Le MAROC

Nous voilà en route pour le Maroc. C’est une première.

Traversée de la France et de l’ Espagne en longeant la côte. Le temps n’est pas au beau fixe mais c’est l’hiver.

Sans nous attarder à Gibraltar où nous ne trouvions pas de place nous décidons de prendre le ferry à Algéciras.

Le chargement dure assez longtemps vu le nombre de camions mais la traversée jusqu’au Maroc est rapide. 1hres 30.

Nous accostons de nuit, avec un orage et une bonne pluie.

Ls contrôle douanier est très stricte.

Un enregistrement sur le bateau, un contrôle policier avant de sortir du ferry, un nouveau contrôle policier, enfin la douane qui enregistre le véhicule, un contrôle douanier et un dernier chek point avnat de pouvoir nous intaller pour la nuit sur le parking du port, avec une musique qui nous aura accompagnée toute la nuit.

Mais il est facile de changer de l’argent sur place.

Le lendemain enfin nous quittons le port.

Première impression tout est vert ! Il faut dire quer le Maroc connait un hiver exceptionnel aux dires des voyageurs rencontrés en cours de route. Pluie, tempêtes, tempête de sable, neige et très grande fraîcheur voir du froid dans certaines régions.

Nous commençons notre migration vers le sud en prenant l’autoroute quasi déserte ce dimanche. L’accueil est toujours très sympathique.

Premier arrêt KENITRA, ville qui grouille. Le camping est sommaire mais bien gardé et le souk est un dédalle de ruelles. L’ambiance est là, épices, fruits, légumes vêtements, chaussures etc. Quelle ambiance !

La pluie s’est arrêtée mais pas pour longtemps. Nous décidons le lendemain de continuer notre route vers le sud. Après avoir pris le centre ville c’est un véritable challenge pour circuler, çà fuse de partout !!

Autoroute payante mais pas chère et surtout de qualité.

Deuxième arrêt à Mohammadia près de Casablanca dans un camping agréable et des commerces à proximité. Nous achetons à un vendeur 2 belles daurades bien fraîche. Un véritable délice.

On pourra vraiment regretter les multitudes de déchets qui jonchent les forêts, les rues, et au milieu de tout cela les moutons et les vaches qui paissent….

Par contre RABAT est une ville propre, un contraste saisissant !

Nous voilà déjà bien engagé dans le sud ou nous arrivons dans une belle station “balnéaire” de OUALIDIA;
Nous stationnons sur un immense parking pas loin de la plage avec un accueil chaleureux du gardien.

A peine installé nous devons déclinons toutes les sollicitations des vendeurs, qui arpantent le parking.

Belle ballade dans la ville qui domine l’océan, c’est de toute beauté !

Les gens sont très gentils et toujours un sourire, un bonjour, un mot. Le dépaysement est total avec ces échoppes de tout, ces vendeurs qui déballent sur les trottoirs.

Nous nous rendons sur la plage et un spectacle vraiment magnifique nous attend, avec un océan puissant qui fracassent ses vagues sur les rochers.

Les connections internet ne sont pas toujours disponibles, donc voici principalement des images de notre voyage a travers le Maroc.

Des gens très gentils, des paysages à couper le souffle, un saut dans le passé etc…

Dans tout le Maroc il y toujours quelqu’un dans le paysage soit assis sous un arbre attendant un taxi, ou un berger avec son troupeau de chèvres, de moutons où de vaches.

mpLes marchés locaux sont vraiment un dépaysement, entre les produits des champs, des poulets tués sur place, ainsi que des moutons, des vendeurs de bric et de broc, des coiffeurs, des dentistes on trouve de tout même nos vêtements usagés que nous mettons dans les bennes de collecte….

Le déplacement se fait surtout à dos d’âne ou en carioles tirées par des mulets ou des chevaux.

Nous sommes en route vers Agadir en longeant la côte atlantique. Epoustouflant, et toujours des enfants tout sourire qui nous salut de la main.

La route des ARGANIERS….

Des chèvres agiles qui grimpent sur les arganiers.

Non ce n’est pas encore le désert, mais de gigantesques dunes.

Nous sommes le 6 mars et sommes à AGLOU sur le bord de mer près de TINZIT.

