMBRE

Brumeux et relativement doux direction Vesteralen plus précisément à Myre. Que dire, les superlatifs me manquent !

Une anse entourée de pics, avec un coucher de soleil incroyable.

Le ciel s’est complètement dégagé, et à Sortland nous avons fait quelques achats. De nombreux croisiéristes arpentent le petit centre ville.

Tous les centres villes se ressemblent avec les mêmes chaînes de magasins et cet uniformisation me font penser que notre Alsace est belle ! Trêve de nostalgie, les Vesteralen déroulent majestueusement ses atouts boudés par les touristes qui préfèrent envahir les Lofoten et bien tant mieux, cela rend cette région authentique.

Nous sommes encore dans l’émerveillement de ce coucher de soleil qui tire en longueur pour notre plus grand plaisir.

LE 27 SEPTEMBRE

Une journée spéciale aujourd’hui car cela fait plus de 3 semaines que les prévisions Kp annoncent des aurores boéales exceptionnelles pour cette fin de semaine.

Il fait beau pas un nuage, c’est donc vers les Lofoten que nous irons.

Départ des Vesteralen et à Melbu nous embarquons pour nous retrouver non loin de Svolvaer que nous connaissons bien. Les Lofoten sont bien entendus un haut lieu du tourisme et pour cause.

Nous passons l’après midi à Svolvaer, quelques achats, coiffeur, et nous voilà prêt pour assister à ce formidable spectacle de la nature.

Déjà la question cruciale quel endroit choisir pour l’observation optimale. Un mauvais choix peut vite faire se transformer en un échec comme cela est arrivé à de nombreux photographes qui se sont installés face à la baie de Reine qui est bien sûr un spot très prisé. Mais ce soir là alors que les pronostics étaient favorable, pas d’ aurores.

Nous avons décidé de nous installer dans un coin nettement moins fréquenté dans les environs du petit port de pêche de Laukvik face aux Vesteralen.

L’attente fût compenser par un extraordinaire coucher de soleil. Quelle beauté ! Mais toujours rien alors que l’application donnait une visibilité immédiate et forte. Avons nous choisi le mauvais endroit ? Nous décidons de poursuivre la route en direction d’une magnifique baie juste à côté. Et tout d’un coup surgit une traînée de derrière une montagne. Et c’est là qu’il faut pouvoir s’installer dans les meilleures conditions pour éviter les pollutions lumineuses fixes et mobiles comme les voitures. Sécuriser l’endroit, réglage du matériel qui n’est une mince affaire alors que le coucher du soleil se laissait encore un peu voir. Bref l’excitation est à son comble et le spectacle commence. D’abord timide puis de plus en plus intense Quel spectacle ! Lorsque le Kp est trop fort comme c’est le cas aujourd’hui (6) on peut être déçu car cela forme comme un brouillard céleste. Mais la patience paie. C’est en fait pratiquement toute la nuit que dure ce festival. Nous changeons d’endroit à plusieurs reprises, mais content d’avoir fait aussi le bon choix du site.

Il faut aussi dans ces moments, savourer du regard ce formidable événement naturel hors du commun.

Nous avons eu une chance extraordinaire de pouvoir assister à cela.

Ce cocktail d’un ciel dégagé, d’un coucher de soleil unique et cette manifestation céleste est quelque chose qu’on ne pourra oublier.

LE 29 SEPTEMBRE

Nous commençons le retour en zigzag par la Suède. Le Silvervagen vers la mer de Botnie avec une route presque déserte si ce n’est que quelques rennes, et surtout des couleurs automnales magnifique, malgré la pluie.

Nous nous arrêtons à Lycksele, charmante bourgade avec son lac et son camping 5 étoiles tout a fait abordable 23 € tout compris, douche, sauna, électricité, cuisine, sanitaires etc …et d’une propreté remarquable.

La Suède mérite vraiment d’être visitée. Les maisons sont belles et bien entretenues avec des terrains bien tondus comme un terrain de golf. De véritables joyaux se cachent dans les forêts, et il ne faut pas hésiter à sortir des sentiers battus pour découvrir ce pays. Les prix sont plus abordables que la Norvège et la Finlande me semble-t-il.

Le 30 SEPTEMBRE

Réveil frais et ensoleillé et poursuite en direction de la E4 qui longe la Baltique. C’est moins spectaculaire mais des surprises le long de cette route bien fréquentée. Alternance de portion d’autoroutes, de 3 voies, 2 voies.

Nous poursuivons par Puttegarten pour rejoindre l’ Allemagne où nous avons fait plusieurs haltes.

le 1 2 3 4 octobre

Descente en douceur et fin du voyage avec une visite de Hambourg qui vaut la peine. Nous avons de la chance c’est férié, journée de la réunification donc la circulation est plus aisée. Le port de Hambourg est pittoresque avec une ressemblance avec Amsterdam.

Fin d’un nouveau voyage dans ces contrées fascinantes où la recherche d’une forme d’un voyage hors norme se perd par la transformation rapide de la Norvège. Il reste toutefois de nombreux endroits sauvages avec une densité très faible d’habitants. L ‘exemplarité écologique de la Scandinavie n’est pas aussi visible qu’on pourrait le supposer et souvent même en retard par rapport à la France et l’Allemagne dont la population est nettement plus nombreuse.

Faible densité, nature fabuleuse, sont des atouts indéniables mais nous avons constaté que la préoccupation écologique n’est pas celle que nous citons souvent en exemple. Consommation galopante avec des produits industriels, peu de bio dans les étales, sacs plastiques encore beaucoup trop présents aux caisses, tri des déchets oui mais le recyclage très aléatoire avec des incinérations et enfouissement encore trop important, plages polluées par des déchets issus de la pêche, élevages de saumons suspects…

Même s’il semble que beaucoup de voitures électriques ou hybrides circulent, cela se cantonnent dans les grandes villes, des éoliennes commencent à fleurirent un peu partout même dans des sites fabuleux comme Sommeroy.

Beaucoup de pollution visuel comme de nombreux sites de dépôts plus ou moins sauvages où pourrissent de gros engins de chantiers.

Maintenant, en tant que touristes et intrus nous ne sommes sans doute pas bien placés pour donner des leçons alors que nous profitons des infrastructures comme les ponts et tunnels absolument extraordinaires.

C’est un monde de paradoxes où il est plus facile à dire que faire…

Si vous avez des avis sur la question merci d’utiliser la section forum du site pour enrichir nos expériences et connaissances Merci.

Précédent
Précédent

Le désert de BARDENAS vous connaissez ?

Suivant
Suivant

ECOSSE AVRIL 2018