Un premier bilan de notre voyage, le Maroc est un beau pays ou se mélange le “modernisme”, la tradition, la religion et une volonté de développement.

Le pays est pillé par la France et le Canada où malheureusement les cerveaux qui seraient si utile à ce pays, le quitte pour des mirages alors que le potentiel est énorme.

De longues plages extraordinaires, des ressources agricoles locales, des richesses comme l’Argan, l’élevage, le Maroc pourrait être un exemple de synergie de l’homme, la nature, le commerce, le tourisme, l’agriculture et la pêche.

Pourtant il y a tant à faire déjà dans le domaine dans la collecte des déchets, une véritable plaie qui gâche les beaux paysages, mais le Maroc doit rester authentique sans vendre son âme.

Nous avons passé 2 nuits dans un camping, face aux rouleaux de mer près d’ AGADIR. Comme dans tous les campings, de nombreux français retraités qui passent l’hiver au soleil quoique cette année c’est exceptionnellement pas top aux dire des résidents temporaires.

Nous avons de la chance le beau temps commence à l’installer pour un moment avec des températures agréables de 20 à 26 degrés mais frais le soir.

A l’entrée de chaque ville ou village important la police ou la gendarmerie royale contrôle le flux. Et surtout contrôle les excès de vitesse impitoyablement, alors que les marocains sont assez sages dans la conduite, sans doute à cause de ces nombreux contrôles.

Parking pour les carioles se rendant au marché.

Après avoir traversé plusieurs petites agglomérations et tentant de nous arrêter tant qu’on peut se garer près des commerces locaux, nous arrivons dans la station balnéaire d’ AGLOU.

Dans le camping local nous faisons connaissance d’ Abdhella K. peintre connu pour ses merveilleux dessins qu’il dessine en tableaux mais aussi sur les véhicules.

Sans hésiter nous faisons taguer notre véhicule pour 600 DR soit 60 € avec une magnifique fresque marocaine.

Nous visitons la contrée et nous allons de surprises en surprises comme les “maisons” troglodytes de pêcheurs dont certaines sont en rénovation.

Et bien sûr en cours de route les nombreux troupeaux de chèvres ou de moutons patiemment gardé par le berger.

Nous quittons AGLOU en longeant l’océan par une route magnifique et arrivons à notre point de bifurcation à SIDI IFNI pour aller fin de semaine GUELMIM pour assister au marché des dromadaires.

La cité de Sidi Ifni est agréable avec ses commerces, son marché de poisson frais, ses boutiques, ses restaurants et est surtout propre.

Bien sûr en CC on fait toujours des rencontres sympathiques et d’échanger des tuyaux sur des points intéressants à visiter.

Voilà que nous croisons un troupeau de dromadaires ! Cela nous change des rennes….

Nous avons passé une nuit à SIDI IFNIT et le lendemain nous avons visité les fameuses arches de la plage de LAGZIRA.

Pour ceux qui sont fatigués sur la longue plage le dromadaire est une bonne alternative…



Après une pause dans un camping à 22 km au sud de SIDI IFNIT, nous avons pu faire notre linge.

Nous avons entendu parler de la fête des amandiers à TAFRAOUTE et changeons nos plans. Comme de toute façon nous allons quitter le bord de l’ Océan autant aller voir cet évènement annuel.

La côte Atlantique est très souvent brumeuse voir carrément avec du brouillard même en été et cela peut durer la journée. La grisaille reste accrochée à la barrière montagneuse juste après les plages.

Avantage fraîcheur au bord de l’eau et canicule dès qu’on rentre dans les terres.

Mais quelle merveilleuse route en direction de Tafraoute !

Une route, tantôt une piste nous roulons à des altitudes de 1200 mètres en moyenne.

Il fait 25°….

Au début des arganiers au milieu d’un sol pierreux et au fur et mesure des paysages désertiques, et rocheuses à couper le souffle.

Les villages que nous traversons sont magnifiques et bien tenus.

Après la longue route nous arrivons à TAFRAOUTE.

Nous allons dans un petit camping juste à côté des festivités qui vont durer 3 jours.

Le dépaysement est total !

Les cavaliers font de belles démonstrations de charges guerrières qui se terminent devant la table d’honneur avec des coups de feu tirés au sol !

Place aux chants et aux danses locales !

Cette petite localité qui fête les amandiers doit faire face à une sècheresse qui a décimé ces arbres en grand nombre.

Les dates de ces festivités ne sont connues que lorsque les amandiers sont en fleurs.

Malgré le froid qui peut être rigoureux il fait 30° aujourd’hui mais le soir les températures fraîchissent vite.

Nous avons hâte de découvrir les environs…..

Nous visitons un petit village berbère en phase de reconstruction. On se demande comment les rochers tiennent en équilibre….

Ce soir c’est la fête des amandiers qui se poursuit à Tafraoute. Beaucoup de monde qui circule sur la place public et dans le souk. Costumes locales, beaucoup de femmes voilées et même les jeunes. Mais derrière ce voile çà drague….

Nous mangeons au restaurant ce soir avec de bonnes tajines. Le cout est très bon marché, mais comme il n’y pas d’alcool de proposé çà réduit aussi la facture…

L’ambiance est bon enfant et des chapiteaux regroupe des exposants de dattes, d’huile d’argan, d’amandes, de soins cosmétiques, de l’artisanat. Tafraoute est la capitale des babouches, nous avons donc acheté des babouches pour la famille…

Il a fait chaud et la soirée est agréable.

Nous quittons le camping où nous sommes à cause du mauvais caractère du gérant qui contrôle fait et geste.

La douche est fermée à clé et il attend derrière la porte.

De plus ce jour il pique une crise de colère contre tout ce qui le dérange. Ni une ni deux nous plions bagages et nous ne serons pas les seuls. Et tant mieux nous nous installons sur une aire de stationnement idyllique en pleine nature. Certes nous devons subir le défilé des vendeurs à la sauvette, souvent des enfants mais aussi des vendeurs qui fournissent tout ce que nous pouvons avoir besoin.

Aussi nous cédons sur une proposition de tajine absolument excellente pour 150 DR très copieux pour deux.

Pains, stores, réparations en tout genre, coiffeurs, oeufs, pâtisseries, ramassage des poubelles, linge, bref tout y passe.

A la longue cela devient fatigant.

Soirée au centre du village bondé de monde et bonne ambiance tant que pour les adultes, la jeunesse et les enfants qui prennent plaisir devant des stands de jeux très rudimentaires mais qui ont un succès fou auprès des enfants tout excités.

Dernière journée à Tafraoute toujours sous un ciel bleu et la chaleur.

Nous faisons une randonnée au milieu d’une nature écrasée par le soleil mais tellement splendide.

Nous passons devant un campement de nomade avec leur troupeau de chèvres et moutons.

Pas de scorpions, ni de serpents venimeux comme le cobra égyptien en vu qui font de nombreuses victimes au Maroc surtout les femmes qui ramassent l’argan.

Nous sommes arrivés au sommet d’une crête qui sépare une vallée avec au loin de petits villages.

Nous quittons cette charmante localité de TAFRAOUTE. Direction vers la frontière algérienne vers ICHT.

Quelle route ! le désert marocain est surtout pierreux.

A la sortie de Tafraoute un artiste c’est mis à peindre d’immenses rochers.

C’est la journée la plus chaude que nous connaissons Près de 40 degrés…

Nous traversons les gorges de Manaour. Quel spectacle !

Sur le parcours nous traversons des oasis, dès qu’il y a de l’eau il y a de la vie.

La route est par endroit très sinueuse.

Impressionnants paysages. Les gorges sont normalement traversées par un cours d’eau à sec mais qui se remplit très vite en cas de pluies.

Nous arrivons à notre destination, un camping hôtel au milieu de nulle part.

Mais lorsque nous arrivons il y a une activité intense dans ce camping. Un rallye automobile fait étape dans cet endroit.

Gros camions hélicoptère, beaucoup de monde qui s’affaire en attendant les pilotes.

Le propriétaire d’emblée nous dit que tout est pris qu’il y pas de place et nous envoie un peu plus loin dans une ferme qui accueille les CC, tout en nous précisant que si on veut venir boire de l’alcool il n’y a pas de problème.

Mais l’endroit nous convient parfaitement au milieu des palmiers et des dattes.

Au moment où j’écris il est 21 hres et il fait encore chaud.

Le lendemain nous prenons la direction à travers le désert sur la seule route qui mène à TATA.

Quel paysage ! Entrecoupé d’oasis cette route est très très peu fréquenté.

Tantôt lunaire, un mélange de sable et de pierres et des espaces verdoyants avec les oasis.

Les arrêts sont fréquents pour photographier.

Le paysage très épuré avec quelques arganiers qui ont repris vigueur avec les pluies de février, c’est maintenant le soleil, la chaleur qui s’installe.

La population des oasis que nous traversons sont plutôt de peau noir et les costumes traditionnels ont traversé les millénaires.

L’irrigation des oasis permet la culture des palmier à dattes et de la luzerne pour le fourrage des animaux.

Des dromadaires qui déambulent tranquillement dans le désert.

Les déserts de sable au Maroc sont rares. Notre programme c’est d’en visiter si tout va bien.

Les rencontres avec d’autres voyageurs sont toujours de bons moments.

Nous arrivons à TATA et trouvons une bonne place au dessus de l’oueb qui est rempli d’eau. Il faut dire qu’une bonne pluie bienfaitrice qui aura durée 4 jours sans interruption au point d’embourbé les touristes en camping car a mis fin à la sècheresse.

La petite ville de TATA avec ses commerces sous les arcades

L’activité de la jeunesse, surtout les garçons, car la ligne de démarcation est encore très présente entre les garçons et les filles, c’est la baignade dans l’oued de TATA.

Aujourd’hui nous ne sommes plus sollicités pour des demandes de boisson et autres qui devenaient un peu embêtant à la longue, même qu’ils sont très gentils.

Nous quittons TATA pour poursuivre vers FOUM ZGUID sur la route vers MERGOUZA.

Nous allons de surprises en surprises avec des paysages désertiques magnifiques. Toujours des oasis qui ponctuent la route de ce sud est marocain sublime.

Les arrêts sont fréquents pour admirer et photographier des paysages lunaires et l’impression d’être sur une autre planète.

Tout à coup un nouveau paysage. Cette fois nous longeons un grand canyon avec au fond une rivière asséchée mais qui curieusement refait surface par endroit pour alimenter un oasis luxuriant.

Même sur cette route déserte loin de toute circulation on fait de belles rencontres, comme ce courageux canadien de Montréal qui affronte solitude, soleil écrasant en vélo.

Jean Philippe tout sourire après l’hiver canadien particulièrement froid, n’hésite pas devant le désert et la chaleur.

Un échange comme on en fait que dans les voyages insolites.

Le camping de FOUM ZGUID est décidemment un endroit formidable. Tout de suite nous nous sommes sentis à l’aise.

Bien entretenu sous les palmiers et surtout avec Rachid le patron qui est d’une gentillesse et une disponibilité pour rendre le séjour le plus agréable.

Pains frais gratuit pour les campeurs tous les matins et c’est avec plaisir qu’il vient prendre un expresso chez nous.

Les repas servis au restaurant sont excellents : couscous, tagines même de la bière ou du vin.

Il fait chaud mais le ciel est voilé et aujourd’hui nous partons dans le désert avec un guide plus précisément dans le parc national d’ IRIQUI.

Organisé par Rachid du camping nous partons sur les pistes en Toyota 4X4 ave Mohamed, Touareg qui sera notre guide pour la journée.

Journée inoubliable tellement cette expérience est unique.

Il y a 2 offres soit une journée avec repas pris dans le désert à l’endroit du départ du mythique DAKAR ou bivouac dans le désert sur 2 jours.

Nous avons prix la formule d’une journée qui pour une première expérience dans le désert nous a comblé.

Je laisse parler les images.

Camp de nomades

Beaucoup de pierres fossiles

Le désert de sable

Sur le sommet d’une haute dune avec notre authentique nomade et guide Mohammed.

C’est avec regret que nous quittons Rachid et FROM ZGUID en direction de AGORA.

C’est le jour du souk à Zagora quelques oranges et mandarines et nous décidons de monter vers Ouarzazate pour visiter le spot incontournable du Maroc, les gorges de Dadès et Todra.

Ici se sont les dromadaires les rois….

Une nuit dans un camping à Ouarzazate prisé par les touristes de passage avec à la clé une bonne tajine et un petit déjeuner dans un décor berbère.

Un peu d’eau et tout le monde à l’eau. Les tapis confectionnés sont lavés et sèchent au soleil

Nous arrivons tranquillement dans les gorges de Dadès et c’est dans le canyon plus précisément sur un parking de l’Hôtel Majorel, avec une superbe vue sur les gorges que nous passerons la nuit.

Les hauts sommets enneigés de l’ Atlas nous accompagnent vers les gorges de Dadès

Randonné au fond du canyon et partage rigolo avec nos voisins suisses….


Les amandiers sont en fleurs et les figuiers bourgeonnent. Nous sommes à plus de 1500 mètres

la montagne des pattes de singe, qu’on devine en regardant bien.

Après une nuit bien fraîche, tout comme la douche nous partons vers ERFOUD, la “capitale” des fossiles et des météorites.

Les enfants qui profitent dès notre passage n’hésitent pas dans certains cas de bloquer la route pour mendier, au point même qu’un enfant s’est accroché à la porte et a réussi à l’ouvrir.

Il faut être très ferme avec eux et cela devient très agaçant à la longue.

Au camping de Erfoud, là aussi l’insistance des propriétaires camping pour faire des sorties en 4x4 ou acheter dans leur échoppe finit par devenir très énervant.

Lorsqu’on se promène dans les rues les .salutations intéressés finissent aussi par agacer et les techniques des rabatteurs sont bien rôdées. Nous nous sommes laissés embarquer ainsi à TINGHIR très belle ville où nous avons finit dans une belle échoppe de tapissier. Nous avons acheté une petit tapis pour notre cc, mais au bout d’un moment notre fermeté a fini par décourager notre rabatteur. Grâce à lui toutefois nous avons parcouru les belles ruelles sinueuses de l’ancien quartier juif de Tinghir.

La route qui mène à DADES

Tout en roulant vers Erfoud, les dromadaires, les possibilité d’acheté des minéraux, et une curiosité les Khettaras qui sont des systèmes d’irrigation qui alimentent en eau des oasis de plus de 1500 ans, Malheureusement le pompage a remplacé ce système unique et il ne reste que des visites possibles au fond des Khettaras.

Au sommet de ces monticules un trou qui permet de faire remonter l’eau qui circule dans les galeries.

Des mini tornades très courantes dans le désert.

Notre destination c’est MERZOUGA réputée pour ses grandes dunes de sable très près de l’Algérie.

Merzouga est un lieu très touristique ou les bus arrivent avec des groupes qui partent bivouaquer en dromadaires et dormir dans le désert.

Quad, randonneurs, 4x4 arpentent ces magnifiques dunes.

Le Ramadan, fête religieuse pour le monde musulman commence aujourd’hui.

En nous baladant dans Erfoud, citée comme partout au Maroc grouillante, nous nous posions la question comment les nombreuses terrasses de café allait “survivre” à cette fête ou le jeûne est obligatoire à partir du levée du soleil.

Nous avons posé la question à un sympathique vendeur qui nous disait que durant ce mois le comportement des gens ne sont pas normaux.

Les cafés sont désertés et n’ouvre que le soir, et c’est donc un manque à gagner important.

Cette fête est avancée chaque année vers l’hiver pour pouvoir mieux supporter le jeûne surtout hydrique……

Ici dans le désert pour l’instant nous ne voyons pas encore le changement, car tout est calme et silencieux.

Les touristes de retour du bivouac….

Nous nous sommes bien plu à Merzouga, dans ce désert à nos pieds entre une matinée de quad inoubliable dans les dunes, les couchers de soleil, la toute petite ville qui vit au rythme du Ramadan qui rend les gens quelque peu bizarres, parfois agressifs ou totalement amorphes.

Après 4 nuits magiques dans cette nature exceptionnelle, sous la chaleur très supportable, nous levons le bivouac pour nous diriger vers le nord en direction de Fès.

Un dernier convoi de touriste devant notre CC.

La route vers Fès est absolument magnifique. Nous nous arrêtons pour une nuit dans les gorges de ZIZ.

Nous circulons à des altitudes allant à plus de 2000m et bien sûr les paysages changent à ces niveaux.

Les derniers oasis….

Nous sommes dans une nasse géographique plus nous allons vers le nord plus nous nous rapprochons de Tanger et de quitter le Maroc.

Nous optons pour la poursuite de la route vers AZROU. Les villes que nous traversons sont plus “riches” et grouillantes. La jeunesse à la sortie des écoles et lycées sont un signe d’une grande vitalité du Maroc.

Du “modernisme” on passe à la vie pastorale inchangée depuis des millénaires et tout cela se mélange.

La mendicité est une pratique très courante, chez les enfants, les adultes et on finit par devenir froid devant ces sollicitations.

Les régions que nous traversons on voit des palais, des résidences luxueuses pratiquement pas occupées et des gens qui vivent dans des conditions très précaires.

On est pas loin des 2000 m d’altitude ou les hivers sont froids et enneigés.

Les forêts de cèdres commencent à se faire voir, ainsi que des pâturages immense qui ressemble à la Mongolie.

Des chevaux, des milliers de moutons, et des meutes de chiens errants qui attendent sur les petites aires de stationnements des voitures qui s’arrêtent.

Les chiens aussi prennent cet air dépité pour mendier quelques choses….. Ces meutes sont un problème et peuvent être vecteurs de la rage.

Les paysages sont bucoliques et verdoyants. Quel contraste en si peu de temps.

La forêt de cèdres est habité par des singes qui se promènent sur la route.

Un beau spécimen de cèdre….

Nous arrivons à AZROU. Tout est vert et les cerisiers et les abricotiers, pommiers sont en fleurs.

Des rencontres avec d’autres voyageurs, les conversations sont toujours intéressantes sur les expériences vécues et les itinéraires qui vaillent la peine.

Nous profitons de visiter IFRANE, localité particulière d’altitude (nous sommes tout de même à 1700 m), dont les maisons sont typiquement de style européen, enfin on se croirait dans des lotissements français.

Cette ville possède des parcs très bien entretenus et végétalisés avec des plantes qu’on retrouve en France comme des fortisias en fleurs, vraiment on ne se croirait plus au Maroc.

Il faut dire que c’est les français qui sont à l’origine de la construction de la ville.

C’est le Ramadan et comme ailleurs c’est calme, les terrasses de café sont fermées.

Mais les jeunes s’adonnent au football, garçons et filles ensemble et je voyais bien qu’ils cherchaient à me faire jouer avec eux, ce que je fis avec plaisir.



Nous nous interrogeons sur la suite du voyage car il n’y a pas beaucoup d’alternatives, soit monter vers Fès et redescendre au sud était ridicule, soit aller voir les fameuses cascades de OUZOUD.

Ce choix s’imposait malgré qu’il fallu faire 300 km en direction de MARRAKECH.

La route traverse des localités comme KINEFRA et la capitale des oranges BENI MELLAL. Une erreur de parcours nous amène à un magasin très bien achalandé d’huile d’olive de production locale.

Des couleurs et de la verdure

La route d’AZROU et MARRAKECH est très agricole et fertile. Arbres fruitiers, blé, légumes, pâturages, cette grande région semble être le grenier alimentaire du Maroc.

Grâce à la présence de l’eau, si rare pourtant, la terre donne ses fruits.

Nous quittons la route principale pour nous rendre aux cascades d’OUZOUD et là le plus dur arrive en montant une petite route ou 2 véhicules peuvent à peine se croiser et sans garde fou bine sûr.

Mais des paysages à couper le souffle.

La petite route est en bas à gauche et le ravin à droite…

En arrière plan on aperçoit les cîmes enneigées de l’Atlas

Les sorties des écoles est un spectacle impressionnant. On dirait une fourmilière et les enfants marchent beaucoup même si un système de ramassage scolaire est très pointu.

La démographie au Maroc doit être galopante…..

Sortie d’un lycée beaucoup plus “sérieuse”…

Je crois qu’on a du souci à se faire avec notre système éducatif qui décline..

Nous arrivons dans la petite localité d’Ouzoud avec ses nombreuse échoppes pour touriste et un super endroit pour nous poser.

Malheureusement le soleil du matin était en face, pour les photos c’est pas top….

Il faut descendre des centaines de marches pour arriver au bas des cascades avec des échoppes de et restaurants tout le long.

Nous quittons OUZOUD, lieu paisible en pleine nature, et direction Marrakech.

L’auberge où nous avons pu nous installer était vraiment super. Calme, piscine, nature, silence et des coupures d’électricité chose qui arrive. Le propriétaire était bien embêté car la pompe qui alimente l’eau du site ne fonctionne pas sans électricité.

Le groupe électrogène que nous avions aura donc finalement servi pour dépanner, à la grande joie du patron, car la panne dura assez longtemps.

Il n’y a pas d’autres options que d’aller à Marrakech pour éviter de revenir sur nos pas.

Hésitation et finalement ok pour affronter cette ville tumultueuse. Mais avant cela nous nous prenons un peu de repos dans un hôtel, situé à 16 km de Marrakech qui a des places réservées pour camping cariste. Parti pour un jour, nous sommes finalement restés 3 jours.

C’est un hôtel tenu par 3 copains français quasi de luxe, avec une très grande piscine, restaurant, jacuzzi, qui reçoit des touristes tout au long de l’année.

Nous voilà transformé en touristes charter… Mais nous nous sentions tellement bien que cet entracte était plus qu’apprécié.

Paysage bucolique et arboricole entre Ouzoud et Marrakech avec des sommets enneigés de l’Atlas.

Jusqu’à la dernière minute nous hésitons pour aller au centre de Marrakech pour affronter la circulation.

Finalement en slalomant entre les milliers de mobylettes, taxis, piétons et voitures qui fusent de partout, nous arrivons sur un parking gardé tout près de la place de Jemaa el fna.

Le temps se couvre et la pluie tombe en soirée. Heureusement que dans la journée nous avons pu profiter sous le soleil de visiter la Médina. Incroyable toutes ces marchandises, ces ruelles à s’y perdre.

Bien sûr les sollicitations des commerçants, le marchandage, font partie du folklore local.

L’attraction de la Place Jemaa el Fna les charmeurs de serpents…

La bruine, puis la pluie se met à tomber et les températures rafraîchissement brutalement.

Un resto et nous filons sur la Place qu’il faut visiter le soir. Quel dommage que la pluie gâche l’ambiance. Tout ces vendeurs de brochettes, couscous, tagines, si bien achalandé font un peu grise mine. Déjà que c’est Ramadan et voilà la pluie !

Mais la pluie dure jamais longtemps, et cela fait un bon nettoyage de la ville, on annonce déjà plus de 30° fin de semaine

Le mulet ou l’âne reste encore un très important moyen de locomotion au Maroc.

Nous quittons Marrakech dans la grisaille et avec des températures de 11 °.

Nous prenons le petit déjeuner dans une pâtisserie très prisée avec d’excellentes viennoiseries.

Et sans tarder direction la côte atlantique vers Casablanca.

Au fur et à mesure de la roulade le ciel se dégage et le soleil refait son apparition. Nous allons à Mohammedia dans un camping que nous connaissons déjà.

Quelques emplettes et première pastèque. Mais pas assez mûre. La nourriture n’est vraiment pas chère, même si à la radio il parle d’inflation sur l’alimentaire.

Nous sommes devenus spécialistes de tajine fait maison absolument excellente. Un plat qui ne coûte pas grand chose et vite fait. Nous sommes encerclés d’allemands en voyage organisé et rencontrons une famille avec 5 enfants partie faire un tour du monde en bus aménagé. Grâce à ses talents d’homme à tout faire il a pu nous réparer une sécurité de porte qui a bloqué.

Le vent souffle en rafale et l’océan est démonté, mais dès le lendemain tout redevient calme et les temprératures remontent.

Direction RABAT pour la visite. Un parking bien situé juste à côté des remparts de la médina.

La capitale est une belle ville, propre, rien à voir avec Marrakech. La médina est un pure plaisir à visiter. Aucune sollicitation à acheter, et on trouve de tout la qualité comme le bric a brac.

Dans la ville les artères commerçantes sont bien achalandées et surtout on trouve des vêtments et des chaussures à des prix imbattables.

Par exemple des pantalons hommes de marque à 15 euros, des chaussures à 35 € et et des montres Rolex à 80 euros…..(mais là pour le coup des contrefaçons en vitrine, des bijoux magnifiques etc….)

On fait des km dans la médina sans s’ennuyer tellement il y a des choses à voir, sentir, déguster. Les gens sont d’un gentillesse et personne qui pousse à la consommation. Un très bon moment.

Visite aussi du bord de mer de Rabat.

Il y a beaucoup de bouquinistes à RABAT

De belles vagues sur le front de mer de Rabat

Nous voilà à nouveau à Kenitra avec son souk immense, agréable. Nous restons un peu avant de reprendre la route vers le nord à ASILAH.

Les camping n’ont pas de bons commentaires, mais nous trouvons une belle place pour visiter cette très belle petite vile aux allures grecques avec sa vieille ville colorée.

Beaucoup de touristes espagnol qui profitent du long WE de Pâques pour se rendre au Maroc et dans cette belle citée.

Nous serons là pour 3 jours car les ferrys pour rejoindre l’Espagne sont tous complet vu l’importante migration des espagnols.

Nous avons de suite fait un première visite très agréable de cette charmante citée et un spectacle amusant en sirotant un thé vert en terrasse, se sont les vendeurs à la sauvette qui essaient par tous les moyens de vendre leurs lunettes de soleil, pierres trafiquées, rouge à lèvres, colliers….

Les ruelles sont bien nettoyées.

Nous passons nos derniers jours au Maroc dans la charmante citée d’ ASILAH.

Les marocains adorent les lampadaires. A chaque entrée il y en a plein !

LE BILAN

Tellement d’images qui se bousculent dans nos souvenirs, de rencontres et de dépaysement.

Les marocains sont vraiment sympas. Toujours souriants, une parole en se croisant, serviables, commerçants, gentils et surtout débrouillards et roublards pour certains….

Nous n’avons que fait de bonnes rencontres. Les enfants sont souriants, plein de vie et le football est un fédérateur car il n’y a pas un village même reculé qui n’a pas son terrain de foot.

Vous avez un problème de voiture ? ni une ni deux quelqu’un saura vous dépanner de manière efficace, rapide et pas cher.

Je suis allé chez un barbier pour me faire un peu la barbe, tout un rituel à l’ancienne et au moment de payer il ne voulait rien.

Un couple de français avec des enfants en bas âge avait une fuite d’eau dans leur camping car. Je leur dit de ne pas s’inquiéter l’affaire va se régler. Je demande à un ouvrier de chantier qui travaillait côté s’il pouvait les aider. Spontanément il vient voir le problème, voyant qu’il n’arrivait pas à le résoudre il téléphone à un pote qui arrive de suite et en un quart d’heure le problème était résolu.

C’est comme cela au Maroc !

Bien sûr il y a des riches voir très riches et des pauvres voir très pauvres. Mais tout cela cohabite. On peut voir des moutons, des mulets dans la ville au milieu des voitures et des habitations de luxe.

Beaucoup de bergers qui nous saluent, des enfants qui courent vers nous certes intéressés mais rarement agressifs même si cela peut malheureusement arriver qu’un gamin lance un cailloux sur la voiture.

Et alors le Ramadan ! 1 mois ! En fait le Ramadan on vit et on mange la nuit, et on somnole et jeûne le jour.

C’est une période particulière qui peut rendre les gens agressifs mais l’après midi çà bouge dans les souks.

A Kenitra c’est au coup de canon qu’on annonce la rupture du jeûne et les repas nocturnes toujours au coup de canon. Et on a droit aux chants (parfois interminables) des appels à la prière en pleine nuit…….. .

Le Maroc est un pays merveilleux où se mélange tradition, modernité. On tombe très vite amoureux de ce pays et de ces gens.

Voilà, nous prenons le bateau à Tanger med, on passe les nombreux contrôles douaniers et policiers.

Même le CC passe au scanner !

Au revoir et inchallah !

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